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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 09:09

Lautréamont

 

L’ombre d’une vie

 

 

«  Là, dans un bosquet entouré de fleurs, dort l’hermaphrodite, profondément assoupi sur le gazon mouillé de ses pleurs. La lune  a dégagé son disque de la masse des nuages et caresse avec ses pâles rayons cette douce figure d’adolescent. Ses traits expriment l’énergie la plus virile, en même temps que la grâce d’une vierge céleste… »

 

Deuxième chant de Maldoror, première rencontre avec Isidore Ducasse, ou plutôt son double qui se fit son porte-parole paroxystique et glacé sous le pseudonyme de Lautréamont. Grand fut l’attrait de ces phrases dites par une voix inconnue et reçue par le truchement des ondes radiophoniques, un soir où je ne m’attendais qu’à l’ennui nostalgique habituel d’une fin de journée ordinaire.

 

Aujourd’hui, une fois encore, je pars à la recherche de cet esprit disparu du monde des hommes, en quête de ce qu’il fût, ou de ce qu’il put être avant de se fondre dans l‘immensité ténébreuse de Maldoror.

 

         Il naît le 4 avril 1846 à Montevideo d’un père secrétaire au Consulat de France et d’une mère qui meurt jeune, noyée, suicidée ? Le doute subsiste encore.

         La plage devient son royaume imaginaire. Tel l’enfant du « Voyage » de Baudelaire avec ses cartes et ses estampes, il se représente à lui-même, la tête sur les genoux, oublieux pour un moment, de la longue minceur de sa silhouette de héron, légèrement voûtée, de sa voix un peu trop aiguë, aussi étrange que celle du poète Shelley, l’homme aux yeux violets. 

 

Bizarrement, il ne se passe guère de jour où la vision du crâne noirci de ce poète disparu, que Byron tente de retirer du feu au bord d’une plage, ne le hante. Byron et son pied bot et sa vertigineuse envie de décapiter le cadavre pour en conserver la relique, Byron maudissant le ciel, crachant dans les cendres et retirant enfin des flammes le cœur intact de Shelley. Ce récit de Trelawny l’obsède, comme l’obsèdent toutes sortes de visions et de créatures, où il lui semble reconnaître un double de lui-même.

         Esclave de cette précocité qui ronge sa jeunesse, il s’abîme dans des lectures et des rêveries qui le tiennent éveillé même au bord du sommeil qu’il refuse, et le jettent hors du réel.

         Il porte des costumes blancs, des lavallières de velours, des cravates de soie qu’il fait venir de Paris, comme ses livres.

         Son indépendance financière lui confère un certain prestige, même si la fascination inquiétante qu’il éprouve pour tous les excès de violence surprend. Ceux-ci ne manquent pas à ce jeune homme dont la réserve est évidente et qui ne se lie qu’avec prudence. Il lui semble avoir grandi sans la capacité d’aimer. Tout n’existe que par sa capacité de conscience.

         A l’insu de son père, il se rend souvent à cheval place de l’Indépendance où il reste assis à la terrasse du Sol El Negro à boire café après café, se montrant capable d’inaction à un degré sidérant. Il arrive que sa timidité naturelle se dissipe au cours de conversations avec des étrangers descendus à l’hôtel, toujours des hommes.

         Mais de plus en plus souvent, il est surpris aux alentours d’un abattoir à la lisière d’un quartier pauvre. Il observe tout le carnage caractéristique d’un tel endroit dans un état d’intensité proche de la transe, sans pour cela marquer d’émotion outre mesure.

 

Il ressent de plus en plus la tyrannie de ce milieu du XIXe siècle dans lequel il étouffe. Son père inabordable,  insomniaque, laisse toute la nuit les lumières allumées dans toute la demeure.

         Le souvenir de sa mère le hante. Imagine-t-il, ou se souvient-il vraiment de cette jeune femme, Célestine-Jacquette, défaisant sa longue chevelure blonde à son chevet d’enfant ?

Partageant avec lui son amour des livres illustrés, lui racontant des histoires dont la fiction les emporte l’un et l’autre plus étroitement que le plus intense amour. Lorsqu’elle s’attarde un peu trop, on vient frapper à la porte de la chambre. Il voit alors d’un coup ses traits vieillir lorsqu’elle se relève en renouant sa chevelure avant de le quitter. Elle n’est plus la complice à la recherche d’îles perdues, mais une femme soumise au devoir conjugal.

         En réalité, il est orphelin de bonne heure ; sa mère serait morte un an et huit mois après sa naissance et enterrée sous son seul prénom dans une fosse commune (suicide oblige, si suicide il y eut).

 

         Montevideo est pleine de parfums, de sons, d’odeurs, de musiques, de chants, de guitares, de cadences des mambas, de primitivisme nègre. L’air est chargé de fantasmes. Dans cette ambiance de carnaval, d’explosions de feux d’artifice, avec le rayon rouge du phare balayant la mer nocturne, il s’exalte, se prend pour un chaman, s’imagine être capable de se transformer en loup-garou, de monter au ciel ou descendre aux enfers réclamer l’âme de sa mère.

 

         C’est un passage de frontières, un échange d’identité, un monde de transgressions. Maldoror naîtra de toutes ces violences voluptueuses et charnelles, des brutalités de la rue, de la splendeur des couchers de soleil, de l’odeur du sang, de la sueur, de l’ivresse de ces fêtes où il se masque et devient un autre, mêlé à une foule qui ne se connaît plus.

         Toutes ses lectures tourbillonnent dans son cerveau en fièvre et deviennent un monstrueux maelström de mots, d’images, de personnages. Il se surprend à boiter comme Byron et il en rit. Sa solitude est incommensurable. Mickiewicz, Baudelaire, Poe enflamment son imagination. Parallèlement pour donner le change, il lit Lamartine, Hugo, Musset. Mais c’est au roman mondain et historique d’Eugène Sue paru en 1837 qu’il empruntera le nom sous lequel il publiera les sombres Chants de Maldoror, modifiant quelque peu le nom du héros Byronien, Latréaumont.

         Le premier chant de Maldoror est à paraître dans une anthologie publiée à Bordeaux et intitulée  « Parfums de l’âme ».

 

Il aime les œuvres pour piano de Liszt et de Chopin. L’ « Œdipe-Roi » de

Sophocle le fascine. Il rôde et discute de la représentation de la pièce donnée par une troupe amateur. On retient la cruauté de ses propos dans le regret qu’il exprime de ne pas avoir vu Jocaste se pendre sur la scène.

 

Sa faculté d’imagination ne connaît aucune trêve. Travaillé entre l’austérité contrainte imposée par ses précepteurs au service de l’autorité d’un père louvoyant entre une vie publique respectable et les déchaînements d’une sexualité de taureau, il fuit, rêve de s’enfuir et se mêle à la pègre, aux marginaux durant toutes les festivités du carnaval. Promis à l’Europe, il s’enfonce dans ce qui le fascine : l’attrait des sens, la trivialité, l’ambiguïté, la confusion des sexes, l’observation froide d’autrui. Est-il homme ou femme ?

         Un soir, il retrouve dans un logis rudimentaire jonché de fleurs, narcisses, iris bleus, œillets rouges et lys immaculés, l’adversaire qui l’avait attaqué par un stylet lancé contre lui au détour d’une rue. Un baldaquin rustique occupe la moitié de la chambre. Une voix s’élève, perfore sa mémoire, le traque. Hallucination ?

         « - On m’appelle la Reine de Cœur, lui dit l’étrange personnage. J’ai des cœurs rouges tatoués dans le dos, vous ne pouvez pas les voir. Je suis partout à la fois… J’ai travaillé un temps dans un cirque ambulant, puis j’ai suivi l’armée argentine jusqu’au Paraguay. Je connais les vertus hallucinatoires du peyotl et l’opium des marins français… Il va y avoir des victimes ce soir, on va jouer du couteau, des mains vont être brûlées par les explosifs. Il y a ceux dont le corps ne tient pas les drogues et que j’ai tous marqués.  J’ai sélectionné du regard ceux qui mourront. »

         L’individu porte un masque d’arlequin couleur cerise, sa taille est fine comme celle d’un écolier, mais ses épaules et son torse sont très développés à la différence des jambes maigrichonnes et des doigts effilés. Il boit tequila sur tequila. Isidore Ducasse pense qu’il va se faire éclater l’esprit. Il regarde le collant jaune qui moule étroitement les contours les plus indécents de sa personne. La posture est provocante. Une invitation pas même déguisée, elle ! Quand il se lève prêt à partir, fuyant la mort, l’amour, la transe, la créature lui dit encore : « - Vous n’oublierez pas la Reine de Cœur. » La voix est aiguë, stridente.

         Rentré chez lui, il ôte de son visage le masque de pierrot blanc, maculé, déchiré ; un masque de mort qui avait incarné ce soir-là le pouvoir de sa frénésie. Il sait qu’il va lui falloir quitter impérativement Montevideo, échapper à la Reine de Cœur, à cet intérêt obsessionnel qu’il lui porte. Il revoit le couteau menaçant à portée de main, la bouteille roulée au pied de la créature hybride.

La découverte que l’on peut être à la fois mâle et femelle porte son affolement à son extrême. Dans un état de demi – conscience, il croit voir dans le salon son père en sphinx noir dont le corps léonin se love sur le divan. Il croit aussi que la Reine de Cœur est en observation derrière une fenêtre.

         Les rares relations qu’il a parfois avec la servante Alma, ne calment jamais les exigences qui sont les siennes et dont il ignore tout. Elles le laissent constamment sur sa soif.

         La fureur agressive et la passivité somnolente dans Maldoror, sont à la fois combat et volonté de se libérer, tout en se vautrant dans toutes les situations extrêmes de la création. On parle de Dieu, du Bien, du Mal, de Satan, tous les éclairages sont possibles, de la bible au bestiaire, de la persécution érotique à l’enfance angélique. A la fois lucide et halluciné, il y a en lui quelque chose qui ne dort jamais, en proie à une obsession perpétuelle, à une fuite de soi, pour peut-être sublimer ou révéler ce qui est intéressant dans un être : le dépassement et le message à laisser derrière soi. Pour cela, détruire toute trace de réalisme le plus possible, afin de laisser le symbolisme foudroyer l’esprit du lecteur et le toucher là où il doit l’être, dans les replis les plus cachés de son cœur.

         Lautréamont est un thaumaturge, comme Isidore rêva souvent de l’être.

A Montevideo, il eut en mains les écrits d’Eliphas Levi. A Paris, l’hypnotisme, l’occultisme sont en vogue. Le lien est vite fait. Ducasse est mort enterré en Amérique du Sud ! Les gens bizarres qui sont attirés par le Comte de Lautréamont, ne savent rien de ses écrits.

         Des émeutes éclatent. Des troubles déstabilisent la ville. L’empereur aurait vieilli de vingt ans en trois mois. Lautréamont s’enferme à double tour des jours durant en proie à de violentes migraines, sa santé toujours délicate s’use de plus en plus. Ses fenêtres mansardées allumées toutes les nuits attisent les curieux. Il se nourrit de pain et de vin. Avec ses livres, ce sont là ses dépenses ordinaires.

         Une fièvre contractée à Montevideo le tient parfois étendu le jour, il ne dort pas, habité de visions. Il fait usage de drogues pour calmer la tension de ses nerfs. Il redoute la destruction de ses écrits et l’achèvement des Chants. Ducasse, Lautréamont et Maldoror, ce trio, s’il cesse d’être, dans quel autre personnage entrer ?

         La nuit, il reçoit de plus en plus de visiteurs, informateurs, voleurs, révolutionnaires, occultistes. Il est de mèche avec les gens qui se sont dépris du tissu social. Il ne sait pas toujours les noms de ceux qui viennent chez lui. Il y a bien le dernier prince de la famille des Médicis, dont le père entretient un sérail de jeunes garçons…

         Paris est devenu une ville d’insomniaques. Les lumières demeurent allumées toute la nuit aux Tuileries. L’impératrice est vêtue de noir et porte un diadème de jais.

         Il va à présent détruire tout ce qui n’est pas nécessaire à son existence. Lettres, livres, vêtements, de rares effets ayant appartenus à sa mère et qu’il avait emporté en quittant Montevideo. Il joue du piano presque toutes les nuits malgré les plaintes de la concierge qui ne le voit pratiquement plus.

         En avril 1870 paraît le premier fascicule des Poésies. Il annonce qu’il a renié son passé et désire corriger les plus beaux poèmes de la littérature dans le sens de l’espoir. Peut-être a-t-il touché le fond froid du désespoir. L’auteur de Maldoror peut-il croire qu’il suffit de « remplacer le désespoir par l’espoir, la méchanceté par le bien ».

        

         Que furent les derniers instants d’Isidore Ducasse, Comte de Lautréamont ? Disparu dans l’incognito de la mort 7 rue du faubourg Mont-Martre, le jeudi 24 novembre 1870, il est inhumé le lendemain au cimetière du Nord.

         Aujourd’hui, il est impossible de trouver sa tombe. Après avoir été transférée dans la 49e Division, celle-ci sera désaffectée à des fins immobilières. Les dépouilles des concessions temporaires furent versées à l’ossuaire de Pantin.

 

         « Quand la nuit obscurcit le cours des heures, quel est celui qui n’a pas combattu contre l’influence du sommeil, dans sa couche mouillée d’une glaciale sueur ? Ce lit, attirant contre son sein les facultés mourantes, n’est qu’un tombeau composé de planches de sapin équarri. La volonté se retire insensiblement, comme en présence d’une force invisible. Une poix visqueuse épaissit le cristallin des yeux. Les paupières se recherchent comme deux amis. Le corps n’est plus qu’un cadavre qui respire. Enfin, quatre énormes pieux clouent sur le matelas la totalité des membres. Et remarquez, je vous prie, qu’en somme les draps ne sont que des linceuls. Voici la cassolette où brûle l’encens des religions. L’éternité mugit, ainsi qu’une mer lointaine, et s’approche à grands pas. L’appartement a disparu : Prosternez-vous, humains, dans la chapelle ardente. »  (Chant cinquième).

 

Hécate.

 

 

Bibliographie :

 

*                « Lautréamont et Sade » de Maurice Blanchot. « Les Editions de Minuit »

 

*                « Œuvres complètes » : « Les Chants de Maldoror », « Poésies », « Lettres » d’Isidore Ducasse.  Edition « José Corti »

 

*                « Invention d’Isidore Ducasse » de Jeremy Reed.  Edition « La différence »

 

 

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commentaires

Martine 18/06/2015 06:00

Bonjour Hécate,

Quel article passionnant! Quel travail que sa longue rédaction.
Je ne me souviens pas avoir lu entièrement " les Chants de Maldoror". Tu me donnes envie de m'y replonger. C'est d'une telle richesse.

Je te souhaite une bonne convalescence
A bientôt chère Hécate
Amitiés
Martine

corinne56 14/09/2014 13:16


Bonjour Hécate,


J'ai étudié les chants de Maldoror lorsque j'étais lycéenne. Que d'émotions coulent dans cette poésie intéressante et harmonieuse qui traite différents thèmes.


Bon dimanche.

Hécate 22/09/2014 11:54



CORINNE 56 ...J'ai découvert les chants de Maldoror seule comme je l'explique...Des textes uniques ...Merci d'être venue plonger dans les débuts de mon blog.


A une autre fois...peut-être ?


                                                 
Hécate



pfck 15/10/2013 14:57


Sublime article, comme toujours !


Merci Hecate pour ce moment délicieux en compagnie de Lautréamont et de vous même :)

Hécate 16/10/2013 13:53



PFCK merci beaucoup ...Très heureuse et honorée de la visite.


Bien amicalement.


                               
Hécate



evajoe 14/06/2013 15:37


Il est vraiment mystérieux cet Isidore Ducasse, et ce qui est amusant c'est qu'une de mes amies m'a parlé de Lautréamont au travers d'un autre ouvrage


Marie Darieussecq nouveau Lautréamont


Si tu ne l'as pas lu voici ce qu'en dit les critiques


 


L’œuvre de Darrieussecq fait penser à Lautréamont : le rêve du pourceau, au chant IV, commençait par ces mots :

"Je rêvais que j’étais entré dans le corps d’un pourceau... quand je voulais tuer je tuais." Truismes en découlait. Le passage de Falmer ou le spectre de Maldoror
voltigeant au-dessus du Panthéon, c’est Naissance des fantômes. White, c’est l’hymne à l’Océan, l’homme amphibie, ou même la "fille de neige" qui fait une apparition
au chant VI. Ceux qui se reconnaissent dans les magnétiques tempêtes du Montévidéen vont suivre Darrieussecq dans ce nouveau voyage. Rien à voir avec la littérature de nos modernes têtes molles,
cherchant l’anecdote, l’apex et la chute, la psychologie et les symboles. Il s’agit d’incantation, de plaisir, de sens, de couleur, de douleur, du corps et de l’âme. Si on court après des bulles,
on manque le rythme, le feu, la glace.


 


Je te souhaite une bien belle fin de journée


 


EvaJoe

Hécate 14/06/2013 18:43



Bonjour EVAJOE, c'est agréable de te voir cette page qui a été celle de mon arrivée sur la toile. Non, je ne savais pas que Marie Darieussecq  était comparée à Lautréamont . J'ai
parcouru quelques articles sur le Net après ton commentaire, curieuse de la chose ! Le livre qui avait fait beaucoup parlé "Truismes" je ne l'ai pas lu...feuilleté je crois, seulement.


Isidore Ducasse n'a pas fini de faire couler de l'encre... Les Chants de Maldoror oeuvre hors norme dans toute l'histoire de la littérature et son auteur  qui l'est non moins et qui ne
cesse de susciter des essais dans les revues littéraires, sa célèbre "lampe au bec d'argent " ( chant IIème ) réminiscence d'une lecture de Lamartine ( pâle lampe du sanctuaire etc ) n'a pas
fini de surgir et d'éclairer plus d'un fantasme...


Merci de ce partage et bonne soirée à toi. Amicalement.


                                                                                  
Hécate



apsara 30/08/2011 19:26



de rien,c'est logique!



Hécate 30/08/2011 19:54



...


                        H



apsara 26/08/2011 12:10



" Que chacun reste dans sa nature "Lautréamont



Hécate 26/08/2011 21:35



Merci ....Apsara .                      


                       H 



apsara 26/08/2011 12:09



contrairement à beaucoup,'jai adoré les chants de maldoror!J'ai trouvé chez Lautréamont ce mal être,cette incompréhension de son entourage,cette sensation d'être différent ;ces désirs puissants
qui montent en lui,bouillonnants,anéantissants;cette envie de se vautrer dans le sang,la mort,le vice!ce besoin de se détruire,de vivre,de mourir,un être au-delà fe toute morale,un homme
passionnant!



Hécate 26/08/2011 21:44



Un personnage que 'aurais aimé approcher de plus près ...Nous n'étions pas du même siècle !!! J'ai une affinité avec ce 19 ème siècle du reste ...Je suis une grande Romantique . Ce
n'est plus de mode ,je m'en balance ...J'assume !  


                                


                                                                                   
L'idéal est au-delà de toute morale .


                                                                                                                                       



 



L'autre 11/08/2011 20:56



Lautréamont ou l'épopée du mal...



gogol d'auvergne 14/07/2011 18:47



bon anniversaire Monsieur Klimt !



Hécate 14/07/2011 20:31



Heureusement que vous êtes là !!!


                                           
J'avais point pensé  à ça  :)


                                                                      
votre madame klimt



marco 24/06/2011 00:06



Lautréamont un grand personnage à l'imagination démesurée.


J'adore



Hécate 24/06/2011 00:23



Bienvenu  à toi Marco sur Les Chants De Maldoror  !


                                                            
Hécate


                                  



immobile 15/06/2011 19:55



et bien ....


pour ma part, je viens de commencer les chants de maldoror ....


je pense que je n'aurai pu lire cet ouvrage avant ....avant cet engouement ( toléré, accepté ...) pour la monstruosité ....


j'ai trouvé votre article qui m'a éclairé bien plus que la préface de l'ouvrage acquis il y a quelques années ...


merci bien ...



Hécate 17/06/2011 22:28



C'est certainement un livre qui se lit quand le moment est venu ...


Le poète belge Iwan Gilkin a découvert "Les chants de Maldoror " à travers la revue de Max Valler "La leune Belgique . Lautréamont était alors comlétement inconnu . Gilkin a emporté ce petit
bouquin et l'a lu toute la nuit .


Merci de vos mots qui sont pour moi une réelle et profonde joie .C'est par cet article que j'ai voulu entrer dans l'espace du Net . Un choix qui s'explique par le choc que j'ai eu ,comme je
l'explique et qui a fait que écrire ce texte  paru antérieurement dans une modeste revue .


J'avais une douzaine d'années quand un poème d'Iwan Gilkin m'a fascinée  ! J'ai mis des années à les rechercher et à en savoir un peu plus sur l'auteur .Mais qui connaît encore ses
poèmes ?...Parfois je m'interroge ...


                                         
Bien à vous


                                                                    
Hécate



machefort 02/03/2011 00:00



La tête sumatrale du bébé allemand



Hécate 03/03/2011 12:32



Toujours aussi Dada ....:)


                                                   
Hécate



MIMESIS 16/11/2010 19:46



Première réelle visite chez vous pour vous dire que je me retire.


Je n'en dirai plus, si ce n'est que ce monde m'est devenu insupportable, je ne crois plus en l'existence d'une quelconque bonté.


Je me retire, en vous remerciant pour nos échanges, vous dire que je serai toujours présente sur le blog de mon conjoint Catharsis que je sais que vous lisez.


A une prochaine fois, alors, peut-être, ici ou là, si la vie me redonne de quoi croire encore un peu en elle, en la bienveillance de notre espèce.


Ce dont je doute.


 


Bien à vous, sincèrement.



Hécate 17/11/2010 10:46



Je vous regrette déjà Mimesis ...Depuis que je suis venue sur la toile ( une répparition dans l'ombre en quelque sorte après bien des déboires que je vais pas relater ici ) il m' a été donné
de rencontrer quelques êtres d'une haute sensibilité ,qui ,hélas se sont aussi retirés de la toile ...


Votre désenchantement quant à la bienveillance de notre monde  est assez semblable au mien ; toutefois si je suis présente ici c'est entre autres pour ces fulgurances qui se produisent
parfois dans des échanges ,bien au-delà du simple plaisir des mots ...


Vous allez en douter ,peut-être ,mais depuis cet amorce de commentaires chez vous ,comme chez Catharsis ,je retrouvais une qualité d'âme trop rarissime ,mais ...voilà ...Je pensais beaucoup à
vos textes et photos ,ce qui en émanaient ...


Je tiens à vous dire que vous serez toujours la bienvenue ,si vous veniez a désirer me donner de vos nouvelles . J'ai aussi un contact mail ,via mon blog .


Je suis très sincère ...Croyez à mes pensées très amicales ,les mots sont bien dérisoires ,mais j'y mets toute la chaleur  que je vous laisse imaginer .


Donc ,à travers Catharsis ,je vous saurais point tout à fait perdue ...Merci à vous . 


                                                                                                 
Bien vôtre


                                                                                                                 
Hécate



Nat 08/09/2010 22:19



" Moi, je fais servir mon génie à peindre les délices de la cruauté."


c'est la victoire de l'imaginaire sur le monde réel.


sombre et torturé il s'attaque à lui même, à l'humanité, à Dieu dans un cri de douleur qui l'entraine jusqu'a la folie furieuse



Hécate 09/09/2010 19:16



" Souvent, je me suis demandé  quelle chose était le plus facile à reconnaître : la profondeur de l'océan ou la profondeur du coeur humain ! "


Il avait une assimilation de la culture de son temps une prodigieuse capacité !...Nombeuses sont les variations qu'il emprunte en leur donnant une pratique audacieuse .


Précoce ,solitaire ,une figure qui se démarque  et rassemble toute la pensée des Romantiques ...


Une rencontre ,un choc total pour moi ...:)


                                                                              
Hécate 



if6 01/09/2010 13:36



Bonjour,


Me voici parcourant ce territoire si dense de votre blog. Je choisis cette belle et fort interessante ouverture sur Lautréamont. Lu au sortir de l'adolescence et pas vraiment repris après.
J'ignorais tout de cette vie à Montevideo, et Vous en parlez très bien en tous cas,  car L'exercice était délicat. Merci pour cet éclairage. 


 


 


 


 



Hécate 01/09/2010 13:58



C'est moi qui vous remercie d'avoir pris la peine de plonger au fond de mon blog que j'avais choisi d'ouvrir avec Lautréamont .Vous savez donc maintenant comment j'ai découvert Les
Chants de Maldoror et combien ma fascination pour  l'oeuvre et l'auteur  est grande .Si je suis parvenue à partager ce coup de coeur ,j'en suis heureuse .


Je publie ici à un rythme relativement lent afin de pouvoir échanger quelques mots avec qui le souhaite ,c'est toujours avec plaisir que je réponds et je sais accepter les
opinions  qui peuvent s'opposer aux miennes  en toute cordialité  :).


Toujours délicat de s'exprimer sur ce que l'on aime...


 Bonne journée ,et peut-être à une prochaine fois ici .


                                                                                                    
Hécate


 



saltosam 29/11/2009 19:25


merci pour cet article, L'autréamont est à mon gout encort trop inconnu, pourtant son livre unique est magnifique quand on sait lire entre les lignes. regrètable que son art n'est pas continuer...
il est parti trop tôt.


Hécate 30/11/2009 00:16



Lautréamont est surtout peu compris ,hélas ...
Je suis vraiment heureuse que cet article vous fasse mieux découvrir ce qu'il était.
                                                                       
Merci pour lui ,Saltosam.
                                                                                                                  
Hécate vous dit bonsoir.



David Lantano 20/11/2009 14:38


"Lautréamont, les Chants de Maldoror, tu n'aimes pas, moi j'adore" J'avoue une faiblesse pour la partie "haine de soi" de l'ouvrage...


Hécate 20/11/2009 23:51



La haine ici empreinte les abjections humaines ,l'isolement frénétique et opiniâtre  la .Lampe du Temple de l'Oscur dont se sert Isidore Ducasse harcèle et interpelle les sensiblités
hors norme.
 
David Lantano ,j'ai pris un plaisir très vif à vous découvrir venant ici. J'estime ce que vous écrivez.
                                                                    
Votre Hécate



Hecate 06/07/2009 10:04

Plaiethore,vos impressions ne peuvent vous tromper,avec les êtres où l'osmose se fait par un de ces prodiges étranges que je puis davantage expliquer ici,ces phénomènes se manifestent avec des diversités ,certes,mais assez semblables...Ces signes témoignent de "qualités" particulières qui ne me sont pas étrangères.Puissent ces intuitives émotions vous apporter la confirmation de nos quelques échanges très sincères qui furent et seront encore,je le souhaite de tout coeur.
Bien avec vous. Votre Hécate (qui vous remercie d'être venu m'apporter ce présent bien précieux.)

Plaiethore 06/07/2009 01:38

1h21 bien sûr et non 13h21.
Quand j'écrivais combien j'étais troublé.
Douce nuit Chère Hécate.

Plaiethore 06/07/2009 01:32

A 13h21 précises, j'ai senti votre présence qui m'entourait...
Je viens vous faire part de cette sensation très palpable et très troublante... J'ai mis exactement 9 minutes à le faire... J'ai commencé à écrire ces mots à l'instant même où vous veniez de vous envoler... dans la nuit...

Hecate 30/06/2009 18:50

J'accepte bien volontiers de vous croire...Encore une fois,je joue la seul carte du jeu que je puisse jeter sur un tapis :la carte COEUR !
Et je sais combien l'enjeu est d'envergure!
Le temps est avide,et il va très vite.Alors perdre,gagner?
Quelle importance,si un peu de véritable sincèrité peut orner la joie d'être encore en vie avec tant de cadavres à l'intérieur de soi!
votre Hécate de plumes et de fleurs!...

Plaiethore 30/06/2009 18:28

J'ai entendu. Je suis alors venu, j'ai lu et me voici vaincu :)
Avec vous, plus que vous ne pourriez l'imaginer.

Hecate 30/06/2009 09:24

Par les vertus inversées de mes pouvoirs,je sonde le Ciel et l'Enfer,d'un geste d'ongles et de bec,suppute les crimes et ne juge point.Le jugement est de ce mode,l'autre s'accomplit dans l'âme de chacun face à son reflet dans le cadre d'or de sa nudité intégrale.
La glace peut se briser ,voler en éclats,autant de pétales,comme des roses mortes pourprées de sang , de coagulations irrémédiables.
Mais le coeur palpite encore...La vague roulée de chair absinthe ,de fureurs dénaturées s'abat sur de froids rocs très rudes abritant un cimetière de Songes et va s'empaler sur des esquilles d'os,s'échouer sur des récifs de coraux, ô corps perdu...
Plaiethore,je vous ai lu ,hier soir très tard,alors qu'après un découragement ,je reprenais tant bien que mal ,les yeux brûlants un texte envolé ,tombé dans l'océanique maladresse de ma légende et ne savais pas que vous étiez à me livrer vos bouquets d'orties tandis que je peinais à ma tàche sur le pont d'un navire.
Oui,j'ai eu raison de m'acharner à vouloir ouvrir ma Page d'entrée avec Lautréamont car vous voilà, vous que je pressentais avertie par je ne sais quel instinct,celui qui a instillé les fruits amers des expériences, empoisonné les artères,étranglé l'amour en lui donnant la haine farouche qui ranime les cadavres...Je devine de vous tant que je n'ose même le formuler,vous réservant le privilège de venir à vos heures oportunes,avec ces orties que je reçois comme on reçoit une fleur d'asphodèle...Vous comprendrez ce que je veux dire là.Et je vous ai porté avec moi dans ma Nuit, dans mes précieuse cassettes où sont les fortes essence émotionnelles sans tièdeur, et je suis ce matin encore dans l'aurore de vous avoir rencontré,souhaitant ne pas perdre de vous tout ce j'ai estimé d'emblée...
Mes mains sont ouvertes à tous les bouquets de vos fleurs meurtries,il n'est pas de forte tendresse qui ne soit forgée aux feux horribles des rages forcenées.
Merci de ce fleuron déposé dans les méandreux fleuves d'Isidore :" Je mis courageusement ma main dans la tienne...désormais un souffle de ton intelligence était passée dans moi."(Lautréamont)
Maintenant ,dites-moi en quel endroit je puis parcourir vos lignes sur lui.
Avec vous,plus que je puis l'exprimer
votre Hécate

Plaiethore 29/06/2009 23:38

"C'est un homme ou une pierre ou un arbre qui va commencer le quatrième chant. Quand le pied glisse sur une grenouille, l'on sent une sensation de dégoût ; mais quand on effleure, à peine, le corps humain, avec la main, la peau des doigts se fend, comme les écailles d'un bloc de mica qu'on brise à coups de marteau ; et, de même que le coeur d'un requin, mort depuis une heure, palpite encore, sur le pont, avec une vitalité tenace, ainsi nos entrailles se remuent de fond en comble, longtemps après l'attouchement. Tant l'homme inspire de l'horreur à son propre semblable"...

Hécate, si vous approchez plus près que le proche mon coeur, vous entendrez ma voix vous parler.

Je vous dirai dans quelles circonstances j'ai rencontré le Comte de Lautréamont ; je vous dirai la mort qui m'a caressé si longuement les artères que j'ai voulu croire dur comme une pierre que la mort m'avait réellement pris.

J'ai bien dû alors renaître après cette foi trompée, cette décision de lâcher mon monde sans laisser traîner aucun regret ni remord.
J'ai bien dû alors être le plus mauvais des êtres, le plus archaïque des destructeurs, le plus acharné saccageur de bons sentiments, le plus massacreur des âmes qui m'aimaient et m'aiment encore.
J'ai bien dû me perdre sur les chemins les plus tordus, accompagné de pauvres erres nés pour vivre enterrés.
J'ai bien dû trouver les mots les plus sales pour maculer tout ce qui était beau, agir des manières les plus infectes afin d'écraser ce qui était droit et juste, fouiller les cendres de mes feux pour comptabiliser le nombre de déchets que je laissais derrière moi, tuer tout ce qui pouvait palpiter de beau dans mon antan, extirper avec barbarie le suc de toutes mes fleurs d'enfance, piétiner la dignité, lapider le respect, écorcher l'honneur, faire flamber la paix pour n'avoir qu'une terre de guerre ensanglantée où faire ramper ma sale carcasse, pénétrer les brèches les plus obscures, enrouler ma langue à celles des démons, goûter les fruits les plus pourris et les chairs les plus avariées.

Comment aurais-je pu revivre sans saisir vraiment la signification, l'essence même de la mort ?

Isidore a chanté pour moi parmi ces moments où tout devait être perdu, pour à la fin trouver ce qui ne m'avait jamais quitté.

Je ne sais pas pourquoi Hécate je me livre ainsi à vous... ou peut-être le sais-je dans un petit espace enfoui au fond de moi...
Vos mots ont fait ressurgir de bien belles et douloureuses heures qui sont miennes... sûrement...

Je vous avez écrit mon attente de ma lune personnelle et c'est la mort aux lèvres, sans faillir, sans tressaillir que je m'en vais la contempler depuis ma terre qui n'a de cesse de s'ouvrir... pour mon plus grand bonheur, celui de contempler la calamité que j'espère toujours être face à ce que je ne peux estimer, celui d'admirer la douceur que je sais dispenser avec toujours parcimonie... car la beauté est rare... et je connais la laideur à laquelle je peux la comparer. Mon bonheur toise la douleur et joue avec et d'elle.

Je vous offre mes orties Chère Hécate ; je les dépose à vos mains.
Il y en a tant, que oui, vous pourrez en faire dix bouquets.

Hecate 15/05/2009 22:07

C'est fort possible, mais je l'ai découvert sans la connaître.
Bonsoir et reviens quand tu veux.

Fethi 14/05/2009 20:35

Sa réputation sulfureuse doit beaucoup à son génie!Bonne soirée

Hecate 11/05/2009 13:07

Merci à toi.
J'espère que tu reviendras approfondir ta découverte.

Fethi 11/05/2009 12:54

Je découvre ton site;il est superbe; et Sade a été ma récente lecture!Bonne journée

Hecate 04/05/2009 12:37

...je reprends ,car ,une maladresse,m'a interrompue.J'ai aimé ces fleurs de tes dessins,elles ont éveillé une part de rêverie liée à un épisode de vie.
Si tu as un blog,c'est certainement pour une ouverture d'affinités, de communicatios avec ce que tu exprimes, l'offrir à un regard nouveau, éventuellement...Je pense revenir de temps en temps vers ton univers.
Je suis sensible à ta sincèrité.

Hecate 04/05/2009 12:24

Je comprends Philippe,car moi-même je peine à lire sur un écran,des yeux assez fatigués,et je te remercie de ton passage.Ce blog est né pour soutenir la littérature,la poésie,et,actuellement c'est un moyen de partage,de rencontre avec les autres,ce qu'ils font et disent de pertinent.

philippe Charpentier 04/05/2009 12:18

merci de ton passage et des citations que les dessins t'ont évoqué , j'ai lu Lautréamont il y a longtemps et je reste toujours incapable de lire sur un écran , j'aime la lecture papier et je perds pas mal de choses car il y a beaucoup de gens qui écrivent bien, sur internet ,dont toi, mais je trouve que ce média n'est pas adapté à la lecture et fatigue très vite. Néanmoins il est rassurant de penser qu'il n'y a pas que des blogs de cuisine, de point de croix et de pseudoartistes.

Marc de Metz 28/04/2009 18:17

Bonjour Hecate, merci de m’avoir laissé un commentaire sur mon blog. Il m’a donné en effet l’opportunité de découvrir ton blog et je suis impressionné par le sérieux de tes articles et par la qualité de ton écriture. J’ai déroulé tes articles qui mériteraient que j’ai le temps de m’y attarder mais je dois avouer ne pas avoir ce temps là car ce sont quasiment des livres que tu écris et je le redis très volontiers avec une très belle écriture. Je suis certain pour avoir vu le nombre de commentaires que reçoivent tes articles que tu touches un très sympathique public passionné comme toi de littérature. C’est ce qui importe ici dans nos blogs, de partager des passions avec d’autres et tu es en train d’y réussir brillamment. Merci de ton chaleureux commentaire, bonne soirée à toi, @micalement, Marc de Metz.

Hecate 20/04/2009 21:31

Niko, comme vous le devinez puisque vous avez lu ce que j'ai ressenti avec Lautréamont,la Poésie ...est....Sans autre définition que ce mot poésie qui contient l'essentiel,à l'état sauvage,intégrée à l'Univers et au nôtre si on s'ouvre sans restriction ni retenue à ce qu'elle suscite en nous-même .Merci d'avoir écrit cela,et d'être là.( Hécate)

niko 20/04/2009 20:28

Il faudrait inventer le poétiquement incorrecte… mais n’est-ce pas là le propre de la poésie, d’être incorrecte.

?

Hécate 15/04/2009 21:53

Je suis contente que Lautréamont soit toujours présent dans votre mémoire, il est plus que jamais non seulement dans le levain de toute poésie, mais serait digne de figurer dans l'ouvrage de Michel Surya "Humanimalités" si l'auteur n'avait ciblé son essai sur un nombre précis d'écrivains peut-être moins référencés qu'Isidore Ducasse.
Beaudelaire bien sûr m'est cher,il ne serait pas sur mon blog si cela n'était pour moi le poète qui a été la révélation de mon enfance.Une ligne lue,dans un livre de classe m'avait plongée dans une songerie profonde que je ne peux expliquer.Moins encore la fascination du nom même de cet auteur qui m'interrogeait.
Merci de cette venue sur le Fil d'Archal.
Hécate

Eric LOW 15/04/2009 19:51

"il est des parfums doux comme des chairs d'enfants"... je crois que c'est d'isidore ? je l'ai lu il y a 1 trentaine d'années (comme Krapo qui me suit d'1 an dans le temps)
Lautréamont : à l'époque j'avais apprécié le vocabulaire précis pour provoquer les images fantastiques... dans la lignée de Baudelaire dont je ne me sépare jamais

Hécate 15/04/2009 18:01

Niko ,vous me citez Blanchot que j'ai peu lu, mais qui est inoubliable:"Qui désespère ne peut espérer mourir ni volontairement ni naturellement: il lui manque le temps,il lui manque le présent où il lui faudrait prendre appui pour mourir."
Vous dites viser la tête...qu'y a-til dans la vôtre qui vous paise?...Quel est ce tourment qui hante votre vie ?Si mes questions ne vous dérangent pas, j'attends que vous m'en parliez...
Bien à vous. Hécate

krapo-i2 14/04/2009 19:23

Lautréamont, toujours pas encore… Blanchot, oui, troublant… expérience limite en lisant "L’arrêt de mort".

En ce moment j’ai peu de temps, trop peu de temps, pour lire, penser, rêver, dire…

"Il va à présent détruire tout ce qui n’est pas nécessaire à son existence. Lettres, livres, vêtements…"

Période similaire, je devais avoir 20 ans… besoin de faire le vide… je me suis séparé de tout ce que j’avais, disque, livre, meuble… à l’exception de mon lit, et j’ai vécu un an sans rien. Aujourd’hui, 28 ans plus tard, je suis à nouveau encombré de milliers de choses, surtout des livres, oui, principalement des livres… et que dire de ma tête… Cette tentation me gagne parfois, faire le vide, refaire une nouvelle fois le vide… mais cette fois, c’est ma tête que je vise.

Votre Niko

Hécate 12/04/2009 23:47

Oui Terpsy, c'est ainsi...Et cela n'a pas changé, il y a des fidélités ensorcelées...des charmes indicibles, des connivences évidentes .Merci d'avouer ici votre attachement à Isidore Ducasse.
Amicalement .Hécate

Terpsy 12/04/2009 19:08

Bonjour Hecate...

Tiens , vous c'est rouge....:-)

Ah , vous aussi vous aimez Lautréamont , ce mal aimé mal compris , dérangeant , trop dérangeant pour tous ceux qui n'aiment pas être dérangés dans leurs certitudes....
Bien à vous Hécate , merci de votre passage sur mon blog .....
Coucou aussi à Pérégrinus....

Hécate 10/03/2009 14:12

Merci Edwood de me signaler ce livre que je ne connais pas, c'est toujours bien d'étendre l'approche d'un auteur et d'une oeuvre. Comme je l'ai dit dans mon texte je ne suis tombée dans Les Chants De Maldoror que par l'émotion d'un moment .Celle-ci n'est pas le plus mauvais guide, et si j'ai pu vous toucher un peu ,j' en suis heureuse.A une prochaine fois qui sait?
Amitié d'Hécate.

edwood 09/03/2009 03:40

Bonjour Hécate,
J'ai découvert la personnalité de ce mystérieux Isidore Ducasse grâce au livre d'Hervé Le Corre, L'homme aux lèvres de saphir. D'ailleurs, je pense que cette oeuvre pourrait vous intéresser. C'est une plongée ténébreuse dans le Paris de la deuxième moitié du XIXème siècle.

En tous les cas, votre billet est vraiment passionnant. Il donne très envie de plonger dans les chants de Maldoror. Cependant, je suis dans le même cas qu'Yv. Je crains de passer à côté.

Hécate 08/03/2009 19:43

chère LuCie nous voici éclairées par la même lampe, celle des Chants De Maldoror, donc de la même famille, puisque fascinées par ce très mystérieux Isidore Ducasse dont le souvenir ne s'efface guère, de là où il est il nous vampirise plus que jamais!
Mille mercis pour cet échange sur le fil d'archal.Aurevoir.
Hécate

LuCie 08/03/2009 19:02

J'ai étudié Lautréamont et plus particulièrement Les chants de Maldoror que j'ai adoré. Un mélange de réel et d'irréel qui peut laisser le lecteur perplexe. Un livre à l'image de sa vie que vous avez bien racontée, tant on peut raconter sa vie qui comme sa mort demeure bien mal connue il est vrai. Merci pour ces souvenirs.
LuCie

Hécate 05/03/2009 16:23

Cher PEREGRINUS charmée de cette courtoise visite, il est toujours agréable de partager qelques préoccupations de cet ordre...
Votre Hécate

peregrinus 05/03/2009 14:45

Un petit tour chez vous suite à votre invitation.
Je ne le regrette pas...
Il se peut donc que nous ayons quelques préoccupations communes.
Bien à vous.

Hécate 03/03/2009 22:24

Lautréamont est un univers très dense, presque hermétique ,je pense qu'il ne faut pas se forcer, certaines lectures ne sont abordables qu'à des moments qui nous correspondent, c'est en cela qu'il est bien d'avoir l'ouvrage à portée de la main. Un jour arrive où l'ouvrant au hasard les yeux tombent sur une ligne qui accroche la pensée, suscite une image qui parle à l'imaginaire...Et c'est déja immense.
Bien amicalement et merci de ta visite. Tu n'es pas obligé d'avoir la même approche que la mienne sur une oeuvre, c'est la richesse du dialogue sincère qui est importante.
Au plaisir d'un autre échange Yv.
Hécate

Yv 03/03/2009 19:53

J'avoue une certaine diificulté de ma part pour entrer dans le monde d'Isidore Ducasse. J'ai Les chants de Maldoror depuis très longtemps dans ma bibliothèque. Je les ai entamés, mais jamais finis. Peut-être un jour... ?

gertrude 28/02/2009 13:06

"Alors la lampe au bec d'argent reparait à la surface, et poursuit sa marche, à travers des arabesques élégantes et capricieuses."

Chant deuxième

Et que la lumière...
Bien à vous et à bientôt.

Hécate 08/09/2009 23:59


Cette lampe reparaît en habillage d'une carte de tarot dans la Pléiade...Lautréamont en habit de soirée!!!...
                                 
Hécate


gertrude 26/02/2009 16:16

Lautréamont, Baudelaire, nous naviguons sur les mêmes brisées littéraires...


Bien à vous.

Hécate 27/02/2009 09:55


Bonjour Gertrude
Je vous remercie de cette visite, c'est une jouissance que d'être sur la même mouvance émotionnelle littéraire et la trace laissée sur le fil d'archal s'inscrit dans l'idéal auquel aspire
celle qui ne vibre que dans la marginalité des passions partagées.
Peut-être  dans l'espérance de vous entraîner dans le sillage de mes lectures, bien à vous.
(Une brêve incursion dans l'immensité de votre blog ce matin dont vous aurez quelque réponse "posthume"...)
                                       
Hécate


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