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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 15:15

couverture La CasatiLa Casati

de

Camille de Peretti

 

          "La marquise Casati avait eu des chaussures en diamant, teint ses cheveux en vert, fréquenté les plus grands artistes, pris toutes les drogues possibles, organisé des bals spectaculaires, aimé un boa constrictor, défrayé la chronique et habité au Ritz... Elle offrait désormais le spectacle terrifiant d'une reine déchue, d'une femme qui a connu toutes les splendeurs de ce monde et fini dans la misère. Sa vie ressemble à un conte de fées qui vire au drame ; née héritière de l'une des plus grosses fortunes d'Italie, elle mourut clocharde. C'est peut-être cela qui m'a le plus attirée, le vertige de la perte. Moi qui suis si raisonnable."

C. P.

 

 

          " Luisa avait retourné cent fois le problème dans sa tête, puis elle avait tranché. Il faudrait du noir qui brille. Et du violet. Deux couleurs chères aux sciences obscures. Elle serait la sorcière qui fascine, la magicienne. Toutes ses visites dans les musées d' Europe seraient mises à profit. Luisa possédait une acuité graphique, un sens de l'effet produit exceptionnel. Enivrée par l'odeur de térébenthine, elle se tenait immobile. Elle voulait être parfaite, faire jaillir des flammes de ses yeux, surgir du tableau. Certaines  grandes mondaines demandaient à être représentées avec leurs enfants. Luisa avait choisi un lévrier noir. Tenu en laisse, un collier d'argent cerclant son cou racé. Un chien nerveux comme elle... Giovanni Boldini (1842-1931), La Marchesa Luisa Casati (188

  

          Sur cette immense toile de 1,40 mètre de large par 2,52 mètres de haut, seuls le regard et la main sont arrêtés. Tout le reste est en mouvement, le flou ample de la jupe, même le bouquet de violettes qu'elle porte accroché à sa ceinture semble virevolter. Mais la netteté du gant blanc qui tient la laisse du chien donne une autorité implacable à cette femme...Dans une perspective inclinée de manière très subtile, le peintre la fait pencher vers lui et les spectateurs. Cette légère plongée exerce une forme de magnétisme. Luisa nous aspire...

 

          Cette toile était devenue sa raison de vivre, jour et nuit, elle l'obsédait. Luisa voulait voir son âme capturée...Elle était toute en tenue et retenue. Tenaillée par une veste corsetée, une longue jupe de soie noire et un châle de satin violet enroulé autour de ses bras gantés. Le pelage du chien se confondait avec la robe dans des reflets luisants et agressifs."

 

          boldoniGiovanni Boldini passa plusieurs semaines à peindre ce tableau. Il chantait en taillant ses crayons perché sur son escabeau. Luisa bouillait d'impatience. A la fin de chaque séance, il retournait la toile contre le mur. Le dernier jour, autorisée à s'avancer et à contempler son oeuvre, Luisa reçut un choc terrible.

            "La femme à l'allure machiavélique qui se dressait devant elle dépassait ses espérances. Immédiatement, elle voulut que tout Paris voie la toile. Elle supplia Boldoni de l'exposer au Salon."

 

          La vie de la Casati ressemble à un roman. Le livre de Camille de Peretti n'est ni tout à fait un roman, ni tout à fait une biographie : " Je cherche des liens entre Luisa et moi...Des pans entiers de la vie de Luisa restent muets. Elle vient me  rendre visite en songe pour me tirer de ce mauvais pas " écrit-elle.

 

          "Une muse c'est une page blanche, une toile vierge, une femme nue que l'on souhaite transfigurer. Une muse c'est le point de départ qui rend l'artiste fou et le fait rêver. Créer c'est faire quelque chose avec du rien."

 

          Comment Luisa Casati est-elle devenue cette instigatrice extravagante qui inspire encore ?

 

          Elle a treize ans quand sa mère meurt.

 

          Elle avait tant aimé regarder les revues de mode éparpillées sur le tapis du salon rococo ; elle rêvait devant les illustrations. Elle découpait souvent les pages des périodiques et agençait des collages bizarres avec la permission de sa mère.

 

          Le 22 juin 1900 Luisa Amman épousait le marquis Camillo Casati. Elle était riche, il avait un titre. Le mariage représentait ce qui berçait ses rêves de liberté. Elle était une jeune femme encore timide et esseulée qui attirait les regards.

Elle était fascinée par les artistes. Elle les croyait libres.

 

          "Vous avez un sourire archaïque. Je vous appellerai Koré, comme la déesse des Enfers ..." lui avait dit Gabrielle D 'Annunzio qui s'arrangeait toujours à lui murmurer des phrases qu'elle se répétait ensuite.

 

        d'annunzio  " Il était poète et écrivain. Il était petit et trapu, il était chauve, il avait des manières d'homme-loup raffinées et brutales mais sa préciosité ne connaissait pas de mesure. Ses lévriers gris dormaient dans des lits de soie, il aimait ce qui brille. Il aimait la vitesse. Il avait été le premier à acheter une automobile.

 

          Comme Don Juan, il n'en a jamais assez. Et pourtant il les avait toutes eues. Toutes les femmes, de Rome à Milan en passant par Paris, ont couché dans son lit. Serait-elle la suivante  ?  La relation de Luisa avec D'Annunzio fut plus qu'une histoire d'amour, elle fut le point de départ d'une révolution intérieure...Elle se libéra. Il la faisait rêver et rire.

 

          D'Annunzio disait que le cœur de Luisa était un cœur d'homme. Les rumeurs et les cancans allèrent bon train. Toute autre qu'elle en aurait souffert. Mais Luisa accédait enfin à la célébrité et cela la remplit de joie. Elle soigna davantage son apparence, et s'autorisa quelques gouttes de belladone pour dilater ses pupilles. Ajoutant ainsi un frisson d'effroi au mystère qui l'entourait déjà."

 

          Camille de Peretti semble n'avoir lu D'Annunzio que pour mieux comprendre ce qu'avait pu ressentir la Casati en découvrant son œuvre phare "L'enfant de volupté", un roman passionné paru en 1889 dont le héros est un  dandy, poète et aristocrate en qui  esthétisme et érotisme luttent et se font complices l'un de l'autre.

            Alors que j'étais à songer à cette chronique je me suis souvenue que l'envie de lire D'Annunzio m'était venue après avoir vu, il y a des années de cela, un film de Luigi Comencini : "Mon Dieu comment suis-je tombée si bas ".

 

          On dit que D' Annunzio en écrivant "Forse che si, forse che no" s'était inspiré de Luisa Casati dans la description de l'un des personnages féminins, man ray 1935 la marquise casati potraitIsabella. J'ai repris ce livre et cela me paraît être une évidence flagrante. Isabella  "telle une enchanteresse   portait son visage de démon, non comme un masque de chair, mais comme le sommet de son âme enflammée dans le vent sonore et voilé de ruse...Ses yeux paraissaient avoir perdu leur pupille, étaient privés de leur antre, pleins d'un tremblement clair de forces qui jaillissaient de ces ténèbres comme les sources dans le lit des fantasmes. Et le trait noir dessiné au bord des paupières par l'art matinal persistait avec netteté soulignant la clarté inhumaine des iris, élargissant les larges orbites, aiguisant la beauté par le désir de la rendre plus aiguë." ( G. D'Annunzio )

 

          La Casati s'était installée à Venise, elle y avait fait l'acquisition du Palazzo Venier dei Leoni. A grand renfort d'artisans, de marbres et de jaspe importés, de doreurs  et de sculpteurs, elle redessina entièrement l'intérieur.

pallazzo dei leoni             Aujourd'hui, les visiteurs y déambulent pour admirer les toiles de Pollock et de Picasso." Peggy Guggenheim, une autre femme indépendante, riche et collectionneuse d'art, l'a habité après Luisa et en a fait un musée."

 

          Entourée d'oiseaux, de singes minuscules, de guépards, Luisa eut un boa constrictor, Anaxagarus qu'elle enroulait autour de son bras ou de son cou pétrifiant plus d'une fois son entourage !  Ce serpent est peut-être ce qu'elle a le plus aimé...

 

          La photo faite par le baron Adolf de Meyer en 1912 fit le tour du monde.  " Pearls with Luisa Casati by Adolf de Meyer 1912Un sautoir de perles enroulé autour de ses poignets, le menton posé sur ses bras croisés, le regard de la marquise est rivé à l'objectif. Ses pupilles, qu'elle dilatait maintenant chaque jour avec des gouttes de belladone au mépris du danger de finir aveugle, nous hypnotisent.

 

          Ce serait une erreur de faire de la Casati une femme fatale ; Luisa n'était qu'une immense solitude. Une femme trop extravagante, trop délirante pour être aimée, achetant l'attention, les amis à coups de fêtes splendides, les regards à coups de tenues spectaculaires et l'inspiration des peintres à coup de pièces sonnantes et trébuchantes."

 

          Un tourbillon de noms devenus célèbres entoure la Casati. Van Dongen le peintre des névroses élégantes, tiré de la misère qui disait : "L'essentiel c'est d'allonger les femmes et surtout de les amincir. Après cela il ne reste plus qu'à grossir leurs bijoux. Elles sont ravies."

 

          Fortuny à qui elle avait commandé une robe damassé d'or et de grenat, Bakst qui lui avait dessiné une robe indo-persane digne desluisacasati augustus john Mille et Une Nuit...

         

            Augustus John dont le portrait qu'il fit d'elle inspira Jacques Kerouac qui lui dédia le poème "San Francisco"...Casati by man ray 2

 

  

 

          Man Ray alors jeune photographe qui pensait sa photo ratée et dont Luisa s'enthousiasma, estimant que c'était là son âme ! Trois paires d'yeux !!! La photo fit le tour de Paris !

 casati par romaine brooks 1920

 

 

   

 

      Romaine Brooks dont elle fut l'amante...Picasso  lui inventant une robe cubiste avec un système de lumière intégrée qui faillit l'électrocuter...

 

          " Luisa fut un mécène, une mondaine enthousiaste et généreuse qui savait ouvrir son portefeuille et son carnet d'adresses. Lancer des artistes, détecter le beau où d'autres ne voyaient que des taches. Et tomber dans l'oubli..."

 

          Des centaines de peintres, de sculpteurs, de photographes ont montré d'elle d'innombrables facettes. Elle avait demandé à Martini de la peindre avec Anaxagarus lové à ses pieds, mais le boa mourut d'une pneumonie avant. Les meilleurs vétérinaires n'avaient pu le sauver.

 

           " La légende rapporte que, après Cléopâtre et la Vierge Marie, elle a été la femme la plus représentée dans l'art."

 

          Peut-être que le soir à Venise les façades des vieux palais se souviennent d'une gondole couverte d'orchidées où s'enlaçaient la Casati et D'Annunzio...

voie Appienne 2

          Peut-être que certaines nuits de pleine lune, le long de la voie Appienne parmi les tombes, ils reviennent comme lorsqu'ils appelaient les esprits des héros et que le vin tiède avait parfumé leurs bouches...

 

                                                                                                          Hécate

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Published by Hécate - dans Avis de lectures
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commentaires

baïne 23/11/2012 22:17


coucou Hécate


je vais prendre soin de moi et me faire plaisir dans le marais demain si le temps le permet   j'ai fais un drôle de rêve mais plus tard là mes formations m'ont pris la tête
(rire ) 7 heures devant un ordi c'est usant surtout pour moi pas si passionnant que de correspondre avec vous tous sur les blogs mais bon le progrés veut que !!!!!!!!


Bonne soirée Bisous

Hécate 26/11/2012 10:52



C'était quoi ce drôle de rêve, BAÏNE ???


                                                      
J'attends....


                                                                                                                                     
Hécate



Phène 23/11/2012 08:39


Voilà, j'ai acheté le livre "La casati" et vais le lire ce week-end ! Belle journée, chère Hécate

Hécate 23/11/2012 09:58



PHENE,


Il faudra me faire savoir si cette lecture a été agréable. Merci de cette nouvelle. Bon week-end.


                                                                                                                   
Bien amicalement.


                                                                                                                                       
Hécate



Monelle 23/11/2012 08:00


Merci de ta visite !


Une vraie découverte ton article !


Je te remet mon adresse sur EKLA....  http://monelle.eklablog.com/


Je n'ai pas eu besoin de changer mon nom lors de mon inscription.


Bonne journée



baïne 22/11/2012 19:48


Coucou Hécate


je suis comme on dit un peu naze ce soir mes petits circuits sont en baissent de régime toute une journée de formation ça épuise mamie (rire) Bonne soirée Bisous

Hécate 22/11/2012 19:51



Bonsoir BAÏNE, repose-toi bien alors. Tu fais une formation de quoi ? Tu me diras ça quand les circuits seront connectés . Lol  !


Bises


         H



Cendrine 22/11/2012 19:07


Bonsoir Hécate,


Le personnage est décidément fascinant, nuage de mort et de sensualité, venin artistique... Les photos sont éblouissantes et envoûtantes.


Bonne soirée, je t'embrasse


Cendrine



Hécate 24/11/2012 19:08



Bonsoir CENDRINE


oui très ...Je n'ajoute rien à tes mots qui résument tout.


A très bientôt. Mes amicales pensées.


                                                                    
Hécate



cassis caro 22/11/2012 00:37


Bonsoir hécate,


J'ai rarement de nouvelles visites sur mon blog, alors ça m'interpelle toujours... !!!et surtout, ça fait très très beaucoup plaisir!!!!!!


je repond avec du retard, la vie ....


Fascinant ce que tu nous racontes de la vie de la Casati(je ne connaissais pas), un personnage très  tres attachant  pour moi d'apres ce que je lis chez toi....


ton article donne vraiment envie de lire ce bouquin! A bientôt


 


 

Hécate 22/11/2012 12:00



Bonjour CASSIS CARO,


ce n'est pas si facile de se rencontrer d'un blog à l'autre, et moi aussi ça me fait très plaisir que tu sois venue découvrir une de mes chroniques. J'aime partager...et chez toi, pour une
première fois, les cormorans m'ont aidée à laisser un petit mot.


Il y a toujours un moment pour connaître, la Casati...je la découvre à travers ce livre, j'ai cherché des tableaux, des photos d'elle...Comme cela, c'est "visuel"...aussi !


  Reviens quand tu veux, je ne publie pas souvent...Merci encore et bonne journée


                                                                                                                      
Hécate


 



baïne 21/11/2012 22:31


coucou Hécate


je me souviens de ce pull sur ma photo de frimousse avec ma mére nous faisions les magasins la vendeuse portait une longue robe et une coiffe blanche je me rapelle de l'odeur du bois ciré
et tous ces vétements que ma mère pliait dans une grande valise et  moi pendant ce temps je me baladais dans les rayons et là stop ce pull attira mon regard sa laine semblait si douce alors
je l'ai pris discretement et déposer dans la valise sans rien dire à personne je l'ai porté pendant des années je ne voulais plus le quitter pour moi il était magique ......Bisous

Hécate 22/11/2012 19:56



Voilà qui me fait penser à un certain petit gilet gris que je ne voulais plus quitter même en ruine le pauvre, et pourtant je l'avais trouvé bien terne sur le moment : il faut dire que la
couleur rouge à cette période là était mon obsession!!!!....


Bises et bonne nuit Baïne :)


                                                                                                                        
Hécate



baïne 20/11/2012 22:22


coucou Hécate


je crois que la Casadi se dit elle me fera tout cette demoiselle en me conduisant en son royaume d'enfant où le rêve occupe son monde imaginaire .......cherche dans cette
 boite où tu ranges tes souvenirs et raconte moi ....


Bonne nuit Hécate bisous

Hécate 21/11/2012 11:48



BAÏNE....


Raconte-moi...Ah! tu en veux encore de mes souvenirs ???


Puisque la Casati nous écoute ou lit par-dessus mon épaule...voilà ,moi aussi j'ai eu un...reptile ! ...Quelle espèce, ça, je ne sais pas, les reptiles ne parlent pas et celui-là avait subi
une métamorphose : c'était devenu un sac à main. Les écailles teintes en rouge avec un peu de noir. Une gueule en fermoir doré qui fait clac,clac...Quand je passais la main dessus, c'était
hérissé ; il devait avoir eu la peu malmenée...


Comment j'ai eu ce sac en peau de serpent rouge ? Une récupération...A y réfléchir...il avait dû appartenir à une personne assez exentrique pour oser avoir un tel sac au bras. Un sac de luxe.
Doublé de cuir à l'intérieur. Profond. Lourd à porter. Je l'ai gardé des années. Au début j'y rangeais des trucs, je le sortais de dessous mon lit, je l'ouvrais, le fermais,le contemplais...La
fascination !!! C'est que j'ai mis aussi une série de boîte à fard, des boîtes rondes en carton doux et tendre au toucher de couleur rose poudré.Une bonne dizaines de boîtes avec la houpette,et
toutes les nuances de teinte... Il y avait eu un décès,là où ma mère travaillait, on lui avait donné diverses choses et je m'étais emparé de ce qui aurait fini à la poubelle. Un ou deux
tubes de rouge à lèvres, très onctueux, délicieusement suranné...Je me souviens encore de l'odeur...que je humais avec suspicion...


Quand j'atteignis l'adolescence, d'un grand élan, un jour, je suis sortie avec à mon bras, ce flamboyant  et énorme sac démodé !...


Une seconde sortie avec ce sac-serpent-rouge-tacheté-de-noir-aux-écailles, vidé de son contenu, afin d'emmener un casse-croûte :des tartines avec du fromage. Et là, direction le
cimetière...Assise, face aux tombes, par un jour gris et triste j'ai mangé mes tartines... La poignée du sac, en serpent aussi, rapaît les gants. Décidemment ce n'était pas facile d'emmener ce
sac !!!!


Je comprends pourquoi Luis Casati préfèrait porter un python vivant autour de ses épaules. Question poids, bien sûr...ça devait peser plus lourd qu'en sac à main...:)


                                       
Bonne journée....!!!


                                                                     
Hécate



baïne 19/11/2012 22:37


coucou Hécate


Je pouvais passer des heures à observer les insectes j'adorais les mettre en situation histoire d'étudier leur réaction


oui pour l'écureuil je rage (rire) Bonne soirée Bisous


 

Hécate 20/11/2012 19:11



mettre en situation les insectes...hum !


J'aimais beaucoup regarder les cétoines dorées, et leur nom abondent dans les poésies en plus !!! Ah! les carabes noires sous la plume de Swob...Tout mène à presque tout...


Bises Baïne


                       HHH



baïne 18/11/2012 20:24


coucou Hécate


Pour ma petite histoire chez moi pas de coiffeur si ce n'est que pour les vacances chez mémé sinon c'est maman qui si collait pas d'argent pour se faire beau chez nous alors pas de détail
entre les quatres mecs et la seule fille tous la même coupe .....c'est comme pour  les vélos bricolés par mon père  que des cadres de garçons mais j'étais un garçon manqué comme on dit
et une casse coup alors je m'adaptais facilement en fait en moi le côté masculin féminin se jouait l'un de l'autre suivant les situations  Bisous

Hécate 19/11/2012 09:27



BAÏNE,


c'était plus que modeste aussi...Ma mère m'a toujours reproché de n'avoir pas des jeux de petite fille sage. Aux poupées, je préférais de loin mes inventions chimériques...D'une branche,
imaginer que c'était un cheval...Naviguer comme un flibustier, habiter des châteaux médiévaux dessinés sur des feuilles de papier, et créer des personnages en costumes d'époque que je déplaçais
selon les épisodes...


Bisous et bon lundi...:)


                                                                          
Hécate



francine 18/11/2012 19:26


bonsoir, merci pour ta visite; l'histoire de cette femme est très intéressante, je te souhaite une bonne soirée francine

Hécate 18/11/2012 20:02



 FRANCINE,


c'est très sympathique d'être venue me dire bonsoir. Grâce au petit carton d'invitation ce Baïne, je sens que j'irais respirer l'air de Paris avec plaisir...:)


                                                                       
Hécate



mel-and-tof 18/11/2012 18:36


Bonjour ma chère Hécaye


Quel destin ! Et quelle fin ! Un roman captivant ! Que de richesses


Je suis un peu comme toi, si j'étais riche, je le serais jusqu'à la fin de mes jours tout en aidant ceux qui ont besoin
Bonne soirée mon amie


Bisous


 





Méline

Hécate 19/11/2012 09:30



Bon lundi chère MEL


oui un destin, une vie qui ressemble à un roman . Une Muse et Mécène.


                                                                                                                        
Amitiés.


                                                                                                                                         
Hécate



baïne 18/11/2012 12:33


coucou Hecate


ma bataille n'  était qu'un  un clin d'oeil admiratif car j'aime te lire Bisous

Hécate 18/11/2012 14:52



coucou BAÏNE...


c'est réciproque . Bises du dimanche.


                                                         
Hécate


 


 



Cendrine 18/11/2012 03:21


Bonsoir Hécate,


Je viens de passer un moment fabuleux et passionné à lire ton article dédié à cette femme exceptionnelle. Il est de ces êtres qui attisent les feux d'une époque et qui en chevauchent toutes les
facettes, des êtres démiurges aussi qui emmêlent la réalité sur les écheveaux du rêve. Cette femme est d'une trempe surhumaine, avec ses familiers "étranges", parures si bien assorties à sa
nature de mystère. La photo de Man Ray me bluffe, l'âme dans ces autres yeux, oui, versée pour nous émerveiller, cela réussit fort bien... Je reviendrai lire et relire ton article, merci
beaucoup!


Je te souhaite un très agréable dimanche, amitiés chaleureuses


Cendrine



Hécate 19/11/2012 09:18



CENDRINE


je vois que tu as été sensible à cette approche d'une femme aussi captivante que singulière. Elle avait un besoin du frémissement des créations artistiques pour se récréer un univers à la
dimension de ses rêves les plus fous !


Romaine Brooks dont les peintures sont pleines d'âme, de silence, de silhouettes androgynes, Man Ray bien sûr...la transcendance dans l'art...qu'elle a su mettre en avant.


Elle descendait au Ritz quand elle venait à Paris.


Merci à toi. Bonne semaine.


                                                 
Hécate



baïne 17/11/2012 20:16


coucou Hécate


ce matin ballade en forêt avec du soleil ça fait du bien surtout quand on croise un sanglier mais j'étais dans la voiture ouff!!!!


j'en déduis en lisant tes récits que ton manque d'affection te conduisait vers des mondes paralleles ...je pense avoir eu un parcours similaire mais toi tu me  bats dans tes mises en
scénes


Bonne soirée Bisous

Hécate 18/11/2012 12:16



Bonjour BAÏNE...


C'est dimanche...sous la pluie...


Un sanglier !!! ???  La Casati n'en avait pas...tiens !... :)


Ah! le manque d'affection, ou trop d'affection mal gérée...Pas facile tout ça...


Tu les trouves bizarres mes mises en scène ? Jamais cherché à battre personne


                                                                                
Bon dimanche...


                                                                                                         
Hécate



FRUITS CONFITS 17/11/2012 12:06


BONJOUR HECATE


je reviens un peu sur la CASATI j'essaie de comprendre un peu plus mais c'est difficile


j'aime beaucoup le tableau du peintre AUGUSTUS JOHN


BONNE JOURNEE


BISOUS HECATE


DANY

Hécate 17/11/2012 12:14



Bonjour DANY


il faut aussi voir le contexte de toute une époque ; on quittait le classicisme tant en Art qu'en façon de vivre, ce n'est pas pour rien qu'on a dit que c'étaient "les années folles".
Luisa Casati a été d'avant garde, une femme libre.


Augustus John a été l'un des peintres qui l'ont aidée quand sont venus les revers, car beaucoup se sont détournés quand elle n'a plus eu d'argent.


Bonne journée Dany


                                         
Hécate 



aiolos 16/11/2012 17:55


Une légère tendance à l'embonpoint. J'ai pensé : elle aime les petits gateaux au citron à l'heure du thé, cette femme là.

Hécate 16/11/2012 18:02



AIOLOS...cher ami...mais c'est là une phrase qui sort du livre de Camille de Peretti...si je ne m'abuse  !!!...


                                               
Hécate


 



sixfrancs21 16/11/2012 17:49


Tu hésites comme j'ai hésité, c'est Boldini et pas Boldoni comme c'est écrit dans ton article

Hécate 16/11/2012 18:03



Oh! FRANCIS....une lamentable distraction...Je corrige cela de suite...Merci de ta vigilence.


                                                                                                                          
Hécate



sixfrancs21 16/11/2012 16:29


J'ai, depuis que tu as fait cet article, très envie de lire le livre de Camille de Peretti sur la Casati, mais j'ai 3 livres qui m'attendent sur mon bureau et je n'ai pas beaucoup de temps !
merci de m'avoir redonné le goût de la lecture, mais depuis je suis débordé ett pourtant je ne lis qu'à petites doses !


J'ai fait un article sur BoldIni (tu hésites comme moi sur son nom !) après celui sur la Casati .....

Hécate 16/11/2012 17:03



Bonjour FRANCIS...


J'avoue que j'avais un peu pensé à toi en écrivant cet article, connaissant ton goût pour la peinture, mais ne doutant pas que tu devais connaître bien mieux que moi tous les peintres de
cette époque. De là à penser que tu aurais de lire le livre...non, tout de même point !


278 pages avec des intervalles de la vie de Camille de Peretti et celle de Luisa, ce qui peut étonner, mais c'est encore plus intimiste ainsi. On sent que Luisa l'a accompagnée 
et que son attrait pour elle est authentique.


Evidemment, avec trois livres qui attendent...Le mieux, c'est de lire celui qui tente le plus sur le moment. Un livre c'est comme une rencontre...:)


Que veux-tu dire ? J'hésite sur le nom de qui ?...quelque chose m'échappe , là. L'esprit en brouillard, certainement.


Il y a eu aussi ce peintre Alberto Martini à qui elle signa un contrat de vingt ans...Mais, chut...si je raconte tout...


Merci d'être revenu ... :)


                                                                       
Hécate



fanfanchatblanc 16/11/2012 12:23


Passionnante cette femme qui semblerait avoir été "la femme la plus représentée dans l'art.". 


En lisant que "Luisa voulait voir son âme capturée" j'ai immédiatement pensé à Romaine Brooks avant même d'avoir fini de lire ton article. Romaine était surnommée "La voleuse d'âmes". Je
lui ai il y a quelques temps consacré un article et une vidéo :


http://fanfanchatblanc.over-blog.com/article-romaine-brooks-105805832.html


Il est des femmes exceptionnelles et j'aime quand on leur rend hommage. 


Bonne fin de semaine Hécate. Bisous 

Hécate 16/11/2012 17:16



Chère FANFAN,


voilà qui explique bien des choses ! Je ne savais pas que Romaine Brooks était surnommée " la voleuse d'âme"...C'est donc pour ça que la téméraire Luisa était partie au beau milieu d'une
toile inachevée...avant de revenir ensuite...et de tomber dans ses bras !!!


Merci Fanfan, pour le lien très intéressant qui complète mes connaissances. Les toiles de Romaine Brooks valent le détour. Fascinantes !


                                                                                                      
Une bise


                                                                                                                                   
Hécate



EvaJoe 16/11/2012 11:54


Que larticle, je sens que lorsque tu découvres quelqu'un et que cela te plais tu nous en donne un rendu qui dépasse tout ce que j'ai connu jusqu'à présent.


Je suis déjà venue lire tes articles, je n'ai pas tout le temps commenter mais là j'avoue que cette femme m'avait déjà  fasciné et lire cela chez toi me permet de commenter plus faccilement.
Par son imaginaire je dirai qu'elle me ressemble mais bon je n'irai pas jusqu'à me faire peindre  en sorcière et surtout je n'aimerais pas donner au monde mon côté sombre. Elle c'est pire
puisqu'elle ressort machiavélique.


Je sais par une lecture il y a quelques le temps sur un blog qu'elle avait fait peindre sa gondole en blanc ce qui était à Venise un crime qui pouvait mener à la prison et aux galères.


Elle a non seulement inspiré des peintres mais Maurice Druon dans son livre La volupté d'être. Et pour être fort terre à terre à sa mort elle avait accumulé une dette de plus de 25 millons de
dollars. Grandeur et décadence comme beaucoup. 


Merci de ce portrait de la marquise tu as su le ettre en valeur et tu as sûrement donné envie à beaucoup de ceux qui ne la connaissaient pas d'aller découvrir qui elle est.


Belle journée à toi


 


Amicalement


 


EvaJoe 

Hécate 16/11/2012 12:46



EVAJOE,


te retrouver chez moi me fait vraiment très plaisir...et au-delà de l'éloge que tu adresses à mes chroniques( ce qui me touche, bien sûr )le contenu de ton commentaire a reveillé
ma mémoire engourdie : Maurice Druon "La volupté d'être" !!!


Je t'avoue bien sincérement que je n'avais pas fait le rapprochement avec la Casati , et je suis impardonnable car j'ai ce livre parmi tant d'autres et que j'avais lu il y a des
années . Je l'ai recherché et ouvert. Oui, je suis tombée sur une description du fameux Palais sur le  Grand Canal nommé là La Maison des Lions. Il est indéniable que le personnage de
Lucrezia est inspiré de Luisa Casati...Si certains noms semblent avoir été changés, celui de D'Annunzio effleure l'ombre d'une phrase...Voilà, tu me donnes envie de relire ce livre !!! ( que je
souviens avoir savouré  )


C'est cela qui est passionnant dans les échanges, cette ouverture, cet éveil...


Tu me dis te retrouver un peu par son côté imaginaire, il y de cela aussi pour moi comme tu dois t'en douter :)


A l'époque de la Casati il était dans les goûts d'organiser des séances de spiritismes, une autre  de varier les divertissements et de rechercher le frisson. Luisa s'y prêtait de
bon coeur. Je la vois plus en prêtresse de la nuit qu'en sorcière...même si ce mot contient ensorcelant, et , ensorcelante elle savait l'être. Les enfants aiment bien jouer à ces jeux
fantastiques...Et Luisa aimer s'amuser...c'est indéniable.


Il y avait aussi une générosité en elle, et elle aimait encourager des talents inconnus.


La ruine au bout ...hélas! Comme tant d'autre à ce tournant de la belle époque.Je pense à Boni de Castelane faisant construire le Palais Rose...et dépensant follement en fêtes
insensées...


C'est moi qui te remercie EvaJoe d'avoir pris le temps ici  et de réveiller mes souvenirs de lecture.


          Amicalement.


                                     
Hécate



baïne 15/11/2012 23:40


coucou Hécate


ce départ était légitime comme on dit ils étaient tous là pour la mama ......


tu n'es pas mal dans le genre inventive pour les cols de fourrures moi plus classique des chausettes dont je découpais le pied pour ne garder que le haut pour les poupées manequins de
jolies robes bien cintrées et pour mes frêres de drôles de sockettes tombant sur les chevilles (rire) sale gamine ....


Bonne soirée Bisous

Hécate 16/11/2012 18:14



BAÏNE....si tu savais tout... 


J'avais entrepris le tannage d'une peau de rat musqué...( le rat mort, rapporté par mon père ). Il fallait enlever l'intérieur de la bête...l'odeur...pestilentielle...Point
découragée...j'ai fait, à l'aide d'une recette d'un vieux dico...Ma mère en rentrant dans la pièce a failli tomber évanouie( l'odeur ...) .


Le résultat ? Au bout de plusieurs jours de patients efforts...raté le tannage si j'ose dire !!! La magnifique fourrure du rat se résumant à une peau raide comme une  planche !!! Les
proportions d' alun , certainement pas assez indiquées...


Avec les chaussettes...au moins pas de risques....du genre  !


                                                           
Bonne soirée...


                                                                                
Hécate



chevrette13 15/11/2012 18:40


quelle vie tumultueuse, surtout pour l'époque. Je ne connaissais pas cette photo célèbre !!


un sujet bien monté !!


bonne soirée

Hécate 16/11/2012 17:35



Merci CHEVRETTE...J'espère que tu as passé de bons moments avec ton amie blogueuse.


J'ai très envie de rechercher portraits et photos de Luisa Casati. Bonne soirée, une journée dans un épais brouillard ici.


                           Hécate



Guern' 15/11/2012 18:00


La folie peut donc être destructrice pour les autres, ses enfants entre autres En effet, ça ne devait pas être facile de l'avoir pour  mère, elle ne devait pas avoir trop la fibre
maternelle. J'ai l'impression qu'elle était un peu narcissique, enfin c'est l'interprétation que j'aie de toutes ces représentations d'elle-même qu'elle a payées à prix d'or. Née pauvre,
peut-être aurait-elle été modèle...payée !

Hécate 15/11/2012 18:43



GUERN'N ,j'ai un peu répondu sur l'autre commentair. Comme je vois que le sujet t'intéresse...:)


Camille de Peretti qui a exploré la Casati sous toutes ses faces est persuadée que jamais Luisa n'aurait accepté d'être payée pour une représentation ou autre. Elle aimait le faire pour le
plaisir avant tout. D'ailleurs elle a bradé ses bijoux, ses robes pour presque rien quand sont arrivées les heures difficiles...Alors qu'elle aurait pu vouloir en tirer un maximum...Singulière
femme ,oui...Elle a fait des contrats sur vingt ans à un peintre encore obscur pour seulement quelques tableaux d'elle. Fantasque Ô combien !...Elle s'entourait de marginaux et traversait la
haute société avec une insolence stupéfiante...


PS : Là tu as l'air très en forme ...Merci encore, toujours un plaisir d'approfondir les choses avec toi .


                                    
Bonne soirée


                                                 
Hécate



Guern' 15/11/2012 17:52


Je n'avais pas vu les photos de Gertrude à ma première visite... Elles sont superbes !


Je pense plutôt qu'elle a dépensé tout son argent (qu'elle n'avait pas gagné !) pour se faire plaisir. Sans aucun doute, elle ne devait pas l'aimer comme un picsou mais comme un outil pour
glorifier son ego qu'elle devait avoir très gros...

Hécate 15/11/2012 18:35



GUERN'N ....oui les photos de Gertrude illustre toute cette période et les yeux après la photo de Man Ray suite à l'enthousiasme de la Casati n'ont pas cessé de nourrir l'art !


Oui là encore ,après les timidés de son enfance Luisa a renversé le côté sage en côté exubérant. Elle a grandi comme sa soeur dans un milieu de gouvernantes et d'adultes. Confinées dans la Villa
Amalia les deux gamines n'avaient droits qu'aux couloirs et un peu au jardin.


Après son mariage, Luisa enceinte sans savoir commun n'a plus droit à rien, comme toutes les femmes de son époque dans ce milieu.


Non, pas de fibre maternel, ni de fibre paternel non plus. Leur fille Cristina a eu un tempérament de feu.. Elle et son mari laissèrent leur fille pour aller en Amérique, puis au Mexique,
peintures et idées révolutionnaires, l'époque de Diego de Rivera et Frida Khalo. Mère et fille ont répété le même schéma familial.Le gendre était peintre...et il a fait un tableau féroce de la
Casati.


C'est la petite fille de Luisa qui a fait inscrire sur sa tombe à Londres un vers de Shakespeare tiré d' Antoine et Cléopâtre." Age cnot wither her nor custom stale her infinite variety."


Une époque dingue que celle de Luisa Casati puisque s'y cotoyèrent Colette, Rodin, Joyce, Valery, Anatole France , Montesquiou, Gide, Cocteau...etc 


 



Cathy 15/11/2012 12:54


Bonjour Hécate,


Une personnalité assez "contrastée", comme l'on en voit parfois dans le gotha... L'originalité naît parfois de l'ennui et pas uniquement de la volonté de se singulariser... Manifestement, cette
femme avait besoin d'être entourée. Le faste l'y aidait... Il faut toujours tenter de comprendre ce qui se cache derrière "un masque" que l'on prend pour de la provocation...


Amitiés,


Cathy.

Hécate 17/11/2012 10:45



Bonjour chère CATHY


l'originalité d'un être peut se développer lors de périodes d'ennui, de manque de liberté. Un besoin d'exister, de rêver tout éveillé. Il y a cela chez Luisa Casati. 


Comprendre c'est cela qu'à chercher C. de Peretti en écrivant ce livre. Et c'est ce qui fait l'attrait de ce curieux "roman" où s'entrelacent vies, visages, présent et passé.


Bon week-end Cathy, et bon courage pour ta santé.


                                                                                        
Hécate



baïne 14/11/2012 22:31


Bonsoir Hécate


une fois de plus j'ai poussé la grille d'un cimetière .......


je me demande quel plaisir elle prend en fauchant la vie mais c'est ainsi des  départs. des arrivées qui se croisent sur cette terre qui lutte pour sa liberté


Bonne soirée Bisous


 

Hécate 15/11/2012 11:52



Bonjour BAÏNE...je ne te lis que ce matin...Encore au cimetière ? Quelqu'un est parti ...encore . Il n'y a pas de plaisir pour la mort, c'est une fatalité. Un drame quand cela survient avant
l'heure. Une perte toujours pour qui reste. Rien de précis dans ta phrase...


Je t'embrasse.


                                            
Hécate



FRUITS CONFITS 14/11/2012 18:13


BONSOIR HECATE


je trouve cette personne très énigmatique très particulière elle a un regard très froid et cette passion pour le noir est peut être du a son âme " noire
"


certainement je ne comprend pas cette personne je ne suis pas assez qualifiée pour lui trouver des valeurs justes


BONNE SOIREE


BISOUS HECATE


DANY



Hécate 14/11/2012 18:20



DANY, c'était là sa particularité d'être très enigmatique. On ne peut pas plaire à tous .


Je ne trouve pas son regard froid, mais chacun a son ressenti. Elle semble fixer quelque chose, quelqu'un, au-delà du visible.


Merci de t'être exprimée sincèrement. Bonne soirée au chaud.


                                                                                                       
Hécate



Guern' 14/11/2012 12:02


Je précise que quand je dis "folle", ce n'est pas un diagnostic psychiatrique . Je prends le mot folle dans le sens
extra ordinaire.


J'ai quand même remarqué que son visage est à chaque fois différent sur les photos, on la reconnaît à ses yeux...

Hécate 15/11/2012 12:07



GUERN'N....oui, même si à la longue l'extraordinaire fait un peu perdre la notion de la réalité, peut-être qu'elle n'a pas senti venir la ruine de sa fortune, ou peut-être qu'elle
s'est dit qu'un peu plus ou un peu moins autant continuer...


Oui, elle changeait de couleurs de cheveux, de robes, et chaque artiste a traduit ses nombreuses facettes...Son regard est pénétrant...


                                                                                    
Hécate



Guern' 14/11/2012 11:50


Je ne connaissais pas la Casati. Bien sûr, elle a quelque chose de fascinant jusqu'à faire un peu peur ! Elle confirme l'idée que j'ai depuis quelques temps que trop d'argent rend fou...même si
on le dépense pour l'Art ! En tout cas, j'ai lu ton article d'une traite, m'arrêtant juste pour regarder ses illustrations qui en rajoutent encore une louche : l'argent va toujours avec le
pouvoir (elle n'a pas l'air commode) et le résultat en est la folie !

Hécate 15/11/2012 12:29



GUERN'N ...J'avoue que je ne savais par quel bout commencer cette chronique, je devais l'écrire bien plus tôt...Je ne voulais point que ce soit trop "décousu"...( un jeu de mot qui va avec
tous ces couturiers à l'oeuvre , trois mois de travail pour Worth à réaliser une de ses robes dessinée par bakst, 20 000 francs  en 1922.Difficile d'évaluer avec la monnaie d'aujourd'hui
).


Si tu as lu d'une traite c'est que j'ai donc réussi à ne pas ennuyer, ce qui aurait un comble pour parler de la Casati qui fuyait l'ennui !!!!


Tu sais, sa fille avait fait un beau mariage espérant se démarquer des extravagances de sa mère. Elle avait laissé des études de littérature pour un certain Plantagenêt, vicomte de Hasting.
Eh! bien, elle est morte avant sa mère.(La belle famille n'appréciait pas les frasques de Luisa ...) Comme quoi les folies ne sont point si ...destructrices.


Il paraît que le tableau le plus curieux de la Casati serait celui qui la représente en chef indien avec des plumes d'aigles et brandissant un arc !!!...Mais il y en tant ...


Merci de tes commentaires  et bonne journée. Tu es là, ça me fait plaisir :)


                                                                                                                     
Hécate



fbd 14/11/2012 11:18


L'obsession de sa vie peut-être: l'esthétisme, l'originalité, et la générosité… celui… du regard aussi! La pupille dilatée, toute tournée vers l'extérieur, puits de mystère… Quelle volonté
farouche devait l'animer! Et dire qu'il y a peu j'étais assise sur le perron du Palazzo Venier del Léoni, qui donne sur le canal… la demeure d'une autre femme exceptionnelle et singulière, une
mécène éprise d'avant-garde… pas de boa mais ses chiens (her "beloved babies") sont enterrés près d'elle… Bonne journée, Hécate

Hécate 14/11/2012 11:31



Françoise, oui j'ai pensé à toi à Venise en écrivant ce billet. Le Palazzo Venier dei Léoni et deux femmes exceptionnelles. Je ne connais pas la vie de Peggy Guggenheim, certainement très
intéressante. Luisa Casati a été enterré avec un de ses péquinois empaillés. Décidemment l'Art et les animaux de compagnie...


En voyant la Méduse de verre, j'ai pensé à D'Annunzio qui avait offert à Luisa des fleurs en verre pour orner le jardin de la villa de Capri où elle séjournait.


Merci de ton regard sur cet article. Une matinée dans le brouillard ici. Bonne journée.


                                                                                                                             
Hécate



baïne 13/11/2012 22:51


coucou Hécate


Je passe tard mais je suis toujours fascinée par tes récits comment d'un article sur la Casati on peut trouver le fil  darchal des gamines égarées et
 inventives  mais quelle imagination !    Bisous


Bonne nuit Bisous

Hécate 15/11/2012 12:35



Eh! oui BAÏNE...au fil des échanges ici et là, tu découvres les "extravagantes imaginations " de mes jeunes années, loin de celle de la Casati...quoique...j'eus, adolescente une poupée à
silhouette de jeune fille  pour qui j'avais taillée une robe Renaissance, velours noir, perles, dentelles aux manches...et dans la queue d'un écureuil mort que j'avais fait séché, improvisé
une étole d'un roux splendide ...Bien , c'est assez comme ça ....:)


                               Bisous


                                                
Hécate



chevrette13 13/11/2012 19:06


je repasserai lire ton article car je reçois une amie blogueuse, je peux juste te dire qu'il existe plusieurs variétés et donc couleurs de marbre !!!


bonne soirée

Hécate 13/11/2012 19:09



CHEVRETTE ,merci de me répondre au sujet du marbre et de confirmer ce que j'osais supposer . Bonne soirée avec ton amie blogueuse  .


                                                      
Hécate



Sabine 13/11/2012 16:48


Je t'ai également envoyé un mail (ces p'tites bêtes sont tellement capricieuses ou farceuses, lorsqu'elles se mêlent aux "spams" paraît-il (?) et qu'on ne les voit donc pas .....?).


Mille pensées orchidée ......................

Hécate 13/11/2012 18:03



Oui chère SABINE, j'ai ton mail...J'étais absente...mais il est bien là à m'attendre sagement  ( c'est pour ça que Aengus pousse des cris aiguës : il y a des messages !!! et scandale et je
ne vais pas sur l'ordinateur !!!! si tu voyais son air ...!!! Un punk hérissé :)  )))


                                                            
Attention, tu vas te ruiner avec tant de pensées orchidées


                                                                                               Quelques
pensées rubis ( comme ceux des  colliers des deux lévriers de Luisa )


                                                                     
Hécate



Sabine 13/11/2012 15:38


Ta réponse nourrit un peu plus ma fascination d'épices extraordinaires ...........


Merci, hécate, je t'embrasse !

Hécate 13/11/2012 18:23



SABINE .....


un peu d'épices encore ...si....


Vers 1919 Luisa les cheveux en blond platine, les yeux ornés de faux-cils démesurés( 5 cm ), déambulait chez la duchesse de Gramont, il y avait entre autre  Paul Poiret,et le peintre
Augustus John ; elle avait une canne qu'elle appelait malicieusement son bâton de pélerin :  le pommeau en cristal  se dévissait,et elle avait là sa rasade d'absinthe, les liqueurs du
salon de la duchesse lui paraissant trop fades ! disait-elle.


Luisa et la Fée verte !!!...aussi espiègle à trente huit ans qu'une jeune fille !!!


                                                               
Je t'embrasse


                                                                                         
Hécate



Sabine 13/11/2012 11:51


D'un bout à l'autre, ta page m'a fascinée tout autant que la personnalité de Luisa !


J'ai aimé cette femme pour sa belle et grande âme d'artiste, pour tout ce qu'elle a su approcher avec coeur de l'inhabituel, il est plus facile en effet de s'attacher à un joli matou au regard
caressant ou à un gentil toutou au visage de peluche qu'à un lévrier racé ou à un serpent ! La façon dont elle a fait sienne la photo de Man Ray le montre bien également ...


Ce "Van Dongen" est réellement à gifler ! 


Mais ce merveilleux "d'Annunzio" ne pouvait que la conduire vers l'épanouissement et la liberté d'exister !


Ils se ressemblent au fond, terriblement, et ne pouvaient que s'entendre !


Il fut sans doute le seul à détecter et comprendre ce côté "mèque" que possédait Luisa, qui devait être d'autant plus rare à l'époque, mais qui fait de nous, femmes, "des êtres accomplis" (au
même titre qu'il est délicieux de découvrir chez un homme un brin de féminité, dans la sensibilité et la perception des choses).


Moi que "Venise" subjuguait déjà depuis l'enfance (j'ai vécu dans ce lieu mes meilleurs souvenirs d'enfance et d'adolescence), verrai à présent passer les gondoles dans mes rêves avec encore plus
de plaisir et de folie ...........!


Je fais voler  jusqu'à vous, mes z'ailés, une "pensée orchidée" et un "bisou flamant rose" : sabine.

Hécate 13/11/2012 15:24



Chère SABINE,


encore un plaisir que tu me fais en venant ici...Tant de fougue dans tes phrases ! Van Dongen paraît bien cynique, mais sous cette férocité sans fard, n'y avait-il pas un peu de réalité ? On
sait combien la vanité  était présente dans ces milieux du "paraître", il était pauvre, Luisa ne l'était pas.


Luisa n'était point jalouse même des maîtresses de ses amoureux. D'Annunzio avait eu pour Muse Isadora Duncan, plus célèbre alors que Luisa. Et Camille de Peretti nous dit que curieuse elle a
regardé des documents de cette danseuse et avoue ne pas comprendre comment on pouvait l'avoir préférée à la Casati. Trop anguleuse, trop singulière peut-être pour la mode d'alors ...


Luisa aimait s'habiller aussi comme un homme . En quoi n'a-t-elle pas aimé se vêtir !!! Même en Cagliostro  magicien et mage du XVIIIème siècle.


C'est à Venise qu'elle a été nommée La Casati  un soir où elle passait tenant ses guépards en laisse dans une robe somptueuse, accompagné seulement de son serviteur nubien. A l'une des
fenêtres elle avait installé le perchoir d'un perroquet blanc, parce que c'était joli à voir de l'extérieur . Des chats abyssins, des perruches à moustaches, des chiens et son cher python qu'elle
portait sur ses épaules comme une étole...


Une longue complicité avec D'Annunzio, oui...A Capri il lui avait amené des fleurs en verre de Murano pour mettre dans le jardin de la villa où elle était. Il meurt avant elle d'une
hémorragie cérébrale à soixante quatorze ans, à moitié aveugle, perclus de rhumatisme lui qui détestait la vieillesse.


A quel moment le jeu des apparences se confont-il avec le jeu avec soi-même ?...avec les autres ?...Qu'importe si les  éblouissements sont plus forts que la tristesse et si les fêtes
étaient enivrantes se sont un jour évanouies faute de moyens, parce que rien n'est éternel, ni la fortune, ni la jeunesse, ni la paix...Le Palais Rose de Boni de Castelane  qu'elle ne
pouvait plus chauffer a été abattu ...Il y a encore des photos, des tableaux...et le sillage qu'elle a laissé derrière elle comme un parfum...


Je t'embrasse ...et merci pour tes mots, ces bribes d'émotion...


                                                                                   
Hécate



Coucou c'est l'ami Gégouska 13/11/2012 06:34


Bonjour chère hecate, c'est toujours un plaisir de venir visiter ton beau blog...!


amitiés



Valentine :0056: 12/11/2012 19:08


Passionnant ! Tu en sais des choses !!

Hécate 12/11/2012 20:03



VALENTINE, j'ai appris beaucoup en lisant un peu de tout. Merci d'être venue me lire. Bonsoir à toi.


                    Hécate



sixfrancs21 12/11/2012 12:02


Un peu de pub ne fait jamais de mal   , mais en as-tu vraiment besoin ?


                http://puits.over-blog.fr

Hécate 12/11/2012 12:33



FRANCIS...ça me fait très plaisir. J'aime partager...et ...


Je te fais une bise       :)


                                    
Hécate



Michel Cristofol 11/11/2012 16:57


Seul n'y manquerait plus que le Portrait
de la marquise Luisa Casati de Kees Van Dongen. Elle a été la muse de nombreux peintres de l'époque.

« Kees avait tout de suite voulu un morceau de Luisa et s’en était à peine caché. Cet appétit apparemment dénué de tactique avait séduit la femme, flattée par la rudesse du désir de l’homme. Ce
que la marquise n’avait pas compris, c’est que l’attrait qu’elle avait exercé sur Cornelis Theod


orus Marie Van Dongen de son vrai nom était dû en grande partie à sa fortune. La fascination du pauvre peintre pour la riche héritière, si elle était intéressée, n’en était pas moins sincère. Luisa
l’avait sorti du Bateau-Lavoir (…) La marquise lui fit connaître le beau monde et Kees Van Dongen devint le portraitiste du Tout-Paris. Elle ne demandait pas l’exclusivité des caresses de son
amant, au contraire, elle fut ravie qu’il se mette en ménage avec Jasmy Jacob dite « la Divine. »

Hécate 12/11/2012 10:11



Bonjour MICHEL , je ne pouvais sans surcharger l'article ajouter d'illustration ; ceci étant un survol  du livre de Camille de Peretti  et de la vie de Luisa Casati si riche en
rencontres artistiques qu'un choix s'avère toujours difficile. Merci d'être venu me lire.


Cordialement.


                  Hécate



Julie 11/11/2012 14:24


Bonjour Hécate, merci pour votre si gentille réponse à mon commentaire, et ravie d'avoir pu vous renseigner sur les caniches de Schopenhauer en échange de ce vous nous offrez à travers vos
publications. Non je n'ai pas de blog moi-même, je manque de temps, et à vrai dire je n'y ai jamais pensé. Je mets des petits commentaires à quelques blogueurs qui me conviennent à travers leurs
parutions, et je suis sur tweeter sur lequel je vous mets entre-autres. Bon dimanche Hécate, et encore merci pour tout. 

Hécate 14/11/2012 09:36



Bonjour JULIE


je vous remercie des attentions que vous avez pour mon blog, et je suis très heureuse que vous y trouviez des éléments agréables.


Au plaisir de vous lire encore .Et merci à vous de votre réponse.


                                                                        
Hécate


 


 



Maud96 10/11/2012 23:55


J'ignorais tout de la vie de cette femme hors du commun. Merci pour cette révélation dans ce superbe article. Une sorte de "kamikhaze" du beau et de l'idée qu'elle s'en faisait ! Elle qui
se voulait oeuvre d'art vivante a dû beaucoup souffrir à la fin de sa vie de sa déchéance. Mais je suppose que l'idéal de la Beauté devait toujours l'animer. Se faire l'incarnation vivante de son
propre rêve, un bel idéal, après tout !

Hécate 14/11/2012 09:14



MAUD,


j'ai longtemps ignoré moi aussi que la Casati avait eu une telle influence sur l'art et combien certains artistes lui devaient d'avoir été propulsés vers le succès.  Sa dernière
apparition en public fut quand en 1954 il y eut une rétrospective de l'ensemble de l'oeuvre de Augustus John. Elle avait demandé à un voisin de l'y accompagner. Dans l'appartement de Londres
de la vieille marquise, des cartes postales, une cage à oiseaux avec un canari en papier mâché, un cadre avec la photo de D'Annunzio. Elle s'occupait à faire des découpages, des collages.


Etre l'incarnation de son prpre rêve c'est quelque chose d'extraordinaire  !


                                                                               
Bonne journée Maud


                                                                                                                                          
Hécate



baïne 10/11/2012 23:21


Hécate tu me fais sourire avec ta réponse à mon com


Pour la grenouille j'avais trouvé la solution elle vivait heureuse dans le lavoir mais je voulais l'apprivoiser alors elle avait un fil à la patte et quand je voulais la voir je tirais
sur le fil et elle devenait ma proie (pauvre grenouille)quand à la chouette je l'avais mise dans un ancien garde manger dans le cellier et une fois de plus mémé  qui n'aimait pas cet oiseau
m'a obligé de la relacher seulement au petit matin elle était là inerte devant la porte la mort venait de frapper  d'après mémé qui très croyante avalait toutes ces légendes pourquoi tu as
le don de taper juste dans ma petite enfance tu serais une magicienne (sourire) Bonne soirée Bisous

Hécate 11/11/2012 11:39



Bonjour BAÏNE...j'imagine une grenouille avec un fil à la patte ...Elle supportait ? Une grenouille stoïcienne alors !!! ( ça me rappelle que j'avais plus ou moins songé à mettre une bague
avec une chaîne à perroquet au freux que j'avais sauvé ...J'ai renoncé en une seconde...La jolie bague d'argent arrachée en deux coups de bec...il se serrait arraché une patte plutôt que d'être
attaché !!!  Mais il se couche au creux de mon bras et que je lui fredonne l'air des bijoux de Marguerite : " Ah! je ris de me voir si belle en ce miroir...etc " )


Trop de superstitions autour des chouettes...Dommage pour la tienne...Un oiseau qui aurait pu être sauvé, surtout quand on dispose d'un endroit un peu sombre . Le don de taper juste
?...un brin d'intuition  , ou une affinité qui passe bien, c'est ça la magie des rencontres ! ... ( faut-il
être  un peu magicienne pour embrasser un corbeau sauvage posé sur une branche ? )Bises.


                                                                         
Un bon dimanche à toi .


                                                                                                             
Hécate



baïne 10/11/2012 20:42


coucou Hécate


Pour la Casati seul le regard compte  elle avait l'oeil pour éblouir l'autre une recherche de son identité faisait d'elle un personnage dont elle jouait fort bien ....


Moi de l'imagination (rire) c'est mon côté enfantin qui revient à la surface je refais le chemin à l'envers j'étais adulte mais ça c'était avant dans ma petite enfance maintenant je veux
être gamine pas ma faute celle des grands (sourire) bisous

Hécate 10/11/2012 21:43



Coucou BAÏNE...


Le regard des autres pour la Casati comptait c'est vrai...Mais c'était l'enfant solitaire et rêveuse qu'elle avait été qui n'en finissait pas de se chercher une image où exister, sinon se
serait-elle pour elle seule parée comme une impératrice de rêve ? Sur la photo que fit Man Ray où elle se tient debout devant des chevaux de carton, elle avait mis dans ses cheveux des étoiles
pour être comme Sissi sur le portrait qui la représentait...


Quand j'étais adolescente j'avais fait mien ce vers de Baudelaire "j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans"...Je ne me suis jamais sentie une pensée d'enfant quand j'étais petite,
c'était très déroutant...aussi je dessinais, j'inventais des vies, j'ai même fait un jour le plan d'une ville avec des noms de rues...Et, ah! oui...j'ai retrouvé un jour chez ma mère des dessins
d'intérieur de théâtres avec les loges, les balcons, les rideaux de scène...Je n'avais jamais été au théâtre à cet âge là !!! Tous les détails minutieux sont assez effarants...Je ne m'explique
pas.


Maintenant que le temps a passé, je ne sais plus où je suis réellement, dans quel âge je suis...pas dans celui de ma date de naissance, j'ai l'âge de mes rêves ...Jamais tout à fait
enfant et adulte...oh! la la...ça veut dire quoi ?...Viens souvent et nous nous amuserons bien... ( j'avais trouvé dans le bas de l'armoire de ma mère lorsque j'avais une dizaine d'années, une robe de satin blanc, je
l'avais mise et elle trainaît par terre,et dans un coupon de satin rose à edredon je m'étais drapée les épaules...Je te laisse imaginer la tête de ma mère...en me surprenant ainsi !!! c'était sa
robe de mariée )


                                                                                                              
Bonne soirée ...


                                                                                                                                
Hécate



ariaga 10/11/2012 15:41


Comme chaque fois une histoire prenante que j'ai lue d'un trait et que je vais bientôt revenir déguster. Amitiés.

Hécate 10/11/2012 17:25



Bonjour ARIAGA...Comme tu veux et comme tu le sens. Certainement dois avoir des choses intéressantes à m'exprimer sur la présence de l'Art dans la vie. Et à propos de celle qui a eu une
telle influence sur le surréalisme.


Bon week-end . Amitiés.


                           Hécate



nettoue 10/11/2012 15:08


Comme à chaque fois, il me faut une relecture ! Cette femme est interèssante, mais est-elle bonne, ou heureuse ?


Bonne fin de semaine à toi

Hécate 10/11/2012 22:19



NETTOUE...beaucoup de générosité chez la Casati !...N'est-ce pas ce qui est à retenir d'elle ?


                                                                                                                                
Bonsoir et beaux rêves.


                  Hécate



Gertrude 10/11/2012 13:24


Un petit dernier pour la route: clin d'oeil canin et andalou!





 


 

Hécate 10/11/2012 14:44



GERTRUDE....vous le faites Bunuel...et chien andalou...( elle avait bien eu des chiens, des poils, des plumes, des écailles...)


Je m'attendais presque à ce que vous me sortiez le dernier tableau que fit d'elle Augustus John en ténébreuse espagnole avec un chat inquiètant sur les genoux !


   Merci pour votre contribution à l' Art ...et ces clins d'oeil mutipliés ( je ne reste pas de glace )


                                                                                                        
Triple HHH



Gertrude 10/11/2012 13:21


Cela ne m'étonne pas que cette belle dame ait fasciné les surréalistes avec son oeil cacodylaté à la bella dona.


 





 





 


 

Hécate 10/11/2012 14:37



GERTRUDE...comme vous le dites...



Phène 10/11/2012 08:43


Bonjour Hécate,


Quel destin fascinant ! J'ai très envie de mieux connaître cette femme extra-vaguante. J'ai une idée :à Noël, je vais offrir ce livre à l'une de mes amies puis, lorsqu'elle
l'aura lu, je me plongerai à mon tour dans l'univers bluffant de la Casati... Beau week-end

Hécate 10/11/2012 17:28



Bonjour PHENE...Très fascinant destin oui...Mais pourquoi offrir ce livre à une amie et ne le lire qu'ensuite ?...Je suis intriguée...:)


                                                            
Merci  de ton commentaire.


                                                                                                  
Hécate



Gertrude 09/11/2012 22:41


J'oubliais... À croire que tout est dans le regard!



Hécate 10/11/2012 12:37



GERTRUDE....cet oubli...aurait été...impardonnable ....:)


Oui, tout est dans le regard...Preuve éloquente !!!


                                                                                        
votre magicienne



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