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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 15:42

 

Remy de Gourmont

ou l’ « Herpes Trimégiste ».

1858 / 1915

 




            Ainsi Apollinaire surnommait cet écrivain poète et littérateur, fin esprit, insolent, délicieux, odieux, lyrique.

 

            Il fuyait les photographes, bégayait.

 

            Remy de Gourmont c’est l’humour et le symbolisme.

Ce « cher vieux daim » comme l’appelait Léautaud écrivait :


« Un imbécile ne s’ennuie jamais ».

 

            Mais il suffit de lire Charles Dantzig qui a sorti dans « les Infréquentables » les saveurs du poète.


« Mettez un cochon dans un palais, il en fera une étable ».


« L’intelligence de l’homme n’a pas progressé depuis son apparition sur terre ».


« L’irreligion est une religion ».

 

            Remy de Gourmont cultivait les idées dans les serres de sa pensée caustique.


            Michel Houellebecq dans sa préface intitulée « Renoncer à l’intelligence » a superbement présenté la poésie de Gourmont dans la collection « Orphée » et dit comment il y avait en lui l’étoffe d’un sentimental et d’un lyrique, ce qu’il dissimulait bien.

 

            « A trente trois ans il est atteint d’un lupus tuberculeux, qui le laissera défiguré. Il grossit, se met à bégayer. Mais il écrira encore de beaux poèmes d’amour, terrestres et éthérés, sensuels et sensibles. »

 

            « Autre mystérieuse vérité », que Gourmont accepte : « à l’égard de l’amour, la seule attitude possible est d’y succomber totalement, corps et âme ».

 

            « Il est frappant de voir à quel point l’ambiance particulière aux églises, cette pénombre, cette odeur d’encens, cette richesse des ornements liturgiques semblent exacerber sa sensualité ».

            Sensualité d’un moine ardent et claustré a dit Léautaud.

 

            J’avoue avoir découvert Remy de Gourmont par un poème « Les oraisons mauvaises » dont il est écrit que c’est là, un blasphème réussi.

                              


            Remy de Gourmont poète de la sensation des fleurs…des feuilles…des rivières et des crépuscules dans le brouillard.

 

            « Pense aux timides qui ont peur de leurs désirs, et qui tremblent de peur autant que de volupté, aux naïves qui ne soupçonnent pas d’autres plaisirs, aux chastes dont les corps  tombent dans le sommeil comme une belle eau pure glisse entre deux rives fleuries ».

 

         « Car on n’emporte rien, on meurt. Laisse-moi donc regarder les yeux que j’ai découverts,  les yeux qui me survivront, pour que j’y grave l’image que je fus en rêvant ceci ».

(Elle a un corps)  - Sonnets en prose -  extrait VIIème.

 

           Et maintenant, je demande : Aimez-vous respirer un peu « l’Odeur des jacynthes » avec Remy de Gourmont ?
                                                                                                      Hécate.


 







coll. Les Infréquentables, Éditions du Rocher, 1990 & Grasset, 2008



Oraisons mauvaises

I

Que tes mains soient bénies, car elles sont impures !
Elles ont des péchés cachés à toutes les jointures ;
Leur peau blanche s'est trempée dans l'odeur âpre des caresses
Secrètes, parmi l'ombre blanche où rampent les caresses,
Et l'opale prisonnière qui se meurt à ton doigt,
C'est le dernier soupir de Jésus sur la croix.

II

Que tes yeux soient bénis, car ils sont homicides !
Ils sont pleins de fantômes et pleins de chrysalides,
Comme dans l'eau fanée, bleue au fond des grottes vertes,
On voit dormir des fleurs qui sont des bêtes vertes,
Et ce douloureux saphir d'amertume et d'effroi,
C'est le dernier regard de Jésus sur la croix.

III

Que tes seins soient bénis, car ils sont sacrilèges !
Ils se sont mis tout nus, comme un printanier florilège,
Fleuri pour la caresse et la moisson des lèvres et des mains,
Fleurs du bord de la route, bonnes à toutes les mains,
Et l'hyacinthe qui rêve là, avec un air triste de roi,
C'est le dernier amour de Jésus sur la croix.

IV

Que ton ventre soit béni, car il est infertile !
Il est beau comme une terre de désolation ; le style
De la herse n'y hersa qu'une glèbe rouge et rebelle,
La fleur mûre n'y sema qu'une graine rebelle,
Et la topaze ardente qui frissonne sur ce palais de joie,
C'est le dernier désir de Jésus sur la croix.

V

Que ta bouche soit bénie, car elle est adultère !
Elle a le goût des roses nouvelles et le goût de la vieille terre,
Elle a sucé les sucs obscurs des fleurs et des roseaux ;
Quand elle parle on entend comme un bruit perfide de roseaux,
Et ce rubis cruel tout sanglant et tout froid,
C'est la dernière blessure de Jésus sur la croix.

VI

Que tes pieds soient bénis, car ils sont déshonnêtes !
Ils ont chaussé les mules des lupanars et des temples en fête,
Ils ont mis leurs talons sourds sur l'épaule des pauvres,
Ils ont marché sur les plus purs, sur les plus doux, sur les plus pauvres,
Et la boucle d'améthyste qui tend ta jarretière de soie,
C'est le dernier frisson de Jésus sur la croix.

VII

Que ton âme soit bénie, car elle est corrompue !
Fière émeraude tombée sur le pavé des rues,
Son orgueil s'est mêlé aux odeurs de la boue,
Et je viens d'écraser dans la glorieuse boue,
Sur le pavé des rues, qui est un chemin de croix,
La dernière pensée de Jésus sur la croix.

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commentaires

M

Quel plaisir que de lire et entendre déclamer ces " Oraisons mauvaises " . Votre blog me semble tellement riche que, ne l'ayant découvert qu'après son début et ne pouvant rattraper mon
retard tout de suite, je n'y vais que par petites touches.Merci. Bien à vous.
Répondre
H


MICHEL,


merci de votre écoute, ce poème est l'un de ceux que j'ai lu lors de soirées littéraires. Je ne publie pas souvent, donc vous pourrez selon votre temps et votre envie parcourir ici et là
mon Fil d' Archal.


               Bien amicalement à vous.


                                                           
Hécate



L


Il y a bien longtemps que l'on n'a pas entendu tes talents de lectrice, cela manque un peu.



Répondre
H


Je ne sais pas ...Il n'y a pas tellement de demande en ce sens  :)


                                                                                
H



L
Bonjour, je découvre votre blog, il est superbe ! Pleins de belles choses à y lire. Merci de votre passage et de votre commentaire. A très bientôt. Bonne soirée.
Répondre
H

Heureuse de votre compliment sur mon modeste blog qui parle des livres que j'aime. Au plaisir de vous revoir alors et merci de cette visite.
                                           
Avec le bonsoir d'Hécate


S
charmantes demoiselles >< !
merci :x
Répondre
H

Quand c'est vrai....:) pourquoi le taire?
                                                     
Hécate


S
tout d'abord, merci (toujours) pour tes passages répétés qui me font toujours très plaisir :x !
et excuse moi pour ma longueur à te répondre ^^'...

puis merci pour le compliment sur mes photos !! >
Répondre
H

Tu as le don pour la photo, c'est vrai!...
Pas de soucis pour le temps à répondre :)
                                                   
Bien amicalement.Hécate


S
Je ne suis sûre d'avoir bien saisi, tu possèdes en tant qu'animal de compagnie des corbeaux ? ou bien ceux-ci sont en pur libertée mais tu arrives à les amadouer quelque peu ?

Moi aussi, ma chevelure est loin d'être de cette blondeur ^^', elle est plutôt d'un brun profond.
Quoi qu'il en soit je trouve ce dessin vraiment sublime, et rien que sa chevelure me fout des frissons.
Bien que j'ai une nette préférence à la base pour les bruns.
Répondre
H


Mais oui,je vis avec trois corbeaux...oiseaux devenus de compagnie comme tu le dis. Je sais que celà peut étonner.
Tu as très bien illustré ce poème sur ton blog. De qui est ce dessin?
                                                                                                              
amicalement ,Hécate



S
merci pour mes cheveux ! :x
Je commente sur cet article car je viens juste de poster le poème de Remi Gourmont ^^', donc... bin, voilà quoi ! ^^
Répondre
H

oui,bien sûr...:)...je comprends.Je vais aller voir ce cher "vieux daim" comme on surnommait cette tête provocante de Gourmont!!! A boientôt.
                                                                              
Amicale bonsoir d'Hécate


S
Je viens tout d'abord te remercier pour tes commentaires qui m'ont fait vraiment très plaisir... je suis également passé sur le blog de Memory et je suis d'accord sur le fait que c'est ses talents de photographes qui me mettent largement en valeur.

J'aimerai pouvoir dire plus... mais je ne suis pas très "cultivé", ou du moin pas dans ce domaine, et je ne connais rien de tout ce que tu peux poster dans tes articles ^^', cependant, j'ai pris plaisir à répondre sur celui-ci, car j'aime beaucoup le poème final.
Enormément.
Je pense le poster d'ailleurs ^^ (pour la simple beauté des vers)

Merci encore, et bonne continuation
Répondre
H

Je suis très touchée...de ce que tu me dis là.C'est très spontané de ma part.Et si la photographe a du talent celle qui accepte de poser pour elle est bien charmante. Ne te laisse pas
impressionner,ce que j'écris sur mon blog c'est pour fair connaitre mes coups de coeur...Ce poème je l'ai aimé dès que je l'ai lu,et rien ne peut me faire autant plaisir qu'il te plaise.Je l'ai lu
dans bien des lieux,spectacles ,rencontres du printemps de la poésie etc...J'ai même eu des petits soucis avec des personnes...un peu choquées par le thème.
        Alors fais-le découvrir si tu veux...Et reviens quand tu en as envie. Le fil d'archal est ouvert...
         Bonne soiréeSpooky-Dream et merci à toi. Hécate


H
Fred ,vraiment j'aurais aimé habiter dans une rue Remy de Gourmont!...
Ce que tu écris sur lui est si bien tourné que j'hésite à y ajouter.Dans sa poésie,il abandonne ce qu'on nomme son intellectuellisme pour s'adonner aux odeurs,aux sortilèges du corps.En I887,il a cet aveu:
"L'univers est à moi quand sa bouche a souri,
Et Dieu n'est qu'un fantôme,il n'est pas d'infini,
Sans elle".
L'amour chez Gourmont est comme une religion...Son univers oscille entre mysticisme et sensualité.La chasteté des Saintes le fascine,il l'admire tout en disant "qu'elle est la plus singulière des aberrations sexuelles".
Félicitation pour cette analyse pointue Fred.A une prochaîne fois?...Je l'espère!
Bien amicalement à toi.Hécate
Répondre
F
Vraiment superbe ce poème et iconoclaste à souhait. On y sent tant d'amour et tant de haine en même temps... Encore un qui a trop aimé (et donc mal aimé), qui s'est pris tout seul en grippe parce que défiguré. Etrange destin que celui de l'homme, celui-ci ou un autre : le cours de la vie change beaucoup de choses et le moindre incident devient drame.
Dans de cas de Rémy de Gourmont (j'ai habité une rue de ce nom-là), heureusement que sa haine de lui-même ne l'a pas désengagé de l'écriture et surtout de la poésie. C'eut été dommage pour nous.
Répondre
H
Chère amie,voilà une vérité que je n'osais proposer mais qui est d'une grande exactitude,et que bien des écrivains qui ne cherchent nullement la provocations ont mis en lumière!Je vous sais grée de votre remarque ici.
Votre Hécate
Répondre
G
Certaines descriptions de l'extase mystique (par sainte Thérèse d'Avila, entre autres) pourraient aussi paraître "blasphématoires"...ça ressemble étrangement à l'orgasme...
Répondre
H
Tout à fait celà ,Maud,d'autant que je crois que Gourmont a connu dans l'entourage de Huysmans une personne disons un peu dans les vapeurs du souffre de l'occultisme( "Là-bas" de Huysmans).Mais il faut s'en référer à des biographes plus documentés que moi.Merci de votre visite à ce poète que j'aime beaucoup.
Hécate
Répondre
M
Merci de la découverte ! Soufre et encens mêlés...
Répondre
H
Gourmont doutait de son spectiscisme,et il est demeuré toute sa vie sensible,éthéré et sensuel.Un auteur complexe ,secret et une oeuvre gigantesque que je n'ai guère ,hélas pu explorer assez.L'homme cherchait ,exigeait de la vie "Des plaisirs où les sens vibrent sans compromis, Et la communion sous les doubles espèces".
votre commentaire répond bien à ce qui se dégage de sa poésie.
Bien à vous ,Alain.
Hécate
Répondre
A
Rémy de Gourmont se débat avec les interdits de la religion comme "un beau diable" ! ...Il utilise tout son art et l'on sent une certaine souffrance et une certaine vindicte....
cordialement
alainB
Répondre
H
Je saisis votre allusion chère Fraülen Jack,et si ces sortilèges vous ensorcellent vous me voyez touchée par ces nouvelles connivences partagées.Je vous suis reconnaissante de m'en aviser.
Alors bien à vous mes pensées.Votre Hécate
Répondre
L
Pour être tout à fait franche, je ne connaissais pas... J'ai donc eu grâce à vous l'occasion d'expérimenter et, pour demeurer tout aussi franche, de tomber sous le charme. Mille merci à vous pour ce sortilège, dame Magicienne.

Bien à vous,
Jack.
Répondre
H
Un sourire pour Liedich,pour ses ballades avec Mado,et Remy de Gourmont disait :
"Le Sourire est un dieu charmant,mais si léger qu'il ne pèse pas plus qu'un oiseau sur la branche :il voltige et s'envole ,il déjoue les aguets..."
Amical sourire d'Hécate
Répondre
L
Merci de cet article et de la connaissance qu'elle m'offre. J'ai lu de belles choses même si la construction n'est pas toujours de la rigueur que j'apprécie. Mais de bien belles choses et le choix du poème me convient, non que je connaisse les autres mais parce qu'il me donne envie d'aller plus loin.
Merci et douce journée.
Répondre
H
"Grenouille de bénitier"...est une signature dont je n'aurais osé rêvé pour ces "Oraisons..."!...Se rencontrer là sur un Gourmont,c'est...une bénédiction.Je ne sais si vous faites parties des "Saintes du Paradis" dont il a célébré les prénoms dans ses poèmes?...Vraisemblablement nous avons en commun une admiration pour "Soap & Skin"...C'est un bon début.
Bien sincèrement amusée...Hécate
Répondre
G
Quand j'étais petite et que je me plaignais à ma mère que je m'ennuyais, elle me répondait toujours "moi, je ne m'ennuie jamais"...Elle ne connaissait sûrement pas ce Rémy de Gourmont...Moi non plus d'ailleurs, mais cet article me donne envie d'en lire plus...
Répondre
H
Dans sa poésie ,Gourmont se refuse à être un intellectuel ,il réagit comme un paganiste antique,et s'il voue un "culte" c'est à Eros , avec une simplicité bucolique et tendre.
Bien à vous Gérard
Hécate
Répondre
G
La comparaison est sans doute exagérée mais elle est spontanée croyez le.
Je suppose que sa poésie est faite aussi de sentiments moins acides.
bonne journée à vous.
Répondre
H
Gérard,vous évoquez les"versets sataniques",dont j'ai oui dire ,sans les avoit lus.
Le sacrilège est une intolèrence.Certes Gourmont à eu l'audace d'allier mysticisme et érotisme,et ses vers sont empreints d'une beauté où le venin s'adoucit de la caresse odorante des mots.Merci de ces lignes qui osent une comparaison que je n'avais pas eu encore.
votre Hécate
Répondre
H
Michel,si on ose rire,laissons faire! Je pense que ma démarche est connue ,du moins certains la découvre au fil de mes mots.Ici,personne n'est exclu par le manque de culture,de savoir.Croyez-vous que j'écrive pour les très "savants" en la matière,seulement?J'écris pour le partage de la découverte avec mes émotions,je tente de donner ma vision d'un livre ,d'un poète, pour découvrir ce qu'un ou une autre recevra ce dont je parle.
Bien à vous,et merci de vous joindre à qui vient sur le difficile équilibre des mots,s'exprimer,avec,ou même contre ce que je pense!
Amicalement .Hécate
Répondre
G
Je découvre ce poète en ses " oraisons mauvaises "oserai je avancer un Salman Rushdie avant l'heure ? je me suis précipité pour en savoir un peu plus...l'heure était venue de lire " le soir" çà frise la Gourmontdise .
Répondre
M
Désolé, l'appellation de mon blog 'rienadireousipeu' résume tout à fait mon impuissance à vous laisser des commentaires sur le choix de vos poèmes...D'un niveau scolaire faible, je ne peux émettre un avis personnel sur le choix de ces textes, de ces auteurs et poètes dont je connais tout juste le nom... J'avoue avec tristesse par le biais de ces quelques lignes laissées mon immense manque et faiblesse... J'ai hésité à vous répondre, conscient des rires qui vont fuser de part et d'autre... Tant pis, je prends le risque... Riez braves gens, sous le couvert du virtuel!...
Répondre
H
Mais non,le Petit Poucet au féminin,voilà qui renouvelle les contes de fées...C'est délicieuesement agréable.Je vous souhaite de bonnes vacances,Françoise,et croyez ,que moi m'aventurant à laisser quelques mots sur vos dessins et peintures je ne suis guère plus qu'un petit nain égaré dans les méandres des Jardins de l'Art Visuel.
bien amicalement à vous.Hécate
Répondre
F
En fait je suis un peu surprise par ce long cheminement de commentaires… et n'étant pas une experte en littérature… je me repère souvent aux petits cailloux des articles et j'espère que je ne suis pas trop arriérée dans le rôle du Petit Poucet au féminin… :-)
A bientôt, (je pars avec quelques bonnes miettes de vacances cette fois:-))
Répondre
I
Bonjour Hécate ! Je dispose d'un peu de temps pour donner de mes nouvelles. Valenciennes n'est pas une ville désagréable, mais j'en ai vu de plus jolies. Je passe ces jours avec mon aimé ils sont donc merveilleux, emprunt d'une douceur qu'on ne retrouve plus guère quand l'innocence est passée. Je n'ai pas envie de rentrer, vous imaginez bien, mais il le faudra, et reprendre la routine ennuyeuse et les jours de cours pluvieux. Oh, le mois de septembre me fait peur vous savez ? Plus possibilité de voyager quand bon me semblera, entre les contraintes des horaires de cours et la peur parentale normale que je néglige la chose... Mhh, mais les "épreuves" sont sans doute formatrices, dans ce cas. Nous verrons... Et vous ? Comment allez vous ? (Vous pouvez répondre par mail !)

Votre Eugénie.
Répondre
H
Le vôtre est agréable,mais pourriez-vous me communiquer une de vos impressions sur le fil...
amicalement.Hécate
Répondre
F
merci de vos passages si diversifiés…
Répondre
H
Plus une sympathie envers une aimable attention,Marcelle...
Amicalement .Hécate
Répondre
P
Bonjour Hécate,

Merci pour ton passage et tes gentils commentaires -Amitiés
Marcelle
Répondre
H
J'ai toujours eu le désir d'en communiquer l'envie...
Bien à vous ,Catherine.Hécate
Répondre
C
Voilà, j'ai envie de le lire...
Répondre
H
Fantastique!...j'attendrais votre retour.Merci d'être venu sur le fil si rapidement.Bonne ballade à vous,Michel.
Bien amicalement .Hécate
Répondre
M
Merci d'être passé chez moi en ce jour de déprime... Excusez du peu, vous êtes mal tombée! Vanné, je vais faire un tour au bord de la mer, histoire de me remettre... Contempler l'immensité des éléments!
A bientôt, je repasserai.... PROMIS..... MICHEL

MERCI ENCORE
Répondre
H
Un avis de quelqu'un d'assez exigeant qui dit cela ,je l'acroche à un clou...(de la croix!).
Bonsoir à toi Niko.
Hécate
Répondre
N
Excellent !
Répondre
H
Phèdre,pour avoir lu souvent en direct ce poème,il appelait le silence,une suffocation...de l'auditoire.Je le reconnais. Gourmont,comme le fait remarquer Michel Houellebecq semble avoir résolue l'opposition entre Dieu et la chair,avec beaucoup de tendresse dans son poème "Eglise":
"Je songerai aux mains qui ont touché l'hostie,
"Aux mains qui ont béni et qui ont baptisé;
"Je songerai aux bagues ,aux cierges,aux agonies;
" Je songerai aux yeux des femmes qui ont pleuré".
.....
"Nous penserons à Dieu,à nous,à bien des choses,
"Au chien qui nous attend ,aux roses du jardin".

L'audace est un autre regard.L'audace de Gourmont suscite encore un échange,et je suis bien aise que vous reveniez ici, et celà ,eh bien nous le devons à ce poème qui joint la dérision au mysticisme.
Dans la douleur,dans le doute,dans la chute,il y a la Croix ce rappel qui parle à tout être ,croyant ou incroyant...Cette croix portée ,cette croix invisible de toute détresse qui pèse son poids de mal-être...
Bien amicalement,votre Hécate
Répondre
P
Un réel blasphème, je dirais non puisque d'après la Bible Jésus a connu les plaisirs de l'amour. Simplement je trouve que Gourmont est très audacieux et que son poème a dû en choquer plus d'un bien qu'écrit sans vulgarité. Mais c'est de Jésus sur la croix dont il s'agit, peut-on alors éviter le mot "blasphème" .....
Répondre
H
Si l'interprêtation peut donner à ce poème une intention au-delà de "l'irrespect"je ne souhaite rien d'autre...Phèdre,bien à vous.Hécate
Répondre
H
Ah! Phèdre3,voilà qui est dit!...Gourmont ,oui est provocant,il lie la liturgie de l'amour, de l'âme et du corps avec une liberté qui célèbre Eros avec une ferveur religieuse païenne ...Sans doute perturbe-t-il les dogmes.Mais Jésus ,lui ...était au-delà!
C'est bien d'avoir osé vous exprimer librement ici.Merci à vous Phèdre!
amicalement .Hécate
Répondre
P
Il est difficile de mettre un commentaire sur ce poème. Il est irrespectueux envers Jésus sur la croix, mais on ne peut que trouver merveilleuse l'interprétation. C'est un très beau poème.
Répondre
H
Oui,bien exprimé...et ce Gourmont un rien insolent aurait pu vous dire tendrement:"Les coeurs dorment dans des coffrets Que ferment de belles
serrures...Et je trouve que la prison est généreuse".
Au plaisir de revoir votre main dessinatrice se poser ici."Ô main ,je te regarde avec mélancolie".(Gourmont)
Hécate
Répondre
F
Quel poème prenant, entre foi et amour, entre paradis et purgatoire… ;-)
Répondre
H
Alors,ce sont des retrouvailles?...Comme personne ,il a su rendre hommage aux fleurs.Bien que je ne puisse oublier celles de Baudelaire!
Amicalement à vous,Crhistophe.
Répondre
C
Ca faisait bien longtemps que je n'avais point lu Gourmont, merci !
Répondre

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