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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 10:12


En amoureux de la foule il ne conçoit la solitude que dans la rue, parmi la multitude. Flâneur, bohémien, non seulement dans le sens où on l’entend au 19° siècle, mais par ce regard acéré et sans pitié qu’il jette sur l’autre, reflet de ce lui-même qu’il fustige et condamne au travail sans relâche. Il connaît ce côté nonchalant de sa personnalité pareil au manouche errant, au chiffonnier, qu’il compare au poète.

 

          « … On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête,

                 Buttant, et se cognant aux murs comme un poète,

                 Et, sans prendre souci des mouchards, ses sujets,

                 Epanche tout son cœur en glorieux projets… »

                                      Le Vin des Chiffonniers (Les Fleurs du Mal)

 

«  Glorifier le vagabondage, écrit-il dans «Mon cœur mis à nu », est ce qu’on peut appeler le Bohémianisme, culte de la sensation multipliée, s’exprimant par la musique. »

 

         Bohémien des villes et non de la nature, car la ville est sa nourriture. Les vitrines permettent à son regard de voler au passage quelque objet utile seulement au luxe, à la volupté d’un instant, jouissance comparable à celle du crime. Son butin, c’est la rime. Son renoncement forcé à la possession des éléments de la vie bourgeoise, ses vêtements déchirés, son absence d’appartement fixe, forcent sa mémoire à se concentrer un maximum sur ce qu’il ne possédera plus que dans le souvenir, ou temporairement.

         Il faut admettre qu’entre 1842 et 1858, on ne compte pas moins de 14 adresses de Baudelaire à Paris. En mars 1855, il changera six fois d’hôtel. Chaque lit est un «lit hasardeux ».

Poursuivi par les créanciers, il a parfois deux domiciles, mais il passe la nuit ailleurs, fort souvent, les jours de loyer.

         Si pour Jeanne Duval, il dévalise un moment les brocanteurs pour meubler les combles de l’hôtel Pimodan qu’il occupe quai d’Anjou, il ne fait qu’agir comme un bohémien qui dilapide son or pour les beaux yeux d’une femme. En deux ans Baudelaire dilapide la moitié de son héritage. Il va jusqu’à installer Jeanne à quelques mètres, rue de la Femme – Sans – Tête.

         Son attachement farouche et sacralisé pour sa mère, son attrait pour les femmes de bas étage, ses fantasmes de voyage, ses goûts pour le théâtre misérabiliste, permettent cette comparaison qui semble osée.

         Il rencontre Jeanne Duval dans un théâtre. Elle est actrice, plutôt figurante. Enfant, son rêve fut d’être comédien. Il aura d’ailleurs quelques toquades pour d’autres actrices, entre autre Marie Daubrin qui lui préférera Banville.

         Jeanne, la mulâtresse boit. Il prend avec elle l’habitude de l’alcool. L’hommage qu’il rend au vin dans ses poèmes et qu’on juge encore maintenant, d’un réalisme outrancier et comme étant seulement une partie mineure dans son œuvre, reflète pourtant ce qui est la vie de leur ménage : beuveries, empoignades, les coups succèdent aux injures, parfois jusqu’au sang.

         Les divans profonds sont les coussins de n’importe laquelle des roulottes de saltimbanques ; c’est aussi le galetas des masures de Paris où les ouvriers s’endorment après s’être enivrés. Ils n’ont que le vin de possible.

         « Charles Baudelaire, un poète lyrique à l’apogée du capitalisme » écrit Benjamin Walter. Quelque part la poésie de Baudelaire prend fait et cause pour les opprimés, elle adopte leurs illusions.

                   « Pour avoir des souliers, elle a vendu son âme ;

                     Mais le bon Dieu rirait si, près de cette infâme,

                     Je tranchais du Tartufe et singeais la hauteur,

                     Moi qui vends ma pensée et qui veux être auteur. »

(Poésie de jeunesse : Je n’ai pas pour maîtresse une lionne illustre.)

 

         Le dandysme pour Baudelaire s’il est une pose, un masque, est avant tout un acte héroïque, le dernier éclat dans la décadence. Le bohémien est un prince fier de venir d’Egypte et de l’Inde et qui avec ses règles et sa dignité dégage une noblesse renforcée d’un mépris mêlé d’indifférence et d’arrogance, comparable à celle du dandy.

         Baudelaire avec ses cheveux noirs très brillants, ses cravates rouges intrigue Paris, et on murmure qu’il revient des Indes. Il ne dément rien.

         Mais dans le dandysme Baudelaire est déçu. Il n’avait pas le don de plaire (élément indispensable au dandy) il choisit donc de déplaire. Le bohémien ne plaît guère sinon par sa singularité, son particularisme exotique aux yeux de la société. Flâneur, chiffonnier, même apache, voilà des rôles tous héroïques et séduisants pour le poète mythomane.

         Lui, qui en sa courte période faste, répandait du parfum sur les tapis de Perse de son salon, en 1853,  écrit à sa mère : « Je sais si bien ajuster deux chemises sous un pantalon et un habit déchiré que le vent traverse ; je sais si adroitement adapter des semelles de paille où même de papier dans des souliers troués que je ne sens presque que les douleurs morales. »

        

Baudelaire a donc eu fort peu de matériel traditionnel, ni bibliothèque, guère d’appartement. Il renonce souvent. Théodore de Banville remarque «que même lorsqu’il habite à l’hôtel Pimodan, il n’y a ni lexique, ni table pour écrire, pas plus de buffets, de salle à manger, rien qui rappelât le décor à compartiments des appartements bourgeois. » Sa chambre tapissée de rouge et noir n’a qu‘une fenêtre, dont la majeure partie est en verre dépoli, il ne voit que le ciel. Le plus étrange est le lit en chêne brun, sans pieds, une sorte de cercueil sculpté.

 

         Il ressent la modernité de son époque comme une fatalité. Le destin est fatalité pour le bohémien et la tribu «prophétique aux prunelles ardentes ».

« Les hommes vont à pieds sous leurs armes luisantes

                     Le long des chariots où les leurs sont blottis,

                     Promenant sur le ciel des yeux appesantis

                     Par le morne regret des chimères absentes… »

                                               Bohémiens en voyage. (Les Fleurs du Mal)

 

         Pour lui, les grands voyages sont du passé. Passé le long voyage sur le «Paquebot des Mers du Sud » et le séjour à l’Ile Maurice puis à l’Ile Bourbon.

Un châtiment corporel infligé à une femme de couleur l’obsède. Huit mois de sa vingtième année, où il sombre dans une torpeur nostalgique qui lui vaudra d’être rapatrié…

 

         Il n’y a plus guère en lui que le goût de l’errance, une référence à un passé de voyageur qu’il veut glorieux, comme tout bohémien qui se respecte.

         Son goût du voyage, n’est qu’un goût de spleen. Il répugne à s’exiler, se réfugie dans la contemplation, s’exclut de la quiétude, devient visionnaire.

 

         Baudelaire désormais voyage dans l’image, les tableaux, les estampes de son enfance, visite inlassablement le Louvre. Son monde est un monde élargi plus réel que le réel. Il est devenu rôdeur.

         Dans le «Goût du Néant », il emprunte aux nomades quelques images.

 

                                « … Couche - toi sans pudeur,

                      Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle butte.

 

                      Résigne-toi, mon cœur ; dors ton sommeil de brute.

 

                      Esprit vaincu, fourbu ! Pour toi, vieux maraudeur,

                      L’amour n’a plus de goût, non plus que la dispute ;

                     Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte ! »

                                                                        ( Les Fleurs du Mal)

 

         Quand il rôde la nuit, il retrouve Privat d’Anglemont connu à Paris bien plus chez les chiffonniers et les clochards que dans la littérature. Il connaît tout des tire-laines, des fabricants de boites d’allumettes, des laveuses et des nourrisseurs en chambre, qui dans le 12° arrondissement élèvent même des chèvres dans les étages.

Ce créole est le pourvoyeur des plaisirs de Baudelaire. Michel Manoll écrit : « ils se rencontraient à la face de Notre – Dame – la – Lune. »

 

Fasciné par les chats, dans le «Spleen de Paris » il affirme cependant : « Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l’instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l’histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences. »

 

         En Belgique lorsqu’il ira de conférence en conférence, ce sera comme se servir d’un violon, d’une guitare. Ses vers, sa prose, ses mots ont en eux la beauté âpre et violente de l’art inné du bohémien en proie au spleen.

Si la Belgique ne lui plaît point, c’est qu’elle manque de rues pavées, de boutiques, de passages où flâner. Le bohémien, s’il voyage se nourrit de la cité où vivent les hommes, les travailleurs, les riches, les oisifs.

         Mais il est déçu, ses conférences sur Delacroix, Gautier et sur les paradis artificiels sont un échec.

         Le dandy glorieux est amer. Nul oubli, ni le haschich ni le laudanum, ni la belladone ou la quinine ne soulagent ses violentes douleurs physiques et morales.

Le dandy bohémien mourra comme un saltimbanque.

 

« Il ne riait pas, le misérable ! Il ne pleurait pas, il ne dansait pas, il ne gesticulait pas, il ne criait pas ; il ne chantait aucune chanson, ni gaie, ni lamentable, il n’implorait pas. Il était muet et immobile. Il avait renoncé, il avait abdiqué. Sa destinée était faite…

Et m’en retournant, obsédé par cette vision, je cherchai à analyser ma soudaine douleur, et je me dis : Je viens de voir l’image du vieil homme de lettres qui a survécu à la génération dont il fût le brillant amuseur ; du vieux poëte sans amis, sans famille, sans enfants, dégradé par sa misère et l’ingratitude publique, et dans la baraque de qui le monde oublieux ne veut plus entrer ! »   

Le Vieux Saltimbanque (Le Spleen de Paris)

 

         Au printemps 1866, Baudelaire devient muet et à moitié paralysé. Il fait encore quelques promenades en voiture avec sa mère aux environs de Bruxelles.

         Il meurt le 31 août 1867, après une longue agonie. Il est 11 heures du matin. Treize mois de mutisme et de paralysie totale. Il a 46 ans.

         A l’étage sur le piano de la clinique du quartier de Chaillot, quelqu’un joue les premières mesures de Tannhauser pour son entrée dans les «rayonnantes ténèbres ».

 

Hécate.

 

Bibliographie :

 

Les Fleurs du Mal / Le Spleen de Paris / Les Paradis Artificiels   Journaux Intimes / Fusées / Mon cœur mis à nu

L’Art Romantique / Curiosités esthétiques.

 

Michel Manoll : La vie passionnée de Charles Baudelaire

Jean-Paul Sartre : Baudelaire

Walter Benjamin : Charles Baudelaire

Pierre Emmanuel : Baudelaire

Collection Génies et Réalités : Baudelaire

Pierre Jean Jouve : Tombeau de Baudelaire

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Published by Hécate - dans Essais
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commentaires

claire 14/01/2014 12:44


Ah ! la bonne idée ce matin de passer par ici!!et lire avec plaisir ce condensé sur la vie du poëte et de l'homme Baudelaire.


- Je vous croyais "hécate"un homme j'ai donc découvert une Mme Hécate :-) 


-Euh..difficile d'être la 77ième passagère... mais j'ai pu voir de longs commentaires intéressants de savoirs -Avec "Feinheng"!! un ou une "afficionados"!! Supers partages!


- Bon, je reviens à Baudelaire que vous décrivez si bien.


Déjà la 1ière phrase...Baudelaire amoureux de la foule ne conçoit la solitude que dans la rue!!c'est Exactily me :-)Cela m'a un peu apris sur mes comportements au temps de ma
jeunesse. Hélas la comparaison s'arrête là quoique... (suis un tout petit peu pouèt pouèt !


-Léo Ferré, mon mentor, à beaucoup été inspiré par Baudelaire.ET c'est grâce à Ferré que j'ai lu Baudelaire, et Verlaine et tant d'autres - En dehors de la sinistrose du poète, je suis une
bohémienne,ni maison, ni attache vraiment durable. J'ai toujours pensé que je devais avoir été clocharde dans une vie antérieure.. Tant je suis bien dans les rues de Panam, le nez au vent, la
tête pleine de rêves et de délires.Comme vous et certains de vos lecteurs bien sûr que j'ai fleuri la tombe de Baudelaire et Jim Morrison...au Père Lachaise et, a Monaco je visite Léo
(Mystérieuse et étrange attirance des "maudits"??


- Mais assez parler de moi... Avez vous vu Splen chanté par Ferré ?... "Sur mon crane incliné plante son drapeau noir..." Ferré s'écroule a genoux à la fin de son odyssé!! Sacré commédien!!
Cette VDO de 1969 INA - Epoque où il en faisait des tonnes...me fait crouler de rire!  


Tout ayant été dit sur votre "condensé" si riche - Que je terminerai en vous disant simplement merci de nous rappeler que la poésie a toujours existée et toujours existera. Rien de plus
révélateur de l'âme des poëtes. 


Mais, hélas triste fin de l'homme. Et aussi de n'avoir pas été vraiment reconnu et de plus censuré de son vivant, quelle frustration. Il a dû mourrir très très malheureux - Voilà c'est tout i
tout Claire de Nice.

Hécate 16/01/2014 17:29



CLAIRE....comme c'est agréable de découvrir que l'on plonge encore dans les tréfonds de mes articles et Baudelaire oui...me tient à coeur. Vous avez tout lu des commentaires ? Ah!
...quelle patience !...Des échanges qui furent si intenses et plus encore ou moins peut-être...mais toujours sincères.


Non, je n'ai pas vu Léo chanter, mais bien sûr je l'ai entendu dans ses interprêtations de Baudelaire, de Verlaine , Rimbaud...


Merci de ce long commentaire...Nous sommes-nous déjà croisées ici ? Ailleurs ?...Vous êtes de Nice : une jolie ville que je connais un peu...


                                               
A une autre fois peut-être ....


                                                                                         
Hécate



aiolos 08/04/2012 18:19


Il avait renoncé, il avait abdiqué. Sa destinée était faite...Un peu comme moi !

Hécate 08/04/2012 18:32



AIOLOS !!!!!!!!!!!


                Te voici donc dans le boudoir cramoisi ....Baudelaire ! J'ai sa photo au-dessus de mon divan
...:)


                                                     Lui
aussi ,il a chanté le vin ...." Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse ..."


Omar Kayam avait de l'avance sur Baudelaire ...certes  !


                                        
A quoi donc as-tu renoncé Enchanteur ?....


                                                                                                  
Hécate



Valmont 11/01/2012 09:43


Plus qu'un poète, c'est un génie, et pas un petit !


Belle année 2012 à vous, et ne changez rien, amitiés.

Hécate 11/01/2012 20:02



Valmont  tout à fait d'accord ! ...


                              
Toutes mes amitiés à vous.( Trois ans de blog ce jour  )


                                                                                                                       
Hécate



apsara 22/11/2011 17:18


je reçois seulement ce com!!!!là je viens de rentrer!j'ai une dent  qui me fait un mal de chien,demain je vais chez
le dentiste,qu'il arrache cette molaire qui gêne!!


pense à toi,tu me manques!!!grrr

apsara 17/11/2011 18:33



Dieu que j'aime les vagabonds et les vagabondages!


où te caches tu petite magicienne,pas facile d'entrer chez toi!j'espère qu'internet fonctionne,sinon je te serre fort dans mes bras jolie amie et te souhaite déjà une belle nuit!



Hécate 18/11/2011 19:01



 Pourtant je n'ai pas tiré les verrous ...C'est Internet ,ou mon Ordi ,je ne sais pas...


BAUDELAIRE  ! Le poète adulé de mon jeune âge ...J'ai même sa photo dans un cadre au-dessus de mon divan ....


Toi qui aimes les chats ,il a écrit de beaux poèmes sur eux ...:)


                                                                  
Belle nuit Apsara .Ta petite Magicienne qui pense à toi...


                                                                                                                                                      
H



LP 04/11/2011 07:17



Ma version des Fleurs du Mal n'est jamais loin, celle des éditions du Chêne illustrée par Matisse.


Merci de votre passage qui me permet de découvrir votre site.


 



Hécate 04/11/2011 09:55



Merci de votre venue sur mon Fil d'Archal  et au plaisir de vous revoir si quelques articles vous intéressent .


Toute rencontre est la bienvenue et Baudelaire est un point commun qui me semble favorable .


                                                                                                                               
Bonne journée


                                                                                                                                               
Hécate


                                                                                                                                                                              


 



L. 18/02/2011 18:11



Je suis heureuse de vous lire.


Cette rétrospective est si bien construite.


Elle est puissante et émouvante.


Merci



Hécate 21/02/2011 18:14



Merci beaucoup de votre attentive lecture ...:)


Baudelaire a été l'un des premiers poètes que j'ai voulu lire .


                                                     
Hécate



Quichottine 03/01/2011 18:35



C'est une belle biographie que celle que tu as écrit là.


Merci pour toutes ces précisions qui sont bien agréables à lire.


Passe une belle soirée.



Hécate 04/01/2011 10:16



Bonjour Quichottine  ,quand on vient lire mon billet sur Baudelaire ,c'est à chaque fois pour moi ,le moment qui me reporte à cette longue période de plusieurs années où je me penchais
avec passion sur ce poète et cherchais à fouiller sa vie ,ses journaux intimes .


Baudelaire garde sa place ,même si ,ensuite ,je n'ai pas lu sans cesse ses oeuvres ,j'y reviens ...:)


                                                                                    
Merci à toi


                                                                                                         
H



larmerouge 24/06/2010 23:25



Oui c'est assez complexe du personnage, et je dirais même du genre humain. Une souffrance qui inspire, qui tire les meilleurs écrits sur lesquels pauvres lecteurs que nous sommes, nous nous
penchons à lire goulument chaque phrase. On aime ça, on reconnait l'écrivain  (je parle biensur dans ce genre de poemes). Nous aimons à ce qui ressemble à des larmes, et si on creuse l'idée
macabre on tombe sur quoi?


Un os peut etre.


Haaaa le genre humain! Mon imagination me joue des tours ce soir, je dérape, je dérape. Attention à mes phrasés imagés lol. C'est un plaisir que de répandre ici mes idées folles.


Bonne nuit Hécate



Hécate 26/06/2010 19:20



Les illustrations de certaines éditions des "Fleurs du Mal " sont pleines de squelettes habillés de robe très belles et décolletées ,alors ...:)


Si ici ,on ne pouvait déraper sur un peu de folie dans les mots ce serait dommage !


Point de regrets Larmerouge ,la poésie est une ouverture , chaque détour d'un vers se doit de nous surprendre et d'être surpris à imaginer est dans la norme .


                                                                                                                    
Hécate



larme 22/06/2010 11:44



Beaudelaire est un curieux personnage, avec une vie "triste" dont on dirait qu'il aime cultiver pour y puiser son inspiration



Hécate 22/06/2010 19:31



Singulière personnalité ,oui...


Il nous a laissé une poésie intense cultivée avec le terreau de son expérience de la souffrance intime .


                                                             
Hécate remercie Larme de son passage ici .



india 04/05/2010 22:04



Tu penses...j'ai lu attentivement, je m'accroches faut pas croire :), j'aime comprendre, analyser et voir par le regard des autres et là je ne suis pas déçue. Mais au-delà de tous ces débats
passionnants, je me fie d'abord à la réalité de mon impression qui se situe en dehors d'un raisonnement. Contre ça je ne peux rien mais j'aime chercher à comprendre ce qui me fait autant hérisser
le poil. Baudelaire me fait un effet étrange, il m'insupporte mais je reste admirative.


Très bonne nuit Hécate, tu es passionnante et passionnée, j'aime beaucoup.



Hécate 05/05/2010 13:47



Le raisonnement n'est pas tout ; ce qui fait ce que nous sommes individuellement ,c'est justement cette part d'irraisonné  de nos impressions . C'est cela être soi-même . Et je respecte
cela .


Baudelaire excerce un singulier effet ,oui ...Pour moi ,il me semble que c'est ce côté d'impossible approche de ce qu'il était .


"Sentiment de solitude dès mon enfance . Malgré la famille,- et au milieu des camarades,surtout,- sentiment de destinée éternellement solitaire .Cependant goût très vif de la vie et de ses
plaisirs ".( Mon coeur mis à nu . CH.BAUDELAIRE )


Merci India d'avoir pris la peine de lire mon article .


                                                               
Hécate



hanternoz 19/04/2010 23:22



Etrange et éblouissant Charles Baudelaire, alchimiste de la beauté alliée à l'élégance des mots.


Aux heures sombres, il trouve un talent sans égal(à mon goût), pour décrire avec une force sublime ce mal de vivre, cette incapacité à se satisfaire d'un bonheur simple et convenu. Il erre
la journée, cherchant obsessionnellement le mot juste, et qui aura la sonorité juste, ainsi qu'il sied à une oeuvre de qualité incomparable.


"D'où vous vient, disiez-vous, cette tristesse étrange,


Montant comme la mer sur le roc noir et nu?


Quand notre coeur a fait une fois sa vendange,


Vivre est un mal. C'est un secret de tous connu...


(SEMPER EADEM? SPLEEN ET IDEAL)


Amitiés



Hécate 21/04/2010 18:52



Oui ,Baudelaire est celui qui avec l'HORLOGE nous parle de l'heure à laquelle tout être est confronté un jour


"Chaque instant te dévore un morceau du délice ..."


 Son "Souviens-toi "  est comme l'écho qui répond au "Jamais plus " du Corbeau d'Edgar Allan Poe ...


 


Merci Hanternoz d'être ici , Baudelaire est l'un des poètes qui a marqué mes très  précoces  années  avec quelques vers seulement .Il demeure pour moi un orfèvre de la Poésie
!


                                                                                            
votre Hécate



Pêcheur de Lune 31/03/2010 04:22



Un petit truc écrit lors de mes insomnies :


 


Dés lors que mes mains se posèrent sur toi,


Comme un châtiment, souple et rêche à tout crin,


 J’ai senti de tes courbes la griffure de tes faveurs ;


Celles que tu n’accordes qu’en sublime sauveur,


Quand vient et s’enlace, enfin, autour de l’écrin


Ce paroxysme épineux coulant d’effroi.


 


Resistance inutile, dans l’esprit en discorde,


Quand surgit suspendues au comble de l’effort,


Les rondeurs d’un balancement promettant jouissance.


Et c’est par la circonstance que la funeste attirance,


Noue avec l’abandon des liens âpres qui perforent,


Ce dernier râle. Préliminaire d’un intime exode.


 


Viens ! Prends-moi, sans retenu, dans tes brins !


Pends-toi à mon coup comme une amante livide !


N’ayons pas peur du trop plein en regardant ce vide,


Alors que jaillira de la vie l’ultime souffle absolu ;


Ce souffle qui affranchit les malles superflues.


Et tu feras de cette décharge, des alexandrins.



Hécate 31/03/2010 10:12



Si toutes vos insomnies sont comme celle-ci ,je ne m'étonne plus que vous soyez "Pêcheur de Lune "  ,Astarté vous inspire remarquablement !...


                                                   
Votre Hécate



Dane 14/03/2010 17:02


Bonjour Hécate
je tombe sans douleur sur cette analyse de Baudelaire.
Poète de son époque entièrement, cela serait sans doute sans douleur si l'époque avait été celle de son esprit de son âme, de ses écrits!
Merci pour cette (re)décpouverte.
Belle journée


Hécate 14/03/2010 17:16


Il y a toujours un moment où redécouvrir Baudelaire ,et quand je relis un de ses poèmes ,j'éprouve  souvent un sentiment nouveau ,bien que familier...
Ainsi ,en est-il de la Poésie arrachée de l'être ...
               Le Printemps de la Poésie est devenue un rite ...
                                                                            
Amicalement .
                                                                                               
Hécate 


liedich 17/02/2010 20:08



J'ai lu car je suis un de ses élèves. Mais vous devez trouver là que je suis bien prétentieux. Je dis cela car cet Homme me subjugue. Ses mots sont des épines de rose et je sais sa
douleur.
j'ai beaucoup appris de lui car je n'ai jamais rien lu de sa vie. Je me suffisais de ces rimes si violentes de douceur, si douce de propos horribles.
Il est pour moi un livre dont chaque page est un écoulement torturé de mon sang.
Vous m'avez donné envie d'en savoir plus. Je lui rendrais visite.
Merci à Vous pour ces lignes si pleines de vie.
Quant à Vous,  Charles BEAUDELAIRE, merci d'avoir existé pour que je le puisse à mon tour.
Que la soirée vous soit douce Hécate.



Hécate 17/02/2010 22:02


Je suis bien émue cher Liedich de ce bel  hommage fait à Baudelaire , ( merci pour lui ) ce poète qui me fascine depuis qu'enfant j'avais lu deux vers à peine de lui.

 Ensuite le premier livre de poésie que j'ai acheté "Les fleurs du mal " ,et mon premier voyage à Paris ,fût pour déposer sur sa tombe une rose...

Et ,ensuite au cours des années ,je me suis penchée sur son existence ,et , ici j'ai tenté de mettre en lumière ce qui n'est pas toujours dit ,comme si il fallait figer cette vie qui a été la
sienne ,puissante et romantique ,ardente ,combattive ,douloureuse ,entre misère et luxure  ,avec des vers somptueux arrachés à sa chair ,à son âme .

                      Liedich,chaque fois que je vais ,chez vous ( chez toi ) je suis
empoignée par les vers lyriques qui coulent impétueux et vibrants  sur votre (ton ) blog !
                             Belle soirée aussi 
:)
                                                 
votre Hécate


AneverBeen 24/01/2010 09:00



C'est son vécu qui a fait de Baudelaire ce qu'il fut, est -pour ceux et celles qui ne se lassent de suivre ses mots au fil des pages, de s'en inspirer et de les
citer- : Indéniable Poète !
Nous avouerons, peut-être telle une inculte, que nous n'en connaissions pas autant sur Charles Baudelaire et remercions Hécate de lui avoir consacrer plus de temps encore à nous faire part d'un
bout de son vécu... Celui où Baudelaire, par ses mal être et vie de débauche, n'a su exprimer ses maux et pensées que sur papier.

Lorsque Baudelaire nous a touché :
http://a-never-been.over-blog.com/article-27166019.html (sans aucune obligation)


Au plaisir, Hécate... Déesse de la lune (entre lumière et obscurité).



Hécate 24/01/2010 22:13


J'avoue m'être penchée avec passion sur Baudelaire...Etsuis ravie qu'AneverBeen viennent s'y pencher  .
 Bien votre
                Hécate


Feinheng 18/12/2009 12:55



Ma très Chère,jamais je ne vous impliquais dans mes propos.
Que vous vous sentiez concernée,pourquoi pas?,mais je ne suis nullement cause d'une telle affirmation de votre part ^^



Hécate 18/12/2009 17:23


Votre très chère en est bien aise cher Feinheng ; mais elle préfère dissiper toute confusion éventuelle    :) 
Hécate vous souhaite une romantique soirée !
   "Pour n'être pas les esclaves  martyrisés du Temps ,enivrez-vous ; enivrez-vous sans cesse ! De vin ,de poésie ou de veru ,à votre guise."( Ch.baudelaire )
                                                                      


saltosam 15/12/2009 00:52


c'est avec plaisir que je me rendrais consulter ton article sur cet auteur, je suis certaine que cela me plaira également.
merci beaucoup Hécate.

bien amicalement, bonne soirée


Hécate 15/12/2009 11:17


Et si tu as le temps de lire les commentaires qui ont suivi cet article sur Guibert ,je pense qu'ils t'interesseront .  Ce thème est plus brûlant qu'on ne pense !!!
                                                                                                              
Hécate


Feinheng 14/12/2009 20:00


De là à dire qu'elle est apparence (de certaines circonstances) non: je nomme cela indifférence,Chère Hécate...


Hécate 14/12/2009 20:51


Cher Feinheng ,si bien des apparences me vêtent ,jamais ne me suis drapée d'indifférence.
Au Jardin de mon Âme ,cette graine ne saurait fleurir ,la racine en est étiolée...
                                                                                                                                          
votre Hécate


saltosam 13/12/2009 23:33


sur mon blog j'ai mis sans prétention l'un de mes textes sur le SIDA. j'aimerais si tu le veus bien que tu me donne ton avis . J'en ai d'autres du même style  que j'aimerais partagée mais je
ne sais pas si je le ferais... ils datent de mon adolescence et je dois avouer qu'ils sont un peu sombre.
merci d'avance pour le temps que tu pourra prendre afin de me donner ton avis  (ou ta critique) constructif. tu le trouveras "créations autres" au titre de "poème écrit contre le SIDA" (pas
très originale comme titre mais je n'ai trouvée que cela (lol)
bonne soirée chère Hécate.


Hécate 14/12/2009 14:50



Je vais prendre le temps d'aller lire ce poème sur le SIDA ,Saltosam d'autant que j'ai dernièrement fait la chronique de "La mort propagande " d'Hervé Guibert décédé de cette maladie
. Un livre puissant ,voir choquant ...Si tu veux ,tu pourras y jeter un  regard , un rapide survol .
        J'aborde souvent des thèmes qui dérangent,j'essaie toujours que ce soit avec le plus de sincérité ,de donner mes ressentis personnels.
        J'ai aussi beaucoup écrits de poèmes ,très tôt ; disons que l'écriture est là ,depuis le début . Des textes sombres...aussi :)
      Je te dirais ce que j'en pense .
 Merci de me guider sur ton blog . Bien amicalement ,
              et à bientôt.
                                 
Hécate



Feinheng 06/12/2009 21:44


Il vaut mieux perdre le bonheur que souffrir de l'incompréhension.
C'est elle qui détruit.Elle..et le silence.


Hécate 06/12/2009 22:33



L'incompréhension peut n'être qu'une apparence  dans certaines circonstances ,cher Feinheng...
                         votre Hécate






mel-and-tof 06/12/2009 20:45


Bonsoir ma très chère Hécate
je croyaizs savoir tout sur baudelaire ,mais j'ai encore appris
Tu es un puits de science mon amie
Comme il est agréable de te connaitre
Bonne soirée ma chère Hécate
gros bisous MEL


Hécate 06/12/2009 21:05


Bonsoir Mel ,non je ne suis pas un puits de science ; ce que j'ai écrit sur Baudelaire vaut par mon approche de ce grand poëte,faite avec ma sensibilité ,ma longue interrogation sur sa
vie intime, sa lutte intérieure ,son combat et cette pudeur qui était sienne , (même si ses vers teintés de sensualité   scandalisèrent) a porté mon admiration  assez loin
pour que je demeure modeste ici .Je n'aurais guère assez de toute ma vie pour m'approcher de l'âme de Baudelaire,de l'homme blessé qu'il fût.
Toutefois ,si à travers cet article Baudelaire  peut être estimé mieux quil ne l'avait été lors de son procès pour "Les fleurs du mal ",alors oui ,merci pour lui ,de tes mots ici.
                                                                             
                                                                                                       
Hécate


Feinheng 06/12/2009 19:22


"Longtemps nous avons cherché ce qui nous est destiné"...pour souvent gâcher le plaisir qui aurait pu être car lorsque l'on sait ce qui nous est destiné,ne vaut-il pas mieux fuir? ( comme chantait
Birkin,écrit par Gainsbourg : 'fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve")
Pour conclure ( quant à moi) un génie qui m'est cher pour diverses raisons sur lesquels je ne vais pas m'épancher ici : Dali (et une bien singulière Horloge)






Hécate 06/12/2009 21:15



"Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve ..." ? Peut-être est-ce perdre plus qu'on ne pense ...
 Je vais laisser Brion dire mieux que je le puis moi-même :" L'inattendu est la récompense de l'attente".

Cher Feinheng ,merci pour ce tableau de Dali ,un artiste qui m'est cher aussi ,pour des raisons certes peu dicibles ici.
" Certaines heures nous blessent ,la dernière nous tue". C'est là une mémoire défaillante quant à ce vers  qui me revient à voir cette Horloge...
                                                                                Votre
Hécate



Feinheng 06/12/2009 14:34


Il est maints sujets en effet!
Et comme l'a dit Charbonneau "la vie nous éloigne bien plus des êtres que la mort".

Amicalement.


Hécate 06/12/2009 15:45


La vie ne peut nous éloigner des êtres dont nous avons l'estime ;à moins d'évéments indépendants de notre propre volonté.
Et ,je reprends Hölderlin qui a été ,pour moi celui dont la pensée a marqué les heures importantes du cours de mon existence :
"Longtemps nous avons cherché ce qui nous est destiné."   et ce vers auquel je crois fortement ,dont j'ai fait ma devise :
" Grand est le pouvoir de l'heure favorable "

Bien dans la ferveur de mes amicales pensées, cher Feinheng .
                                                              
votre Hécate


Feinheng 05/12/2009 22:05


La mort,quelles que soient les causes,est toujours parfaite.
Je ne m'entretiens pas de celle des souvenirs dont la mort est l'Oubli ( L.Dietrich)
Je quitte le sujet Baudelaire.

Amicalement.



Hécate 05/12/2009 22:20



Il y a des morts plus belles que d'autree...Aucune mort ne saurait me réjouir cependant.
Quant à l'Oubli ,même la Mort n'abolira  point certains souvenirs chers à mon âme !


Vous quittez le sujet Baudelaire.Soit !...Il en est tant d'autres.
      Dans l'espérance  alors de vous retrouver sur des thèmes différents  ,cher Feinheng...
                                                                                      
Amicalement vôtre
                                                                                                                         
Hécate



mel-and-tof 21/11/2009 12:44


Bonjour Hécate
Notre cher Baudelaire si il a laissé des oeuvres merveilleuses a mal fini s vie et c'est triste
Bonne journée ma chère Hécate
Gros bisous MEL


Hécate 21/11/2009 21:32


C'est qui sait cela ,réussir une vie bien ingrate :laisser derrière soi une oeuvre impérissable...C'est mieux que le néant ! 
 "Il n'y pas de mort parfaite ..."
                                                                                                       
Bonsoir Mel
                                                                                                                   
Hécate


Feinheng 19/11/2009 17:49


"La rue assourdissante autour de moi hurlait.
 Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
 Une femme passa, d'une main fastueuse
 Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
 Agile et noble, avec sa jambe de statue.
 Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
 Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
 La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
 Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
 Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
 Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
 Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
 Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
 Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !"


Hécate 20/11/2009 11:40


"Je n'ai  pas souvenir d'avoir vu sa pareille dans les collections des aristocratiques beauté du passé...Son visage triste et amaigri , était en parfaite concordance avec le grand
deuil dont elle étair revêtue...Pourquoi donc reste-t-elle volontairement dans un milieu où elle fait une tache si éclatante ?" ( Ch. Baudelaire)

   Avec le Spleen que vous savez mien,votre
                                                                               
Hécate
                                                          


Feinheng 19/11/2009 13:40


"Mon coeur est parmi d'autres astres parti
Loin d'ici
Et sillonne la nuit d'un cri que je n'entends pas"  (H. de Saint Denys Garneau)


Hécate 19/11/2009 16:14


"Les Chinois voient l'heure dans l'oeil des chats ." (C.Baudelaire)
       Votre Hécate ne veut point lire l'heure de votre adieu.Monsieur Feinheng,ayez la bonté de  rassurer celle dont l'estime vous est  entièrement
donnée ,vous le savez.
        Elle gardera sur l'Horloge un oeil attentif.
                Votre Heure sera la Sienne...


Feinheng 17/11/2009 16:32


Je ne garde jamais un couvre-chef en présence d'une dame.

"Moi seul j'étais triste, inconcevablement triste. Semblable à un prêtre à qui on arracherait sa divinité" ( Déjà,CB)



Hécate 18/11/2009 00:52


Je n'en doute pas...:)
 
"...les agonies et les extases de toutes les âmes qui ont vécu,qui vivent et qui vivront !"(C.B)
                                                                                                           
( Déjà ) 
                                                                                              
votre Dame Hécate


Feinheng 16/11/2009 18:48


Mais pas de lapins dans le haut de forme :)

" dein Schicksal ist auch meins"


Hécate 16/11/2009 21:05



Je vois...vous préférez les colombes?....

"Elle aimait les étoffes qui font du bruit ,les jupes longues ,craquantes ,pailletées ,ferblantées ,qu'il faut soulever très haut d'un genou vigoureux ,les corsages de saltimbanque ; elle dansait
,non pas avec des boucles ,mais avec des pendants d'oreilles ,j'oserais presque dire des lustres..." (La Fanfarlo )

-Ah! vous voilà ,monsieur Feinhengt !...:)
Garderez-vous votre chapeau? ...Je vous en prie ,mettez-vous à votre aise...
                                                                                                                                  
votre ...Hécate




 



Feinheng 13/11/2009 16:19


Puet-être Magicien?..
 "nous allons donc nous revoir en songe car mon esprit, cherchant le vôtre, saura bien revenir ici"  (K-Shi)


Hécate 13/11/2009 19:02


Magicien ?...il se peut ...:)

"Le signe des élus déjà t'avait marqué..."

"Ce qu'un voyant profère est ineffable aux foules
Depuis le premier jour où furent ses audaces,
Dans un empire étrange ,il trouva ,grave et seul,
Des noms que nul encor n'avait donné aux choses..." (Stefan George )
"Du warst erkoren schon alls du zum throne..."
"...Ich folge meinen grössten Hern "
                                                                             
votre Magicienne

              


Feinheng 11/11/2009 20:25


Serais-je pour autant funambule?...:)
 

" A vous ces vers de par la grâce consolante
  De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
  de par votre âme pure et toute bonne,à vous
  Ces vers du fond de ma détresse violente."   (P.V)


Hécate 11/11/2009 21:11


"N'êtes-vous point  un peu déjà  ce discret funambule
Arrachant au sombre Hadès l'étincelant diamant
Dont est ceint votre Âme remaquable et somnanbule,
Quand de vos doigts à la fois de cristal et d'aimant 
De ce Théâtre  écartant les pourpres tentures
Vous déposez l'offrande de vos terribles blessures ?"( ? )

           Mes pensées vers vous Feinheng,
                                                       
votre Dame Magicienne ...
                                                                                         


Feinheng 09/11/2009 17:21


Les mots sont faits pour être joués et abusés.Vertige des sens sans vertige pour qui sait le sens de vertige...

"J'ai vu parfois, au fond d'un théâtre banal
Qu'enflammait l'orchestre sonore,
Une fée allumer dans un ciel infernal
Une miraculeuse aurore"


Hécate 09/11/2009 23:03


Si les mots sont faits pour être joués et abusé ,alors me voici jouant et abusant ,espérant vous apporter le vertige ,vous qui savez le sens du vertige sans vertige ...

"Est-il irréparable ce remords
Qui nous fait pareils aux morts?
Quel philtre ,quel vin vous servir
Afin de ce mal en vous endormir?
La plus belle sorcière ne saurait que dire
Surveillée du corbeau ,qu'elle veut mourir...
Elle dit cette agonisante que le loup flaire,
Est-il  donc si irréparable de lui  plaire ?..."( ? )

                                              
votre Dame Hécate


Feinheng 08/11/2009 18:48


Mais pratiquer une espèce de sorcellerie ne signifie pas pour autant manier savamment une langue... (j'aime les mots et le jeu qu'ils nous offre )

"Vous entendrez toute l'année
 Sur votre tête condamnée
 Les cris lamentables des loups
 Et des sorcières faméliques"


Hécate 08/11/2009 22:25


Je n'ai eu que les mots pour tout refuge,vivre,espérer,désespérer,être ce que je suis ,une bohémienne ,admiratrice d'un poète tel Baudelaire.
Les mots sont ce que j'aime et jouer avec eux en étant sincère est ,je vous assure ,cher Feinheng parfois bien difficile...bien dangereux...gare au vertige !!!!
                                                                                                                
votre Hécate


Feinheng 07/11/2009 19:45


Baudelaire lisant de Laclos.Je ne sais pourquoi mais je songerai plus cette phrase du Marquis.
Une fleur.Une orchidée?.
Fleur qui m'est préférée,je vous souhaite l'enlacer....Fol espoir me direz-vous.
" ce mal-là ne s'en va pas si vite qu'il vient" (Laclos)


Hécate 08/11/2009 00:05


Je laisse la parole à Baudelaire ....

" Manier savamment une langue ,c'est pratiquer une espèce de sorcellerie".
                                                                                                                                         
votre Hécate


Feinheng 05/11/2009 23:20


Oui,cela le fut,voulu mais votre indécision me laisse épouser la perplexité!.
Des Fleurs du Mal qui savent l'exquisité.
Ce "Mal" auquel je succombe toujours,songeant caresser l'une de ces Fleurs...


Hécate 05/11/2009 23:41


Je ne puis vous laisser épouser la perplexiter ,Feinheng j'en serais qui sait jalouse !!!
Baudelaire lisant de Laclos,avait noté sur les "Liaisons" que "le mal se connaissant était moins affreux et plus près de la guérison  que le mal s'ignorant"...
Je sais un goût pour une fleur qui est ma signature,pâle et s'effeuillant ...Puis-je vous l'offrir ? 
                                                                                                           
votre Hécate


Feinheng 03/11/2009 14:15


En effet.
"jamais assez" dites-vous,chère.
Tant que ce n'est "assez jamais"....



Hécate 03/11/2009 16:34


Vous me laissez indécise quant au sens de ce jeu de mots...C'est voulu ,je pense...
"Vous êtes ma compagnie ordinaire ,et mon secret". (Baudelaire dans une lettre à Madame Sabatier ).
Il lui avait offert un bel exemplaire des "Fleurs du mal"  spécialement relié pour elle,juste avant la condamnation du livre.
                                                              
votre Hécate


Feinheng 30/10/2009 13:47


Nous nous connaissons.Fort bien donc.
Trop?.......


Hécate 30/10/2009 15:04



Trop?
Jamais assez...
                            Hécate







Feinheng 29/10/2009 21:14


Je vous sais,fort évidemment Hécate!
Et à l'avenant vous me savez.:)
Le ressenti.Ce fut,très jeune,lorsque je le lus,ce qui m'attirait.Vinrent ensuite ces images déssinées en notre esprit.
Ressenti qui ne devait plus me quitter,tout comme Baudelaire.


Hécate 29/10/2009 21:54


Je le lus dès que je pus ,car j'ai su très jeune devant le seul nom de Baudelaire ,que j'attendais d'entrer dans sa poésie,dans ce qu'il était ,ce ressenti qui m'attirait ,informulé
,mais tout me "parlait" dans ses vers ,ses images évoquées.
"Ô cher ô magnifique ô très saint Baudelaire" a écrit Pierre JeanJouve dans le Tombeau qu'i lui fit ,et qui se poursuit ainsi :
"...si j'emploie le mot cher ,c'est pour marquer la tendresse; et Baudelaire ,si pudique et méfiant qu'il ait été ,ne la refusera plus aujourd'hui".(P.J . Jouve)

"Ceux qui savent me devinent".( Baudelaire )
          Alors ,oui ,Feinheng  je vous sais ,je vous devine aussi à travers ce poète qui ne m'a jamais quitté non plus...
                                             
votre Hécate


Feinheng 27/10/2009 19:06


Me songeriez-vous ( je ne vais pas l'écrire mais user d'un autre adjectif!!) bête quant à ne point savoir certaines philosphies?.
Oui.Il est fort aisé de posséder.Si vous ne savez nullement...voyez donc la littérature ( qui nous offre tant et tant de Reflets de notre esprit,coeur.De nous-mêmes).

Comment les anges et démons sauraient-ils si je ne les envisage pas une seule seconde?.Pour vous,me dire ceci indique une croyance en eux...qui ne s'applique pas à moi...si je n'y crois.
Vous me savez détester la célérité.
Je préfère "radical" tel une réplique!!:)


Hécate 27/10/2009 19:17


Loin de moi telle pensée!!
Dans la poésie de Baudelaire ces mots ,anges,démons sont écrits...
Ô  que voulez-vous que je réponde ?...
Mes croyances sont naturelles et libres...Et vous savez cela.
Si mes répliques sont trop vives...elles ne sont que les reflets de mon esprit.
Et ,je sais comment les reflets de maintes littératures sont contradictoires...
Je ne sais que tel je ressens...Et ,ainsi fus-je depuis toujours.
                                                                     
votre Hécate


Feinheng 26/10/2009 19:51


Par "listé" j'entendais quelque part sur le Fil ( oui...je n'aime pas la célérité donc je prends mon temps!)
Il est aisé de posséder une personne.Quelle que soit l'époque et quelle que soit la manière.
Non!.Un Loup ne sait les Démons!! :) ( ou anges!)
(Vous trouvez mes "choix" radicaux,référence à mes deux vocables..ou ma personne?....!!!)
Une nouvelle publication ai-je vu.Je continue cependant ma lecture...!


Hécate 26/10/2009 21:14


Non,vous ne trouverez pas Emerson "listé" ici sur cet article.Cependant cette citation n'est pas utopie;mes éléments et références Baudelairiennes étant nombreuses.
Prenez le temps qui est votre rytme...pour lire.
Si vous ne savez ni les anges ,ni les démons ,eux vous savent :)

Croyez-vous que l'on possède ? Même un esclave est" libre" . Voyez la philosophie  :)
                                                                                                                           
votre H.

PS: radical n'était qu'une réplique ! Rien ne vise ni vos choix ,ni votre personne .


Feinheng 25/10/2009 20:22


Deux vocable,deux personnes : "jeu","possession"

Je vais de ce pas voir si Emerson est "listé"... :)


Hécate 25/10/2009 20:33


C'est très radical .
Listé ,Emerson ? Qu'entendez-vous ?
Il est des jeux qui n'en sont pas .
On ne possède jamais personne .
Seriez-vous possédé par quelque démon?
                                 
Votre Magicienne  :)


Feinheng 25/10/2009 16:58


Des regrets non.
Il en est ainsi...
Un duo bien amorcé certes.Extravagant je ne le crois.Je ne suis de ces personnes extravagantes.
Des regrets?...


Hécate 25/10/2009 18:42


Bien...
Il en est ainsi...:)
Si ce n'est extravagant ,alors,quel mot verriez-vous Feinheng ?
Je pense que vous pourriez définir la nature de ce duo...
Revenant à Baudelaire ,il voyait comme Emerson que le "héros est celui -là qui est immuablement concentré".Il avait la conviction ,de naissance ,que la vie spirituelle n'était pas donnée ,mais
qu'elle se faisait.
Il notait dans ses carnets ,qu'il allait voir à écrire sur l'intuition,la magie ...
                                                                                                                                                    
votre Hécate


Feinheng 25/10/2009 13:30


Dommage que nous ne puissions nous unir .
Quel beau duo aurions-nous fait!


Hécate 25/10/2009 14:57


Un duo extravagant ! ...:)   Jamais  d'ennui ,toujours le vertige en continu ,le vertige cher à Baudelaire   qui lui fit écrire dans une lettre :"J'ai une âme si
singulière que je m'y reconnais pas moi-même".
Des regrets ?...
         Le duo est bien amorcé, me semble-t-il .
                                                                    
votre Magicienne


Feinheng 24/10/2009 20:19


Je ne suis fou que dans la Sagesse,Chère!
;)



Hécate 24/10/2009 22:01


Et moi ne trouve Sagesse que dans la Folie !!!
                                                                                       
votre Hécate


Feinheng 22/10/2009 22:53


Cela est évidence que j'aime le Maitre!.M'envisagiez-vous sans Schiele?...


Hécate 22/10/2009 23:04


Vous m'offrez-là de vous découvrir ...:)
            Je vous ai deviné plus fou et moins sage qu'on ne  pouvait le supposer; mais sous les grandes vertus sont bien des
secrets feux...que l'on dérobe ,ou dont on se drape .
             Votre Hécate


Feinheng 22/10/2009 17:11


Ne sont-ce point ces sentiments cachés qui permettent de caresser l'Ame?.
Baudelaire était un peintre des mots.Tout comme Shiele qui pour moi est écrivain de toiles... :)



Hécate 22/10/2009 21:13


Certes ,et comme c'est bien exprimé cher Feinheng . Baudelaire aimait tant les arts ,la peinture,il a su écrire magnifiquement des articles sur les expositions ,en plus de certains de ses
poèmes inspirés par des tableaux; oui peintre des mots...
Egon Schiele aurait été bien pour lui plaire...Ecrivain des toiles? Belle comparaison , aurions-nous là ,encore un point commun. Egon Schiele ,quel trait,qu'elle audace ,qu'elle force
évocatrice!...
 Je pense aussi à Klimt...
Baudelaire écrivait ,il m'en souvient, que l'auteur et le peintre  ont l' imagination de l'art comme celui de la poésie !
                                                  
votre Hécate


Feinheng 21/10/2009 19:55


Ne faut-il pas aimer impitoyablement les femmes pour s'en entretenir comme il le fit?...
Un être avec lequel j'aurais aimé m'entretenir également.Oh oui!!


Hécate 21/10/2009 20:13


Oui...tu dis vrai .Il a souffert par elles,bien trop. Et moi qui ai arpenté tous les pans de sa vie,ce qu'ils détestaient en fait en elles ,c'était ce manque de coeur,cet arrivisme à se
servir de la faiblesse de la chair des hommes pour parvenir à leurs fins.
Il méprisait G.Sand . Au début ,je n'avais pas compris. Ensuite ,oui...G.Sand ,dont j'ai aimé certaines oeuvres  ,oui ,elle l'a écrit elle-même ,elle a été "Romantique " par mode,et ,non
d'âme!...
Baudelaire était exigeant .Il avait raison.Sa sensiblité exarcerbée lui servait de guide.On ne pouvait lui mentir longtemps. Il a été tellement incompris,mal aimé.
Il a montré aussi beaucoup de générosité envers Jeanne Duval .De tendresse ausi.Bien cachée,certes...
 Il admirait l'esprit et le charme d'Apollonie Sabatier. Mais point "la femme Sand"  comme il disait!
"Beau tableau à faire : la canaille littéraire" .(écrit dans ses carnets intimes ).

Oh! oui,vraiment j'aurais aimé aussi m'entretenir avec lui.
                                                                          
Amicalement Feinheng.
                                                                                                             
votre Hécate


Feinheng 19/10/2009 15:26


Baudelaire..ou quand l'Art devint homme.



Hécate 19/10/2009 19:01


Baudelaire  dans "Mon coeur mis à nu" écrit :"Tout enfant  ,j'ai senti dans mon coeur  deux sentiments contradictoires,l'horreur de la vie et l'extase de la vie".
Dandy impeccable ,il était Art de Vivre !
                                                                  
Merci de cette visite en mon boudoir cramoisi ,Feinheng.

PS: Quand je découvris son jugement impitoyable sur la femme ,une sorte de vertige me prit. Le poète que j'admirais tant ,qui me parlait comme personne aurait-il consentit à échanger une parole
avec moi ?( En admettant que cela eut été possible :)...)


david Lantano 02/09/2009 23:46

Merci pour cette évocation de la vie tumultueuse du grand Baudelaire, figure sombre de la poésie s'il en est...Certains de ses poèmes ont été adaptés en chansons par Ferré, ce qui donne quelques très belles réussites: "A celle qui est trop gaie", "L'examen de minuit", "La servante au grand coeur" etc.../ David L.

Hécate 02/09/2009 23:59


C'est un plaisir pour moi que votre venue sur l'article de Baudelaire,si rarement on se donne la peine d'explorer les publications plus anciennes...Oui, je connais bien en effet Ferré
chantant Baudelaire. Il a été mon poète favori au point que l'on m'avait surnommée madame
Baudelaire.J'étais alors capable de citer aisément  un passage de ses journaux intimes,ou de "Mon coeur mis à nu"...
Je suis touchée de votre attention. Merci à vous.
                                                                                     
votre Hécate


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