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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 08:33

milosz5.jpgMilosz l'Enchanteur
Poète Européen
{ 2 ]

            Milosz l'enchanteur, le poète le mystique n'a rien d'un saint. Il a des colères, des rages, des dédains et ce don de l'insondable, cette intelligence qui combat avec l'amour ; sa nostalgie s'illumine et sa poésie enchante. Il dialogue avec ses souvenirs et sa solitude.

 







 

            (Symphonie de septembre)
                               II
Solitude, ma mère, redites-moi ma vie ! Voici

Le mur, sans crucifix et la table et le livre

Fermé. Si l'impossible attendu si longtemps

Frappait à la fenêtre, comme le rouge-gorge au cœur gelé

Qui donc se lèverait ici pour lui ouvrir ? Appel

Du chasseur attardé dans les marais livides,

Le dernier cri de la jeunesse faiblit et meurt : la chute d'une seule feuille

Remplit d'effroi le cœur muet de la forêt

Qu'es-tu donc triste cœur ? Une chambre assoupie

Où, les coudes sur le livre fermé, le fils prodigue

Ecoute sonner la vieille mouche bleue de l'enfance ?

Ou un miroir qui se souvient ? ou un tombeau que le voleur à réveillé ?

 

Lointains heureux portés par le soupir du soir, nuages d'or,

Beaux navires chargés de manne par les anges ! est-ce vrai

Que tous, vous tous avez cessé de m'aimer, que jamais

Jamais je ne vous verrai plus à travers le cristal

De l'enfance ?….

 

            Milosz - la - nostalgie (ainsi l'appelait Oscar Wilde) s'est levé pour les oiseaux. Il parle désormais leur langage mystérieux, et dans une allée forestière certains ont pu le voir, debout, immobile dans le froid, le bras tendu, tel un arbre, couvert et auréolé d'oiseaux. Salomon fut instruit dit-on dans la langue des oiseaux, les héros, les saints la comprennent.

La poésie est la langue des oiseaux, celle que Milosz a désiré pratiquer.

Très intuitif, il compose avec une grande spontanéité et toujours au crayon. Il met au net ensuite, à l'aide d'une plume d'oie.

 
mangeoire-de-fontainebleau.jpg        

            C'est à Fontainebleau, qu'à partir de 1926 Milosz fera alliance définitivement avec le peuple ailé. Au cours de sa vie, il a hébergé et sauvé d'innombrables bêtes. Il conte de merveilleuses histoires sur les pigeons, les pinsons, les corneilles. A Paris, il a en permanence sur sa fenêtre une provision de graines. A ses oiseaux, Milosz donne des noms héroïques : Agammemnon, Ulysse, Achille, Pénélope. La volière c'est Itaque, un arbuste le bois sacré et un corbeau violet lui paraît être coiffé comme un Atlante !

Quand il quitte son travail à la légation, chaque fin de journée, ses chers oiseaux accourent par centaines. Il apporte régulièrement une valise avec douze livres de grain et quatre sacs de friandises.

            En 1934 il fait installer à ses frais un "Nourrissoir officiel" et se surnomme avec humour "Monsieur de la Mangeoire

 


            C'est aux alentours de ce petit réfectoire qu'il se retire, trois ans plus tard.

Il vit désormais dans une mansarde et sa situation matérielle est très précaire. A son doigt, une bague chevalière souligne ses origines aristocratiques, ce passé jamais oublié, cette enfance en larmes.

            Son neveu Czeslav qui lui rend visite à l'hôtel de "l'Aigle noir" raconte :

 

            "La pièce était pleine de ramage et d'ailes chatoyantes. Je vis une multitude de cages contenant des oiseaux exotiques. Il avait d'épais sourcils en arc, un front haut couvert de cheveux grisonnants et en désordre… impérieux il imposait et témoignait à autrui du respect. Ses paupières, semblables à celles d'un oiseau de proie fatigué, découvraient une lave noire, ou plutôt des charbons ardents… il semblait sortir de la Bible. Comme dans un de ses poèmes il est usé par la pitié, la colère et la solitude."

 

            Il aime la France, sa patrie d'adoption, dans ses détails, dans son passé, dans le tissu de sa vie quotidienne.

            Alors qu'il marche avec son neveu en bordure du parc, ils croisent des hommes en combinaison bleue qui réparent des conduites de gaz et lui dit :

 

            " – Attention ! Chaque fois que tu porteras un jugement sur la France, rappelle-toi que dans chaque ouvrier français comme ceux-ci se trouvent deux mille ans de civilisation."

 

            Il demande sa naturalisation française en 1930.

 

            Le 1° mars 1931, Milosz est fait chevalier de la Légion d'honneur. Il décide d'être relevé de ses fonctions à la légation de Lithuanie, mais jusqu'à sa mort, il continuera à œuvrer pour sa patrie d'origine toujours présente dans son cœur.

 

J'étais seul et, je me souviens,

C'était la saison où le vent de nos pays

Souffle une odeur de loup, d'herbe de marécage et de lin pourrissant

Et chante de vieux airs de voleuse d'enfants dans les ruines de la nuit.

 

 

La berline arrêtée dans la nuit

 

En attendant les clefs

-          Il les cherchent sans doute

Parmi les vêtements

de Thècle morte il y a trente ans –

Ecoutez, Madame, écoutez le vieux, le sourd murmure

Nocturne de l'allée…

Si petite et si faible, deux fois enveloppée dans mon manteau

Je te porterai à travers les ronces et l'ortie des ruines jusqu'à la haute et noire porte

Du château.

C'est ainsi que l'aïeul, jadis, revint

De Vercelli avec la morte.

Quelle maison muette et méfiante et noire

Pour mon enfant !

Vous le savez déjà, Madame, c'est une triste histoire.

Ils dorment dispersés dans les pays lointains.

Depuis cent ans

Leur place les attend

Au cœur de la colline.

Avec moi leur race s'éteint.

Ô Dame de ces ruines !

Nous allons voir la belle chambre de l'enfance : là,

La profondeur surnaturelle du silence

Est la voix des portraits obscurs.

Ramassé sur ma couche, la nuit,

J'entendais comme au creux d'une armure,

Dans le bruit du dégel derrière le mur,

Battre leur cœur.

Pour mon enfant peureux quelle patrie sauvage !

La lanterne s'éteint, la lune s'est voilée,

L'effraie appelle ses filles dans le bocage.

En attendant les clefs

Dormez un peu, Madame. – Dors, mon pauvre enfant, dors

Tout pâle, la tête sur mon épaule.

Tu verras comme l'anxieuse forêt

Est belle dans les insomnies de juin, parée

De fleurs, ô mon enfant, comme la fille préférée

De la reine folle.

Enveloppez-vous dans mon manteau de voyage :

La grande neige d'automne fond sur votre visage

Et vous avez sommeil.

Dans le rayon de la lanterne elle tourne, tourne avec le vent

Comme dans mes songes d'enfant

-          La vieille, - vous savez, - la vieille.

Non, Madame, je n'entends rien.

Il est fort agé,

Sa tête est dérangée.

Je gage qu'il est allé boire.

Pour mon enfant craintive une maison si noire !

Tout au fond, tout au fond du pays lithuanien.

Non, Madame, je n'entends rien.

Maison noire, noire.

Serrures rouillées,

Sarment mort,

Portes verrouillées,

Volets clos,

Feuilles sur feuilles depuis cent ans dans les allées.

Tous les serviteurs sont morts.

Moi, j'ai perdu la mémoire.

Pour l'enfant confiant une maison si noire !

Je ne me souviens plus que de l'orangerie

Du trisaïeul et du théâtre :

Les petits du hibou y mangeaient dans ma main.

La lune regardait à travers le jasmin.

C'était jadis.

J'entends un pas au fond de l'allée,

Ombre. Voici Witold avec les clefs.

        

 

            A 62 ans le 2 mars 1939, Milosz est trouvé mort au pied d'une cage ouverte. Le canari s'est envolé.

Milosz n'est plus qu'une âme, partie sans doute vers sa pensive contrée, la Lithuanie de son enfance. Peut-être revoit-il alors comme dans un rêve, le domaine, ses ancêtres, sa nourrice, une berline arrêtée dans la nuit comme dans le poème.

 

"Il faut bien qu'on se sauve de soi

De telle ou d'autre sorte…"

 

            Le 7 mars, Milosz est inhumé au cimetière de Fontainebleau.

 

            René Bruyez, un vieil ami prononça un discours d'adieu sur sa tombe.

 

         -    "… Il y a quatre ou cinq ans, comme je lui demandais, au cours d'une brève rencontre, et alors que je ne l'avais pas vu depuis fort longtemps, ce qu'il s'apprêtait à nous donner, soit sur le plan de la poésie pur, soit dans le domaine dramatique, il déconcertait ma curiosité affectueuse par ces mots inattendus :"

 

 

          -   Que veux-tu, désormais, que je publie ?

Je n'ai plus rien à dire…

           

Milosz laisse derrière lui une œuvre importante : traductions de contes et de fables de la vieille Lithuanie, philosophie, poèmes, pièces de théâtre et un remarquable roman "L'amoureuse initiation", presque une autobiographie. L'action est située au 18 ° siècle à Venise, mais on sait combien Milosz affectionne le passé quand il rêve. Il dit de son héros :

 

-          Sa très haute naissance lui était un sujet de poétique rêverie, bien plus qu'un fait réel dont il jugeait possible de tirer vanité.

 

            Et c'est là, rien moins qu'une confession.

 

            A une époque ou il était d’usage de se montrer réservé sur les problèmes sexuels et leurs conséquences métaphysiques, au contraire, les penseurs slaves avaient approfondi ces aspects que Milosz dut connaître. Dans ce roman « L’amoureuse initiation » Milosz accumule une somme de pensées où l’Eros est essentiel. Il introduit le monde minéral, le végétal, l’eau, la lune. Le héros du roman ne s’épargne pas. Confondant la femme et la Cité Venise renferme une population hypocrite, canaille – une véritable fange.

            L’ensorceleuse héroïne Clarice – Annalena apparaît sous le nom de Manto, la dévoreuse. Manto dans la Divine Comédie, figure au chant XX de L’Enfer. C’est la fille de Tirésias (le devin grecque, l’initié – androgyne).

            Milosz désigne celle qu’il aime de ce nom, par ce qu’elle a su comme une magicienne susciter en lui un amour fou. Pour lui, elle est l’amante dont la chevelure recèle « des serpents effarouchés » réminiscence d’images symbolistes de l’Art Nouveau.

 

            Donc à Venise, un gentilhomme caricatural éprouva un amour vaste comme la mer pour une cantatrice morte, enterrée à Vercelli.

            L’histoire romanesque racontée au premier degré, est l’introduction d’une banale intrigue d’amour. L’amant à la luxure déréglée se plait et se déteste à la fois de consentir à cet avilissement. Un inconnu est le témoin de sa confession.

            Qui est cette  Clarice – Annalena de Mérone de Sulmerre ? « Hé oui, mon amour était terrestre impur : blé sauvage et lépreux, ravagé par la nielle du dégoût et de l’insanité. Qu’importe ! le ver s’attaque aux plus pures choses. Quand l’adoration est là, brûlante et profonde, n’est-ce point peccadille que la pire aberration ! »
nue-baroque.jpg



«  Je chuchotais  Clarice, comme on murmure reine des Anges, Annalena comme on soupire priez pour nous.»

         


   
            Je crus à son visage les larges yeux en flamme de parfum de celle qui avait été mon âme…

           
            Viens, enlace-moi, Amour ! Toi dont les pieds sont plus bas que toute l’abjection et dont la tête rayonne au-dessus de toute clarté.


            Je laissais souvent errer mon regard sur ma songeuse nue comme sur un charmant paysage de soir de mai ; j’interrogeais le grand silence de ses yeux plus beaux que le sommeil des eaux de l’été ; je m’enivrais des parfums de sa chevelure ; j’étanchais ma soif à la source fraîche et caillouteuse de sa bouche ; je humais le vin doux-amer de sa jeune volupté comme le Scythe boit la sève à même la blessure du saule. Cependant les plus secrètes possessions ne parvenaient à satisfaire mon mystique désir… O Clarice, qui donc est-tu comme amante ? Ton destin m’est aussi étranger que ton sexe ; je ne sais rien de ton existence dans l’univers, je ne connais que peu de choses de ta vie dans le temps. D’où viens-tu ? Qui es-tu ? Où vas-tu ?

             Le ciel était pur, Venise dormait : une grande tendresse palpitait dans le vent : - Tu n’es pas aimé, tu n’as pas su t’aimer ! et voici que l’amour fond sur ta vieillesse, ardent comme un reproche, terrible comme une vengeance. Tu le connais maintenant ! Eh oui ! oui, je le connaissais ! un être nouveau criait d’amour au plus ténébreux de mon être… »

 

            Puis vient le moment de l’horrible réalité :

 

            «  A la clarté dansante d’une chandelle unique, j’aperçus Clarice – Annalena  Mérone, comtesse de Sulmerre, dévêtue à la mode d’Arcadie et se prélassant  sur la plus voluptueuse des couches : son frêre Alessandro lui servait de coite, Zegollary de traversin et mylord Edward Gordon Colham de colifichet mignon pour le désoeuvrement de ses charmants mignons petit doigts. La vie faillit m’abandonner… Aucune des nudités convulsées du groupe mythologique et aviné ne se teinta du sang des vengeances. Personne ne mourut cette nuit là… non pour dire le vrai. Personne. Car ma jeunesse et mon illusion étaient déjà mortes, ah ! par la fourche et la queue du diable !…

            Passé le premier saisissement…il s’en fallut de peu que je ne me jetasse dans l’amoureuse mêlée… »

           

            Dépassant sa pernicieuse douleur, guéri à jamais, il fit ses adieux aux tripots, aux mauvais lieux de Venise…

 

            « Que pouvons-nous pénétrer d’une créature qui nous sait demeurer entièrement fidèle dans le moment même qu’elle essuie le feu d’un corps de garde au complet ?... au jour fixé pour le départ, je me présentai pour la dernière fois chez la douce maîtresse de ma vie. »

 

            Nicolas Baudoin a dévoilé quelques aspects secrets de Milosz il rapporte qu’un soir, lors d’une arrivée d’élégantes, Milosz pâlit, la tête entre les mains il fondit en larmes. Il venait de reconnaître sa  « Mante » semblable à celle de son héros, le comte de Pinamonte de son roman « L’amoureuse initiation ».

            Il pleurait les premiers soirs de la sensualité, à la fois de dégoût et d’amoureuse pitié, comme Baudelaire sans doute sur sa « Vénus noire ».

 

            « Ce qui me touche peut-être le plus dans L’Amoureuse initiation,  c’est la présence même de Milosz » a écrit Edmond Jaloux. On retrouve aussi Milosz dans certaines scènes de son "Don Juan" qui ont été écrites dans la période où il se réconcilie avec son père, au moment où celui-ci va mourir.

 

            C'est Milosz qui s'exprime à travers "Don Juan" :

 

-          Donnez-moi votre main mon père; ô pauvre main,

Que le battement de mon cœur te dise adieu.

 

….

 

-          Pleurez un peu ; pleurons tous deux, comme un aveugle

Et son petit garçon, quand tous deux ils grelottent

Les nuits d'hiver, sous quelque fenêtre de riche

Oublions tout, mon père, oublions les couronnes,

Les orgueils et la mort, soyons pour un instant perdus

Dans la nuit immense et sans demain pour vous père,

Comme pour moi !

 

….

 

-          On aime toujours ceux à qui l'on doit la vie…

 

 

            Les conflits qui les ont ravagés, sont dissous enfin dans la tendresse. Et c'est là, Milosz tout entier. Armand Godoy l'appelait le poète de l'amour.

 

                    A l’Amour

 

C’est à travers mes pleurs que j’ai vu ton visage

Beau comme un son, trop beau pour survivre à l’instant,

Amour ! Il m’apparut pâle comme le vent

Qui chasse vers la mer les cygnes de passage.

 

Sois béni cependant de cette âme malade

Ô toi qui m’as quitté pour ne plus revenir !

Le monde n’est réel que dans le souvenir

De ceux qui t’ont connu, magicien nomade.

 

Et c’est surtout, surtout ton Regret qui m’est cher !

Car si tes yeux, Amour, sont beaux comme la mer

Ils ont aussi des eaux la sauvage amertume

 

Et quiconque interroge ou leur ciel ou leur brume

Tôt ou tard voit décroître à l’horizon d’hiver

La voile de l’espoir sur l’océan désert !

 

          Natalie-Barney.jpg

            Le rapport de Milosz avec la femme demeure mystérieux. On sait qu’il devint un habitué des vendredis de Nathalie Clifford Barney une jeune et belle américaine qui tenait salon dans « Le temple de l’Amitié » situé dans son jardin ; elle était une lesbienne notoire qui eut de nombreuses liaisons féminines. Confidente de la vie littéraire et diplomatique de Milosz, elle fut « l’Amazone » sous la plume de Remy de Gourmont.


Natalie-Barney-Temple-de-l-amiti-.jpg










            
          
             Milosz crut qu’il avait découvert sur le plan de l’esprit, l’épouse tant recherchée quand il fait la connaissance de Madame de Brimont arrière – petite – nièce de Lamartine et qui écrivait sous le nom de René de Prat. Elle appartenait au monde aristocratique, célèbre par sa beauté et sa féminité exceptionnelle.
madame-deBrimont.jpg

 

 

          


L'aquarelle du temple de l'amitié provient de www.ruevisconti.com.
















( Madame Renée de Brimont a été avec N. C. Barney une des amies les plus dévouées de O. V. de L. Milosz)






            Milosz avait 29 ans quand sa rencontre amoureuse avec une toute jeune fille petite-nièce du poète Heinrich Heine, à Venise sembla combler son cœur de ses souffrances et déceptions sentimentales. Il avait conté à Léon Vogt son histoire d’amour suspendue.


          

« Je ne vous ai jamais soufflé mot (et cela veut dire je n’en ai jamais soufflé mot à âme qui vive) d’une triste histoire qui a commencée il y a 4 ans à Venise et s’est terminée en Autriche, et grâce aux filtres malfaisants de ma Mère terminée « Abruptly » comme disent les Anglais, par le mariage de la Dame de mes pensées avec un gentilhomme moderne couronné de simili – or. »

 

 

 



            Milosz a commenté ainsi dans un poème, l’histoire de sa vie :

 

En moi l’obéissance envers moi-même

Etait plus forte que tout.

 

 Hécate.



Bibliographie:O-V-de-L-milosz-2.jpg

Le Poème des Décadences, 1899

Les Sept Solitudes, 1906

L'Amoureuse Initiation, roman1910

Les Éléments, 1911

Chefs d’œuvre lyriques du Nord, traductions, 1912

Miguel Mañara. Mystère en six tableaux. 1913

Mephiboseth, théâtre, 1914

Saul de Tarse, théâtre, 1914 (non publié)

Symphonies, Nihumim, 1915

Épître à Storge, 1917

Adramandoni, 1918

La Confession de Lemuel, 1922

Ars Magna, 1924

Les Arcanes, 1927

Les origines ibériques du peuple Juif, 1932

Les origines de la nation lituanienne, 1936

Psaume de l’Étoile du matin, 1936

La Clef de l’Apocalypse, 1938


Les Œuvres complètes d’Oscar Milosz sont publiées en 13 volumes aux éditions Silvaire/du Rocher, à Paris.
Tous les poèmes de Milosz sont réunis dans Poésies I et II.


Éditions récentes :

La Berline arrêtée dans la nuit, Anthologie poétique, Poésie/Gallimard, Paris, 1999

L’Amoureuse Initiation, collection de poche, Le serpent à plumes, 2004

Contes de Lituanie, transcrits par Milosz, illustrés par Marc Daniau, le Seuil, 2005


Ouvrages consultés:

Edmont Jaloux

Jean Rousselot, Poètes d'aujourd'hui chez Seghers

Alexandra Charbonnier:
O.V. Milosz Le poète Le métaphysicien Le Lituanien.
Milosz l'étoile au front.

Jean Bellemin-Noël.

 

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Published by Hécate - dans Essais
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commentaires

françoise mendousse-pineau 30/05/2014 14:32


J'ai très bien connu René Bruyez :j'avais 6 ans lorsque j'aijoué le rôle deMarie d'Anjou dans"jeanne d'Arc et la vie des autres".


Ensuite il est venu souvent chez nous et il fut pour moi un maître.Il m'a donné le goût des Lettres et de la beauté

Hécate 30/05/2014 18:55



Merci de vos mots déposés ici , je suis très touchée de ce que vous me dites. Bien sincèrement à vous .


                                                                                                                         
Hécate



Ventlent 29/02/2012 20:22


Au sujet de la poésie de Milosz, je signale qu’il existe maintenant une nouvelle et belle édition numérique d'une grande partie de ses poèmes sur le site http://www.ante-matiere.net ; le titre est « Le soir où j'ai connu le son de votre voix ». Le téléchargement et le prix sont libres.

Hécate 07/03/2012 09:03



Ventient ,


Je vous remercie de l'information.


Cordialement .


                Hécate



piro 23/10/2011 21:43



Merci pour tout ce que vous nous racontez de O.V. de L. Milosz. Je ne savais pas qu'il aimait tant les oiseaux. J'aime bien sa mort, très symbolique §



Hécate 24/10/2011 09:47



Bonjour Piro ,merci ...C'est toujours une joie que de partager l'admiration que j'ai pour Milosz .Oui ,il avait un don avec les oiseaux. Un être extraordinaire et sensible
.


                                                                                                      
Au plaisir de vous revoir  sur une page ou une autre ...:)


                                      
Hécate



Catharsis 23/11/2010 17:03



Chère Hécate, j'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur, mais malgré ton fabuleux travail de présentation (et certainement un faramineux travail de recherche), non, décidément je ne suis pas
attiré par la lecture de ce genre d'esprit.


 


Sans doute suis-je trop terre à terre ou, peut-être, ais-je été si blessé et meurtri par les aléas de ma propre existence que le rêve, l'évasion ou la nostalgie ne me sont plus des états
accessibles. Milozs, comme d'autres, n'a jamais quitté l'enfant qu'il a été. Tel que je perçois la chose à travers tes deux articles, il n'a eu de cesse de le faire vivre en lui et, face à son
miroir, de ne se voir qu'à travers lui.


 


A vivre ainsi avec un fantôme, quelqu'un qui fût, certes, mais qui ne fût que quelques temps, quelques années, à n'apprécier que les moments vécus alors (sûrement à juste titre), comment
aurait-il pu apprécier à sa juste valeur les êtres ou les circonstances de chaque moment présent qui s'ensuivit?


Cet état d'esprit fût également le mien pendant mes trente premières années, mais, contrairement à Milosz, il m'a tué, a tué l'enfant que je fus un jour. Aujourd'hui encore, je ne comprends pas
tout ce qui s'est passé à cette époque charnière de ma vie, mais depuis, aussi sûrement que la vie et la mort sont deux états bien distincts, celui que je fus n'existe plus en moi.


 


Comme Milosz et bien d'autres, parfois je me souviens, regardant passer les images, mais celui que je vois est pourtant un étranger, quelqu'un"un qui n'est pas moi, qui pourrait être n'importe
qui, même si je sais que je fus cependant celui-là.


 


Donc, hier ne m'évoque plus rien, qu'il soit le mien ou celui des êtres que je côtoies, comme s'il n'entrait plus en ligne de compte dans la valeur que j'attribue à chaque moment présent, aux
actes qui s'y déroulent ou aux êtres qui y sont présent.La nostalgie ne me parle plus, j'ai perdu quelque chose, c'est ainsi.


 


Bien à toi Hécate.



Hécate 28/11/2010 17:57



Aucune rigueur Catharsis , et j'apprécie la sincérité de ta réponse ...


J'ai égaré ma première réponse ,je sais que je ne peux retrouver les mots perdus ...Je crois que je te parlais de ce passé étranger à ce que l'on devient ,certains souvenirs se
perdent ou se refusent ,et c'est comme si ,il y avait plusieurs vies en une seule .


Milosz aimaient très profondément ses amis . Certaines heures de son enfance étaient pour lui un pays perdu ...


La nostalgie n'est pas toujours tournée vers la tristesse ; la mienne va régulièrement vers une de ces rares soirées d'été de mon enfance si emprisonnée ,où mes parents ,par quel
prodige ! avaient acceptée que je reste dehors la nuit déjà venue ,et il y avait le ciel ,la tiédeur de l'air ,le parfum enivrant d'un vieux tilleul en fleurs : j'ai senti un désir intense d'une
soif de vivre des choses ardentes ,c'était à la fois une douleur et la découverte d'un vertige de possibilité émotionnelle . L'ordre d'aller me coucher me déchira le coeur ce soir là
!...


Les parfums des fleurs  sur les murs bas quand je marche dans la rue me renvoient toujours à ce vertigineux sentiment  ...L'attente d'une ivresse indicible
!...


                                                                                                                               
Bien à toi aussi


                                                                                                                                                             
Hécate


                                                                                                                               


 



Pâques 08/02/2010 18:12


Je vais et je viens au gré de mes envies, ne suivant pas toujours l'ordre logique de votre blog. Aujourd'hui, j'ai découvert Milosz, c'est un personnage fascinant, sa vie autant que ses
écrits.  J'aime sa passion pour les oiseaux, passion que je partage :-)
A bientôt
Marcelle


Hécate 08/02/2010 20:14


Vous avez raison Marcelle d'aller sur mon blog au gré de vos envies ,et ,rien ne saurait me faire plus de plaisir que vous vous soyez penchée sur Milosz  qui a été de plus traduit
en lituanien à ma très grande  et heureuse surprise.
Cette passion pour les oiseaux je la partage ,et les familiers de mon fil d'archal commence à la connaître  :)
           A bientôt ,et bien amicalement .
                                                               
Hécate


Baptiste ER 01/11/2009 21:28


Bonjour,

Je vous saurais gré de bien vouloir ajouter à l'aquarelle figurant le temple de l'amitié une légende indiquant d'où elle provient : www.ruevisconti.com.

Je vous remercie,

Baptiste ER


Hécate 02/11/2009 18:08


Bonsoir, voilà qui est fait.Je vous remercie d'accorder qu'elle puisse être dans mon article .
                           Bien cordialement.
                                                  
votre Hécate


Hecate 19/05/2009 09:42

A espèrer Arlette que Milosz puisse avoir été la part féérique correspond un peu à la vôtre.La vie, qui fût la sienne est si immense que l'évoquer ici était bien périlleux.Merci de ce billet qui marque votre passage.

Arlette 18/05/2009 21:30

Un fil se tend entre deux univers , je fais mes premiers pas en retour . Nous voilà en présence d'êtres dont je ne connaissais pas l'existence .Un précieuse rencontre .
Bonsoir

Hecate 14/05/2009 11:04

Enée, j'attendrai ce retour " Humble ami de la nuit et confident du jour".(O.V.de L.Milosz)

Enee 13/05/2009 21:30

je reviendrai

Hecate 12/05/2009 08:11

"Une plume qui ne sert pas rouille comme une épée" a dit Milosz, la vôtre a su me témoigner la sensibilité de fond de Gertrude qui "...des mots -selon le moment-gais ou sanglotants
Sous des cieux qui se réjouissent ou qui pleuvent
Car nous aurons vécu et simulé, ah! tant et tant", qui ces mots- là ont leur portée, leur musique, comme un tableau sait nous parler et Gertrude,
en use aussi bien que d'un pinceau...ici . Pour Milosz ,merci à elle .

gertrude 11/05/2009 21:20

Je connais peu à part quelques bribes. Grâce à vous, Hécate, et à votre écriture toujours aussi passionnante, j'ai à présent envie d'aller voir de plus près.
Je retiens cette phrase:
"Les morts, les morts, sont au fond moins morts que moi ! "

Certaines choses font peur comme le père qui "berce" sa hache au fond de la cave...

Mais je trouve Milosz plus "romantique" que surréaliste.
Les surréalistes dont je retiens surtout beaucoup moins Breton que les autres, comme Soupault, Soupault incarnant la liberté, mon préféré:

"Il faut aller à sa rencontre
sur la route contre le vent
et surtout ne plus attendre
que s'évanouissent les fumées
les heures les nuits les années
toutes plus blanches que les ossements"

Hecate 11/05/2009 09:34

" Espèrer? Qui te défend d'espèrer?" a écrit Milosz .
Donc à espèrer qu'Enée revienne sur le Fil d'Archal...

Hecate 10/05/2009 12:27

"Milosz est le plus beau don que l'Europe ait fait à la France".( Paul Fort )
Merci Vincent,d'être là encore une fois le premier et de me rejoindre dans l'estime ressentie pour Milosz.
"O faiblesse de l'esprit! O vulgarité du coeur! Nous avons appris à nous passer de l'amour véritable ".( l'amoureuse initiation)
( quelques petits soucis informatiques lors de la publication de cette deuxième partie, merci de votre aimable indulgence.)

.

V.S. 10/05/2009 10:44

Que dire encore de Milosz, qui me touche essentiellement : 'L'amour habite le cœur des pierre, et c'est avec un pauvre galet tout pénétré de tendresse et ramassé sur un rivage solitaire que les dents du Mensonge et de l'Orgueil seront brisées au jour des jours'. L'Amoureuse initiation.

Merci d'avoir remis la lumière sur cet homme-là. Il est de ceux dont la destinée est de toujours exister en nous.

Enee 10/05/2009 10:37

Trés intéressant ... on se cultive vraiment en venant flâner ici

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