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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 21:37

poeUne nuit avec

Edgar Allan Poe

{ 1 } 

« Tout ce que nous voyons ou paraissons n’est qu’un rêve dans un rêve »

(E. A. Poe)

 

Dans la pénombre d’un rêve il est assez difficile de distinguer tout à fait un visage. Les rideaux n’étant qu’à demi tirés et par la fenêtre la lune dénudée part les mains effilées de quelques nuages intermittents et égarés éclairait celui-ci si curieusement que ses traits loin d’être précisés s’effaçaient dans une pâleur qu’on attribue généralement aux spectres.

         De la main, celui qui venait de m’apparaître et que j’avais de suite reconnu, lissait le tissu de sa longue redingote noire comme pour en chasser un froissement inopportun.

 

-         Les pages d’un livre sont bien moins confortables que les capitons d’un cercueil,  avait-il marmonné avec une raillerie qui sous-entendait une certaine rancœur. Il avait ajouté avec un sérieux qui n’aurait autorisé aucun sourire.

 
dessin d'Alastair pour la chute

-         Je suis comme Usher… Il ne vivait pas dans la maison Usher, lui et sa maison ne faisaient qu’un vous saisissez ?...

         Usher et sa maison ne pouvaient que disparaître ensemble. Je l’ai écrit. Je sais ce que j’ai écrit… Donc tant que mes livres ne disparaîtront pas, vous saisissez ?...

        

     L’ironie se glissait entre ses lèvres, elle y fleurissait subtilement en un suave relent de satisfaction amère et vindicative.

 

-       Mais vous êtes…commençai-je avec toute l’irréalité dans ma voix qu’obligeait l’insolite circonstance.

-       Mort ? fit-il. On le dit… Du moins on l’a écrit, noté, consigné à la date du 7 octobre 1849. D’une crise de delirium tremens. Les biographes racontent des inepties, ce sont des scélérats, ils inventent n’importe quoi pour récolter un peu de monnaie et avoir leur nom dans les journaux. On m’a odieusement calomnié !... Donc, tant que mes livres ne disparaîtront pas, vous saisissez ?...

 

Un feu sombre anima son regard, sa pâleur était plus frappante encore sous l’abondance de ses cheveux aussi noirs que sur ses portraits.

 

-         On m’a odieusement calomnié répéta-t-il.  Mon médecin, même lui, me soupçonnait de troubles nerveux gravissimes, d’être la proie de délires obscures et il affirmait qu’un seul verre d’alcool suffisait à me terrasser et transformait le gentleman de Virginie que je suis en galvaudeux quelconque !... Jamais je n’ai cru un instant aux regrets poignants qui dégoulinèrent dans les journaux après mes quatre à cinq jours de maladie aux conséquences que l’on sait. Trop d’insanités furent déversées sur ma personne à l’agonie.

Je suis totalement épuisé et las. Puis-je m’asseoir ?

 

     Un chuintement d’étoffe m’apprit qu’il n’avait point attendu d’acquiescement de ma part.

 

-         Annabelle Lee fut aussitôt publié dans sept périodiques, pas moins et vous savez qu’on a voulu y voir l’emblème de l’union du Sépulcre et du Royaume ?

         Il me sembla sentir passer sur mon front le souffle de son dédain plein de morgue.

 

                  « Toujours la lune luit et m’apporte les rêves

                            De la belle Annabelle Lee

                  Les étoiles s’élèvent et je sens la clarté

                            De ma belle Annabelle Lee

                  Aussi par les saisons de nuit, je m’étends aux côtés

                  De mon amour ! Mon amour, ma vie et ma promise

                            Dans sa tombe, ici près de la mer… »

 

         Il me semblait entendre une voix scander l’incantatoire poème…

         Tout se prêtait à l’illusion de l’impossible et le silence bruissait d’invisibles présences.

 

-               La mort est un défi imposé à l’homme, et la poésie a été pour moi un moyen de gagner ma vie. Le seul but légitime du vrai poème est la création de la beauté. Mes idées, je les revendique, doivent beaucoup à l’emprunt de la philosophie platonicienne. Je n’ai jamais fait que caricaturer le romantisme et j’avoue avoir plagié Byron en composant mon « Tamerlan », erreur de jeunesse… J’avais seize ans, j’étais amoureux d’Elmira qui en avait quinze et le soir de nos fenêtres nous agitions nos mouchoirs… Je laissais ma lampe d’agate allumée, ainsi elle savait reconnaître ma chambre dans la vaste maison de l’Andalou. Nous étions fiancés… Hélas, l’hiver 1826 je fus contraint de quitter Richmond et Elmira fut mariée l’année suivante. Elle ne s’est jamais reconnue dans cet épithalame discret.

« Je te vis le jour de tes noces

                  Quand te vint une brillante rougeur… »

Plus de vingt ans s’écoulèrent avant que le Destin nous remette en présence. Elle était veuve et j’osais prétendre à rêver de nouveau à notre union.

 

         Il eut comme un sursaut et il affermit son timbre.

 

-               La mort n’est pas la conclusion de la vie… J’ai jonglé beaucoup avec toutes ces idées dans l’air d’alors, le spiritisme et toutes ces fabulations autour des esprits, cette vague effrénée des romans gothiques.

C’est perceptible dans toute mon œuvre tout de même…aussi nettement que le mouvement de l’air agite ce voilage et suggère une animation d’outre – monde. Il y a une explication scientifique à tout phénomènes. Et si je suis toujours peu crédule aux histoires farfelues, c’est que j’en ai trop composées moi – même pour me laisser prendre à leur subterfuges, mais je crois à la toute puissance de l’Onirisme.

                            Ligeia ! Ligeia !

                            Ma belle Ligeia

                            Dont l’idée la plus discordante

                            Se résout en mélodie

                            Ah ! Ta volonté est-elle

                            D’être portée par les brises ?

 

         J’hésitais à l’interrompre de quelques questions redoutant qu’il ne s’éclipse aussi brusquement qu’il était venu. D. H. Laurence avait écrit que Ligeia est l’histoire d’un amour poussé jusqu’à l’excès , et mon adolescence s’était vautrée corps et âme dans ses nouvelles extraordinaires traduites par Baudelaire, fascinée par sa prose hantée de femmes toutes plus étrangement belles et plus évanescentes les unes que les autres ! Après l’inoubliable Ligeia luttant avec l’Ombre et dont les doigts transparents comme la cire caressaient toutes les féroces terreurs qu’inspirent l’approche de la Mort, il y avait, Rowena, Bérénice, Morella, Lenore, toutes ces irréprochables beautés promises à la fatalité, mère, épouse, fille, amante, sœur… Les songes que procurent l’opium généraient-ils tous de semblables créatures se fondant les unes aux autres, était-ce là le symptôme d’une addiction maladive irrépressible ?

 

-               Je sais ce que vous pensez… Toutes les élucubrations écrites à mon sujet laissent des empreintes… La réalité dépasse toutes les fictions. Gautier a dit que le 19ème siècle était celui du roman - charogne. Berlioz, un soir à Florence, croisant un convoi funéraire s’est complu à faire ouvrir un cercueil pour les délices de méditations douteuses. « - Si j’avais été seul je l’aurais embrassée » s’est-il vanté ensuite.

Poe son chat sur l'épaule
     Pour avoir été moi – même biographe d’un épisode de mon existence, je sais mieux que personne comment se forge l’envers d’une vérité…

J’ai prétendu être allé combattre les Turcs… Puis j’ai rectifié ma légende grecque, par une autre vérité en alléguant être allé jusqu’en Russie. Le mystère ennoblit la sordide nécessité ! Je n’ai jamais traversé l’océan à cette période…mon engagement dans l’armé fédérale, n’était qu’une fuite désespérée dans l’incognito d’une identité falsifiée. Passons…

« Et je désirai à demi être à nouveau de la race des hommes » ai-je écrit, et c’est plus ou moins vrai…à cette heure, sinon serai-je ici cette nuit ?

 

Edgar Allan Poe avais-je lu, possédait le don de créer la contagion de la nervosité. Et là, j’avais bien en face de moi une entité qui cherchait a imposer son état d’esprit, et le sien subissait maintes variations comme j’allais en avoir quelques aperçus.

 

-         Un conte est une chronique de sensation plutôt que de faits. J’ai écrit cela dans « Bérénice »… Mes biographes ont relatés que dans 54 de mes contes on relève 340 fois la couleur noire, 152 fois la couleur écarlate, 88 fois la couleur or. Sauf le blanc, les autres couleurs seraient pratiquement inexistantes.

 

Je l’entendis ricaner.

 

-         Dans « Le Masque de la Mort Rouge » vérifiez par vous – même et vous trouverez une chambre de couleur bleue, une autre de couleur verte et même une de teinte orange sans parler de celle qui succède à la blanche, la violette !!!

         Il n’y a rien d’extraordinaire dans mes contes, Baudelaire s’est trompé. Baudelaire cultivait son hystérie avec jouissance et terreur et moi je n’ai fait toute ma vie que lutter contre le démon de la perversité. Baudelaire affirmait que dans mes nouvelles il n’y avait jamais d’amour…

 

         Le silence qui tomba comme un couperet rehaussait l’accusation. Il la balaya très vite.

 

-         Savez-vous ce qui a été le plus extraordinaire dans toutes ces fariboles ?

 

Il jubilait. Soudain avec une excitation si croissante que les mots trébuchaient sur ses lèvres. Je ne pus même point placer, que le plus extraordinaire en l’occurrence était sa présence illustre, là au pied de ma couche d’où le sommeil s’envolait rejoindre les chimères.

Prodigue de gaieté il se lança dans une narration enflammée et effarée sur les excentricités d’un lecteur admiratif et fervent, qui dans les années 1930 s’était mis en tête de reconstituer le palais du Prince Prospero, comme si l’édification décrite emphatiquement dans « Le Masque de la Mort Rouge », aurait le pouvoir de conjurer sa neurasthénie.

 

-         Ce richissime new-yorkais n’avait point lésiné. Tout y était ! les sept salles, l’immense horloge d’ébène symbole de l’heure fatale et même les tentures de velours noir !.. Moi qui dans une lettre écrivais vivre sans cesse dans la rêverie du futur, que n’avais-je prévu dans mes plus audacieux canulars de journaliste à sensation un tel prodige !.. Il est vrai que je n’aurais pu en jouir de mon vivant…

 

L’auteur des fameuses chroniques de Gotham perdit son animation.

Un nuage plus épais voila subitement l’éclat de la lune et le blême visage de mon visiteur se trouva masqué d’ombre. N’avait-il point toujours vécu masqué. Le jeu n’était-il pas devenu sa seconde nature ?

 

Elizabeth Arnold Hopkins Poe mère d'edgarJe pensai à l’enfant qu’on avait trouvé dans la chambre de sa mère morte. Depuis combien de jours, gisait-elle ainsi, cette jeune femme de 24 ans qui chaque soir sur la scène vivait et mourrait, tour à tour Ophélie ou Juliette ? Combien de fois le petit Edgar avait-il guetté un possible réveil, cherchant une lueur de vie sous les paupières demi closes de la morte. Sa première morte…

 

Il avait été retrouvé dans un état de stupeur dû à ce qu’on l’avait nourri de pain trempé de genièvre. Et quelques jours plus tard, comme si un malheur ne suffisait pas, le théâtre de Richmond avait pris feu dans la nuit de Noël. Les acteurs de la troupe ambulante avaient alors abandonné les orphelins…

 

-         Je n’ai rien oublié…dit-il et rien n’était plus étrange que cette voix désincarnée en écho à mes pensées mais rien ne pouvait plus m’étonner.

-         Je ne suis pas né deux fois comme on le prétend. Trois ans plus tard je suis devenu ce petit fat, choyé dont tous les caprices furent encouragés. On m’a adopté. Je suis devenu Edgar Allan. A six ans je savais lire, dessiner, chanter, réciter des vers. Tout le contraire du dénuement total dans lequel la perte de ma mère m’avait plongé. Cette trêve heureuse, les excès auxquels je fus livré ne devaient, ne pouvaient durer longtemps.

 

Les quelques temps où je fus en Angleterre furent déterminants. C’était vraiment un lieu comme on en voit en rêve. Tout ce que j’ai décrit dans « William Wilson » est authentique. Dans les ormes vénérables, les corbeaux remplaçaient les mouettes et les albatros de Richmond. Cette demeure ancienne et immense, vingt ans plus tard me hantait encore. J’y appris un peu de français, du latin, de l’histoire et beaucoup de littérature…

                                 

                                                                                                                                                                                       Hécate
(Fin de la première partie) 

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Published by Hécate - dans Essais
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commentaires

Vincent 20/09/2010 06:40



...Bonsoir Chère Hécate...En 1988, sortait "quatre axes mutants" chez Musea, 4 "sillons" incantatoires tracés dans une inspiration de feu de Frank William Fromy. 1.Ligeia ou le ver
conquérant (20:45) 2.Beata Dolores (13:24) 3.Le chant des pierres (2:56) 4.Parapets impulsifs (7:52) Frank Fromy était le leader d'une formation à la "noirceur" démesurée..."Shub
Niggurath"...Un groupe  dont les inspirations et le coeur musical vont de Magma à Penderecki...Ligeia ouvre le premier opus de sombre manière...Le mixage du vinyl est extraordinaire,
feutré comme un velour dont on ne sait si la douceur ne cacherait pas quelquechose de vénéneux...Les instruments sont accoustiques, hantés de stridences et d'échos improbables et
heurtés par la voix de la chanteuse déclamant d'une voix toute "debussienne" les mots emprisonnés comme dans du "cristal brisé"...Tout est en contre-temps et les roulements de tambours martials
noyés dans ce crépuscule béant laisserait penser à la transparence d'une âme damnée errante se noyant une forêt aux parfums inconnus...et terriblement inquiétants, et l'on est au
milieu de cette forêt ne sachant par où nos oreilles et notre conscience vont pouvoir s'échapper...nous sommes dans l'âtre encore fumant de la demeure d'Edgar Allan Poe...où les étincelles
seraient peu à peu recouvertes de cendres... Beata Dolores en sorcière envoutée s'offre (dans tous les sens du therme) à nos "chastes" oreilles faisant de l'exorciste un conte pour enfant!...Ce
deuxième moment musical met en scène le combat verbal et rageur de cette "sorcière" face à son bourreau de prêtre...le tout, savamment aiguisé dans une déclamation hautement perché de mots
polissons... La musique quant à elle vous retourne les sens dans l'interdit de notre inconscient!!... L'écouter dans la nuit auréolée d'une bougie "luciolante" est parfait pour ce genre de
magie noire musicale..."Le chant des pierres" est une oeuvre pour basse électrique tandis que "parapets impulsifs" est un texte déclamé par Frank Fromy sur une musique toute aussi déclamante!
Quatre axes mutants n'est pas à mettre entre toutes les oreilles... Mais il est une oeuvre aux confins d'une normalité musicale aseptisée, et c'est pourquoi sa "présence" est plus que
nécessaire! Maria de Los Dolores Lopez connue sous le nom de Beata Dolores a été condamné par l'inquisition à Séville le 24 août 1781.


Il est trés tard et je m'en vais retrouver le fils d'Hypnos et de Nyx pour des rêves rendus plus brefs à cause d'une nuit maintenant  trop courte! Je vous dis à trés bientôt
Chère Hécate (... Vous auriez vu vous aussi une Dame Blanche? :) ...)



Hécate 21/09/2010 23:16



Ah! voilà qui est prometteur...Dommage que je ne puisse écouter ,de quoi ensorceller une magicienne ,très certainement...Vous savez mettre le son en mots...Voilà des maux qui souffriraient
d'être à même d'expérimenter...Un vrai sabat !!!


Merci vraiment ...toujours aussi captivant de vous lire...


Oui ,j'ai vu une Dame Blanche voler dans une église en plein après-midi . C'est très...."magique"....!


                                                                                        
votre Hécate Magicienne ( qui retourne vers ...sa dernière trouvaille littéraire ,la Corne d'Or ....les nuits sur le Bosphore ,et un  héros  , dessinateur de génie ...)



Vincent 30/04/2010 14:48



erratum! "Dessiné" par Richard Corben et non "dessinée"...écrire un commentaire sur Edgar Allan Poe impressionne toujours...la maladie des fautes d'orthographe est parfois incurable...



Hécate 30/04/2010 22:52



Qu'importe quelque faute d'orthographe ,le contenu retient davantage mon attention,et je suis loin d'être sans en faire ,rassurez-vous :)


                                                          
Hécate



Vincent 30/04/2010 14:43



...commentaire diurne pour une visite nocturne teintée de tentures sombres et de miroirs brumeux, il me semble me promener dans ces jardins abandonnées recouverts d'exhalaisons étranges où
la mémoire n'a plus de prise...les écrits de ces auteurs sont aussi anciens que les rêves eux-mêmes et je me rappelle de certaines pages à faire palir la blancheur de la neige...Il y a eu
certaines adaptations cinématographiques comme "la chute de la maison Uscher" que je n'ai pas vu ou bien en bande dessinée dessinée par Richard Corben, que l'on apprécie ou pas d'ailleurs mais
qui sont des moyens de faire naître l'envie de lire les textes originaux, du moins je le pense! A ce titre l'adaptaton du "Coeur révélateur" par Alberto Breccia (le grand maître de la bande
dessinée Argentine voir de la bande dessinée tout court, un génie absolu et immense qui a adapté certains écrits de Lovecraft (Cthulhu) avec le scénariste Buscaglia, ouvrage à lire et à
regarder absolument tant le contenu est rare et hanté...) est extrêmement interressant, la même beauté froide, avec cette peur aux rythmes stromboscopiques qui font battre le coeur plus fort
encore ! Je reviendrai vous parler d'una adaptation musicale trés sombre aux confins de ce qui est "écoutable" actuellement d'aprés un texte de Poe, disque rare car non réédité et qui se nomme
"Quatre axes mutants" de Franck w Fromy (musique situé entre Magma, Art Zoyd, Debussy, Penderecki...)... Je vous souhaite d'excellents Rêves éveillés ^¨



Hécate 30/04/2010 22:49



Votre commentaire diurne est comme "cette lumière pénétrante ,réfractée au loin par tes frontières  Ô Mort " (tel le dirait Edgar Allan Poe ...) et elle est enchanteresse ici !


Je goûte tout ce que vous me révélez ,et que ,hélas ,je ne savais : Richard Corben illustrant "La chute de la maison Usher "( j'ai cherché et vu un aperçu de son oeuvre qui me semble être
proche de la morbidité Baudelairienne.


Je vous avoue bien humblement mon inculture en matière de bandes dessinées ,et vous remercie de m'éclairer .Pourtant j'aime le dessin ...vecteur d'imaginaire .


Alberto Breccia de même ,pourtant croyez bien que j'ai beaucoup lu Lovecraft ,et que j'envisage même quelque article en ce sens ( retardé par des événements personnels ,mais cela devrait se
faire ).


Revenez me parlez de cette adaptation musicale autour de POE ,là je suis sérieusement intriguée ...


J'ai écouté les premières compositions de Magma avec fascination ,est-ce assez éloquent ?


Mes penchants musicaux sont très vastes ...mais je ne puis tout connaître ,aussi ,les échanges en cela sont passionnants .


             Merci Vincent de vous être largement épanché sur cette Nuit avec Edgar...


                              Au balcon de
cette Soirée ,me voici rêveusement accoudée


                                                                                        
votre Hécate



bari 21/04/2010 19:30



merci pour votre passage sur mon blog. quel est le principe du votre? vous faites des resumés et/ou écrivez des textes inédits suite à certains passages d'oeuvres connues ou tout est de vous?



Hécate 21/04/2010 22:14



Le principe de mon blog?...Disons simplement que certains textes sont de ma plume quand il s'agit d'auteurs tels que Baudelaire ,Lautréamont , Milosz   etc...Hormis les faits et
les dates ,mon opinion n'engage  que moi ! ( On ne trouvera pas ici ,un ouvrage dénigré ; je m'abstiens d'écrire sur ce que je n'aime pas ).


Les romans que je présente sont des coups de coeur, je ne résume pas vraiment l'oeuvre ,je tente d'exprimer ce que j'en ai ressenti,en citant de larges extraits qui sont donc placés
en italiques ou entre guillemets pour éviter toute confusion .Lorsque je fais une référence ,je précise ma source ,tel "Le dernier crâne de M.de Sade " de J.Chessex  où je rapporte
des propos de J. Garcin  au cours d'une phrase . 


Tout ce qui est dans mon blog est donc en un sens  inédit (hormis certains textes antérieurement  parus dans certaines revues ).


J'apprécie beaucoup que nous puissions dialoguer autour d'un article ,que l'on soit ou non d'accord avec moi  :)


Aussi ,si vous en éprouvez le désir ,n'hésitez point à me laissez quelques mots .Je réponds avec plaisir ,de mon mieux  ,et il arrive que l'on m'apporte un élément que
j'ignorais ,ou sur lequel je n'avais pas réfléchi .


                       Bonne soirée Bari,et à bientôt
peut-être


                                                                                                   
Hécate



Plaiethore 15/04/2010 20:21



Magicienne ne boudez pas, sinon je crie très fort et le Flansan va en perdre tous ses poils...


Je vous raconterai demain matin au plus tard, promis (je dois m'échapper et aller trucider de l'anglais avec Jeanne d'Arc là).


 


Bouquet d'orties à vos pieds.


 


Plaie vôtre



Hécate 15/04/2010 20:25



Vous savez y faire ...Vous !


Je ne voudrais point que le Flansan soit tout nu à cause de moa ...:)


J'accepte le bouquet d'orties ...ça me rappelle notre premier rendez-vous ,ah!...


                                                            
VOTRE MAGICIENNE



Plaiethore 15/04/2010 20:02



Rien de fâcheux Magicienne Mia, rassurez-vous.


Ce fut... Drôle... Un peu flippant, mais drôle... Enfin assez flippant tout de même... :)


 



Hécate 15/04/2010 20:15



Ouais ...Si vous le dites ...


Merci de me rassurez ,mais tout de même ,vous avez la feuille d'Ortie qui pique :)


( je ne suis pas dans une phase divinatoire   ,vous pouvez rugir de plaisir ! Le Flansan n'aura qu'à rabattre
ses oreilles ,là ! )


                                                  
votre H.



Plaiethore 15/04/2010 16:32



Quelque chose de très étrange s'est produit lors de la séance de tor... de coiffage du Flansan.


Cela ne concerne pas directement le Flansan, qui est d'un naturel très doux et très patient (ou très mou, au choix), mais bien moi...


Je vous raconterai cela Magicienne Mia lorsque je vous aurai près de moi.



Hécate 15/04/2010 19:59



...Je suis très ,très intriguée .


Rien de facheux au moins ?


Plaiethore ...vous avez l'art d'entretenir le mystère  Et de piquer la curiosité :)


Du reste ,puisque nous voici dans l'étrange ,ce matin ,relisant au hasard un passage du roman fleuve( que je n'écris qu'à mes heures de pytonnisse-en-état-second ) voilà que je tombe sur des
pages où deux amis discutent sur des...ORTIES  par un soir de clair de lune !!! (agenda noté de mai à novembre de l'an 2006 ).


Assez singulier clin d'oeil ...


Vous me raconterez ??? Ah! j'y compte bien !!!


                                                        votre
Magicienne



Plaiethore 14/04/2010 17:51



Bonsoir Magicienne de mes Carrefours Lunaires.


Dans un petit moment je vais m'atteler à coiffer le Flansan.


Je n'oublierai pas de lui dire votre clin d'oeil, de lui raconter Hécate, car la tâche est plus qu'ardue habituellement :)


 


Bien Plaie vôtre



Hécate 14/04/2010 20:43



Je n'ose imaginer la tête du Flansan face à cette entreprise ...


Certain ,ça ne va pas le faire sourire de savoir Hécate là-dessous ...avec son clin d'oeil  ! ...:)


                           Bien vôtre


                                      
Magicienne



AneverBeen 07/04/2010 20:33



Le débat relatif à la, ou non, distinction des âme et corps fait toujours polémique.


Je pense qu'Hécate se doute qu'AneverBeen est loin d'être une matérialiste, ni une dualiste radicale.


Nous parlons de divagations car il nous arrive parfois de dériver, d'"aller loin" comme certains disent  lorsque nous tentons de faire part de nos
pensées.


A défaut d'être une grande intellectuelle, AneverBeen doit se contenter de penser sur ce qui est ou pourrait être. N'est-ce pas son droit comme ces autres
ont le droit de se conformer ou non à des Idées dont on pourrait pourtant bien douter ?





L'art. Le philosophe Kant a beaucoup pensé sur ce sujet. Ce fut intéressant.


En réalité, il est toujours bon de prendre connaissance de la pensée de ces autres, du temps passé comme présent, pour pouvoir nous situer et plus
encore,  se créer une vérité qui nous serait propre.





En espérant qu'Hécate se porte pour le mieux...


A bientôt et dans l'attente de vous retrouver, ici ou là-bas...


 



Hécate 10/04/2010 11:08



Hécate n'est pas une matérialiste pure et dure !...Trop de petits incidents au cours de sa vie lui donnent à penser que certaines choses ne sont point si carrées .


Divaguer ,aller loin ,c'est ce qui favorise le rêve ,la réflexion . Hécate n'est point une grande intellectuelle ,et les échanges des pensées avec les autres lui sont bien agréables . Le
présent est le prolongement du passé ,sans sa connaissance ,difficile de comprendre l'évolution des sociétés  en bien des domaines .


De Kant ,Hécate a souvent à portée de main son ouvrage sur les "Ecrits sur le corps et l'esprit " ...Cela se lit à petite dose .


        Merci à AneverBeen de ces dialogues ...


                                                  
Hécate



Hedgarallaan 07/04/2010 00:47



Je n'ai jamais été rossé Magicienne Mia, c'est une vilaine légende.


Par contre j'ai beaucoup roulé ma bosse dans les bouges de l'espace et mon corps n'a pas tenu le rythme effréné des cloches qui sonnaient dans mon crâne.


Et non, je ne suis pas masochiste. Ne me torvez point,  non, non, j'aime les pâtisseries voilà tout... Et suis toujours de très bonnasse foi.


Mais qu'allez-vous donc imaginer depuis Eton ? Et puis quel est cet-Eton ? Est-ce une planète qui m'est inconnue ?


Et après on dit que c'est moi qui ai l'esprit eguillard... Hum hum hum


 


Vous dormez... Chutttttttttt... Flllllllllll...


 



Hécate 09/04/2010 23:18



Eton ,ce célèbre établissement où l'on éduquait les beaux et intelligents garnements d'Albion est une planète inconnue d'Hedgarallaan ...et moi qui pensait que vous  lorniez les planètes
, hum ,vous lorgniez les Défuntes ,vous croyez que c'est plus bonnassee ???


Eh! bien ,pour vous ma baguette se changera en nougat ...vous pourrez la croquer à votre aise ...


Je suis là ce soir ,je joue à la Revenante !!!!


                                                    
votre Magicienne



Une Corneille Noire 06/04/2010 19:57



Dois-je sonner les cloches ?


                   



Hécate 09/04/2010 23:22



Je vais mettre les cloches ...sous cloche ,ce sera plus paisible !!!


                                                                            
votre Hécate



Hedgarallaan 06/04/2010 10:08



C'est vous qui me tendez le rouleau Bel Os de mon espace le plus roulé :)



L'Os et son rouleau à Tapisserie 06/04/2010 10:02



Vous êtes encore  plus dépravé que je ne le pensais mon Choupin'Os de l'espace cyber!


Je roule pour vous, oh oui! Je roule pour vous!



Hécate 06/04/2010 19:39



Diantre !!!!!!!!!!!!...


               La Magicienne va brandir sa baguette ,ça lui rappellera les joies d'Eton ,une petite séance de verges




Hedgarallaan 06/04/2010 09:58



Oh oui ! Le rouleau ! Le rouleau !


Grrrrrrrrrrr Grrrrrrrrrrrrrr Grrrrrrrrrrrrrrr



Hécate 06/04/2010 19:36



Eh! bien ,et ça semble vous combler  en + !!!


Hécate vous lance son plus torve regard mon cher Hedgarallaan ... ( vous seriez masochiste ? ...)



L'Os et son rouleau à Tapisserie 05/04/2010 23:14



Et Bien! Je l'y prend la main dans le Poe aux Roses ce forban d'Hedgarallaan qui se prend soudain pour un Poe de miel et qui voudrait passer pour Edgar Alan!


GGGGrrrrrrrr! Il va tater de mon rouleau, ce vieux pot d'os!



Hécate 06/04/2010 19:33



Ohl là...une scène de ménage ???


                              pauvre
Hedgarallaan  poursuivi  par la Fatalité ,comme ce ne suffisait point d'avoir été rossé par des canailles ,le voilà prêt a l'être par un  gredin d'OS !!!


                                                                                      
Hécate



Iougenaie 04/04/2010 19:12



Avant même de lire je commente, j'ai mis tant de temps à vous répondre. Je suis occupée en ce moment, et en proie à un trouble de mon harmonie.


Pour répondre à votre question, oui, j'aime lire Poe. Et je trouve fanstastique que Baudelaire l'ait traduit.


J'en dirais peut être plus à la fin de la lecture de vos deux articles, qui seront je le sais déjà très enrichissant.


Votre Eugénie.



Hécate 05/04/2010 20:56



Chère Eugénie ,j'ai mis du temps à vous répondre ,car bien des troubles  aussi de mon côté pour le dire sans préciser plus...


En proie à un trouble de votre harmonie dites-vous ? ...Est-ce là une expression choisie volontairement ? Sans doute ,une allusion avec un texte de POE ,"Ligeia " ( qui signifie
:harmonie  )


Oui ,nous devons à Baudelaire de nous avoir fait connaître POE. Il y eut Mallarmé ,et Manet a illustré "Le corbeau".


Nombreux sont les illustrateurs des textes d'Edgar ,entre autre Gustave Doré .


                                  
Merci de Vous ici avec Edgar Allan Poe


                                                                   
Amicales pensées de


                                                                                      
votre Hécate



MICHEL 04/04/2010 18:40



Edgar Allan Poe... Un poète, romancier, journaliste, critique littéraire, dramaturge à ne pas oublier... Une oeuvre totale, riche et personnelle, marquée du sceau de l'écriture aisée, presque
facile et si torturée... Mourir à 40 ans nous paraît de nos jours, n'être que courte vie... Mais, de son temps, englobant toutes les souffrances dont il fût témoin vivant, morts diaboliques liées
souvent au problèmes de l'alcoolisme, le jeune Poe titubant et se retrouvant dans une famille adoptive, eut cette possibilité de se transposer littéralement parlant, par ce qu'il avait de plus
cher : l'écriture. L'usage de sa plume pour donner lignes à ses ressentis, ses coups de gueule, son désepoir aussi! Vivre de son Art? Mais en a t-il vécu pécunièrement parlant de son vivant? Que
non, à part de rares exceptions... Il finit sa vie, comme son père, sombrant dans un éthylisme marqué par la souffrance, le désespoir... Sans doute le regret amer, de n'avoir été si peu reconnu
de son vivant! Alors Edgar, lui aussi faisait-il partie des poètes maudits, lui à qui l'on doit le poème "Le Corbeau" dont l'épitaphe sur sa tombe à Baltimore reprenait ce vers de si beau poème :
"Quoth the Raven, nevermore' -   ' Le corbeau dit : "jamais plus!" '... Alors, la vie, la mort et entre, ce chemin qui nous transporte... Parfois, je me pose et de cet état de pause, je
me dis : "Est-ce si important?". Au diable, l'existence!... Fusse t-elle belle, elle peut s'avérer néanmoins courte... Mais quand elle est marquée par le destin, il est bon et juste parfois,
qu'elle soit brève! à défaut d'être totalement éphémère. Alors 40 ans! Que ces années sans doute, pour lui, homme pensif et intelligent, ont dû marqué son âme jusqu'au fin fond de son trépas!


Edgar Allan Poe, une oeuvre torturée, pleine de fictions, à l'image de l'homme, dont la mort reste encore de nos jours, un mystère.


Amicales pensées à TOI, Hécate... Toujours présent et pour l'instant... VIVANT!


MICHEL



Hécate 05/04/2010 22:21



Merci Michel pour cette brillante apparition avec Edgar Allan POE !


Les circonstances de sa mort ,on le sait pratiquement : il aurait été pris à partie dans une émeute de quartier aux moments des élections ; les gangs chargés d'enivrer d'alcool frelaté les
passants afin de les faire voter ,payés par les agents électoraux ,puis les enfermant quelques jours une fois la mémoire des faits évaporés!!!...


 Poe pouvait-il se sortir d'un tel guet-apens ,lui qui supportait mal l'ivresse ? ....


 


Mort d'un poète parmi une racaille en fête !!!!!!!!!!!!!!


                        Bien amicalement à toi Michel


                                                            
Hécate



AneverBeen 03/04/2010 10:57



Ce fut plaisant de lire cette première partie consacré à Poe !


Plaisant aussi la manière dont s'est prise Hécate de nous présenter ce grand personnage ; car grand, ne l'était-il pas ?


Nous avons appris des choses que nous ne connaissions pas sur Poe, telle que sa jeunesse. A 6 ans déjà, il avait les capacités de ses aînés.


Poe avait une forme d'intelligence en plus de l'imagination, bien que née de l'inspiration ; il ne le cache pas et c'est tout à son honneur.


L'imagination nait belle et bien de l'inspiration ! L'inspiration n'est pas forcément plagiat !


On s'inspire de ceci, de cela ; d'untel ou unetelle , de ce fait, de cet autre fait ; d'un sentiment ; d'une couleur ; d'un simple terme...


Toute chose peut être source d'inspiration.





En ce qui concerne la mort, je sui volontiers les dires de Poe : La mort n'est pas une fin. N'est pas le point final de notre histoire. Sous cette masse, ce
corps qui peut déplaire est une âme. On la sent... Le malaise ne viendrait-il pas de l'étroitesse de cette enveloppe ? C'est une question, peut-être même une hypothèse, qu'AneverBeen s'est posée
et construite.


Ainsi, si le corps est à sa fin, l'âme elle, et qu'importe ce qu'en disent les matérialistes, va ! A travers ses idées, pensées, souvenirs...


Attention je ne dis pas non plus que l'âme est totalement indépendante du corps ! Non, sur terre, ici bas, dans le monde sensible, les deux, conjointement,
forment un tout, unis pour les maux comme pour les joies.


AneverBeen divague peut-être ; mais, n'est-elle pas libre de penser de cette manière, de partager ses idées et pensées en toute intimité alors que d'autres
tentent à imposer leurs idées parfois saugrenues (bien que ces mêmes peuvent paraître tout à fait logiques pour d'autres) ?





Je continue ma route ; je vais de ce pas à la suite... 


 



Hécate 05/04/2010 17:39



Certes ,le plagiat est mot péjoratif ,au contraire de l'inspiration...Edgar Allan tranchait dans le vif ,il  souffrait d'un sentiment d'infériorité dans ses connaissances ,car très avide
de savoir ,et comme bien d'autres artistes l'influence est une sorte de passage incontournable . Cela se retrouve aussi dans la musique et aucun des grands compositeurs n'y ont failli ,tout comme
bien des peintres ...


L'art est une longue chaîne faite de tant de maillons...


 


Non ,point tant de divagation chez AneverBeen à propos de la mort et de l'âme ; l'époque de Poe  était très passionnée par toutes les recherches en ce domaine ,et bien sûr ,les
charlantans qui s'en mêlèrent discréditairent, les scientifiques se ralliaient ou s'opposaient...


Le débat aujourd'hui n'est-il point encore toujours ouvert ?...


                                                        
Bien votre Hécate



ledif trocas 02/04/2010 13:12



que la honte brulante fasse fondre mon front
pourtant pas national il se baisse minable
oh que je suis petit minable et misérable
si j'étais politique on m'appelerait Tronc
Non je n'avais pas lu votre excellent POEt'1
et négligeant sottement la numérotation
tout con je réponds dans la précipitation
pour m'absoudre suffit-il ce malheureux huitain?



Hécate 02/04/2010 14:51



Oui ,je vous pardonne Ledif ...Admettons que cette danse sur un certain gâteau ait pu vous faire tourner la tête ( chez qui vous savez :) )


Désormais  ,pensez aux chiffres...si vous voyez un 2 ,c'est qu'il y a ,logiquement le 1 juste avant.


Les poètes sont souvent distraits ,et là ,mes griefs s'évanouissent; votre plume vous  tire d'affaire


Pourquoi me plaindre ,puisque cela me vaut le double plaisir de vous voir !!!


                                                                                                               
votre Hécate



Plaie 01/04/2010 18:32



Non Magicienne, j'avais pensé à tout sauf à cela.


Mais il est vrai que très souvent je me faisais la réflexion du commet se faisait-il que le grand Edgard ne soit pas encore caressé sous votre plume.



Hécate 01/04/2010 18:50



A tout ?...Diantre !...C'est vaste et là ,c'est moi qui baille et salive comme une Corneille zébahie ...


Peut-être vous me soufflerez un mot de ce ...tout ?...hum...Qui sait...


                                                                                     
votre Âmie Magicienne



Dane 01/04/2010 18:18



Il y a quelque chose de l'ordre du "borderline" chez Edgar A.Poe avec une envie d'y revenir, irrésistible et pourtant.....


Belle analyse, j'apprécie. j'ai découvert une autre façon de me plonger dans ses écrits!


Merci Hécate



Hécate 01/04/2010 21:55



Oui...Dane ,et c'est cette faculté de conduire aux frontières du vertige de l'angoisse et du secret de l'intime sans tout dire qu'il excelle ,tel dans "La chute de la maison Usher"
,"Bérénice " ,"Ligeia ",Morella".


A relire après de longues années ,j'y découvre encore d'autres infimes subtilité que lors des premières lectures...


                                
Merci de t'être arrêtée un moment ici.


                                                                                         
Hécate



Plaie 01/04/2010 02:15



Et tout de peau de zému couvert, j'en oublie de vous remercier.


Merci (.)



Hécate 01/04/2010 10:39



J''essaie de vous imaginer Plaie ,en peau de zému ...


Une petite question, voulez-vous  bien y répondre ?


: Aviez-vous l'intuition de ce qui se tramait là ? De qui était venu me hanter ?


                                                                                                                                
votre Hécate



Hedgarallaan 01/04/2010 02:12



Bien sûr que je vous crois Magicienne Mia, bien sûr :)


Vous savez, lorsque je parlais d'hommage, je ne pensais pas à moi, je pensais à Edgar Allan Poe... Je suis prétentieux certes et le revendique, mais je sais être aussi très respectueux.


Alors, alors, si tout ce que nous avons partagé a conduit à l'expression de votre si Belle Âmitié, imaginez-moi à présent comme un enfant turbulent à la bouche affamée de délices et de
gourmandises.


Alors, alors, je prends maintenant votre Rêve puisque vous me l'offrez... J'en avais tellement envie.


Bien vôtre Plaie



Hécate 01/04/2010 10:34



Bien sûr que sans notre belle Âmitié ,ce Rêve n'aurait pas vu le Jour ,ni la lumière d'Astarté  !... Sans nos échanges depuis des mois ,et ces ricochets entre le Crâne Gertrudien
 et celui d' Hedgarallaan avec  la Magicienne ,l' Inspiration ,le Souffle n'auraient été puisé aux confins de ces limites ,où la plume vole sur le papier...


Plaie chair si vous saviez tous les fims issus des nouvelles d'Edgar que j'ai vu !!!...En maraude ,quand ils ne passaient que trois jours en milieu de semaine ,dans des salles quasi désertes
où le frisson passait dans les échines et sur le rideau qui maquait l'écran...C'était alors mal vu ,un sous-genre . 


Je me souviens d'un soir où descendre jusqu'aux toilettes par un dédale de couloirs et d'escaliers interminables prit une Dimension terrible !...D'autant ,que des spectateurs ,venus en
catimini ,arboraient des airs peu rassurants...Ah! l'érotisme latent de l'horreur devenait alors une réalité presque palpable ...:)


 


Prenez ,gardez ce Rêve ...Il est un double hommage...Et ,ne le deviniez-vous point dès les premiers mots ,que cela vous était dédié..?


                                      
Bien votre


                                                         
Magicienne



Hedgarallaan 31/03/2010 17:29



Vous ne trouvez pas que nous avons le même style de crâne cet Edgar et moi ?



Hécate 31/03/2010 22:51



Hedgarallan et ce crâne  même ossature bien sûr ,en douteriez-vous ?


                                                                                                       
votre Hécate à la lueur d'une lampe astrale  ( le style de lampe que vous préfériez ,cher ami ! )



Plaiethore 31/03/2010 17:25



Ah ! Le rêve ! Le Rêve !


Le Rêve avec un grand R, avec un grand rêve !


Le Rêve qui ne se réduit pas au seul songe des yeux fermés !


Le Rêve qui nous fait rêver l’autre part qui se mêle au ici, le temps indéfini qui s’agglomère au présent, l’incroyable qui se greffe au désir de croire le faux,
l’espace vide qui coule de la matière sous nos pieds, les faces cachées qui s’éclairent aux flammes de l’intime, le mystérieux qui devient domestiqué, les torsions de l’âme qui se transforment en
descriptions d’un quotidien, la noirceur qui fabriquent des miroirs, la terreur qui se pare des atours de l'affection, les placards verrouillés qui s’ouvrent sur des plaines… et
hop !!!!!!!!!!!!!


 


Edgar Allan Poe a été le cultivateur de ce Rêve là, le viticulteur des fermentations oniriques, le Grand Chef toqué de la cuisine aux illusions, et il a su
dresser la belle table et nous convier à déguster ses fruits, ses vins, ses mets, plus faux que les vrais, plus vrais que les faux, plus vrai que le vrai.


 


L’existence même de cet Homme a été une splendide et douloureuse succession de vérités, de contrevérités, et ce jusque dans la terre de sa sépulture… Incroyable…
Mais vrai…


 


Voilà ! Jusque dans sa désincarnation, Edgar Allan Poe incarne ce qui est difficile - voire impossible -  aux non rêveurs de s’atteler à
rêver, ce qui est pénible - voire mortel - aux adorateurs du visible de voir.


 


Je vous avais promis Magicienne Mia de vous dire l’effet que me ferait votre hommage (puisqu’à présent je sais de quoi il s’agit)… Je suis essoufflé. Je suis tel
l’enfant qui vient de courir un mille mètres en pleine forêt noire et qui a besoin insensé de s’abreuver en suçant des caramels salés. Et j’ai envie maintenant de prendre mon goûter, d’ouvrir
quelques histoires extraordinaires et de rêver que la lettre majuscule R a été créée pour moi, rien que pour moi.


 


Et j’écouterai Edgar Allan Poe me dire : «Ceux qui rêvent éveillés ont
conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis».




Hécate 31/03/2010 22:39



Ah! Plaiethore bien cher !...Me croirez-vous si je vous dis que cette citation là : "Ceux qui rêvent éveillée ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent
qu'endormis ",est jetée sur une feuille de papier à moitié déchiquetée , la seule  que j'avais sous la main au moment où j'étais hésitante à la mettre en exergue sur cette"
Nuit...Extraordinaire " ?...Oui ,vous me croirez,car ce serait corrompre une phase prodigieuse ,celle où s'imbrique tout ce qui est fantastique , qu'inventer  une telle
coïncidence !...


 


Insidieusement  cet hommage ( oui ,c'en est un que je vous fais par cette voie) n'a pas été prémédité ; sans doute a-t-il été nourri inconsciemment depuis nos confusions et
conversations autour du Chat Noir ...puis par cet avatar Hedgarallaan ...oui,certes . Mais je n'avais aucun projet ,même fugitif  d'écrire sur Edgar A. Poe  !


Hors ,très récemment ,un soir dans l'engourdissement du sommeil ,cette Présence   m'a envahie ...Au réveil ,le lendemain ,elle m'obséda cette Présence ,ne me quittant
guère . En proie au tourment d'un mal de dent très virulent ( les dents chez Edgar Allan Poe sont assez récurrentes ,si vous voyez à quoi je fais allusion ..".celles de Bérénice, blanches
,luisantes , terribles me regardaient ...") fébrilement je me lançais dans cette narration haletante !


Bien sûr ,je rouvris ces vieux livres aux pages jaunies dont j'avais fait mes délices il y a des années...Les exhalaisons en sont toujours aussi envoûtantes ,et toute à
ma stupeur ,je me suis ébahie de n'avoir eu cette idée auparavant !!!...Comment ???...COMMENT se pouvait-il que cela  ne me soit monté à la tête  avant???... 


 


Donc ,oui...voilà comment tout s'est décidé ,et j'ai noirci des pages ,à tout moment m'y plongeant jusqu'à oublier d'allumer la lumière lorsque le Soir dévorait peu à peu le Jour
expirant...L'ébauche de cette Nuit devait prendre corps plus amplement . Il fallait matérialiser ce Songe  survenu à l'Aube du Printemps.Tout ne renaît-il pas  à cette saison
?


"Je suis excessivement paresseux et merveilleusement actif par accès " disait POE . Cela définit assez bien l'état qui était mien ces jours-ci .Certaines apathies fomentent des
explosions !...


 


Ce Rêve est à Vous Plaie Chair...Sans Vous ,il n'aurait ainsi pris cette Dimension.


                     J'en suis persuadée !


                                               
Votre Magicienne


       


  


 



Guern' de Bé 31/03/2010 09:52



Je n'ai pas le temps de lire le deuxième épisode, mais je reviendrai : j'aime beaucoup Edgar Poe.



Hécate 31/03/2010 10:02



Ta réponse tombe à point , je me demandais si on aimait encore lire Edgar Allan ...


La deuxième partie ,sera comme si tu lisais un feuilleton . Bonne journée ,Guern'n


                                                                                                       
Hécate


 



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