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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 15:28

         Pierre Combescot

 

"Pour mon plaisir

et ma délectation

               charnelle. "

 

 

            Certains lieux nous marquent. Certains livres nous interpellent, nous renvoient vers le passé. Tel celui-ci de Pierre Combescot, écrivain dont je n’avais lu aucun livre, qui vient de publier « Pour mon plaisir et ma délectation charnelle ». Tout un programme !

           
           

             
               
Si ce n’avait été le bandeau rouge sang ceinturant le livre avec la mention
                                                         « GILLES DE RAIS »
serai-je entrée acheter ce roman ? Pas si sûr !

            Et si je n’avais, dans ma très petite enfance fréquenté au hasard d’un été lors d’une tournée familiale de visites de châteaux de Touraine et d’Anjou, l’un des fiefs de ce maréchal de France me serai-je penchée sur ce « Barbe Bleue » popularisé par la plume de Charles Perrault pour le plaisir des enfants et des psychanalystes ?

            Autant de questions qui resteront ici sans réponse.

 

Comment parler de ce court roman ? Difficile en effet…

 

             D’abord quelques lignes sur l’écrivain dont Jérôme Garcin prétend que « les bons sentiments l’assomment et la cruauté l’excite, et qu’il est normal que l’homme en vînt à s’acoquiner avec le plus noir des barons, le plus pervers des Maréchaux de France ».

 

            Je reviens donc à mon domicile le livre sous le bras et découvre qu’un hebdomadaire non lu encore commentait la sortie du dit roman !

            Donc là encore, nulle influence, si ce n’est celle du souvenir de cette enfance dont la fraîcheur n’a guère d’égal que la noirceur des ruines de Champtocé où se posèrent mes innocents pieds enfantins !  Excès de bleu dans le ciel, excès de broussailles, de ronces, de lierre dévorant des pans de murailles, une tour éventrée comme ouverte par une épée rageuse, une herbe raréfiée…

            Ce n’était pas la fébrilité du tourisme actuel. Champtocé était comme hors du temps. Un gamin dépenaillé pour quelque monnaie conduisait les curieux par un sentier étroit jusqu’aux ruines.

 


           Dès les premières pages Pierre Combescot narre la conduite au supplice de Gilles de Montmorency-Laval, comte de Brienne, baron de Rais, maréchal de France par un matin du 26 octobre 1440. 

            « Il assume crânement son destin. De la foule qui l’accompagne en procession monte des chants et des prières. Nul cri de haine mais une compassion générale. Chacun prie pour l’âme du maréchal. L’admirable vertu de la mort commence à opérer. « Pardonnez-lui, Seigneur, frappez-nous plutôt ». Ce fut un tueur d’enfant, un pédéraste, un sodomite, une bête enragée ; il eut de grands vices mais n’en n’appartient que d’avantage à notre pauvre humanité. »

           

            Pages élégiaques d’où s’élèvent les brumes du matin qui errent sur les domaines du condamné.     « Et derrière les épaisses roselières le Grand Lac où enfant il allait se baigner l’été à l’heure où les vapeurs du soir rendent les choses indistinctes, entraînant à sa suite des pages pour leur apprendre des jeux impudiques. Il avait joui d’un grand prestige, grâce à une virilité bien au-dessus de son âge qu’il exhibait avec cynisme.

Il hume les embruns iodés qui lui arrivent de l’ouest et, lentement, il se réveille de son mauvais rêve. De l’envoûtement qui l’a poussé dans le crime.

           Quand cela prit-il son monstrueux essor ? Tout ce sang répandu pourquoi ? Il n’eut su le dire. Cela lui paraît à présent si loin, d’une autre vie. Celle d’un monstre, disent-ils. »

 

            Il est facile de fracasser un souvenir, plus difficile de faire surgir cet étrange Gilles de Rais, quand l’imaginaire a devancé depuis longtemps la plume d’un auteur.

            Hors, s’il y a fort fracas dans ce roman, c’est celui des armes, des armures. Un tourbillon de couleurs, celui des étendards. Des piétinements de chevaux. Des cris. Des odeurs. En trois lignes, un coursier tombe, une jugulaire s’ouvre. Le sang coule et puis cinq mille chevaliers jonchant déjà le sol.

            On est étourdi.

 

            Les pages blanches sont devenues l’écran noir d’un film qui se déroule à une cadence haletante. A peine si la mémoire retient tant de noms tant ils pleuvent en avalanche.

            Né à Champtocé  Gilles de Rais grandit dans toute cette fureur d’alors. Le rythme du roman est effréné. Puis une phrase retient, haute, puissante. Une image, un tableau : « Et la Reine Isabeau continue à se farder telle la Grande Prostituée. Ce soir comme tous les soir, elle attend un page à qui elle donnera une pièce d’or et qui s’en ira tout fier se vanter auprès de ses camarades : j’ai baisé la vieille et je l’ai fait rugir de plaisir. La Reine rugit de plaisir et la France de douleur. »      Phrase reprise, comme une complainte d’antan.

 

           

        Puis la mêlée  reprend. Quelques poses, ici et là, qui arrêtent le temps, l’espace s’entrouvre… l’art, en quelques phrases de placer les personnages. « Le Roi s’est dissimulé derrière ses courtisans. Troupe de rapaces lugubres voletant autour de lui comme autour d’un mort avec leurs jupons godronnés, leurs manches interminables leurs poulaines aux pointes menaçantes.

            Gilles est dans l’assistance. Est-ce là une femme ? Non c’est un garçon ? Il est captivé. Le désire-t-il ? Il y a peu de distance entre l’érotisme et la Sainteté !  De ce qui est béni à ce qui est maudit. Il est ébloui. Il est troublé. »

            Gilles a vu Jeanne la Pucelle. C’est le 6 mars 1429 à Chinon.

 

          

            
          Des couleurs à la nuit. De la guerre à la musique. De la musique à la chasse. « Il passe comme l’éclair à travers les landes et les bosquets. Les épines ensanglantent son front. Il chasse à l’épieu. Il poursuit la bête aux torches jusqu’au creux de la nuit. Ce n’est plus le gibier qu’il traque ; il veut sa vengeance contre l’injustice contre le monde entier qui l’a fait comme il est.

            Au matin il visite sa chapelle et fait chanter sa chorale d’enfants. Il a une prédilection pour ces voix d’anges qui viennent atténuer les cris qui montent des cachots des hautes galeries de Machecoul, de Tiffauges, de Champtocé… Ses battues infernales deviennent légendaires.  Ses valets d’écurie, les gardes chasses sont regardés comme des diables. C’est une horde de loups qui passe ».

 

            Oui, Pierre Combescot fait revivre tout de sa plume magistrale. Champtocé… et le reste… Champtocé, cette tour à l’escalier éboulé, où sans rien connaître de Gilles de Rais, l’enfant que j’étais fut saisie par la noirceur des pierres. Les pluies n’avaient point lavé la suie des flammes. On murmurait que Champtocé avait été brûlé sitôt la condamnation du maréchal de France. Je ne sais ce qu’il en fut. Pierre Combescot se tait là-dessus. Je sens encore cette odeur étrange de fumée s’exhaler des pierres… un poids fut sur moi, indicible. Pas la peur. Une gravité, une ombre funeste… Cette odeur de fumée fut-elle inventée ?... Il me semble la respirer encore…

            Pierre Combescot raconte avec une tranquillité naturelle  l’inquiétante ambiance, les cadavres jetés dans les oubliettes que ses hommes de mains doivent retirer quand on vient sans crier gare visiter Champtocé. Combien de cadavres ? Une quarantaine, une cinquantaine le maréchal ne sait plus bien. Un amas de squelettes et de chair putréfiés. On entasse les restes. A Machecoul ou ailleurs on brûle les enfants éventrés, violés, sodomisés.

            Incandescence et ombre. Sang et flamme. Suie et enfer. Un destin. Champtocé, quoi donc a noirci tes pierres ?

            Le garnement qui guidait les rares visiteurs devait charmer le spectre de celui qui hantait peut-être encore ces murailles dans l’insolence du jour.

            Je ne le saurais jamais… Sinon qu’il m’en reste des empreintes profondes.

           

            Pierre Combescot est le magiste qui évoque la démesure d’un homme dont le temps était déjà dans la démesure des crimes, des pillages, des possessions. Alors de là, à devenir possédé par le démon, par le désir…

            « Gilles a beaucoup bu. Le vin est l’un des moyens de dissiper l’idée du néant qui le trouble depuis longtemps. Il se sent vieux. L’ennui de l’âme, au lieu d’apaiser ses passions, ne fait qu’irriter son imagination et ses désirs…

            Le décor de la terreur est planté. Le garçon recule d’effroi. Mais non, cela n’est rien. Et Gilles de le caresser encore… Le garçon s’apeure. Il voudrait fuir. Gilles le retient et lui déchire ses vêtements. Dans un coin de la pièce, tapi dans l’ombre Poitou regarde. Il affûte les couteaux. Il a deviné tout de suite qu’on en viendrait là… »  Plus loin, après ce que je ne cite pas la narration se poursuit : «  Le garçon est à ses pieds, sans vie. Le sexe de Gilles est toujours en érection. Poitou est sorti de l’ombre. Il lui tend un énorme couteau ».

            Pourquoi en ajouter ? Il faut lire le roman. Voir comment ce même Gilles de Rais était un causeur spirituel, un hôte attentif, le raffinement en personne…Il a su faire de Tiffauges, de Machecoul sombres forteresses, des lieux uniques. Les essences de ses jardins sont rares. Les roses y ont un parfum exquis. C’est un délicat notre Maréchal.

 




Tiffauges 




 

           





             188 pages d’effarements, de monstruosités, de Diableries, d’évocations dans les brumes de la nuit. L’or, l’alchimie…

            Et pour apothéose :

             «  Eclatent alors des requiems et des glorias. Vient-il à l’esprit de Gilles à cet instant que lui, l’assassin, est conduit comme un saint à son supplice alors que Jeanne, la Pucelle, fut menée au bûcher en butte aux injures et aux crachats comme une criminelle.

            …Pour mon plaisir et ma délectation charnelle ! »

 

            A quoi il ajouta en sautant du tombereau devant trois gibets dressés :

              « O vous, surtout, dont j’ai fait mourir les enfants ! Par la Passion de Notre Seigneur, je vous en supplie, priez Dieu pour moi. De bon cœur, pardonnez-moi le mal que je vous ai fait, ainsi que vous désirez vous-même de Dieu merci et pardon… »

 

Edition Bernard Grasset

Février 2009.

                                                                                  Hécate.

Œuvres de Pierre Combescot :

  • Louis II de Bavière, Lattès, 1974
  • Les Chevaliers du crépuscule, Lattès, 1975
  • Les funérailles de la Sardine, Grasset, 1986 - Prix Médicis 1986
  • Les Petites Mazarines, Grasset, 1990
  • Les Filles du Calvaire, Grasset, 1991 - Prix Goncourt 1991
  • La Sainte famille, Grasset, 1996
  • Le Songe du Pharaon, Grasset, 1998
  • Lansquenet, Grasset, 2002
  • Les Diamants de la guillotine, Robert Laffont, 2003
  • Ce soir on soupe chez Pétrone, Grasset, 2004
  • Pour mon plaisir et ma délectation charnelle, Grasset, 2009

           

                                                                                             


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Published by Hécate - dans Avis de lectures
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commentaires

J 27/04/2012 09:52


Historiquement intéressant .

Hécate 28/04/2012 17:43



oui ...Tout est bien changé sur les lieux d'aujourd'hui .


                                                                                 
H



aiolos 08/04/2012 20:02


Est-ce que tu me feras connaître la douceur "angevine" ? 

Hécate 08/04/2012 20:10



Tu es fou ....Aiolos !!!!!


      Toutes ces pages ...comme un coup de vent ....


                 La douceur du Jardin de la France ....Angevine ne suis point ....


                                                              
Dans la Touraine où tant de châteaux m'ont fait rêver ....


                     il y a de la douceur ...de très belles lumières ....


                                                        
..........Hécate ébahie ...:)



manouche 10/11/2011 08:32



Wonder world!!quelle imbécillité ces parcs d'attractions inventés par de vieux cons!!ils ne comprennent rien,ne perçoivent rien...une misére ces gens à l'âme grabataire!



manouche 09/11/2011 19:02



tu sais beaucoup de choses!!!



Hécate 09/11/2011 19:07



....hum !


Je sais que...ce lieu ,ces ruines de Gille de Rais sont devenus un horrible genre Disney-Land !!!! J'ai failli hurler au sacrilège !!!!!!!!!!!!!!! ( Enfin ,ça sauve le site ....)


                                                                                              
H



manouche 08/11/2011 18:58



j'aime pas le dire!!!



Hécate 08/11/2011 19:01



Je le savais ...........................C'est bien pour ça que j'ai dit ce que j'ai osé dire ...


                                                                                                                                         
Magicienne ...



manouche 08/11/2011 18:31



tu sais bien!pas besoin de le dire!



Hécate 08/11/2011 18:49



..................................................................................................................................!!!


                                                                                                                                                       
HHH



manouche 08/11/2011 13:46



boutade magicienne!



Hécate 08/11/2011 18:12



....tu m'aimes quand même un petit peu ?


                                                                              
H



manouche 07/11/2011 11:33



pas le droit de toucher à mes aimés...vivants ou morts!!!



Hécate 08/11/2011 09:34



............ :)


                                                                              
Magicienne



netchaiev 06/11/2011 08:45



Ludwig incarné par le sulfureux Helmut Berger...en voilà encore un que j'aurais aimé fort!!!!dis que cherches tu en
enfer???le paradis!


hier journée calme...autant dire imfâme!


tu m'as manqué!



Hécate 07/11/2011 10:27



Ah! Helmut Berger...superbe acteur !...


Je t'ai manqué ? ...ça alors !


                                                  
H



nikita 05/11/2011 11:06



Je n'ai pas lu ce livre de Combescot;une phrase me frappe:"il y a peu de distance entre l'érotisme et la sainteté!"et vraiment je ressens tout à fait cela!cet absolu du divin et cette soif jamais
assouvie de la chair!


de cet écrivain j'ai aimé


LouisII de Bavière


les chevaliers de crépuscule


le songe du pharaon


de jean Teulé,je viens d'acheter Charly 9


Comme ces ruines ressemblent à une tour d'ici!


bon samedi


je suis ici sage comme une image!!!



Hécate 05/11/2011 22:08



Ah!....là ...C'est le seul de Combescot que j'ai lu !...


Louis II de Bavière est bien ???? ( J'ai vu ses châteaux ,et j'ai assez de goût pour ce jeune roi ...)


Oui ,sage comme image un 5 ,je compatis...


Je t'assure que je n'ai jamais oublié cette tour éboulée et cette odeur de fumée ...


Ah! ...les jours fastes passent trop vite ...Je serais bien restée ...là où j'étais ....


                                                                                                                   
Baisers à toi ...


                                                                                                                                            
H


 



Yv 03/09/2010 21:43



J'avoue avoir été désoreinté par la première partie de ce roman, la seconde, plus centrée sur Gilles de Rais m'a semblé plus intéressante, plus accessible et bien sûr plus horrible.



Hécate 05/09/2010 11:15



Merci de votre visite Yv ,comme vous avez pu le lire ,pour moi ce livre a renoué avec des décors connus dans mon enfance ;donc un double attrait et le roman ne m'a pas déçue ,ce qui était un
risque .Toujours bien intéressant de comparer les ressentis à la lecture d'un même ouvrage .


                                                                                      
Bien cordialement .


                                                                                                           
Hécate



Memory 12/09/2009 17:12

Eh bien.. Ca à l'air d'être fort! Je me rend compte que je ne connais vraiment que peu d'oeuvres littéraires..

Hécate 12/09/2009 22:28


Je ne connais cet auteur que de cette année!...A cause de ces souvenirs d'enfant dans les ruines du château.
Oui,ce livre est assez saisissant!!!
                 Il se lit rapidement.
                     tu explores mon blog Memory,et tu vas tout connaître bientôt!
 J'ai aussi le tien à explorer davantage...:)
                                                        
Hécate
            


Hecate 11/07/2009 09:37

Ravie de votre passage Jack,je vous donne un lien où voir une performance "magique" de votre Hécate.A bientôt.
http://gertrude.over-blog.org/100-comments-33585175.html

Lichtgestalt 11/07/2009 01:09

A mon grand regret, ces jours-ci ne me laissent pas une seconde de répit. Aussi je profite de cet instant tardif pour souffler quelque peu et surtout vous souhaiter le bonsoir.

Bien amicalement,
votre dévouée Jack.

Hecate 12/06/2009 20:13

Clémence j'aimerais pouvoir regarder cette photo dont vous venez de faire montér l'envie très vive et le regret plus vif encore de ne la pouvoir faire surgir ;si des photos de ce temps furent elles n'ont point été prises devant ces funestes ruines, mais devant des châteaux plus clairs. Personne encore n'a émis ce désir ,et je vous sais gré d'avoir eu ctte pensée.Bien sincèrement.Hécate

clémence 12/06/2009 09:05

J'aurais aimé capturer avec mon Instamatic cette image noir et blanc et onirique d'une petite silhouette au pied de cette forteresse dont les créneaux découpent sur un ciel d'orage, la chair des crimes passés.

Hecate 07/06/2009 12:12

Votre bravo me fait un réel plaisir,car ce livre est lié à des souvenirs précis,comme vous avez pu le lire,et j'ai écrit cet article au plus près et de mon ressenti et de la position de l'auteur par rapport à Gilles de Rais qui ne se permet nul jugement ,ce qui donne une dimension très intéressante à ce roman historique.Merci à vous.
Hécate

arielle 06/06/2009 23:02

superbe présentation de ce livre ! bravo
arielle

Hecate 29/05/2009 08:49

Voyez-vous ça!...Comme si je ne fréquentais que des morts!!!
Vous venez me retrouver au pays de mon enfance, dans ces vieilles ruines, et c'est bien une surprise...(agréable,n'en doutez point!).
Le docteur G n'étant point à son cabinet lors de la consultation,je suis allée méditer sur mon prochain texte.
J'ose espérer qu'il vous surprenne et vous intéresse .Si tout va comme prévu,ce sera l'exhumation d'un coup de coeur...Je n'en dis rien d'autre.
votre Hékate

gertrude 28/05/2009 21:16

Vous êtes bien silencieuse en ce moment; je parie que vous êtes en train d'écrire un nouveau billet... sur Daumal, ou pire sur Bataille!

J'en frémis d'avance...

Ce n'est pas pour rien que je prends comme témoin Gilles le grand pervers.

sarah+frane 20/05/2009 20:50

je suis venue me promener chez toi et te lire,
beaucoup de bonnes lectures à noter
merci pour tes conseils,

bon long w-end
amitiés

Hecate 18/04/2009 15:44

Oui Eric, c'est un personnage historique...d'autant plus impressionnant !votre Hécate

Hecate 18/04/2009 15:38

Absolument...Il s'agit de :"Erzébet Bathory la comtesse sanglante" par Valentine Penrose .Est-ce de ce livre là dont vous faites allusion?Je l'ai lu par un joiur d'hiver sombre et venteux, dans un manoir hanté...alors l'ambiance ,je vous laisse imaginer! Je vous le disais bien, le fantastique est souvent mêlé à mon quotidien...Après le ctâteau de Gilles de Rais de mon enfance, c'était sans doute mon Destin !Bien à vous.Hécate

Eric LOW 18/04/2009 15:28

ilme semble avoir lu quelque chose il y a très longtemps sur elle... il n'y a pas eu 1 "nouvelle" ? est-ce 1 personnage historique ?

Hecate 17/04/2009 23:42

Gilles de Rais est au-delà de toutes normes,il y a dans ce roman d'un personnage historique une évidente volonté de laisser de côté ce qui est bien pensant ou ne l'est pas.Gilles de Rais n'aurait jamais été condamné pour ses excès sexuels, familiers à son époque à bien d'autres .Quant à la perversité totale on la trouve vraiment chez la Comtesse Bathory ,bien plus effrayante dans sa personnalité, car moins passionnée que Gilles de Rais, mais ceci est une autre page d'histoire.Hécate

Eric LOW 15/04/2009 19:24

voilà 1 thème que je ne connais presque pas... pas sûr d'être séduit?
que par plaisir de choquer le "politiquement correct" comme on dit aujourd'hui... ou les "convenances" comme on pouvait dire avant : je comprends qu'on puisse trouver en Gilles de Rais 1 objet propre à choquer les bien-pensant : j'approuve l'exercice... mais de façon purement intellectuelle...
à quand 1 roman sur Dutrou ?
mais je dois vous dire merci pour l'attention que vous avez portée à mon blog & vous féliciter pour l'intelligence du vôtre !

Hécate 25/03/2009 09:52

Chère Sainte Marie-Gertrude, j'ai oui-dire de ce G.Luca...vous me direz votre opinion.
Mon prochain billet ?Bientôt...cela ne me tombe pas du Ciel, et, comme vous l'avouez, nous ne sommes pas toujours "visitée"....
J'attends donc votre impression sur le roman de R. Alexis qui vous reste à lire. "La véranda"? Celui là est le plus subtil,
parfois déroutant pour certains ,pour vous je pense qu'il saura vous "transporter"...même si ce n'est pas aux cieux...
votre Hécate

Sainte Marie-Gertrude 24/03/2009 23:13

À quand votre nouveau billet?
Je me languis; j'ai presque lu l'oeuvre intégrale de Robert Alexis.
Un autre J Corti sur mon chemin: Ghérasim luca, un poète surréaliste.

Désolée pour ce soir, je n'étais pas trop spirituelle (pour une sainte, c'est pas terrible)

Bien à vous, ma belle Hécate.

Hécate 23/03/2009 10:31

Sainte-Marie -Gertrude, prions:
"Moi qui vous ai vu fouler/Les chemins troubles de lanuit,/ J'ai placé l'ombre qu'on nomme Dieu /Dans vos cieux pour vous éclairer./Mais le matin de l'humanité se lève, et l'âme sans ombre apparaît."( A.G.Swinburne)
votre "soeur" Hécate

Sainte Marie-Gertrude 22/03/2009 13:22

Chère soeur Hécate des Anges, je constate avec (un délicieux) effroi que les lectures que vous préconisez ne sont pas à mettre entre les mains de toutes les premières communiantes.

Je songerai à vous fabriquer bientôt un petit reliquaire à ma façon avec mes pieuses petites mains (pas le prochain article mais le suivant, le temps au temps de son élaboration et sa maturation en sainteté)

Prions, ma soeur.

peregrinus 19/03/2009 00:05

J'avais lu la biographie de Louis II de Bavière il y a fort longtemps et, trop jeune, je n'en anvais pas apprécié la noire ironie...

Bien à vous.

Gertrude noire 16/03/2009 21:42

Ici un poème de votre amie Hécate

http://gertrudenoire.over-blog.com/article-29062487-6.html#anchorComment

Ys 16/03/2009 13:43

Bravo pour ce billet. J'espère que comme nous, beaucoup de lecteurs découvriront Pierre Combescot à l'occasion de ce livre.

Hécate 16/03/2009 11:47

votre commentaire est très éloquent Gertrude, plus que vous ne le pensiez.Je suis aussi à cette époque entrée à Tiffauges, et dans la demeure à Ingrandes où Gilles de Rais venait se reposer de ses orgies.J'ai regardé de derrière les petits carreaux d'une fenêtre , la cour...Il me semblait ressentir un ennui très profond, une tristesse imprègnait cette demeure envahie d'ombre et de poussière.
Il ne faut pas essayer de voir Champtocé maintenant, on en a fait un site touristique qui me choque! C'est certes sauver un patrimoine ,il faut le considérer sous cet angle.Après bien des années j'avais cherché à retourner dans ces ruines, intriguée par mes puissants souvenir.Le lieu était cerné de hauts grillages et il était impossible d'y accèder.C'était très sinistre.
Votre Hécate

gertrude noire 15/03/2009 22:21

Voici une heure que je suis devant votre article. J'aurais souhaité écrire quelque chose d'intelligent pour vous exprimer combien je le trouve brillant.
Je suis juste saisie, pétrifiée de la superposition de votre lecture et de l'évocation de vos impressions d'enfant au pied de ces pierres imprégnées d'horreur...

Bien à vous Hécate.

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