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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:44

Rafael Alberti

        

Plage de Santa Maria

    

           

    

Si ma voix à terre mourait

Portez-là au bord de la mer            

Et sur la rive laissez-là

 

 

 

 

 

            Rafael Alberti poète de l’exil, des tribulations de l’aventure sociale politique et littéraire né le 16 décembre 1902 au port de Santa Maria fut très tôt arraché à l’arc bleuté de la baie de Cadix, par les vicissitudes familiales. Lors de son exil sans retour, lorsqu’il quitta la vie à l’âge de 96 ans, c’est à quelques encablures de sa petite ville natale que ses cendres furent dispersées.

 

            Petit fils d’émigrés italiens venus cultiver la vigne andalouse, adolescent madrilène il pensait devenir peintre. Ami de Salvator Dali, au musée du Prado, il apprit à copier les tableaux de Goya, de Zurbaran.

 

            Mais un soir d’automne 1920, son mouchoir se teignit de sang. Le début d’un mauvais mal. Une radiographie et une analyse de salive précisèrent ce dont il souffrait : adénopathie hilaire avec infiltration dans le lobe supérieur du poumon droit.

 

            Exilé encore par plusieurs mois de réclusion, de silence, de crainte, d’ennui. Et comme la fièvre montait à la moindre conversation, il refusa tout contact et élimina les visites amicales.

 

            Pour se distraire il lisait. Beaucoup. Il n’avait pu finir ses études secondaires. Et il se mit à écrire :

RafaelAlberti« Mon terrible, mon féroce et angoissant combat pour être poète avait commencé. Je constatais à chaque instant avec plus d’évidence, que la peinture en tant que moyen d’expression me laissait complètement insatisfait, car je n’arrivais pas à faire entrer dans mon tableau tout ce qui bouillonnait dans mon imagination. En revanche, sur le papier j’y parvenais. Je voulais seulement être poète. Et je le voulais avec ferveur. »

 

            De sa chambre de malade, il envoya quelques vers à la revue Ultra qui ne les publia pas. Déception de Rafael Alberti mais non découragement.

« Mes nostalgies maritimes du Port commencèrent à se présenter à moi sous une forme différente, je les voyais en lignes et en couleurs, mais estompées par une multitude de sensations désormais impossible à rendre avec des pinceaux. Je voulais être poète. Et je le voulais avec fureur… »

 

Rêve de marin 

 

 « Mon rêve arborant médailles des mers

va sur son vaisseau, ferme et assuré,

tout amour pour une verte sirène,

 

coquille des fonds de l’eau ténébreuse.

Matelot, rends-moi au creux des ondes :

- Sirène jolie, ah ! je t’en supplie !

 

De ta grotte sors, je veux t’adorer,

de ta grotte sors, viens vierge semeuse,

semer sur mon cœur ton étoile vive.

                                      

…. … … lune-sur-l-ocean 2

 

Laisse le cristal de ta main se fondre

dans la nivéenne urne de mon front,

algue de nacre qui chante en vain

 

Sous le verger indigo du courant.

Noces glaciales noces sous-marines

avec pour témoins la lune et l’eau

 

et l’ange nautonier de la rosée !

Mer et terre et vent je vais sillonner,

ma sirène, noué à tes cheveux fins,

 

lié à tes cheveux algides et verts… »

 

            En mai 1921, allongé sur une chaise longue, il passa l’été dans la Sierra de San Rafael. Parmi les pins et les peupliers, il écrivit comme un fou des poèmes.

            Dans une chambre mortuaire, celle de son père il avait écrit son premier poème.

 

                        « …ton corps

                        long et drapé

                        comme les statues de la Renaissance

                        et quelques fleurs tristes

                        d’une maladive blancheur. »

 

            Chaque année, dès le printemps, Rafael Alberti dont la convalescence s’éternisait repartait vers la Sierra de San Rafael où il séjournait jusqu’à l’automne.

            Lectures et promenades. Sa poésie s’envolait. La nostalgie d’une enfance encore proche emplie d’océan, de châteaux de salines, de parfum d’orangers. Obsédante nostalgie ! et puis il y eut la lecture du premier recueil d’un jeune poète dont on commençait beaucoup à parler à Madrid. Federico Garcia Lorca. En automne 1924, il écrivit ce poème.

 

A Federico Garcia Lorca

Poète de Grenade.

  

Cette nuit où le vent et son styletFederico-Garcia-Lorca  

poignardent le cadavre de l’été,

j’ai vu, dans ma chambre, se dessiner

ton visage brun au profil gitan.

 

La vega fleurie. Les fleuves, alfanges

rougies par le sang virginal des fleurs.

Lauriers-roses. Chaumines et prairies.

 

Et dans la sierra, quarante voleurs.

 

Tu t’es réveillé sous un olivier,

avec près de toi la fleur des comptines.

Ton âme de terre et brise, captive…

 

Lors abandonnant, très doux, ses autels,

l’ange des chansons est venu brûler

devant toi une anémone votive.

 

            Une amitié que l’assassinat de Lorca par les franquistes interrompra !

 

            « Je m’imaginais pirate, voleur d’aurores boréales sur des mers inconnues… la fiancée à peine entrevue du haut d’une terrasse de ma lointaine enfance au Port se métamorphosa peu à peu en sirène jardinière, en fiancée cultivant des vergers et des potagers sous-marins… je pavoisai les mâts frêles de mes chansons de flammes et de fanions aux couleurs les plus variées. Mon livre commençait à être une fête, une régate scintillante poussée par les soleils du Sud. »

 

                        « Mon cœur écartelé

                        entre ville et campagne.

 

                        Luminaires nocturnes !

                        Mes verts saules pleureurs ! »

 

                        « Hier promise du pin vert,

                        promise aujourd’hui du pin mort.

                        Cheveux fous hier pour le vent,

                        pour l’air aujourd’hui solitude. »

 

            Rafael Alberti avaient vingt trois ans quand il publia son premier livre : Marin à terre. La poésie n’était pas rentable. Il avait sur les conseils d’un ami envoyé son œuvre naissante au Concours Nationale de Poésie. Du jour au lendemain il devint célèbre en remportant le premier prix. Il ne commencera à être vraiment considéré que quelques années plus tard avec le recueil de poèmes « Sur les anges ».

  ange

                        « Ange mort, réveille-toi

                        Où te tiens-tu ? Illumine

                        de ton regard le retour.

                        … …

                        Habillé comme ici-bas,

                        mes ailes, on ne les voit plus.

                        On ne me reconnait pas

 

                        Dans les rues qui se souvient ?

 

 

 

 

  

            Alberti a perdu son paradis de l’innocence et de l’amour. Une intensité visionnaire d’un esprit imaginatif des sombres états de l’âme, la confiance et le soutien des choses de l’existence qui l’avaient jusqu’alors guidé et gardé chavirent.

            A la même époque Neruda écrit « Résidence sur terre ». Le poète chilien sera son ami jusqu’à la mort. Tous deux pressentent le délitement à venir d’une société ou plane la menace de la guerre.

 

            « Rafael et moi nous sommes ce que j’appellerai simplement des frères. La vie a enchevêtré nos existences, bouleversés nos poésies et nos destinées. » (Neruda)

 

            Le lyrisme optimiste n’est plus, la poésie le consume et l’histoire va l’embraser.

            Mais avant il écrivit « L’aube de la giroflée ».

  giroflée blanche

                      Tout ce que j’ai vu grâce à toi

-   l’étoile sur la bergerie,

le charriot de foin en été

et l’aube de la giroflée –

si tu me regardes est à toi.

 

     Tout ce qui t’a plu grâce à moi

-    le sucre doux de la guimauve,

la menthe de la mer sereine

et la fumée bleue du benjoin –

si tu me regardes est à toi »

 

           

  

  

            Dans la Giroflée Blanche, l’ange est confiseur, il y a un orfèvre, un savetier, un pécheur…et une bohémienne.

                                                                           Femme à l'oeillet                  

« Toi si propre, si bien coiffée,

avec sur tes temps plantés

deux petits peignes assassins,

dis-moi, dis-moi : d’où viens-tu donc ?

 

Avec cette jupe carmin

et là, ces deux roses de lin

sur tes deux petits souliers verts,

dis-moi, dis-moi : d’où viens-tu donc ?

 

 

            Il y a des estampes, des annonces publiques, des fleurs, des chansonnettes… et même l’Allumeur de Lune et sa fiancée.

 

- Tu peux bien me chérir ici : Lune Aiolos

N’ai-je pas allumé la lune

pour toi, mais oui, pour toi, mais oui !

-  oui, pour moi, oui

-  tu peux bien m’embrasser ici,

 phare, farouche fanal, femme

 algide comme autre ne vis.

-  Allons, c’est oui.

-  Et tu peux bien me tuer ici,

 lunaire et froide fiancée

 du phare fari-faribole.

-  Tiens. Voila. Oui.

 

Dans la Giroflée Noire, le chant poétique d’Alberti s’assombrit… 

 

Dessin-plante-du-jardin-giroflee…  «   Et puisque tu voles mes yeux

et que mes lèvres assassines,

redeviens donc lézard noir

sur lequel crachent les crapauds !

 

Et puisque mon cœur tu piétines

et puisque tu suces mon sang,

redeviens donc rouge vipère

ou corbeau tout noir dans le vent !

 

Et puis tu t’es faite clou

et que tu es marteau et dague,

Redeviens donc crabe tout noir

et que l’eau t’avale d’un coup ! »

    

 

 

 

De la Maudite à la Séquestrés, des accents douloureux…

 

         « Seul à mourir, sur cette marche

            me voici pour la nuit entière.

            Je sais que tu es printanière

 

            Des ombres venues de la rue

            grimpent, maintenant silencieuses,

            à l’escalier vert de ton lierre.

            … … …

            Et c’est pourquoi, sur cette marche,

            seul à mourir, veillant sur toi,

            Me voici pour la nuit entière. »

 

            La Giroflée Verte c’est à nouveau la poésie des ritournelles andalouses et le retour à la mer.

 

 « Le soleil dans les dunes.sirene par alberti

Et le sable brûlant.

Je  cherche sur la plage

un coquillage vert.

 

Sur les vagues, la lune,

Et le sable, mouillé.

je cherche sur la rive

Un coquillage blanc. » 

… … …

 

Je suis capable de me tuer.

si vivant, je ne peux te voir,

t’avoir enfin pour épousée.

 

Je suis capable de me tuer,

sirène, pour t’avoir à moi. »

 

                

            Rafael Alberti rencontra Maria Teresa León, celle sans qui « il se serait tu ». Ils se marièrent en 1930. Et puis commença le long exil…

 

Trente huit années d’exil !

 

alberti âgéIl ne retrouva son pays qu’à l’âge de  soixante quinze ans. Rafael Alberti avait eu pour arme de combat la poésie et la dramaturgie. Il écrivait pour dénoncer une société hostile, mécanisée et aliénante et avait été le secrétaire des intellectuels antifascistes.

 

            « Je suis parti le poing fermé car c’était le temps de la guerre, et je reviens la main ouverte, tendue à l’amitié de tous. »

 

            Il renonça à son poste de député de Cadix, fidèle à sa poésie inspirée et chatoyante. Celui à qui l’Espagne fut longtemps interdite n’a cessé de chanter son pays, même dans ses poèmes d’exil à la dimension de sa nostalgie.

            En 1983, le prix Cervantès lui a été décerné, la plus haute distinction couronnant un écrivain de langue espagnole.

 

            Quelques mots encore pour expliquer comment j’ai découvert celui qui a côtoyé les plus grandes figures du XXème siècle, Picasso, Buñuel, Aragon, Elsa Triolet, Boris Pasternak…Dali…

 

           poveda En écoutant Miguel Poveda chanter « Poemas Del Exilio », un récital en 2003, je n’ai alors eu qu’un désir en savoir, en comprendre d’avantage…

 

             María Asunción Mateo, seconde épouse de Rafael Alberti à propos de cette création a écrit :

            « Dans cet enregistrement d’Enric Palomar et de Miguel Poveda, accompagnés par de magnifiques musiciens, la force créatrice de leur jeunesse s’y trouve mise en évidence, capable de s’approprier les sentiments d’un poète universel et de les transmettre aux autres. La sobriété et la passion que ces deux artistes impriment à des poèmes écrits pour nous accompagner toujours, pour ne mourir jamais, ainsi que le désirait leur auteur. »

 

 

 

NANA DE LA CIGÜEÑA
 
Que no me digan a mi
que el canto de la cigüeña
no es bueno para dormir.
 
Si la cigüeña canta
arriba en el campanario,
que no me digan a mi
que no es del cielo su canto.

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Published by Hécate - dans Lectures
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commentaires

Martine 13/08/2012 06:03


Bonjour Hécate,


J'ignorais qu'il voulait être peintre. Pourtant, cela n'est pas étonnant lorsque l'on découvre ses images d'une grande richesse. Une belle poésie


Merci pour ce partage


Bonne journée Hécate


Martine

Hécate 14/08/2012 22:27



MARTINE,


toujours un détail à découvrir dans la vie d'un artiste. Une très importante poésie de part ses traces dans l'histoire...et par la beauté de son expression .


                                      
Merci, et bonne soirée


                                                                   
Hécate



Domi de domandalas 19/05/2012 09:53


superbe histoire, merci pour ce partage, Domi .

Hécate 19/05/2012 10:24



Bonjour DOMI , bienvenue à vous ( ou à toi ? ) dans mon Boudoir où je parle de mes coups de coeur sur les livres ,les poètes ,les écrivains ...


Alberti un poète et un homme extraordinaire !


Heureuse de ce partage .


                                             
A bientôt...


                                                           
Hécate



Guern' de Bé 17/05/2012 12:18


Plus prosaïquement, c'est sans doute parce que tout le monde me dit que ça me va bien

Hécate 17/05/2012 15:32



ah! GUERN'N....tu m'en diras tant ! Coquette ,va !


                                      
Il fait froid ,le vent ...brrrr


                                                                          
Hécate



Guern' de Bé 17/05/2012 08:27


La Source ne coule plus  mais je me suis fait couper les cheveux très court et bizarrement depuis, ça va mieux
(preuve que je ne suis pas Samson...)

Hécate 17/05/2012 08:32



Ah!....La Source dort comme la Belle au Bois Dormant ....


Tu as cpupé tes cheveux "parce que c'est la mode ,commode" comme disait la chanson ,ou pour faire la garçonne ? (tu vas aller jouer le prince charmant pour réveiller la Source ??? )


                                                                                   
Il fait froid ce matin...


                                                                                                                   
Hécate



apsara 16/05/2012 19:56


je re remercie pour la traduction chère hécate mais je ne peux voir la video sur le lien


 

Hécate 16/05/2012 21:16



APSARA ,là...je ne peux rien faire pour toi  !...


Tu as la traduction ,c'est déjà mieux que rien ....


                                                                  
Hécate



Guern' de Bé 16/05/2012 19:47


Bien sûr que je connais "al galopar", d'ailleurs qui ne le connaît pas ? C'est vraiment un tube pour notre génération. Mais je ne comprenais pas les paroles (à part que ça galopait...). Je lis la
traduction que tu donnes dans la réponse que tu fais au commentaire précédent. Et je constate que ça "sonne" par pareil qu'en espagnol. il y a beaucoup de musique dans la poésie ! Ceci
dit, le texte est très beau, il n'y a pas non plus que la forme, y'a le fond.


 

Hécate 16/05/2012 21:15



GUERN'N , je pensais bien que tu devais le connaître ce "tube" ...Tout dépend du contexte de vie de chacun...Le français ne sonnera jamais comme l'espagnol ,et l'espagnol de l'Argentine ,ne
sonne pas non plus comme le Lunfardo ...etc.... :)


Nous pourrions en dire long là-dessus  !


                                           
Ta promptitude à me répondre me dit que tu as l'air d'avoir la super forme .Tu as pris un bain à la Source ? Elle va bien ,La Source au moins ?


                                                                          
Amicalement à toi


                                                                                                      
Hécate



apsara 16/05/2012 08:45


Plus je lis et relis ses poèmes,plus la magie s'opère:légère puis peu à peu puissante,envoûtante!


bon mercredi chère hécate

Hécate 16/05/2012 09:51



Apsara ,ce sont ici  essentiellement ,les poèmes de ses premières périodes d'une vie très mouvementée.


Je t'ai parlé du poème mis en musique par Paco Ibanez, artiste engagé . La traduction ici est de Domique Fernandez ,un écrivain exigeant ,de grand talent .


 


"Au grand galop ,


Les terres ,les terres ,les terres d' Espagne


Les grandes ,immenses ,désertes étendues


Galope  cheval balzan


Cavalier du peuple


Sous le soleil et la lune


au galop,au grand galop


Jusqu'à les ensevelir dans la mer


Tel un coeur qui cogne , sonnent et résonnent


Les terres d' Espagne sous tes quatres fers


Galope  cavalier du peuple


O cheval balzan


O cheval d'écume ....


Personne ,personne ,en face personne


La mort n'est personne chevauchant avec toi


Galope ,cheval balzan


Cavlier du peuple


Car la terre est tienne ".


Ce poème chanté a fait le tour du monde ...ou presque !


 http://www.youtube.com/watch?v=15JfnrqBqSI


                                                                 
Je t'embrasse ma belle


                                                                                                  
Hécate



+nettoue 15/05/2012 19:26


Comme chaque fois, je reviens lire à tête reposée. Mon survol m'en a donné l'envie, ce soir il est tard...


Merci Hécate


Bonne soirée et merci

Hécate 16/05/2012 21:24



Bonne soirée Nettoue ,et à quand te viendra l'envie d'un autre survol .


                                                                                                  
Hécate



ariaga 15/05/2012 18:05


Si ma voix à terre mourait ... des être comme toi l'aident à vivre. Amitiés.

Hécate 16/05/2012 17:29



ARIAGA ....une phrase que je garde précieusement .Merci de tout coeur .


                                                                                                               
Hécate



Valmont 15/05/2012 09:09


Merci pour cette découverte captivante qui prouve que dans le monde des arts, il faut aussi partir à la quête de ce que l'on ne voit pas habituellement et qui existe, qui vit, ailleurs, quelque
part, et n'attend que de (re)naître sous notre regard. Amitiés.

Hécate 16/05/2012 21:20



VALMONT ,merci à vous  d'exprimer votre pensée qui rejoint la mienne .


                                                                                                     
Bien à vous


                                                                                                                  
Hécate 



chevrette13 14/05/2012 21:15


nous sommes rentrés de voyage hier, voyage au bord de la mer ...la mer, il me faut la voir chaque jour, même de loin...je respire en la voyant


bisous

Hécate 16/05/2012 21:23



Bonsoir CHEVRETTE ...comme Alberti ,la mer te manque loin d'elle .Je vais aller retourner voir la suite de ton voyage ;c'est toujours  si bien présenté .


                                                
A bientôt


                                                                  
Hécate



Guern' de Bé 14/05/2012 17:22


Je crois que la poésie perd beaucoup d'être traduite dans une langue étrangère. J'imagine Rimbaud traduit en espagnol, ça doit être un peu bizarre. En tout cas, la poésie d'Alberti ne me
bouleverse pas vraiment. C'est peut-être mieux en V.O.


Par contre, je me suis offert un livre de Robert Alexis "la véranda", c'est vraiment très bien écrit. Il a beaucoup plu à mon joint aussi. D'ailleurs, je vais en lire d'autres.

Hécate 16/05/2012 18:19



GUERN' N ,c'est l'éternelle question ce problème de la traduction .Tu peux écouter le célèbre chant "A galopar " par Ibanez et Alberti .Sans doute le connais-tu ,déjà . Un poème de
ralliement et d'espoir qui circulait durant la guerre civile .


Tu as lu "La Véranda " de R.Alexis ,l'auteur dont j'ai lu tout et qui a fait les belles heures de mes chroniques depuis mon arrivée sur la toile . Voilà qui me fait bien plaisir .J'ai
relu plusieurs fois "La véranda " . Avec le même bonheur .


"La robe " ,le premier roman d'Alexis est épuisé .Peut-être encore dans des sites de ventes sur le Net ,ou d'occasion .Il y a le choix...dans les autres titres.


Bonne lecture donc ....à suivre  :)


                                                  
Merci de m'en avoir informée .


                                                                                    
Hécate



FRUITS CONFITS 13/05/2012 16:19


BONJOUR HECATE


je viens de me laisser tenter par l'achat d'un livre de RAFAËL ALBERTI je sais que cela va me plaire grâce a toi et tes commentaires sur ce grand poète
que je ne connaissais pas et que je viens de découvrir enfin il y a déjà quelques jours


MERCI DE CE MAGNIFIQUE PARTAGE


BONNE JOURNEE


BISES HECATE


DANY



Hécate 13/05/2012 18:10



Bonjour DANY , alors belle lecture à toi .J'écoute les poèmes chantés par Poveda ,mais aussi  ,Rafael Alberti les disant et repris par Paco Ibañez ,un grand moment aussi
.


                                                               
Merci de venir me faire part de ton achat .


                                                                             
J'espère que cela te plaira .


                                                                                                                       
Hécate



ariaga 13/05/2012 12:36


Encore une découverte grâce à toi. Les blogs quand ils sont de la qualité du tien, ont vraiment un sens. Amitiés.

Hécate 13/05/2012 18:05



Chère ARIAGA , merci encore à toi . Tous et toutes qui viennent  lire mes chroniques écrites avec la fougue du coeur  et me disent quelques mots m'encouragent à
poursuivre le partage .


Bien amicalement .


                                   
Hécate



Michel Cristofol 13/05/2012 08:24


Un bel et juste hommage que voilà rendu ici à la pure poésie de Rafael Alberti que l'on pourra d'autant mieux apprécier et déguster que si l'on a eu la chance d'avoir appris la langue espagnole,
comme j'ai pu le faire, afin d'en saisir toutes les nuances, les sonorités, subtilités et saveurs qu'elle peut nous offrir quand on sait vraiment la manier en véritable magicien ! Un blog bien
construit qui s'avère des plus intéressants à consulter et sur lequel je reviendrai à n'en pas douter.

Hécate 13/05/2012 10:06



MICHEL CRISTOFOL , je prends connaissance de votre commentaire et bien sûr la question de la traduction est là posée .Toutefois ,cette essence poétique d' Alberti est là ,comme une essence
parfumée ...échappée de la fleur poétique...de ses origines .


Claude Couffon traducteur et ami d'Alberti n'est-il pas là bienvenu en passeur ?...


Merci de votre avis positif sur mon blog ,et ,revenez quand vous le voudrez .Ne doutant point que nos échanges soient intéressant réciproquement .


                                                                             
Bien cordialement à vous .


                                                                                                                     
Hécate



Christian Jannone 13/05/2012 00:18


Comme de coutume, la mort de ce grand poète (tout comme celle de Guillevic) fut soigneusement escamotée par nos a-médias audiovisuels parvenus à l'ultime degré de la putréfaction décadente depuis
1986. Ma soeur, qui a fait de l'espagnol, m'a raconté avoir étudié des poésies d'Alberti.

Hécate 13/05/2012 09:33



CHRISTIAN ....vous voir sur Alberti me srprend...agréablement ! Difficile de mettre la main sur bien des textes d' Alberti .Trop dérangeant probablement ...Les médias audiovisuels
sélectionnent ,et ,selon les heures ...comme souvent . Je regrette de n'être assez experte en lagues étrangères ...mais j'écoute beaucoup de chants ,de musiques d'ailleurs .La poésie est sans
frontières .


Votre soeur a étudié Alberti .Sauriez-vous me dire quelle période ? Son oeuvre est si vaste !...


                                
Merci de votre passage en mon Boudoir Cramoisi .


                                                                                                  
votre Hécate



rené 12/05/2012 20:27


J'ai grandi entre les dunes et l'immensité salée et écumeuse (en Gironde, lol).


Bon week end ma douce amie


 

Hécate 12/05/2012 22:55



RENE ,je connais un peu la Gironde ....


Bon week-end cher ami .Merci de penser à moi.


                                                                            
Hécate



apsara 12/05/2012 19:44


Bonne soirée chère hécate;j'espère que tu vas bien


tendres pensées

Hécate 12/05/2012 22:49



Apsara ,


bonne nuit ...J'espère que tout va s'arranger de mieux en mieux .


                                                                        
Que tes rêves puissent se réaliser .


                                                                                                                         
Hécate



Johan 12/05/2012 18:35


Celui qui écrit vit toujours en exil, bien souvent naufragé en lui même, rebelle de l'instant,nul besoin de partir quand ici est ailleurs...C'est en soi que l'on se retire

Hécate 12/05/2012 20:09



JOHAN...merci de vos pensées . Toujours en exil ...la noire fleur qui attend l'aurore ."Oeillet d'écume " ,"nacre des mers " de solitude .


"Ici est ailleurs " : défintion de poète !


                                                    
Vous lire m'a fait douce joie ...bien que vous sentant en mélancolie .


                               
Bien amicalement vôtre


                                                                                
Hécate



gertrude 12/05/2012 12:15


La Mort, l'Amour, la Rebellion, voilà des choses qui me parlent; je sens mon os virer au giroflée rouge clignotant très show....


Magnifique article plein de passion, de couleur de mots et de maux.


Merci, magicienne de la poésie de nous faire partager si bien vos découvertes. L'os ignare est aujourd'hui un peu moins bête.

Hécate 12/05/2012 20:19



Gertrude ,voyons l'os n'est point ignare !


"Qui tra^ne ainsi par rues et ruelles?


C'est ce nigaud de Rafael  !


 


Cet ahuri tombé du ciel ,


du haut des nues ,sans un radis ,


Oiseau de rien ,dru au croupion,


ailleurs sans plumes ,déplumé .


Cui-tac ! il pique .Aïe ! dès qu'il vole


ce sont les aures qui le pique .


 


Qui traîne par rues et ruelles ?


C'est ce nigaud de Rafael !...."  ( Rafael Alberti : autoportrait burlesque )


                   Les nostalgiques ne manquent point de pratiquer l'autodérision ! Etes-vous
rassurée ?...Amusée ? Je l'espère ...


                                                                      
votre Magicienne



Mucus 12/05/2012 10:21

« Gaspard de la Nuit - D'Aloysius Bertrand à Maurice Ravel », in La Giroflée, n° 3, Bulletin Aloysius Bertrand... .......................... Peut-être, sortir de ce qu’ils ont [les mots] de
"communs" ; et de la vie, de ce qu’elle a de "trivial"... Dépasser l’un, dépasser l’autre... revenir à l’un, déployer l’autre... ...........................

Hécate 13/05/2012 10:14



Ah!....MUCUS !....Encore cet Alooysus Bertand ...Il va falloir que je m'y plonge un peu plus que jusqu'alors !...Ravel ,oui ,Ravel ...entre le concerto pour la main gauche et le le Bolero
obsédant ....


                                             
Bonne journée I 2 ...à nous revoir et à élucubrer sur les mots ,les sons ,les sens...l'essence ...


                                              
Hécate



Phène 11/05/2012 08:47


Bonjour chère Hécate,


Un homme exemplaire pour sa bravoure à incarner la puissance de "l'intégrité idéaliste" : un poète authentique... Merci et belle journée, amie

Hécate 11/05/2012 10:42



Quand la poésie est interrogation ,quand elle est engagement ,par-delà les vicissitudes et les embûches ...elle est un espoir offert aux être de l'avenir . Quelle puissent longtemps chanter
encore !...


                                                                       
Merci PHENE


                                                                                                   
Hécate



Lucius 11/05/2012 07:26

Heureux que le crapaud ne crache pas dans la soupe ! Et à nouveau, la giroflée... La vie est pleine de coïncidences, De co-dépendances... Crois ! .......... L’exile... un thème cher à mon ami M.,
qui me voyait comme un éternel exilé... Heimat... c’est là où est notre tête......... Kro kroa qu’à kri qu’à kro ! ........... Il faudrait sortir des mots, pour dire au plus juste ce qui, ce
quoi...

Hécate 12/05/2012 08:49



Je tourne et retourne ce commentaire LUCIUS ....Je le contourne ...J'y reviens ...


Heimat ? Un exil mental ,un spleen d'égaré ...Ton ami M ...M ? ...Hum!...tout est supposable ...


Je suis comme la "Jolis-Pierds-Nus-Des-Chemins ,comme l'ensorceleuse de reinette endormie ,sous un olivier .( oui ,je rentre dans la poésie d'Alberti ,comme un vers dans le fruit...)


"hier au matin , je suis partie ,


et le crapaud noir ,celui dont


un diamant brille sur le front ,


n'a voulu sauter avec moi ...."


L'histoire du rêve  dans le poème d' Alberti ,finit bien ,finit mal ...je te laisse en décider LUCIUS ...


"et le crapaud noir ,celui dont


un diamant brille sur le front ,


sous l'olivier  m'a trouvée morte " .


              ....sortir des mots ,sortir de la vie...Kroa,kroa ...coa ,caossement du crapaud couronné de rosée ...


Pourquoi à nouveau la giroflée ???.....


                                                                       
Hécate....



Paesaggio 10/05/2012 19:55


Grand poète surtout pour ceux qui lisent l'espagnol car en français sa poésie perd un peu de son sel. Comme la plupart des grands poètes, il s'est nourri de souffrances ici liées à sa santé et à
l'exil. Période terrifiante que la guerre civile espagnole et la répression franquiste. J'y associerait deux très très grands films : "Le labyrinthe de Pan" et l'admirable "Cria Cuervos". Bonne
soirée Hécate.

Hécate 10/05/2012 20:09



Bonsoir JEAN-MICHEL ,certes la traduction est toujours discutable ...mais c'est une approche .Longtemps je n'ai écouté la poésie d'Alberti que chanté en espagnol ...


Je n'ai pas vu ce film de Guillermo Del Toro ,cinéaste que j'ai apprécié en d'autres oeuvres . Oui ,bien sûr "Cria Cuervos" .Je pense aussi à Michel Del Castillo écrivain dont l'enfance et la
vie d'homme si marquées par la guerre civile espagnole .Un livre de son enfance "Tanguy " ,qui n'est pas selon lui ,celui qu'il préfère .


               Merci à vous pour ces intéressants avis .


                                                                     
Bien à vous


                                                                                      
Hécate



Cathy 10/05/2012 18:21


Sacrée personnalité et quel poète ! Je n'ai pas pu écouter le poème chanté malheureusement. Deezer ne fonctionne pas et j'ai toujours des soucis de connexion.


Les poètes ont tous un "moteur"... Il avait le sien et c'était pour une noble cause... Très impressionnant ton article, Hécate.


Merci et amitiés,


Cathy.

Hécate 11/05/2012 10:30



Bonjour chère CATHY , toujours curieux ces problèmes de connexion pour écouter .Ce n'est pas une écoute directe ,c'est une option laissée au choix .Peut-être à un autre moment cela sera
possible .


Merci de ta lecture d'ALBERTI . Sa vie ,son oeuvre dépasse de loin le cadre de mon article .J'ai essayé d'en donner une approche .


Bonne journée Cathy .Hier ,nous avoisinnions 28° ...un temps d'été ,un temps andalou  :)


                                                                                                                        
A bientôt


                                                                                                                                    
Hécate



Paulo Jorge Alves Da Costa 10/05/2012 17:54


Bonjour Hécate,


Je viens te rendre visite par cette belle journée ensoleillée et chaude, j'espère que tout va bien pour toi car pour moi ça peut aller si on met mes crises d'épilepsie de côté.


Je viens de lire ton dernier texte qui est très intéressant même si en même temps il est assez émouvant si on regarde comme est décédé ce poète, enfin mais ça comme je dis toujours c'est mon
opinion qui n'engage personne d'autre que moi surtout si on me connait un peu.


Je viens de lire le commentaire que tu m'as déposé sur mon blog et excuses moi pour la franchise je suis blessé que tu puisses penser que je ne m'intéresse pas à ton blog car ce n'est nullement
le cas.


La seule chose qui fait que je viens très peu par ici c'est simplement que tu es quelqu'un qui est bien plus cultivé que je ne le suis et donc il y a un énorme complexe d'infériorité lorsque je
me trouve face à des personnes comme toi car je me sent petit.


Après j'espère que notre amitié n'en patira pas ce serait dommage.


Bonne fin d'après-midi.


Amicalement Paulo.


Gros bisous.

Hécate 10/05/2012 19:23



Bonsoir PAULO ,


oui ,il fait une chaleur d'été ,très écrasante .Encore une fois Paulo ,en aucune façon je ne veux que tu te sentes blessé .Les quelques mots déposés chez toi ,depuis des mois ,sont bien
au-delà de ton appréciation  de mon blog ou non . Je te disais qu'un simple bonjour ,chez moi ,rien que cela me faisait plaisir de temps en temps ,car c'est un rappel de notre amitié au long
cours .Rien de plus .


Ce complexe d'infériorité que tu exprimes ,pour moi ,j'en fais abtraction ,c'est l'être humain que je vois .


Combien de fois faut-il te le dire Paulo ? Et ,tu sais ,ces derniers jours j'ai eu des nouvelles navrantes d'une jeune amie épileptique ,sa santé me soucie fort .Son cas s'aggrave de
jours en jours .Je sais que toi ,tu peux comprendre ce que j'éprouve .


Notre amitié Paulo reste celle des débuts .Je suis là ,prête à te lire et,si je peux ,mettre un peu de soleil dans tes tourments ,tu sais que je fais au mieux .


Bien amicalement à toi ,et merci pour ce que tu me dis sur ce grand poète Alberti ,dont la santé a été aussi si précaire .


                                         
La bise


                                                          
Hécate



apsara 10/05/2012 08:44


une surprise???


J'attends sagement!!!


je t'embrasse fort

Hécate 10/05/2012 10:24



Sagement ,Apsara ?


                ...eh bien ....c'est nouveau ça


                                                                 
Hécate



apsara 09/05/2012 19:52


pourquoi n'ai je jamais eu dans ma famille quelqu'un qui sache me parler ainsi...ma vie eût été toute autre!!!...mais..


Tendres pensées chère magicienne


ton diamant

Hécate 09/05/2012 22:59



Pourquoi ,tant de pourquoi  Diamant  ! Tant et tant !....Une parole peut changer le cours d'une vie...mais voilà ....


Je t'embrasse Danseuse Céleste ....et...peut-être bientôt une surprise pour toi ...Chut...Parole de


                                                                                                                                  
Magicienne !



ariaga 09/05/2012 17:42


Une pensée. Je te lis , je pense à toi mais il faut encore que je huile un peu la machine pour la faire redémarrer. Amitiés.

Hécate 10/05/2012 12:01



ARIAGA , je vais aller te lire ...Mes pensées amicales .


                                                                           
Hécate



•.¸.•*♥ Ś Ő Ń Ŷ Á ♥*• .¸.• 09/05/2012 15:05


passe une douce journée


 


ti bo du jour


 


 


 


๑~*•~☆~Ś Ő Ń Ŷ Á~☆~•*•~๑ 

Hécate 09/05/2012 16:01



Oui SONYA ....elle passe trop vite la journée ...


                                                             
à bientôt


                                                                                 
Hécate



apsara 09/05/2012 14:37


ô oui hécate,ces chemins rocailleux qui m'appellent à grands cris,eux pour qui j'abandonnerais ma mère,mes amours mes amis,ma patrie!ilsm'appellent jouret nuit...


au faitquel est le parfum de la giroflée??


je me sauve...mais j'aime fuir mienne magicienne

Hécate 09/05/2012 16:00



APSARA ,l'odeur de la giroflée ,elle s'exhale au soleil dans le creux des vieilles pierres ,capiteuse et délicate ,un peu comme le clou de girofle ...Il y a longtemps que je n'en ai respiré
...demande au vent qui connaît tous les parfums ,il te dira ....:)


                         Fuis donc ,Danseuse Céleste ...fuis ,mais mon
ême te cherchera parmi les étoiles et les mers...


Toujours qui attache se délie de tous liens ! Va...vers ton Destin...


                                                                                        ta
Magicienne


                                                                                                                 



apsara 09/05/2012 11:24


je lis et relis cespoèmes;la giroflée verte,noire..je ne connaissais pas,je l'avoue un peu honteuse!De la trempe des grands!Mots simples,ordinaires et pourtant percutants:quel art!


à plus tard chère hécate

Hécate 09/05/2012 11:38



Apsara  ,pas de honte ...j'ai connu Alberti à travers Poveda qui chantait entre flamenco et accents argentins de l'exil ,j'ai cherché ,sans trouver ,et là ,au moment opportun ,c'est venu
un peu plus ...Quelques vers traduits ,l'enthousiasme...


dans "LA GIROFFLEE BLANCHE "


"J'aimerais pour vivre et mourir


n'avoir jamais que les chemins.


Laisse-moi vivre et mourir . Laisse


mon rêve rouler avec toi


au grand soleil ou sous la lune


dans ta roulotte verte ,verte ! " ( R. ALBERTI °


 


                    Ces vers -là ,te parlerons Apsara ....Tu les comprendras ,je le sais ...Toi
que tous les chemins font soupirer d'ivresse du partir ....


                                                                
A plus tard


                                                                                  
Hécate



saint-marc 09/05/2012 10:04


Comme dirait un lettré portugalais :


"de ma langue on voit la mer.".

Hécate 09/05/2012 11:55



CAÕ , tu penses à Virgilio Ferreira ...que je n'ai point lu ...Tout langue prend la mer quand l'exil l'emporte ...


Fatum !...


                          Un bnjour amical  d'Hécate



apsara 08/05/2012 19:50


certes ces poèmes sont magnifiques,sensibles etc....mais moi ce qui m'impressionne le plus c'est lamerveilleuse façon dont tu parles de ce poète et de tous les autresécrivains...il mesemble que
tu les connais mieux qu'ils ne se connaissent eux-mêmes!quelle intuition!


je reviens demain


pourvu que ce com s'inscrive...sinon je ne réponds plus de moi!!!


bonne soirée chère hécate


douces pensées

Hécate 09/05/2012 11:20



Chère APSARA....peut-être que c'est là le don de la passion ,j'essaie d'exprimer la ferveur que ces poètes et écrivains m'inspirent ,le besoin du partage . Et, peut-être un soupçon de ce que
j'ai fait avant ,la création de spectacles ...Mais il n'est n'est de don qui ne soit aussi venu de quelque chose d'inné ( avec aussi ,un travail ).L'artisant des mots ! Comme une saltimbanque qui tresse l'osier et lit dans les lignes de la main  !


       Grande est ma joie ,Danseuse Céleste que de te lire !


                                                                                   
Magicienne



Nokomis 08/05/2012 10:45


Merci pour tout cela. La merveille de la vie c'est qu'on a toujours des choses à découvrir et à apprendre. Et le temps passe si vite, les journées ne sont pas assez longue ;-)
Je te souhaite une bonne journée 

Hécate 09/05/2012 11:23



NOKOMIS ,oui c'est là tout le merveilleux de la vie .Elle passe trop vite et les heures aussi ...Tu sais arrêter les instants dans to regard de photographe ,un peu d'éternité ...:)


                                                            
Bonne journée ,et..merci


                                                                                               
Hécate



Just say Yes 08/05/2012 00:14


J'ai laissé ma guitare dans les branches,


le vent chante tout seul, écoutez sa chanson.


Il dit : >


Lanza del Vasto

Hécate 08/05/2012 17:26



Ah!......JEAN  ...


De Lanza del Vasto rencontré comme je te l'ai dit il y a bien longtemps ,j'avais lu "Le pélerinage aux sources "  ;mais sa poésie m'était inconnue ...Elle est bienvenue ici ,et ,merci de
la partager avec moi . Toujours à apprendre ,à découvrir ...


                                                            
La bise à toi ...et bon Vent 


                                                                                                             
Hécate



Noëlle Combet 07/05/2012 17:25


C'est comme si j'avais pu cueillir la giroflée blanche, mais aussi la noire, mais aussi la verte...fleurs de combat en poésie, pour aérer le mal de lutter et de vivre.

Hécate 08/05/2012 16:31



Chère NOËLLE ..." Une main ,une seule main ,


                            qui se glisse entre les
velours


                            pour verser de l'eau
aux oeillets".


Pour lutter et que vive la fleur de l' espoir par-delà ...Alberti semble ne nous avoir jamais quitté tout à fai ....


                Merci à vous .


                                            
Hécate



FRUITS CONFITS 07/05/2012 16:49


MERCI HECATE UN GRAND MERCI QUE JE TE DOIS


j'avais traduit le texte car j'ai du sang de GARCIA LORCA dans les veines et j'en suis fière


j'avoue que ce poète ou plutôt la vie de ce poète RAFAËL ALBERTI me touche énormément et sa vie est un long fleuve de poésie dont je vais me procurer un
exemplaire


MERCI A TOI MON AMIE


C'EST BEAU


DANY

Hécate 07/05/2012 17:00



DANY ,voilà que j'en apprends ...du sang de Lorca dans les veines ...:)


Moi j'ai l'âme ...c'est déjà ...pas si mal !!!


 Les poésies d'Alberti sont pour quelques unes  chez Gallimard.Edition récente .Le CD est encore disponible ,il est splendide ,entre flamenco et tango argentins .Très prenant.


                                                                        
Bien amicalement


                                                                                                  
Hécate



FRUITS CONFITS 07/05/2012 16:16


BONJOUR HECATE


j'ai les larmes aux yeux tu savais que ton billet allait me touché profondément tu parles de tout ce que j'aime cette poésie si belle cette souffrance
pour arriver a survivre l'assassinat de GARCIA LORCA (( que j'adore )) ces quelques phrases en Espagnol de la fin qui en disent très long bien sur il faut pouvoir le lire en Espagnol les mots ont
un autre sans que tu dire de plus que je suis envoûtée par ton billet sur RAFAËL ALBERTI


que je ne connaissais pas


MERCI SINCEREMENT DE CE SUPERBE CADEAU


BONNE JOURNEE


BISOUS HEUCATE


DANY

Hécate 07/05/2012 16:26



DANY ,pour toi ,voici la traduction du chant


"BERCEUSE DE LA CIGOGNE "


Ne me faites pas croire


que cigogne qui chante


empêche de dormir.


Si la cigogne chante


là-haut ,dans le clocher,


ne me faites pas croire


que son coeur n'est céleste ". ( R.ALBERTI )


Comme toi Dany ,les poèmes de Lorca coulent dans mes veines ...


Et suis si touchée que mon billet sur Alberti te plaise ;je l'ai écrit avec toute mon âme ,comme tout ce que j'aime ,et là ,plus encore ,car son destin est celui d'une recherche de paix ,de
liberté ,de fraternité .


Jusqu'au bout ,il a été un poète ,un porteur d'éveil ,de chants ,de nostalgie au feu de l'espoir pour l'avenir  del'humanité !


                                                               
Bonne journée à toi


                                                                                               
Hécate



apsara 07/05/2012 11:47


je commenterai plus tard!dis moi juste si ce com arrive jusque chez toi!


je vais lever ma mère!


à plus tard


tendresse

Hécate 07/05/2012 12:00



Oui Apsara ,le com passe .Merci à toi .A +


                                                                  
H



Jean de Loup 07/05/2012 01:14


Noces, glaciales noces sous-marines


Avec pour témoin la lune de l'eau


Raph. Alberti


Je tiens toujours parole ...


 

Hécate 07/05/2012 01:23



" Amarre-moi à tes cheveux ,


  crinières des vents de la mer ! "


 


"Chaque nuit  ,je te vois


 tenture qui s'accroche


au tournesol du rêve " ....( R.Alberti )


                                                  
Noyée des songes ,je suis ...


                                                                                                      
Belle nuit Aiolos !


                                                                                                                            Magicienne



alain BARRE 06/05/2012 20:03


Pour moi, une découverte. Génial !...


cordialement


alainB

Hécate 06/05/2012 20:06



ALAIN !....merci à vous .Tout est dans ces mots qui me font grand plaisir.Ce partage est formidable !


                                                                                                       
Bien cordialement votre


                                                                                                                                        
Hécate



Gérard 06/05/2012 18:48


Oi j'ai écouté beaucoup de chaleur, je pense aussi à Paco Ibanez que je suis allé voir l'an passé... Justement je vais en Espagne du 11 mai au 20 mai ..faire du vélo et revoir Barcelone. Bonne
soirée ROSE

Hécate 06/05/2012 19:38



GERARD ,oui Paco Ibanez a aussi enregistré des chants et poèmes de Rafael ALBERTI . Ils ont fait des duos ensemble. ...Ibanez ,une grande figure aussi .Il chante Gongora , Lorca ...


Je suis allée à Barceloneil y a quelques années ,et en Andalousie ...Bon séjour en Espagne,et belles photos en perspectives à voir à ton retour !!!


                              Merci d'être
revenu ici ,ça fait chaud au coeur  :)


                                                                                                            
Hécate



Lucie-y 06/05/2012 18:16


Je suis en train de lire, et je suis sidéré par tes écrits...Je reviendrais les lires. Bravo pour tes recherches. Bonne soirée


Lucie-y

Hécate 06/05/2012 19:54



Reviens à loisir LUCIE-Y....Tout ce que j'écris est écrit avec la passion qui m'anime ,et mon amour pour les auteurs ,les poètes qui me touchent prfondément .


                                           
Bonsoir


                                                        
Hécate



Fethi 06/05/2012 16:21


De très beaux textes, très bien illustrés. Bon dimanche

Hécate 06/05/2012 18:31



Des textes très forts ,à l'image même de ce grand poète !


                                  
Bon dimanche FETHI


                                                                           
Hécate



La bête humaine 06/05/2012 15:59


La fille qui va à la mer


 


Si blanche est la jupe que porte
La fille qui va à la mer !
Que ne la tache point, fillette,
L’encre de seiche des mers !
                    
Si blanche sont tes mains, fillette
Qui t’éloignes sans un soupir !
       
Que ne les tache point, fillette,
L’encre de la sèche des mers !
       
Il est si blanc, ton cœur, fillette,
Et si blanc ton regard !
              
Que ne les tache point, fillette,
L’encre de la sèche des mers !


 


Rafael Alberti

Hécate 09/05/2012 12:02



LA BËTE ....


"Des mers je suis la jardinière...


hélas ! tu vois ,je n'en peux mais ! "  ( Alberti )


                                Je vais
ceuillir la girofflée ,la rose ,la ronce, le soir au clair de Lune  et l'étoile du ciel... mer et mère de mes Songes !


                                                    
Hécate



Lucie-y 06/05/2012 13:56


C’est merveilleux que tu puisses entrer dans le destin de certains auteurs, est-ce que tu accepterais de rentrer dans le mien ? Mon livre, ma
vie en rime est sur mon blog, et mon roman noir avance…  Tu es un très bon critique, et j’aime lire tes textes sur les auteurs !


Amicalement


Lucie-y.

Hécate 06/05/2012 18:33



LUCIE-Y , c'est là une question à laquelle je ne peux répondre de suite .Mais j'accepte d'aller voir de plus près ton univers .Volontiers .


                                    
A bientôt.


                                                   
Hécate



Sabine 06/05/2012 12:44


Je suis entrain de lire à haute voix le poème de "L'Aube de la giroflée" "Tout ce que j'ai vu grâce à toi ........................" (mon préféré parmi ceux que tu me fais découvrir), ....C'est
une façon pour moi de "crier ma joie" !


Il avait une âme de marin, au coeur fort et pur, et, dans son coeur, des images, des trésors desquels ils ne se détachaient pas...


Et cette façon d'approcher la féminité avec ce curieux mélange de pudeur et de rêve délicat,  à faire frémir de douceur dans la "Giroflée blanche", ou d'émerveillement dans son "Rêve de
marin" !


Et cette sirène qui le hante, dont il tient des deux mains les longs cheveux soyeux et qui l'emmène en voyage...peut-on imaginer une image plus fantastique !


Il restera cet idéaliste au regard cerné de corail où battent des flots merveilleux, fidèle à ses valeurs, et bravant toutes les tempêtes...!


Ami d'Elsa, d'Aragon, de Dali ....je ne peux que les imaginer ensemble, ils sont de la même veine !


Ils étaient (et le sont toujours) mes idolles lorsque j'étais adolescente (à l'âge de Lola), avec Desnos, Eluard et Prévert ...


(Je reçois à l'instant ton commentaire, hécate, sur mon article ...Nous sommes vraiment liées par ...un joli fil de soie nous aussi !)


Miguel Poveda me fait également ...chavirer !


Mais, c'est normal ! Car, depuis que nous avons marché sur une bonne partie de l'Espagne, nous portons en nous à jamais les senteurs de ce pays, sa langue, son âme, ses hommes ...............


Sais-tu que le "pèlerin" est roi là-bas ....Quel pays prodigieux, avec un coeur au bord des yeux qui revêt leur pupille .......d'un reflet céleste !


Je repars, hécate, emplie d'un nouveau bonheur, toujours et encore .....des plus enivrants , MERCI !


Je vous z'Aime mes z'ailés, si tendrement : sabine.

Hécate 06/05/2012 19:51



SABINE ,je crois que je devais donner un prix aux plus commentaires sur mon Fil d'Archal tu serais celle qui le recevrait !!!!


A chaque fois ,de plus en plus d'émotion ,de ferveur frémissante ...à fleur d'âme , à fleur de chair ...comme un frisson sur l'eau ...où partir si loin ensemble ...


Tu ne peux savoir ,combien ,aujourd'hui plus que jamais ils sont le baume dont j'avais besoin ...Des jours plus durs que d'autres à affronter ,et plus de "solitude " intime ajoutée aux
souffrances autres encore..mais je n'en dirai rien ici ...


Merci de cette présence ...si forte ! ...De cette perception qui nous lie ...de plus en plus . Ton livre est là...Il te ressemble ...tellement!...Mes doigts caresse la couverture douce ,lisse
,et c'est toucher le crépuscule ...caresser la fin du jour en marche vers la Nuit ...qui est Beauté par les Songes où tout devient possible .


                                         
Un grand ,très grand merci de tes mots ...Je t'embrasse avec toute la tendrese que j'ai pour toi .


                                                 
Hécate



Gérard Méry 06/05/2012 00:14


je ne pensais pas que la poésie pouvait être si forte ...il veut s'en défaire par manque de rentabilité et remporte le premier...Bon dimanche poétique Hécate

Hécate 06/05/2012 08:36



GERARD , c'est la mère d' Alberti qui lui disait que la poésie ne le ménerait à rien !!!!


As-tu écouté le poème chanté par Poveda ?...


                                                
Bon dimanche ,avec moins d'rages et pluies ,qh'hier peut-être .


                                                                                                                                          
Hécate



aiolos 05/05/2012 20:25


J'en ai la chair de poule, merci de m'avoir ramené sur la côte... Je t'embrasse !

Hécate 06/05/2012 17:01



" Le printemps est maintenant là


 et marin est le prisonnier ! "......


AIOLOS !....Te voilà ...Et je t'embrasse  aussi ...:)


As-tu entendu la cigogne chanter ,là-haut ,dans le clocher ????


           ....................La Lune est une sirène qui dort dans la mer du Ciel ...


                                                                                             
A bientôt l'ami !


                                                                                                                       
Hécate



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