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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 09:47

Anna-de-Noailles.JPG            ANNA DE NOAILLES
            L'EBLOUISSANTE…
                                     [ 2 ]






En 1903, c'est la rencontre avec Barrès, dandy, homme politique et écrivain. Elle a 27 ans, il en a 10 de plus. Ce sont deux tempéraments très opposés : Barrès passe pour un misanthrope, Anna apparaît comme une extravertie, sûre de son génie, de sa séduction, exprimant à merveille ce qui bouillonne en elle.

 

Barrès dit :

 

-         " Je ne désire pas que tu soit la plus belle de l'univers, je désire que tu sois ma sœur."

 

Barrès est comme elle obsédé de la mort, elle est présente dans ses écrits. Il a le goût de la volupté pour le périssable, ce piment des sensations. Il porte en lui, la hantise de l'échec et l'impatience de la gloire.

 

            Anna attaque Barrès sur ce nationalisme qui lui fait horreur. La discussion se prolonge, car ni Barrès, ni Anna ne désirent faire de concessions. La politique passionne les adversaires : moins ils sont d'accord, plus ils semblent se plaire.

 

            Barrès note :Barrés

 

-         " La bête de tristesse est rentrée dans sa niche, je me retrouve heureux comme un enfant. C'est un concert qui éclate, une pluie de fleurs qui tombe, un émerveillement dans mon âme. J'admire la vie, j'écarte la mort, je souhaite à tous le bonheur, l'univers à pris un sens…"

 

Et encore ceci, parlant d'Anna :

 

-         " Parfois elle est tout le sérail, elle s'enveloppe de soies la tête ; elle se pelotonne : quelle émotivité : éternelle Esther qui défaille sans cesse."

 

Anna écrit au cours du séjour de Barrès à Amphion :

 

-         " Nous étions l'un près de l'autre. Nous nous taisions. Nous n'avions rien à nous dire si grande était la communion de notre esprit."

 

Elle est toute à sa joie d'avoir trouvé, après une jeunesse bousculée, un homme dont "la silencieuse poésie" lui dit, avec un regard profond et triste.

 

-         " Ne vous efforcez à rien, taisons-nous, je vous entends."

 

Barrès aime les femmes, mais pas celles, que, logiquement il devrait aimer.

 Le retiennent, les éblouissantes, les dominatrices. Le voilà fasciné par la comtesse de Noailles.

Anna pour Barrès est la païenne, la sorcière, la Pythie, le fantôme trop vivant de sa rêverie. Elle est à la fois merveilleuse et désespérante.

 

Dans le recueil "Les vivants et les morts" un poème est inspiré de lui.

 

Nous n'avions plus besoin de parler, j'écoutais

Le rêve sillonner votre pensif visage ;

Vous étiez mon départ, mes haltes, mes voyages

Et tout ce que l'esprit conçoit quand il se tait.

…..

 

            En 1904, Anna visite l'Italie avec Barrès. Ils vont à Venise. Anna écrit :

 

café florian-         " Nous menons ici la vie de province, la vie vénitienne, au café Florian où nous nous installons matin et soir, tandis que va, vient, boit et fume la petite notoriété littéraire de Venise. Douceur et tristesse de voir vivre et vieillir dans cette plus belle ville du monde, des êtres faibles et studieux qu'écrase la beauté de la ville."

 

Cette année là, Barrès écrit dans ses cahiers :

-         " Première impression d'une certaine lassitude et d'une certaine mauvaise humeur… Cette volonté de se faire désirer par l'univers, c'est intéressant par le don d'expression qu'elle y joint, mais c'est l'imagination vaniteuse d'une jeune femme d'officier, et peut-être de toute Parisienne."

 

De retour à Paris, elle écrit dans une lettre.

 

-         " Il viendra à Paris demain, il verra bien que rien ne change en moi."

 

A ce moment là, Barrès note dans ses cahiers :

 

-         " Votre chant est pur et votre musique sûre, mais votre cœur…"

 

Quelques jours plus tard :

 

-         " Mon âme indestructible ne peut être détournée de votre âme, mais précisément vous colorez mon âme de la teinte qu'a votre âme chaque jour."

 

Anna écrit :

 

-         " Il n'aime pas les livres, ni les cœurs, ni les âmes, ni la musique, ni la vie, ni la mort, ni le monde…"

 

C'est très injuste : Barrès aime tout cela, mais à sa façon qui n'est pas celle d'Anna. De là, un malentendu se fait, plus profond que les précédents.

Ils se retrouvent pourtant encore avec joie, ils se promènent des après-midi entiers et il lui récite des pages du "Voyage de Sparte" qu'il écrit.

Dans un article paru dans le "Gaulois", il ne peut s'empêcher d'évoquer Anna :

 

-         " Quand elle nous apporte le vin des roses de l'Orient, nul ne veut clore nos frontières à cette enchanteresse de qui l'harmonie pénètrerait la pierre même d'un rempart."

 

Anna se lasse de tant d'empressement, elle avoue pourtant "crever de tendresse auprès de cet être torturé".

 

            Lorsque le 4 décembre 1923 Barrès a une crise cardiaque chez lui à Neuilly, le lendemain Anna dit :

 

-         " Notre amitié inexprimable est située dans une région de l'esprit qui conçoit l'éternité."

Elle consacre un bref poème à la disparition du seul homme dont elle ait jamais accepté la supériorité intellectuelle.

 

Vous êtes mort ce soir à l'heure où le jour cesse.

Ce fut soudain. La douce et terrible paresse

En vous envahissant ne vous a pas vaincu.

Rien ne vous a prédit la torpeur et la tombe.

Vous eûtes le sommeil. Moi je peine et je tombe,

Et la plus morte mort est d'avoir survécu…

 

(L'honneur de souffrir)

 

            Survivre : telle est sa hantise désormais. Survivre à ceux qui lui ont été chers lui paraît un sort pire que la mort. Et pourtant aucune espérance dans un quelconque au-delà ne l'anime.

 

Ils ont inventé l'âme afin que l'on abaisse

Le corps, unique lieu de rêve et de raison,

…..

Je refuse l'espoir, l'altitude, les ailes…

 

            A l'abbé Mugnier qui se précipite chez elle après avoir été se recueillir devant la dépouille de Barrès, elle confie :

 

-         " C'est une belle mort."

 

Elle ajoute :

 

-         " Il n'aimait que moi."

 

Elle n'ira pas aux obsèques nationales le 8 décembre. Entre 1923 et 1926, on relève qu'elle écrit 103 poèmes de deuil.

 

            Elle dit :

 

-         " Mon regard n'est plus que souterrain."

 

Jean Rostand, présence discrète, évoque un excès de la douleur. Elle se remet pourtant avec courage au travail. Elle multiplie les prépublications, comme si elle redoutait que la mort ne vienne la cueillir avant que ses poèmes ne soient rassemblés.

Ses familiers en témoignent, elle est capable d'être par instant drôle, sinon cocasse, comment elle a le pouvoir de passer du sérieux au plaisant, étincelante, vibrante, détendue, se forçant s'il est nécessaire mais sans le paraître, quitte à se replier ensuite sur sa fatigue d'être.

 

Ecoutons cette voix, ce cri longuement modulé, cette passion mise à nu, cette ferveur qui brûle pour renaître et nous faire croire à la vie plus forte que la mort.

 

C'est vrai, je me suis beaucoup plainte

De l'amer bonheur de mes jours,

De l'été avec ses jacinthes

Qui me brisait le cœur d'amour.

 

Je me suis plainte, âpre et pâlie,

De l'univers étincelant,

Et de cette mélancolie

Qui tombe, au soir, d'un rosier blanc.

……………

Mais maintenant bien autre chose

Tourmente ce cœur éploré ;

Je ramène sur moi les roses

Pour que mes bras soient déchirés ;

……………….

Dans toutes les grottes de larmes,

Dans des jardins chauds et glacés,

Et sur des routes de vacarme

Où vos deux pieds seront percés.

 

Je vous mènerai, chère vie,

Dans de si torrides étés,

Que vous crierez, inassouvie,

Et les genoux épouvantés.

 

Ma belle vie échevelée

Si sensible et fine de peau,

Vous serez roulée et foulée,

Vous serez en sang, en lambeaux,

 

Mais je vous dirai : "O mon être,

Portez mieux ce destin fatal ;

Peut-être il nous reste à connaître

Quelque amour qui fera plus mal…"

                                                                       (extrait) Les éblouissements.

 

 

            Tout ce qui vient d'elle, et tout ce qui est elle est célèbre : la virtuosité de son verbe, ses rendez-vous qui ne sont jamais à l'heure, le prestige du poète qu'elle se donne avec orgueil à haute voix.

 Elle suffit à meubler un salon, à animer une table. Elle séduit, elle s'impose, parle de politique, d'herbes, de fleurs, d'étoffes, d'Anatole France, d'un concert qu'elle à manqué, ou de sa jeunesse, ou de riens qui par elle deviennent tout.

 

            Elle arrive, la voici et soudain toute l'assistance se tait, on se tourne vers elle, on se hausse sur la pointe des pieds pour la mieux apercevoir.

 

            Une opulente chevelure noire, le nez fin et racé, les yeux immense au long regard… Elle est là, on la voit, on l'écoute : paroles, soupirs, sourires, entrecoupés de silences bouleversants auxquels chacun est suspendu.

 

Elle lève sa main ornée du saphir qu'elle affectionne et qui parle, elle aussi. Elle étonne, elle ravit, il n'y a qu'elle qui existe, jusqu'au moment où elle va se retirer, tard, le visage livide, les yeux marqués de l'empreinte de la fatigue, et le lendemain, elle sera celle dont on dira :

 anna couchée

La comtesse n'a pas quitté son lit, elle est morte, elle est mourante, elle me l'a téléphoné, j'entendais à peine sa voix, mais elle vient encore de composer un poème.

-         " Sous le masque de la fatigue, de la maladie, du labeur, de la misère de l'âme et du corps, la beauté mystérieuse transporte les sens dans un séjour suave autant que le sera l'éternel repos."

 

A un ami qui lui assure qu'elle deviendra une charmante vieille dame, elle répond indignée :

 

-         " Mais je ne le veux pas ! "

 

Du fond de son lit, elle dessine au pastel, des fleurs, des portraits, elle rêve, pense à ses souvenirs, à ses promenades avec Proust, à Léon Daudet amoureux d'elle, à Maurice Chevalier rencontré en 1921 qu'elle appelait son frère étrange.

Il lui est apparu comme l'homme le plus séduisant du monde et elle lui a écrit des dizaines de poèmes.

 

Tu m'apparus suave et ravissant

Composé par le miel, l'astre, la tubéreuse.

Plus que le suc des fleurs, j'ai révéré ton sang,

Ta grâce m'accablait et me rendait peureuse.

 

 

Elle lui lisait les poèmes qu'il lui inspirait. Il lui dit un jour :

 

-         " Ce ne sont pas des chansons pour moi."

 

Cet amour qu'elle a eu pour lui est demeuré sans espoir.

 

cocteau-par-man-Ray.jpgDepuis 1924, elle a noué avec Jean Cocteau une amitié fulgurante. Ils ont en commun la passion de la poésie, le don de la parole, la fascination de la mort qu'ils conjurent en en parlant sans cesse ; ils ont tous deux été élevés par une gouvernante allemande et, perdu leurs pères lorsqu'ils avaient dix ans.

Comme la vie d'Anna, leur amitié s'effiloche : Jean est pressé, Anna inattentive.

En 1926 elle écrit :

-         " La vie est le temps qu'on met à ne plus s'étonner de souffrir. De toutes les promesses de l'univers, la seule qui ne déçoive pas, la certitude du néant, vous attire, vous contente et vous parle."

 

Sur les photographies, cela ne l'empêche de sourire. Elle publie chaque mois dans "Vogue" une brève chronique pleine de gaieté et de sagesse.

Après des mois de quasi-réclusion, elle sort de nouveau. Le jeune Julien Green l'aperçoit dans un salon.

 

-         " Elle avait l'air d'une personne égarée dans une foule, ce jour là et, répondait à ceux qui lui adressaient la parole. Déjà, elle était ailleurs, et parce que je la devinais un peu au-delà de nous, j'avais été tenté de lui parler, mais que lui dire. Et je n'ai pas osé. Elle était entourée de monde et pourtant elle semblait toute seule. "

 

Anna aime à la folie la vie brillante dans les somptueux salons de Paris ; c'est pour elle une façon de s'évader de sa perpétuelle angoisse, une euphorie qu'elle sait précaire, mais qui lui permet ensuite, de mieux se retrouver. Elle n'est futile qu'en apparence.

 

En 1932, Anna se met à souffrir d'insomnies, de bourdonnements d'oreilles et de migraines ophtalmiques. Elle demande à un médecin.

 

-         " Otez-moi des oreilles cet océan de ferraille."

 

Le psychanalyste René Lafargue rend son verdict :

 

-         " Elle se détruit intérieurement."

 

En 1933, elle songe à composer de nouveaux poèmes, pourtant, elle ne peut plus écrire et la moindre conversation l'épuise.

 

-         " Aucun organe essentiel n'est atteint chez moi, et cependant je m'en vais. Je meurs de moi-même…"

 

Elle s'éteint le dimanche 30 avril à 15 heures à son domicile, 40 rue Scheffer. Elle à 57 ans. Elle repose vêtue de soie blanche, étendue au milieu de brassées de roses blanches sur le lit étroit où elle vient de passé la moitié de sa vie. C'est avec une de ces roses, que le prêtre, à défaut de buis, trace sur son corps figé dans la mort, le signe de la croix.

 

Anna de Noailles est encore une présence proche de nous par la beauté du mot Poésie.


Anna dans son salon

                                                  
                                                   Offrande

        

Mes livres, je les fis pour vous, ô jeunes hommes,

                        Et j’ai laissé dedans,

Comme font les enfants qui mordent dans des pommes,

                        La marque de mes dents.

 

J’ai laissé mes deux mains sur la page étalées,

                        Et, la tête en avant,

J’ai pleuré, comme pleure au milieu de l’allée

                        Un orage crevant.

 

Je vous  laisse, dans l’ombre amère de ce livre,

                                    Mon regard et mon front,

Et mon âme toujours ardente et toujours ivre

                                    Où vos mains traîneront.

 

Je vous laisse le clair soleil de mon visage,

                                   Ses millions de rais,

Et mon cœur faible et doux, qui eut tant de courage

                                   Pour ce qu’il désirait.

 

Je vous laisse ce cœur et toute son histoire,

                                   Et sa douceur de lin,

Et l’aube de ma joue, et la nuit bleue et noire

                                   Dont mes cheveux sont pleins.

 

Voyez comme vers vous, en robe misérable,

                                   Mon Destin est venu.

Les plus humbles errants, sur les plus tristes sables,

                                   N’ont pas les pieds si nus.

 

-   Et je vous laisse, avec son feuillage et ses roses,

Le chaud jardin verni

Dont je parlais toujours ; - et mon chagrin sans cause,

                                               Qui n’est jamais fini… 

 

                                                                                                                                         Hécate.

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Published by Hécate - dans Essais
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commentaires

Christian Jannone 31/10/2012 15:16


Les préjugés courant sur une multitude d'écrivains exclus de l'enseignement littéraire officiel sont si nombreux, que dis-je, si indénombrables, qu'on  finit par ne plus lire et étudier
personne. C'est de la négligence culturelle : Alexandre Dumas, jamais au programme de collège ou de lycée, Anatole France moqué et méprisé, Charles Dickens passé sous silence malgré le
bicentenaire de sa naissance... Cela fait longtemps qu'on considère mal Anna de Noailles et qu'on juge son esthétique démodée, pas à la page du présentisme éternel qui prétend nous gouverner
intellectuellement.

Hécate 04/11/2012 17:03



C'est étonnant pour Dickens...et Alexandre Dumas tant d'écrivains disent le lire avec bonheur  !!!


                                                                                                                   
Bon dimanche à vous.


                                                                                                                                                 
Hécate



Christian Jannone 23/08/2012 18:39


Encore une poétesse (pour moi, le mot n'est pas péjoratif) que j'ai eu le courage de lire et d'apprécier, malgré son esthétique surannée (ce qui ne signifie aucunement que c'est mauvais, comme
tous les chébrantudiens présentistes à la Arte aiment à nous le faire accroire). Dernièrement, Arte s'est encore trahie, en préférant annoncer le décès de Scott McKenzie au lieu de celui de
Catherine Lépront ! Avec Arte, la culture débute en 1960. Rien donc à dire des roches gravées néandertaliennes et de l'art pariétal hispano-néandertalien (je donne le dernier état de la science)
jusqu'à Jackson Pollock !

Hécate 23/08/2012 21:54



Je m'étonne un peu cher Christian, de ce mot "courage" ...concernant la lecture des écrits d' Anna de Noaïlles, bien sûr, je plaisante quelque peu, le charme suranné n'est-il pas l'un des
délices que vous prisez dans certains de vos romans?...Comme elle eut l'honneur de souffrir, c'est honneur que de la lire encore!, et , suis ravie de vous savoir au fait de ses vers. Poésie
intense et ardente, passionnée, aveux aussi :" Les enivrants malheurs pour lesquels je suis née."


Arte, certes...défaille, mais tout se délite...Il y a pire encore.Hélas !....


Merci à vous de parcourir mes pages.


                                                      
bien à vous


                                                                               
Hécate



apsara 02/05/2012 08:18


Je reviendrai lire ces deux merveilleux articles que je n'ai fait que survoler!je ne savais pas que tu avaisécrit sur Anna de Noailles!une déesse tombée des cieux sur cete terre où les humains ne
comprennent rien!


bien àtoi

Hécate 23/08/2012 18:59



APSARA ,


je m'aperçois que je n'avais pas répondu à ton com.sur Anna de Noaïlles, débordée parfois je réponds chez toi et ...voilà!!! ....Non seulement j'ai écrit sur elle, mais j'ai fait
toute une soirée avec lecture de ses poèmes, un grand moment, et , beacoup de souffle, ses vers sont sans respiration parfois et comme elle dans le frémissement de ses transports je n'étais
plus tout à fait moi-même ...


Je t'embrasse, Danseuse Céleste, et , bientôt tu verras que mes pensées étaient encore une fois non loin de toi ....


                                  
Âmitié


                                                  
Hécate



Valmont 27/06/2011 07:38



Quelle femme, quelle poète, amitiés...



Hécate 27/06/2011 22:22



Et très belle femme ...et une écriture brûlante !


                                                          Bonne
soirée Valmont


                                                                                   
votre H


 



Vincent 30/05/2010 05:42



... Bonne nuit Chère Hécate ... " Offrande " est magnifique ... Les premiers mots que j'ai lus d'Anna de Noailles étaient gravés sur la tombe d'un cimetière à Paris ... je ne la connaissais pas
... plus de quinze années séparent ces mots jadis lus à Offrande ... je ne la connais toujours pas ... Jamais je n'ai cherché à lire ses textes ... Elle, qui m'avait pourtant en une
phrase, boulversé ! ...  Mais il me semble que le moment est peut-être arrivé ... de lire ses mots,  beaux à en pleurer ... L'Ouroboros du temps  ... tout finit par se
rejoindre ... des mots gravés sur cette tombe je la redécouvre par ce poème dont la " finalité " m'évoque " l'île des Morts " d'Arnold Böcklin ... non pas pour le titre du tableau mais
parce qu'il évoque dans sa puissance diaphane,  les mots d'Anna de Noailles dans " Offrande " sont comme cette silhouette nimbée de blanc, debout sur cette barque,  entre
deux mondes ...  « Ma cendre sera plus chaude que leur vie »  ... Cette phrase ne m'a plus jamais quittée ...



Hécate 31/05/2010 10:12



" Je sais que tout sera , que rien ne peut finir " écrivait-elle  .


Peut-être que rien ne peut finir dès que les mots d'Anna de Noaïlles nous ont traversés une fois...Son coeur n'est pas dans le cimetière parisien ,ainsi est-elle encore divisée ,tiraillée
entre deux aspirations comme le fût toute sa vie .


Je ne l'ai connue qu'à travers la découverte de quelques uns de ses vers,ils m'ont portée à essayer d'en connaître davantage .


Vous citez le tableau de Bôcklin Vincent ,et au moment où j'ai publié cet article ,il était depuis des mois mon fond d'écran. Bien des versions de " L'île des morts " existent ,et dès la
première vision cette peinture n'a pas me quitter,du moins en mes pensées.


Lors de mon passage à Venise ,il me tardait de confondre la réalité au tableau... Une barque funèbre y passait...Je laisse la parole à Anna :


"...et je me réjouirais d'être un repas funèbre,


Et d'héberger la mort qui se nourrit de nous,


Si je sentais encor, dans ce lit des ténèbres,


       L'emmêlement de nos genoux ..."


 


             Merci à vous pour cette offrande de vos mots ici.


                                                                               
votre Hécate



monsieur triste 16/03/2010 18:34


formidable lecture, merci infiniment!


Hécate 16/03/2010 21:33


Vous savez combien votre estime m'est plus qu'agréable...
          Bonne soirée ,Monsieur Trise
                                votre
Hécate


Iougenaie 11/03/2010 20:55


J'ignore, je regrette souvent. Mais c'est inutile, on ne peut aller contre ce qui est imuable. La mort est toujours la mort.
Ce matin, d'ailleurs, j'ai entendu, sur france culture, une chronique incroyable, sur Gide, sur sa vision de l'auteur qui le poussait à faire ce qui était poétique et non ce qui lui était plaisant.
Bref, les morts me manquent souvent. Et encore, il ne s'agit là que des mots connus...
Douce soirée Hécate, en espèrant que vos soucis d'ordinateur se règleront vite :)
Eugénie.


Hécate 12/03/2010 18:58


Je n'ai pas encore récupéré le mien...
Ce que vous me dites à propos de Gide ne m'étonne que peu : il a été assez" poseur"  ,et Oscar Wilde se moquait un peu desa façon de se réfugier derrière ce qu'il n'osait pas .
Gide était prisonnier d'une forme de Pensée ,sa foi religieuse lui posait problème ,et pourtant certains de ses livres furent audacieux. Peut-être craignait-il le jugement d'autrui .
                                                                                                    Bonne
soirée Eugénie


Gertrude Rose 04/03/2010 19:33


Pourtant ça marche encore, là....


Hécate 04/03/2010 09:47


"Le bonheur se ressent avant de s'éprouver ". Anna de Noaïlles


Hécate 03/03/2010 10:08


C'est vrai Eugénie, on se prend à se dire qu'on aurait aimé pouvoir la rencontrer...
                   Votre Hécate


Hécate 03/03/2010 10:10


Que dire face à cette impossiblité que dresse le temps entre les vivants et les morts !!!


Gertrude Rose 02/03/2010 23:07


Vous savez quoi? Eh bien tout a été dit sur cette belle Anna et je ne rajouterai rien; mais sur vous ma chère Hécate, je ne tarierai jamais, car jamais, jamais je
n'aurai fini de faire le tour de vos qualités; car savez vous et ne l'oubliez jamais, je préfère mon amie Hécate la petite magicienne aux dentelles et aux trois corbeaux, Hécate parmi toutes les
Hécates que toutes les Anna de Noailles réunies.

Bonne nuit Sainte Hécate.


Hécate 07/03/2010 11:46


.....VOUS SAVEZ QUOI ?...Hécate ne s'attendait pas à recevoir cette merveilleuse déclaration ,chère GERTRUDE  ROSE
...
              TRES , TRES TOUCHEE...
                                                            
votre Magicienne


Iougenaie 02/03/2010 21:24


Je savais en lisant votre commentaire, que ce serait sensationnel. Bizaremment, je trouve triste sa mort, du fait que cela m'empêche de pouvoir la rencontrer.


Old-Luck-Oie 01/03/2010 18:13



Toutes mes pensées vers vous, alors, en ces moments pénibles... Puissent-ils arriver le plus tôt possible à leur terme! >

Hécate 01/03/2010 21:25


:)
  Bonsoir chère Old-Luck-Oie
                          Votre Hécate


david lantano 01/03/2010 17:47


Une femme selon mon coeur, apparemment. Il en faudrait plus des comme ça...


Hécate 01/03/2010 21:01


Pas de chance pour vous David  ,Anna de Noaïlles  a été emportée par   "la panthère joyeuse ,bondissante,mangeuse séculaire" ...la Mort !
Pour vous ,ces vers qui avouaient la complexité de cette femme clairvoyante sur elle-même :
"Deux êtres luttent dans mon coeur
 C'est la bacchante avec la nonne ".

Votre présence ici est un hommage qu'elle aurait aimé ; elle s'entourait d'êtres dont la plume savait griffer la page blanche et y laisser une empreinte d'âme sous la verve du style !
      Bonsoir à vous.
                          votre Hécate


Paracelsia 01/03/2010 10:13


Des amants magnifiques, maudits comme je les aimes! C'est horrible à dire, mais de ces amours tempêtueux naissent des écrits d'une beauté très intime, une souffrance romantique... J'aime beaucoup
Ana!


Hécate 01/03/2010 16:44


Les amours de tempêtes et de tumultes ne sont donnés qu'aux esprits aptes à les ressentir ,les vivre et à en tacher les pages blanches d'une encre de fièvre !!!
 Des joies à la limite de l'extase et de la douleur .
 Horrible à dire? Mais non...
Plutôt terriblement fascinante est la beauté intime ,le Romantisme est l'opposé de la tranquille tièdeur ,il est Intensité  au bord du gouffre ,d'où cette ferveur.
Si je n'avais été emportée par les déchirures d'Ombre et de Lumière de la Poésie et de la vie d'Anna ,je n'aurais pu écrire sur elle.
           Merci de votre visite Madone ...:)
                                       
votre Hécate


saltosam 28/02/2010 22:38


merci chère Hécate pour cet article que tu es venu me conseiller; je ne connaissais pas ces artistes que je découvre avec grand plaisir. une vie mouvement tout en reflettant un amour immense et
poétique, triste fin que voilà pour monsieur et continuation tout aussi vide pour madame... que c'est beau.....
quand à leurs écrits, cela donne envie d'en découvrir plus.
merci encore chère Hécate pour cette passion que tu nous transmet avec  tant de gentillesse.
bien amicalement.
Saltosam 


Hécate 01/03/2010 21:23


C'était ce qu'Anna souhaitait Saltosam ,être lue longtemps encore après avoir quitté la lumière des jours et ce Soleil qu'elle chérissait  comme le faisaient les Egyptiens ,et dans des
poèmes elle lui adressa des  sortes de prières ; elle se revendiquait comme étant  fille de la Grèce Antique.
          Amicalement à toi.
                                       
Hécate


Old-Luck-Oie 28/02/2010 22:00


Le bonsoir, Dame Magicienne... Comment allez-vous, et quelles nouvelles?


Hécate 28/02/2010 22:12



Une journée de repos ,de détente avant demain  retourner vers des démarches ingrates.
 La tempête de la nuit s'apaise .
            Les nouvelles ,disons sont stationnaires ,mais précaires.
                                
Mes douces pensées vers vous,chère Araignée du Soir :)
                                                                               
votre Magicienne


        



MICHEL 28/02/2010 20:24


Je n'avais lu que la première partie sur laquelle j'ai eu plaisir à laisser quelques lignes... Je repasse à l'instant sur la partie 2 de cette vie de femme bouleversante et je reste éteint par tes
mots, magicienne! D'un deuil affectif, je reste surpris face à la multitude de poèmes écrits par Anna pour l'homme qu'elle aimait et sublimait... Je n'ai eu à la lecture de ces extraits de
correspondance avec Barrès, qu'une pensée si belle... Les écrits sont et resteront les traces indélébiles de nos sentiments, d'une portée ô combien plus forte que simples paroles ou touches
frivoles pianotées sur un clavier... Les sentiments ont parfois du mal à se dire, sinon à se comprendre. Le temps de soupeser, d'analyser et de dire le profond de nos ressentis, par pudeur,
timidité ou simple fierté, fait que parfois, l'on se trompe à soi-même, à l'autre... Que le temps suit sa marche infernale vers l'avant, de notre repos final... Que, parfois il est trop tard et
notre vie pas si bien remplie... Alors, regrets, remords, ratés, amertume, que de chassés-croisés entre plénitude, sérénité, bonheur et tristesse, malheur... Et, pourtant nous vivons, parfois rions
même si ces rires ne sont que reflet de notre lassitude...
Anna... Une belle vie emplie de mots, de rencontres, d'amour, où rêves, notes de piano et pastels s'effilochent au gré de ses pensées et du temps.

« Il n'est rien de réel que le rêve
et l'amour.»
[Anna de Noailles] - Chanson du temps opportun

« Solitude : la double solitude où
sont tous les amants.»
[Anna de Noailles]


AMICALEMENT à TOI, HECATE  ..... MICHEL ....  à bientôt, ailleurs.... Bisous.




Hécate 28/02/2010 22:01


"Amour répands sur moi l'unique illusion".( Anna de Noaïlles)

Sans cette "illusion" ,Anna ne savait trouver de saveur à sa vie.   Comprendre  ce cri ,tout être sensible que le besoin d'être aimé  taraude le sait !
L'écriture faite sur qui l'on aime est une part d'Eternité dérobé au Néant ,un défit à la mort, une défense contre l'Oubli .

Michel ,je me doutais que la sensiblité frémissante et exaltée de cette Dame de la Poésie t'inspirerait !!!
         Pour elle ,merci de ces superbes envolées de mots . Elle les aurait aimé !!!
              A toi ,je te souhaite de belles heures .
                                Mon
amitié et mon bonsoir .
                                               
Hécate


Jean-Michel 28/02/2010 19:52


C'est vrai que je n'ai qu'une connaissance limitée de ses poèmes. Merci Hécate pour votre brillant plédoyer.


Hécate 28/02/2010 22:09


Jean-Michel ,vous devez commencer à savoir que j'aime dialoguer que ce soit sur un des thèmes que je présente ou chez mes visiteurs :)
Pour ce plaisir que vous avez relancé ,c'est moi qui vous remercie d'être revenu .
                                                                                                 
Bonne soirée à vous.
                                                                                                                         
votre Hécate


mel-and-tof 28/02/2010 17:35


Bonjour  ma très chère Hécate
 Je ne sais si turecevras mon com ,rien ne va plus c'est la galère!!!
Je n’ai pu poster aujourd’hu,skynet est en panne
Toutes mes excuses !!! Merci beaucoup
Bonne journée
Gros bisous Méline


Hécate 28/02/2010 22:15


J'ai bien reçu ton com.Méline...
Pour moi ,j'ai eu aussi quelques soucis informatiques ces derniers jours !
                                                                                                                     
Bonsoir d'Hécate


Gérard 28/02/2010 00:40


...et séductrice , elle semble tellement belle !!!


Hécate 28/02/2010 10:59


...et elle l'était si on se reporte aux témoignages de ceux et celles qui l'ont connue .
                                                                                                 
votre Hécate


Jean-Michel 28/02/2010 00:36


Une forte personnalité, une émotivité sincère, une grande maîtrise technique mais personnellement je trouve cette belle dame un rien conventionnelle et bien trop mondaine. Il me semble qu'il lui
manque juste ce petit rien qui retourne quelque chose en nous et qui est la marque des très grands poètes même quand ils sont bien moins connus qu'elle.
Merci cependant Hécate de nous l'avoir mieux faite connaître à travers ces deux passionnantes pages.


Hécate 28/02/2010 11:34



Mondaine ,c'est indéniable .  Classique dans ses vers ,proche de la prosodie de Banville, le vers libre ne la tentait pas.
Païenne devenue catholique au moment de son mariage ,révoltée ,insoumise ,elle se défendait d'être romantique .
Charles Maurras lui a reproché le culte du mot et un féminisme exaspéré. Mais Maurras tenait grief aussi à Renée Vivien ,Lucie Delarue-Mardrus ...
Marcel Proust n'opposa nulle réticence à son adoration.Il lui reconnaissait " ce merveilleux génie qui nous ouvre le secret de toutes choses ".

Pour ma part ,Jean-Michel ,il y a des accents dans certains poèmes d'Anna de Noaïlles qui me paraissent bouleversants,du moins ont-ils su me toucher .
Ce grand désir assez ostentatoire de vouloir être indéfinimement aimée ,cache plus de fêlures intimes que d'orgueil. Même si ,on s'étonne tout de même de son plaisir à être une séductrice ,sans
cesse insatisfait...
Peut-être inconsolable des morts qu'elle avait tant aimé ...
Il a été dit qu'elle souffrait d'une tumeur au cerveau  en 1933 .
          Merci de vous être exprimé  ici,c'est toujours intéressant de voir comment l'autre perçoit .
        Amicalement
                            votre  Hécate






Caro 26/02/2010 22:58


c'etait une drôle de dame..il semble qu'elle était la muse du premier et qu'elle était en admiration face au second..ah, l'inspiration !


Hécate 27/02/2010 15:24



Disons , une personnalité hors norme ,que même encore on ne sait où classer ...et tant mieux !
                                                    
Bon dimanche Caro.
                                                                           
Hécate



nettoue 26/02/2010 16:06


Elle est éblouissante et son décolletée ne ddoit rien à la chirurgie esthétique. Quand à la facon dont tu construis le scénario, il est impeccable !
Merci à toi
Nettoue


Hécate 27/02/2010 15:21


Une grande Dame par l'esprit ! Belle aussi ...A l'écoute de l'Univers,éprise de lumière ,froissée dans son âme par les pertes douloureuses trop nombreuses des êtres qu'elle
aimait.
          Amicalement ,Nettoue.
                                    
Hécate


AneverBeen 26/02/2010 11:18



Je découvre donc Anna de Noailles...
Se font discrètes les femmes poètes...
Femmes que l'on dit plus sensibles, mais aussi peut-être plus pudiques ?
Non. Cela ne dépend que de chacun, homme et femme.

Il est vrai que la seule certitude, au final de cette existence, est la fin, le néant...
On ne se surprend même plus de la suffrance ; à l'âge de la lucidité, celle-ci est tel un choc mais l'on s'y fait se disant que c'est normal...
Pourtant, l'on trouve cela injuste de vivre, si ce n'est, en réalité, de survivre dans un monde dont les sens nous échappent, en plus de l'essence même de notre présence.

Ne dit-on pas que les contraires s'attirent ? La différence de l'un ne fascinerait-elle pas l'autre ?

Sous les sourires, les rires et visage rayonnant peut être une âme en peine, malade, aux abois...
Je pense de suite à Renaud :)
La fatigue de faire semblant...

A bientôt Hécate (dont pour continuer la découverte de cette poétesse qui jusqu'à ce jour nous était inconnue).



Hécate 27/02/2010 15:15


Les contraires nous éclairent aussi...Ils peuvent être complémentarité dans les différences.
Une approche de l'autre qui apprend toujours quelque peu sur soi. Alchimie révélatrice ,donc ...

Il y a des femmes poètes,peut-être moins citées,encore que...:)
Plus ardu de trouver une place au grand  jour autrefois que maintenant .
Louise Michel aussi était poète et s'est battue pour la Liberté !!! Ce n'est pas le sujet de cet article ,aussi ,je n'ajoute rien d'autre .
             Pour cette longue réflexion ,AneverBeen  ,merci ...
                                                                                              
votre Hécate


gegouska 26/02/2010 04:16





Hécate 27/02/2010 15:05


  :)
         Hécate


nan 25/02/2010 22:39


Hécate, j'entrevois un personnage et ma curiosité est juste attisée. Alors je sais ce qu'il me reste à faire si les oiseaux m'accordent du temps. Lire, lire... ce que je vais faire de ce pas avant
de sombrer dans de beaux rêves.
Nan


Hécate 25/02/2010 22:46



Les oiseaux ont besoin de toi ,je pense à te lire...Et ,nous avons besoin d'eux ...Pour tes rêves ,un peu des vers d'Anna :


"-Et l'espace des nuits devint retentissant
 Du cri silencieux qui montait de mes rêves !"
                                                                    
Bonsoir Nan
                                                                                     
Hécate



Emile Zona 25/02/2010 15:52


Superbe poétesse que cette contesse, qui fut, comme vous le savez, l'initiatrice du prix "femina" (qui récompense la meilleure oeuvre française écrite en prose ou en poésie), qui s'appelait de son
vivant le prix"vie heureuse".
Le peintre Philip Alexius de Laszlo (qui bavait sur elle comme un pécari en rut) a utilisé la 1ere photo de votre article pour une belle illustration:
Il paraîtrait, d'après certains historiens, que la comtesse portait une écharpe
en renard en hivers...mais vous savez comment sont les historiens avec leurs fantasmes...


Hécate 25/02/2010 19:21


Ce qui m'enchante toujours c'est les détails que mes visiteurs m'apportent et qui me manquaient ....
Non,je ne savais point le nom du peintre de ce tableau ...Ah! il y en avait  des soupirants qui bavaientt sur elle c'est certain,et ,elle ,elle soupirait pour d'autres...!!!

Pour le renard ,je ne sais ,mais elle avait eu un manteau brodé d'or .
Elle aimait les robes ,elle disait qu'elles semblaient être  des paysages.

Elle mit une capeline inclinée garnies de marguerites et de pâles bleuets pour rencontrer Pierre Loti qu'elle voulait revoir et qui l'attendait dans un salon chinois . -"C'est la petite fille de
l'AURORE ,je l'ai vue pleurer sur le bateau..." s'exclamera-t-il en la voyant entrer.

Merci Emile de toutes vos lumières ,comme à chacune de vos venues ici  :)
                                                                                                                 
votre Hécate


Gérard 25/02/2010 12:39


Je lisais qu'elle a  abordé les grands thèmes  de la nature, de l'amour et de la mort, avec un lyrisme que certains ont qualifié d''ensoleillé.


Hécate 25/02/2010 19:49


Oui ,c'est assez juste Gérard ...Un lyrisme enragé d'ardeur ,une passionnée de la Grèce antique ,de l'Orient, elle avait une aïeule crétoise ,elle y fait allusion dans ses écrits .
                                                                                                               
Bonsoir
                                                                                                                         
Hécate


mel-and-tof 25/02/2010 00:16



Bonjour à tous


Ceci est un copier coller


Me voici de retour ,quelques-uns d’entre vous m’ont dit que je ne pourrais pas m’empêcher de
revenir ,ils avaient raison d’une part et d’autre part ils tenaient assez à moi pour me faire  réfléchir et me persuader de ne pas couper mon blog ce
que je regretterais aujourd’hui car je reconnais que vous m’avez manqués ,je vous remercie tous particulièrement et je vous  remercie de m’avoir
visitée !!!


Heureuse de vous retrouver mes amis.


Bonne nuit


 Gros bisous à tous Méline



Hécate 25/02/2010 09:33


Bon retour Méline ! M'enfin ,pourquoi quitter toutes ces amitiés de la toile ?
                                                                                                                                           
Hécate


Plaiethore 24/02/2010 20:17




C'est vrai que le visage d'Anna de Noailles ressemble à ceux que l'on trouve sur les miniatures persanes ; surtout le regard effectivement, des yeux à l'insondable profondeur, d'une lumière sombre
où l'on aime se noyer.

J'en profite pour saluer cette chère Bête Humaine :)
Bien à vous Magicienne Mia.


Hécate 24/02/2010 21:30


Cette fois Plaiethore , je ne sais comment vous exprimer la surprise heureuse et émue ,elle  doit être dans mon regard en découvrant cette délicate miniature  perse dont
les  yeux allongés s'accordent à ceux d'Anna  de Noaïlles qui possédait toutes les grâces d'une almée d' Orient ( le mot ,n'est peut-être pas judicieux ici ).

Il est noté dans les cahiers de Barrès ,qu'un ouvrage sur la Perse de Louis  Dubeux et qui décrivait les villes persanes, Ispahan ,,Kim ,Chiraz ...avait séduit le coeur des deux amis-amants
,et ,Anna avait ensuite consulté des poésies de Baba Feghain publiés en 1903 par Houyne Azad . Ce qui donne une furieuse envie d'en faire autant ,je l'avoue ,mais c'est là ce que je ne puis 
,aussi ,j'écoute  Salar Aghili chantant Hâfez  :)

Que s'enroulent au vent qui souffle fort ,les volutes de l'encens de mes mille mercis et vous les apporte à travers les ténèbres bleues  !!!
                                                                  
votre Magicienne



saint-marc 24/02/2010 17:38



Calme et rêverie ne se font pas enfermer par un mur d'enceinte, tout comme nature et sauvagerie qui occupent le monde sans que la mort ne soit ni un
obstacle, ni une finalité. La mort ne fout rien en l'air, elle est la phase qui fait que le vivant cesse. L'usure entraîne la mort, certes et ce n'est pas en se leurrant à coup de grâce, de
beauté, d'anthropomorphisme ou en élevant des autels que l'épanouissement aboutisse ou que la sérénité se laisse atteindre. Quitte à me gourrer, bien entendu !


 


Euh, il ne me semble pas avoir écrit que la Noailles se soit suicidée ...


Mais, bien entendu, la découverte de ce monde littéraire au travers de tes pages, que je t'avoue une nouvelle fois, est un véritable plaisir !





Hécate 24/02/2010 19:33


D'accord avec toi Saint-Marc ,la mort est l'aboutissement naturel de tout ce qui naît ,vit et disparait . Pareillement est le cycle des saisons,l'être humain meurt en tant qu'individualité
,mais l'être se perpétue à travers les siècles . Nous sommes issus de tout ce passé . 

Je n'ai pas dit que tu avais écrit que la Noaîlles s'était suicidée ; peut-être ma réponse était-elle peu claire. Tant de morts autour de cette femme !!!...

 Si tu as pris plaisir à me lire ,c'est pour moi ,une satisfaction ,car ,cet article est le fruit mûri par ma passion à chercher autour des accents de la poésie d'Anna de Noaïlles
,la femme, à la fois forte et fragile ,et j'ai voulu m'en approcher sans prétention particulière , et partager ma ferveur .
                          Merci à toi 
                                         
Hécate
 


Humanimalités 24/02/2010 16:49



Hey, Cat !!! C’est un blog littéraire ou un endroit ou ranger des panneaux de signalisations ?????? Ben c’est le foutoir
ici…. Bref  La petite Anna j’adore mais j’ai toujours autant de mal avec ce vieux réac de Barrès, j’arrive toujours pas à oublié ses positions
politiques même si il écrivait super bien ce con. Enfin le plus marrant c’est justement qu’il soit tombé amoureux d’une Greco – Turc, ça ne collait pas avec son idéologie
anti-dreyfusarde….



Hécate 24/02/2010 19:16


Ah! les contradictions de Barrès !....Tout en lui est complexe ,la conscience d'être périssable le hante .
" Seule, l'animalité ne lasse pas ".
Barrès s'est entouré d'animaux ,maîtres de l'instinct  et muets possesseurs des secrets de la vie . Les femmes qu'il aime sont toujours l'anthitèse  sensuelle et  spontanée de
l'intelligence .Elles portent en elles les stigmates de la mort ...et ils les inventent ,les rêvent à l'image d'un Orient qui l'enchante .

Il a été un temps,même  aux pieds d'une juive allemande ,la baronne Deslandes qui avait dans ses salons un ânon aux sabots d'or !...

Anna de Noaîlles a une place autre  : elle incarne pour lui  tout ce qu'il ne connaît pas d'une femme et elle est toutes ses héroïnes favorites . Elle ,la Républicaine ,lui ,le
Nationaliste !

"Elle avait une figure telle qu'on en voit sur les boîtes persanes ".
En ses yeux allongés ,c'est  un visage persan qu'il contemple . Il lui fera connaître la poésie de Saâdi ,il répare de son mieux une faïence de Mossoul ,qu'une servante maladroite avait cassé
,avec des gestes d'infirmière ...
Il l'appelait " l'oiseau bleu sous les étoiles "et l'aimait d'un farouche amour.

Son neveu ,amoureux d' Anna  ,se suicide le jour même où il achève d'écrire un article ,une suite à son discours sur les suicidés qui avait été très discuté. Pour la première fois ,la mort lui
apparaît dans toute son horreur !...

"Barrès reste au seuil de l'anormal,au seuil du normal ,au bord de l'ivresse et au bord du combat" écrit  J.M. Domenach.

Il va en Espagne pour voir les peintures du Gréco ,non pour combattre . Ecrivain dans l'âme.
Déchiré sans cesse.Il mesure  dans le succès sa prétention et son néant.

" Qu'est-ce que mon oeuvre  ? Ma personne toute vive ,emprisonnée. La cage en fer d'une des bêtes du Jardin des Plantes ".

Baudelaire est resté pour Barrès le maître absolu depuis qu'il l'a lu à l'âge de 18 ans . Il est celui qui dans le sommeil fuyant ,se lève la nuit pour jeter sur le papier ,une idée ,une cadence
.
 C'est de Barrès , ce que je veux garder ,la beauté luxuriantes de ses phrases ornées comme des bijoux antiques.Des torrents de poésie coulaient de lui qu'il n'utilisait pas.

En 1922 un proçès par Dada à Barrès. André Breton préside le tribunal .
Ses défenseurs : Soupault et Aragon.
Tzara déclare  : "Barrès est la plus grande canaille qui s'est produite en Europe depuis Napoléon.
Passionnés ,contradictoires,les opinions sur Barrès ne cessent d'alimenter les débats !!!
Pour conclure ,ceci de Léon Blum  : "Nous formions autour de lui une école ,presque une cour ".
                              Bien sincèrement
                                                        
Hécate


nettoue 24/02/2010 16:09


Tu as une facon très agréable et intelligente de mettre ces romans en valeur ! Vraiment Hécate cela me plais tout à fait.
Bises à toi
Nettoue


Hécate 24/02/2010 16:39


Nettoue,ici ce n'est pas un roman...Seulement un aperçu de mes recherches ,nombreuses ,sur la vie d' Anna de Noïlles ... :)
                                                                                         
Hécate


Plaiethore 24/02/2010 10:47


"Que suis-je devenue ?"... Nan mais... Une Magicienne, une splendide Magicienne !

J'étais invité aussi. M'aurait-on roulé dans le canal ?!!! ;)

Je vous dis à un peu plus tard, nous savons où nous retrouver.
Douce (un peu plus douce du moins)  journée à Vous.


Hécate 24/02/2010 11:00


Oui...certes ,mais elle boîte par moment ,sa mémoire est plus capricieues  ,ses yeux imaginent plus qu'ils ne voient,sauf de jolis papillons noirs ; tant
que ce n'est pas plus spectaculaire...Je m'en réjouis...:)
Plus Douce journée ? ...hum...Je le voudrais bien. J'en suis à avoir peur de décrocher le téléphone  :)
 La Magicienne ,Elle ,est en action,heureusement !!!
Pour vous ces vers d'Anna :
 
"Il serait plus facile à la sorcellerie
 De séparer  le sel d'avec toute la mer ,
L'astre d'avec les cieux ,l'herbe de la prairie ,
         Que mon sang de ton coeur amer ! "
                                                                                           
votre aimante  Hécate


Plaiethore 24/02/2010 10:32


Je n'ai eu droit quant à moi qu'à une petite chambre d'hôtel, mais dont l'unique fenêtre donnait sur un petit canal qu'empruntait très très très souvent les gondoliers cantateurs. Mais il est vrai
que l'on ne se rend pas à Venise pour s'y reposer.
Je vous raconterai. Oui.
Anna de Noailles y laissait probablement gondoler son esprit, sur ces canaux de nuits blanches...


Hécate 24/02/2010 10:36


On m'avait invitée ,Plaiethore chair...Et bien sûr ,j'ai tanné mon entourage pour un embarquement sur l'ILE DES MORTS . Poussé le vice jusqu'à déjeuner avec vue sur cette île le midi
!!!
                          votre enivrée Hécate


Plaiethore 24/02/2010 10:17


Oh puis, je vous raconterai mon expérience de Venise sous la pluie, de la grappa du café Florian dans mes veines, du cendrier forcément chapardé, des pavés de la Place San Marco luisants et noyés,
désertés par les hommes, investis de mouettes et de mes hurlements mêlés à ceux de mon amour...


Hécate 24/02/2010 10:25


Ah! vous avez vous aussi été au Florian !!!! Moi ,aussi ,une semaine à Venise...dans une vieille maison en plein coeur de la Cité !!!...Oh! oui ,vous me raconterez ....
                                           
Ah! Plaiethore!...Des lions à Venise ,partout des lions !!!
                                                                                                                                 
votre triple Hécate


Plaiethore 24/02/2010 10:13


Je reste tout de même admiratif.

Oui, disons cela, Anna de Noailles attire les flachs :)


Hécate 24/02/2010 10:39



Oui ,c'est cela...:)


Je lisais pas moins de dix bouquins par mois à l'époque ...alors !!! :)
Je cousais ,brodais ,écrivais ,dessinais en plus d'être malade sans cesse ...Avec le recul ,je m'étonne ...Que suis-je devenue ,Saigneur ,à présent  :(
                                                                                             
pauvre Hécate


 



Plaiethore 24/02/2010 09:57


Bien sûr que je le partage avec vous Magicienne, puisque mon Silence communique avec Vous :)

Vous avez lu pratiquement TOUT Julien Green... Mais... La liste de ces ouvrages est... Géante ! Je suis dans la totale admiration là.

P.S. Re Aïlleuhhhhhh !


Hécate 24/02/2010 10:04


Pratiquement...oui ,enfin...pas l'intégral des journaux intimes ,mais les romans et nouvelles ,oui. Cela est échelonné sur moultes années :)
 Depuis ,disons mon adolescence ...

Aïeuhhh??? Ah! Que voulez-vous ...C'est Anna de Noaïlles qui est attirante ...:)
                                        Ravissement
de vous croiser ici Plaiethore ...!!!
                                                                                                            
votre Hécate


gegouska 24/02/2010 05:48





Hécate 24/02/2010 14:22


Anna va rougir...
                              Hécate
                           


saint-marc 24/02/2010 04:34


Dommage que tu n'ais pas suivi que toutes ces balades en nécropole étaient mensuelles, quand elles étaient, et orientées vers le cimetière-lieu-de-vie.

Après moi je vois quoi ?
Y aurait-il quelque chose de si intéressant qu'il faille foutre sa vie en l'air ?

:-


Hécate 24/02/2010 09:15


C'est la mort qui décide de foutre notre vie en l'air !
Intéressant ou pas  cet après ?...jusqu'ici ,personne n'a trouvé comment faire cesser cette finalité.
Il y a les cimetières ,ces lieux-de-vie ...:)
Anna de Noaïlles aimait la vie ,elle ne s'est pas suicidée . Douze jours avant de mourir ,elle a répété :
"- Dites combien j'ai aimé la nature et que j'en étais un élément ".
                                              
J'ai toujours trouvé dans les nécropoles ,lors de mes promenades , calme et rêverie . Dernières demeures...
                                     
Amicalement à toi Saint-Marc 
                                                                                             
Hécate


Old-Luck-Oie 23/02/2010 22:14


Ah, ces deux-là, vos mots me donnent envie de les mieux connaître...
Les choses se sont-elles arrangées en ce qui concerne les soucis qui, aux dernières nouvelles, vous taraudaient?

Mille pensées tissées autour de vous par votre humble amie arachnide... =)


Hécate 24/02/2010 14:15


Ce ne doit pas être impossible chère arachnide ...:)

Les choses ne se sont pas arrangées au mieux ,hélas. La patience et l'espérance qu'une solution se présente à un état que je préfère taire ici.

Pour ce tissage de pensées vers moi ,les miennes vers vous...
                                                                                                          
votre Dame Hécate


Plaie 23/02/2010 17:10


Aïlleuh !
J'ai des roses dans les noeils... ça fait mal...

Pardonnez-moi Magicienne. Pardonnez-moi. C'est irrépressible :D


Hécate 23/02/2010 22:12


Attention... les roses dans les noeils ,non ,non, dans les bras ou dans les vases seulement !!!...

Anna vous chuchote ..."J'entends les mots que tu penses
                                          
Et que je n'ai pas écoutés".

                                           
Irrésistiblement votre
                                                                                     Magicienne
                                                                 


Plaiethore 23/02/2010 17:06


Mais cette réflexion sur le Silence Communiquant, que seuls l'amour le plus ardent et l'amitié la plus rare supportent et autorisent sans gêne ni interrogation... est... à moi ! A moâ !!! :)

Si j'avais été à la place de Julien Green, comme lui j'aurais reconnue cette femme à l'âme égarée et solitaire baignant dans la foule, mais par contre j'aurais pris mon coeur à deux mains et serais
allé lui parler. Oui... Oh que oui !


Hécate 23/02/2010 22:05


Quellel soit vôtre Plaiethore cette réflexion sur le Silence Communiquant...Partagez là avec moâ aussi...

Je vous vois très bien à la place de Julien Grenn ,Plaiethore !!! :)
( Vous savez que j'ai presque tout lu ce qu'écrivait Julien Green ??? )

Allez-y ,il est temps encore ,Anna disait ,sans l'amour une femme vit-elle ?Et elle se répondait :
 "Regarde ....
   La morte que tu es quand tu n'es pas aimée ..." 
        A croire qu'elle vous attendait par-delà sa mort...
        J'imagine le duo ,sa voix de bronze et la vôtre d'ortie sauvage...Quel Jardin!!!
                                                                                                         
Quel paysage !!!
                                                                                                                
Ô SAIGNEUR ....
                                                                                                                                      
votre Hécate :)


saint-marc 23/02/2010 15:58


Curieux tous ces personnages largement caractériels : "après moi, la mort!" ??!!

:-O


Hécate 23/02/2010 22:15


C'est toi Saint-Marc qui dit ça ,avec toutes tes visites dans les cimetières ???
                                                                              Va
pour l'humour !
                                                                                 
Après toi ,tu vois ...quoi ?
                                                                                                                  
Amical bonsoir
                                                                                                                                        
Hécate


gegouska 23/02/2010 09:20


Bonjour, Ma plume vient à nouveau déposer quelques mots sur ta poésie, j'ai soif comme un nauffragé des mots et voudrais m'abreuver, une fois encore sur l'éblouissante histoire d' Anna de
Nouailles ...! Tu racontes si bien...!


Hécate 23/02/2010 15:05


Bel hommage à Anna de Noaïlles Gegouska ,merci pour elle .
                                                                                          Bien
cordialement votre
                                                                                                                                      
Hécate


Cristophe 23/02/2010 08:32


Préjugé mauvais parce que rien que le nom Anna de Noailles ne m'attirait pas et que je n'allais pas plus loin que ce nom.


Hécate 23/02/2010 08:38


Ah! là...oui...c'est très clair
                                                              
Hécate


Pâques 22/02/2010 23:13


Une héroïne, elle possède cette grâce, ce don de nous émouvoir.
On la devine passionnée et fragile, le talent et en plus la beauté !
Bravo pour ce très bel article.
Amicalement
Marcelle


Hécate 24/02/2010 14:29


Oui ,Marcelle ,elle était tout cela ,mais jamais n'en était assez assurée...Marcel Proust se souvient d'elle pleurant lors de l'affaire Dreyfus.
G.Apollinaire trouvait en elle un vrai poète !
Inclassable ,admirée ,décriée...Egérie d'une époque !!!
                                                                
Bien amicalement .
                                                                                            
Hécate


Cristophe 22/02/2010 18:06


Je viens de m'apercevoir que je n'avais pas changé mon adresse de blog. C'est chose faite.


Hécate 23/02/2010 08:40


Merci ,car je suis vite perdue pour retrouver un blog !...J'avais mes habitudes chez toi  :)
 Je vais bien m'adapter à la nouvelle adresse ,du moins j'espère !!!!  
                                                                                                                                      
Hécate


Cristophe 22/02/2010 18:03


J'avais un gros mauvais préjugé sur Anna de Noailles. C'était avant de te lire et de lire les extraits que tu fournis... Mission accomplie Hécate !


Hécate 23/02/2010 08:25


Quel préjugé mauvais Cristophe ? ça m'intrigue ,si tu as le temps d'esquisser en quoi ,c'est toujours intéressant .
D'abord découverte par quelques poèmes ,j'avais fait ensuite des recherches sur la femme...
Merci d'avoir pris le temps de me lire,c'est assez long tout de même :)
                                                                                                               
Amicalement.
                                                                                                                                   
Hécate


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