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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 21:13

Beranger par moreau de Tours Pierre Jean de BÉRANGER  

 

 

             Lorsque Pierre Jean de Béranger compose les paroles de cette chanson, peut-être repense-t-il aux jours où, accablé de pauvreté il vivait sous les toits du Boulevard Saint-Martin avec sa maîtresse et cousine Adélaïde.

 

 

 

 

« Sois-moi fidèle, ô pauvre habit que j’aime,
Ensemble nous devenons vieux,
Depuis dix ans je te brosse moi-même,
Et Socrate n’eut pas fait mieux.
Quand le sort à ta mince étoffe
Livrerait de nouveaux combats
Invite-moi, résiste en philosophe :
Mon vieil ami ne nous séparons pas.

Je me souviens, car j’ai bonne mémoire,
Du premier jour où je te mis :
C’était ma fête et, pour comble de gloire
Tu fus chanté par mes amis ;
Ton indigence qui m’honore
Ne m’a point banni de leurs bras ;
Tous ils sont prêts à nous fêter encore :
Mon vieil ami, ne nous séparons pas !

À ton revers j’admire une reprise,
C’est encore un doux souvenir :
Feignant un soir, de fuir la tendre Lise,
Je sens sa main me retenir,
On te déchire, et cet outrage
Auprès d’elle, enchaîne mes pas.
Lisette a mis trois jours à tant d’ouvrage :
Mon vieil ami, ne nous séparons pas !

T’ai-je imprégné des flots de musc et d’ambre
Qu’un fat exhale en se mirant ?
M’a-t-on jamais vu dans une anti-chambre
T’exposer au mépris d’un grand ?
Pour des rubans la France entière
Fut en proie à de longs débats ;
La fleur des champs brille à sa boutonnière :
Mon vieil ami, ne nous séparons pas ! »

 

            C’est encore cette vie de bohème des jours quand même joyeux, qu’il évoque dans cette autre romance :

 

« Je viens revoir l’asile où ma jeunesse
De la misère a subit les leçons.
J’avais vingt ans, une folle maîtresse,
De francs amis et l’amour des chansons.
Bravant le monde et les sots, et les sages,
Sans avenir, riche de mon printemps,
Leste et joyeux, je montais six étages.
Dans un grenier qu’on est bien à vingt ans !

Dans un grenier, point ne veux qu’on l’ignore.
Là fut mon lit bien chétif et bien dur ;
Là fut ma table : et je retrouve encore
Trois pieds d’un vers charbonné sur le mur.
Apparaissez, plaisirs de mon bel âge,
Que d’un coup d’aile a fustigé le Temps.
Vingt fois pour vous j’ai mis ma montre en gage.
Dans un grenier qu’on est bien à vingt ans !

(…)

Quittons ce toit où ma raison s’enivre.
Oh ! Qu’ils sont loin, ces jours si regrettés !
J’échangerais ce qu’il me reste à vivre,
Contre un des mois qu’ici Dieu m’a comptés,
Pou rêver gloire, amour, plaisir, folie,
Pour dépenser sa vie en peu d’instants,
D’un long espoir pour la voir embellie.
Dans un grenier qu’on est bien à vingt ans ! »

(1828) (Extrait de « Le grenier »)

 

            Béranger est le fils d’un homme aventurier et d’une mère volage qui l’abandonne. Béranger raconte :

 

« Dans ce pays plein d’or et de misère,
En l’an du Christ 1780
Chez un tailleur, mon pauvre vieux grand père
Moi, nouveau-né, sachez ce qui m’advint. »

 

            Béranger écrira des chansons et des poèmes qui encouragent à boire, mais il ne boira pas trop lui-même. Placé chez un orfèvre, puis un juge de paix, à douze ans, il devient apprenti typographe et se lie d’amitié avec le fils de l’imprimeur qui lui donne des leçons de grammaire et l’initie aux règles de la versification. Écrire en vers sont des banalités pour les jeunes gens du 19ème siècle !

            Béranger dévore tous les classiques de Racine à Voltaire. Son regret le plus vif est de ne pas savoir écrire le latin. Il s’en frappe la poitrine, le déplore !

             En 1837, Arago dans une discussion sur l’enseignement, clame : « Un poète dont tout le monde sait les vers par cœur, ce n’est pas monsieur de Lamartine, mais Béranger ! Eh ! bien, Béranger ne sait pas le latin ! »

          Il a dix-sept ans, quand il revient à Paris, sa ville natale. Son père le réclame. Après des complots avec les royalistes (il a même frisé la guillotine ce père !) il n’a pas hésité à se fabriquer une généalogie nobiliaire, se baptisant Jean-François de Béranger de Mersix !

             Notre poète, accepte en héritage la première particule, ce qui lui est reproché sous la restauration. Il sympathise avec les sans-culottes et lance à ses détracteurs :

 

« Hé quoi ! J’apprends que l’on critique le « de «  qui précède mon nom :
Êtes vous de noblesse antique ?
Moi noble ? Oh ! Vraiment non ! »

 

           Il ne déplore pas la mort de son père, homme inconstant et sans tendresse et écrit ainsi à un ami :

 

« Si vous me voyez tout en noir, c’est que je suis trop gai, sans trop savoir pourquoi ! »

   

           Béranger taquine la muse, fréquente les cabinets de lecture et les cabarets où celui qui est l’auteur d’un mauvais poème est impitoyablement condamné à cette suprême injure pour une compagnie dont la devise est celle-ci :

 

« Tous les méchants sont buveurs d’eau, c’est bien prouvé par le déluge ! »

 

           Béranger n’est ni ivrogne, ni libertin ; il est plutôt timide, même si son inspiration est d’abord galante, et quasi pornographique.

Des générations ont chanté dans les ateliers, les mariages, les soirées ses fameuses chansons coquines, dont, la plus célèbre « Ma grand-mère » comporte des sous-entendus à faire rougir les uns, sourire les autres :

 

« Ma grand-mère, un soir à sa fête,
Du vin pur ayant bu deux doigts,
Nous disait en branlant la tête :
Que d’amoureux j’eus autrefois !

Combien je regrette,
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

(…) »

 

            Quand il rencontre la blonde Judith aux yeux bleus, Béranger est séduit. Elle est distinguée, discrète et chante à ravir. Il se met à vivre avec elle. Les vers, ni les chansons ne nourrissent les tourtereaux. La pauvreté les accable. Bonaparte ne goûte pas le grivois : les arts se doivent de servir l’armée.

            Béranger tente l’envoi de deux poèmes accompagné d’une lettre à Lucien Bonaparte !

 

- « Monsieur, vous qui protégez les Beaux-Arts, la poésie serait-elle moins heureuse auprès de vous ?... Je n’ai que 23 ans et j’ose me croire capable de faire mieux quand le joug de l’adversité ne pèsera plus sur moi... »

 

            Trois jours plus tard, il est convoqué et se présente vêtu d’un pauvre habit yvetot.jpgravaudé par Judith. Il va connaître douze années de répit. Il bénéficie d’un traitement qui lui permet, sans trop de tracas, de s’instruire et d’affiner sa lyre; mais il se voit contraint d’écrire des poèmes de circonstances qui louent le 18 Brumaire et le Concordat. Béranger connaît très vite la notoriété, car en quelques mois la France entière fredonne « Le Petit homme gris » et le « Roi d’Yvetot ». Il a trente-trois ans et dix milles exemplaires de ses chansons se vendent en dix jours.

 

            Même les illettrés connaissent par cœur ses textes, car ils se répètent dans la rue, au café, dans les ateliers et à la veillée dans les villages. « Je peux me passer d’imprimerie ! » écrit Béranger.

            En 1821, le voila condamné pour atteinte à la morale religieuse. Il n’est pas athée, mais il n’admet pas qu’on fasse du christianisme une arme politique. « Les deux sœurs de charité » scandalise, quand à la chanson du Bon Dieu, elle s’attaque à la personne même du Roi !

 

             Le procès de Béranger a lieu en cour d’assises. Le tout Paris est là et envahit le palais de justice. À cause de la foule trop immense, Béranger entre en sautant par la fenêtre et hurle :

 

« On ne peut commencer sans moi ! »

 

            Les avocats, les magistrats aussi quémandent des autographes. Toutefois Béranger n’échappe pas à la prison où il restera trois mois avec 500 francs d’amendes à payer. La prison est l’apothéose de sa consécration. Il est le poète national, le chantre de la liberté.

 

            De toute la France, il reçoit des victuailles : du foie gras du Périgord, des fromages de Brie, des cornichons de Touraine, du vin de Saumur et de Bourgogne. Sa seule inquiétude : celle de trop manger. Il ressort de prison, bedonnant, mais insoumis !

            Ses attaques de moins en moins déguisées contre la Monarchie et l’Église le font entrer vivant dans la légende. Ses nouvelles chansons se vendent en trois jours et la police ne parvient pas à les saisir ! En 1825, Béranger est de nouveau condamné. Cette fois, à neuf mois de prison et dix milles francs d’amendes. Une souscription publique est levée, l’amende est payée en quarante-huit heures et ses chansons interdites sont clandestinement diffusées à plus de cent milles exemplaires. Comme la première fois, la nourriture afflue de toutes les provinces.

 

BerangerLaForce« Comme je suis gâté ! Il ne me manque plus qu’un bon estomac ! » dit Béranger, qui voit défiler dans sa cellule toutes les célébrités d’alors pour le serrer dans leur bras, dont Lafayette, Chateaubriand, Victor Hugo, Alexandre Dumas.

            C’est à lui, que sera remis le drapeau tricolore qui remplacera définitivement le drapeau blanc. Mais Béranger refuse toute compromission et tout poste. Il s’en explique ainsi :

 

« La Révolution de Juillet a voulu faire ma fortune, je l’ai traitée comme une puissance qui peut avoir des caprices auxquels il faut être en mesure de résister. J’aurais pu avoir ma part à la distribution des emplois. Malheureusement, je n’ai pas l’amour des sinécures. »

 

            Béranger pense que la République idéale ne sera que pour l’an 2000 !

 

            Quand la révolution consommée, Béranger est convié aux Tuileries par Louis Philippe, il décline l’invitation, prétexte son âge. En réalité pour préserver son indépendance, Béranger choisit la solitude et la modestie. Il est de ceux que l’admiration fatigue et que la louange blesse. Généreux, discret, alors qu’il est peu fortuné, il fait libérer Rouget de l’Isle emprisonné pour dettes, car la « Marseillaise » ne l’a point enrichi. Béranger l’aidera jusqu’à sa mort.

À cinquante-trois ans, il écrit à un ami :

 

« Je vieillis beaucoup... le chansonnier est bien mort, seul survit un humble philosophe, un vieil ermite. »

 

            La GrenadiereEn 1836, il décide de s’installer en Touraine. Il loue la Grenadière à Saint-Cyr, où Balzac avait fait un bref séjour avec Mme de Berny. Non sans péripétie, il s’installe, après avoir surmonté l’épouvante de loger dans une habitation si célèbre. L’hiver cette année là est très rigoureux, et celui de l’année suivante plus encore.

             Béranger est dégoûté du jardinage. Il écrit :

 

« Il faut que vous sachiez qu’entre autre chose le Jardin de la France n’a que des fruits très médiocres. Ajoutez à cela l’entêtement des Tourangeaux à se croire les privilégiés de la création : de bonnes gens, du reste, tout fiers d’avoir produit Rabelais, moins compris ici, que partout ailleurs ! »

 

              Toutefois, le moindre rayon de soleil chasse la mélancolie de Béranger ; loin des aspirations politiques ou sociales, il chante en Touraine, le merle, la colombe et la tourterelle.

 

« Oiseaux, merci ! Rome fut sage
De vous consultez autrefois.
Je vais au prochain rivage,
Vivre en un coin, sous d’humbles toits.
Ici, vous qui du vieil ermite
Picoriez en paix les raisins,
S’il a des arbres pour voisins,
Venez charmer son nouveau gîte,
Oiseaux, adieux. Peuple heureux et chéri,
En vous créant, l’Éternel a souri. »

 

             C’est dans le regret de la Grenadière qu’il a écrit ces vers, car il quitte ces lieux pour s’installer rue Chanoineau. Judith avec l’âge devient revêche et percluse de rhumatismes. Le propriétaire prête la clef du jardin pour ses chats. Très vite, rien ne va plus, les chats de Judith prennent la clef des champs, elle en est très affectée. Béranger se contente de chanter à sa façon leur caprice.

 

« Tu réveilles ta maîtresse,
Minette, par tes longs cris.
Est-ce la faim qui te presse ?
Entends-tu quelque souris ?
Tu veux fuir de ma chambrette,
Pour courir je ne sais où.
Mia-mia-ou ! Que veut Minette ?
Mia-mia-ou ! C’est un matou.

(…) » (Extrait de « La chatte »)

 

            Béranger déménage donc encore une fois, rue du faubourg St Éloi (l’actuelle rue Jules Charpentier). Il y broie vite du noir. C’est à Tours qu’il entreprend d’écrire sa biographie qui ne sera publiée qu’après sa mort.

 

            Boulevard BerangerToutefois, c’est bien de son vivant, grâce à ses quatre années de séjour dans la ville de Tours, que le conseil municipal va décider en 1843 de nommer boulevard Béranger la partie du mail qui va à la barrière St Éloi. L’émoi d’une certaine partie de la population tourangelle n’approuve pas cet honneur rendu à un homme de son vivant !

Béranger est triste et désenchanté, le vieillissement lui pèse. C’est en Touraine qu’il écrit ces vers :

 

« Avec Dieu, bien souvent je cause,
Il m’écoute, et dans sa bonté,
Me répond toujours quelque chose
Qui, toujours me rend la gaîté.

Bien triste, un jour j’ose lui dire :
Je vois poindre mes soixante ans,
Des vers en moi le souffle expire,
De quelles fleurs parer le temps ?

Le vin rallume en nous la joie,
Mais bien que Dieu nous l’ait permis,
Que faire du peu qu’il m’envoie
Loin de tous mes bons vieux amis ?

Plus d’amour dans l’hiver de l’âge,
Mon cœur en vains soupirs se fond,
C’est le poisson qui toujours nage
Sous la glace d’un lac profond.

(…)

Oui le repos sur ce rivage
Voila, mon lot. Mais que le ciel
M’accorde un des plaisirs du sage :
Au pauvre ermite un peu de miel !

Dieu bon, avec toi ma tendresse
De tout mot pompeux se défend.
Dieu bon, pitié pour ma faiblesse,
Donne un jouet au vieil enfant ! »

 

            C’est alors qu’un amour comme il n’en a jamais connu va bouleverser Béranger à l’âge de soixante ans ! On a longtemps pensé qu’il n’avait pas connu les amères inquiétudes, les folies et le déchirement de l’amour. Ce n’est pas le démon de midi qui le frappe, mais un venu d’Angleterre. Sainte-Beuve fait, dans ses « Nouveaux Lundis » un récit de cet enivrant amour si tardif.

            Béranger voit fréquemment à Tours, deux dames anglaises. L’une est jeune et il s’aperçoit avec effroi qu’il s’en éprend comme jamais il ne l’a été dans toute sa vie.

 

             Bretonneau 3Il écrit à Bretonneau son médecin et son confident, que s’il quitte la Touraine, c’est sous le prétexte que sa compagne Judith s’ennuie loin de Paris.

 

            Il est difficile d’éluder cette mystérieuse histoire d’amour, car les avis sont contradictoires. Pourtant, s’installe une année bien énigmatique. Il part s’installer près de Vincennes dans un logis sous un nom d’emprunt. Une crise de solitude, ou plutôt une aventure amoureuse.

 

            Car Judith ne le rejoindra qu’une fois, qu’il sera de nouveau installé à Paris ; où cette fois, il va vraiment vieillir tristement ! Il est adulé, mais les flatteries les plus insensées ne le grisent pas. Il écrit :

 

« Ah ! Que les vieux
Sont ennuyeux !
Malgré moi j’en grossis l’espèce -
Ah ! Que les vieux sont ennuyeux !
Ne rien faire est ce qu’ils font mieux ! »

 Tours vue générale 1

            À soixante-dix ans, Béranger se complaît dans la mélancolie. Il regrette le bon vieux temps. Lucide, il pense que son nom ne lui survivra pas.

Sa santé devient chancelante et il en fait part à Bretonneau le grand médecin de Tours qui le fait suivre par ses illustres élèves, Velpeau et surtout Trousseau.

 

 

             Sa compagne Judith meurt en 1857. Béranger s’éteint trois mois plus tard.

            Afin d’éviter tout incident, le gouvernement impérial ordonne des funérailles nationales. Béranger repose au Père-Lachaise. Un médaillon de bronze fait par David d’Angers, représente son visage au front chauve, aux cheveux ramenés vers la joue, au visage imberbe. Sur une plaque, on lit cette inscription :

Béranger, Poète National
Né à Paris le 19 Août 1780
Mort le 16 Juillet 1857

 

Comme il l’avait toujours pensé, après sa disparition, peu à peu les chanteurs des rues abandonnèrent ses couplets et ses refrains sur la liberté et la patrie.

 

                                                                                                            Hécate

 

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Published by Hécate - dans Essais
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commentaires

Martine 22/01/2011 06:39



Bonjour Hécate,


Une nouvelle découverte passionnante. Je ne connaissais pas du tout ce poète. Il est extraordinaire. Au dessus des compliments et tenant par dessus tout à sa liberté. J'ai apprécié le contenu de
ses poèmes. La chatte: super! Tout m'a plu. Merci pour ce partage.


Bonne journée à toi Hécate


Martine



Hécate 23/01/2011 10:16



Ah! oui Martine ,c'était un personnage comme on aimerait en avoir encore  !...Ses poèmes étaient si connus ...si populaires dans le bon sens de ce mot  :)


La Touraine semble avoir rendu hommage à Béranger ,peu après mon article ,sur des journaux ,j'ai lu quelques petites choses et événements à son propos ,coïncidence amusante
.


Heureuse de ton passage sur cet article qui a nécessité pas mal de recherches !


                                                                                                                                       
Hécate



larmerouge 24/06/2010 23:11



Hooo j'ai vu une belle photo d'un coquelicot dans ces commentaires!



Hécate 25/06/2010 11:33



Oui...:)


C'est une fleur que j'aime bien...Un commentaire de quelqu'un qui vient fidèlement depuis des mois sur le fil d'archal . Il se tisse parfois des liens sur cette toile 
:)


Larmerouge aime aussi les coquelicots ?


                                                                                    
Hécate



Plaie des champs 31/05/2010 17:32



Merci Magicienne Mia pour les pétales de sang.


Je vous raconterai une histoire toute récente de coquelicot...



Hécate 31/05/2010 18:41



Ah! c'est que la liste s'allonge de tout ce que vous avez à me raconter ....le 20 juin, Venise et et et....j'en oublie certainement !


                                      
VOTRE MAGICIENNE



Ole Lukoje 25/05/2010 21:51



Diantre, la saison serait-elle propice aux rencontres? =) Tout s'est-il déroulé comme prévu? =)



Hécate 26/05/2010 09:50



Comme prévu chère O...et ce juste à temps ; et cette soirée sous la pesanteur orageuse qui roulait ses grondements sourds n'en était que plus propice 
:)


                                                                 
votre Dame Hécate



Plaiethore 25/05/2010 17:46







Hécate 26/05/2010 12:00



Un regard qui en dit long...Plaiethorique ,ô combien !..


. ...voici ma réponse ...


                      votre HHH



Plaiethore 25/05/2010 16:56



Serait-ce une fiole évaporée de Lourdes ?



Hécate 25/05/2010 17:45



Là ,là...cette fois c'est le sacrilège !!!


ça ne m'étonne point de Vous Saint Stupre !!! Aîe... Madre Deus !!!


                                                                                 
votre Magicienne


 



2.p 25/05/2010 16:22



très intéressant, je vais repasser ! Merci de cette découverte



Hécate 26/05/2010 19:16



Merci de votre passage . Je suis allée lire votre texte sur l'anarchie. Bien intéressant également .


                  A une prochaine fois.


                                              
Hécate



Plaiethore 25/05/2010 15:38



Une fiole évaporée ???


Mais qu'est-ce donc que quoi ?



Hécate 25/05/2010 15:51



Eh! eh!...Voilà Plaiethore en éveil  !!!


Une fiole évaporée ,mais oui ...c'est ce que je dis ; promis ce n'est point l'Esprit de votre Magicienne dans un bouteille , ni une Fée Verte ...


En fait c'est...(Je sais que vous savez ,vous faites semblant ou vous perdez la tête !!! )


                                                                     
Hécate -du- Carrefour-du -Temps-Jadis 



Plaiethore 25/05/2010 10:43



Et les Merveilles du Val de Loire et de Tours en particulier, qui sont venues sonner à ma porte... De bien belles pierres et ambiances.


 


Magicienne Mia, je vous ramène à Paname  l'Abbaye de Saint-Victor dans ma valise :)



Hécate 25/05/2010 10:49



L'Abbaye de ST Victor dans votre valise ????????????


Va être fichtrement lourde cette valoche !


Je pense amener pour des narines passéistes ,une fiole évaporée ...:)


                                                                                                               
votre MAGICIENNE



bellelurette 25/05/2010 08:17



Qu'il est beau et long ce dernier commentaire !


Long mais beau.


Cela me donne envie de faire des vers sous terre, comme disait un des poètes de l'époque (Clément Marot), habité par le feu de l'amour et dont la neige lui brûlait les doigts.


Comme tu le sais, je ne lis plus, si ce n'est que des brièvetés sur ordi, je n'ai plus la patience, et mes yeux ne suivent plus les lignes "noir sur blanc". Tout se brouille, mon esprit vague
ailleurs. Et cela me donne un torticolis de dingue.


Juste si j'arrive à lire les notices, ou encore, dans les magasins, chercher la langue française pour connaître la composition de tel ou tel produit. C'est qu'il faut être édudit, de nos jours,
pour ne pas se faire attraper par les belles images. Le temps de choper la langue française, t'as déja oublié pourquoi tu voulais acheter ce produit. Bientôt il y aura tellement de langues,
tellement de descriptifs, tellement de lois que l'on se saura plus si on achète du vrai fromage de brebis, ou du vrai fromage de chèvre, et merde.


Je suis pour la décadence, le retour aux vrais valeurs, les petits marchés où l'on achète du producteur au consommateur...


Mais pourquoi je te raconte tout ça ?



Hécate 26/05/2010 12:10



Il est si beau ce commentaire que ,voilà ,Bellelurette ,je suis restée pantoise ,le relisant ...Me promettant d'y répondre ,et je vais le faire ,j'attends un peu
,je savoure ...


Ah! les étiquettes des produits ,quelle torture ,tout est en toutes les langues ,trouver le français est en final décevant ,on n'apprends quasi rien ...sinon que
il pourrait y avoir des traces de ceci ou cela ...


Quand aux médicaments ,c'est pire : essentiellement les effets secondaires possibles ,à peine la posologie ou à quel mal il remédie .De quoi être terrorisé
!!!


Ah! les petits marchés ,oui...il y en a un encore près de chez moi ,et aux beaux jours c'est agréable sans lumières artificielles et avec l'air ,le soleil qui
laisse se développer les senteurs ...des fruits, des tomates...


     J'ai bien aimé que tu me racontes tout ça  :)


                                      
Bonne journée à toi . Elles sont belles tes fleurs de balcon .


                                                                                                            
Hécate



MICHEL 24/05/2010 18:07



Je sais, je fus long... Même inexistant! Seul, je sais pourquoi!... Cette analyse et étude sur ce poète est fort belle... Te connaissant, je ne pouvais m'attendre à moins.


Certains points notifiés ici, soulèvent mon attention. L'utopie ou vaste délire auquel je me rallie, restera toujours l'apanage des hommes de lettres. Pauvre poète, que du reste de ses poussières
et de son âme (on peut-être anticlérical et posséder belle âme), puisse t-il se retourner : la république idéale n'a point vu le jour en l'an 2000 ! Alors oser y croire un jour... Rien ne peut
nous empêcher de rêver, mais je préfère porter le deuil de feu foetus de république!


Reprenant ce court chapitre deuil... Sommes-nous dans le domaine du paranormal et de la télépathie? Que non, mais sans avoir été tout de noir vêtu, uniquement présent par mon absence remarquée,
le jour de la mise en terre d'un père sans tendresse, ces mots du poète ont ravivé une douleur certaine... Qu'ils sont beaux et quelle force ils dégagent ces mots qui au delà de la raillerie
ironique laissent percevoir une douleur profonde : "C'est que je suis trop gai, sans savoir trop pourquoi!"... Simple ressemblance!


Tu le sais aussi pour me connaître et qui sait m'apprécier pour ce que je suis, sans me maudire, ni porter jugement... Alors certains autres traits de Pierre Jean de Béranger me ramènent à la
réalité de l'image telle que l'on est et celle que l'on souhaite donner, montrer par défi, sans doute de manière malhabile, afin de se prouver du bienfondé de sa simple existence... Etre ou
paraître, sinon en réalité, mais en rêve... Nul n'est besoin d'être libertin, ni ivrogne, seulement en proie avec cette autre partie de soi, parfois maladroite, mais si généreuse... Timide était
le poète, son inspiration d'abord galante et quasi pornographique... Heureusement, qu'à son époque le Net n'existait pas et que les écrits de cet acabit, pour certains les plus tendres, moins
irrévérencieux dirons-nous, étaient publiés au grand jour... Et que les plus difficiles d'accès ( dame morale, passant par là) se retrouvaient transmis de main en main, parmi l'élite et les
amis...


Je terminerai Hécate, en te transmettant ainsi qu'à tes lecteurs, un poème grivois de Pierre Jean de Béranger dont la date de l'écrit est incertaine (vers 1821)


Bonne lecture...


 


LES DEUX SOEURS OU LE CAS DE CONSCIENCE


Zoé, de votre soeur cadette,


Que voulez-vous entre deux draps?


Que sans chemise, je me mette?


Fi, ma soeur, vous n'y pensez pas.


Mais à vos fins vous voilà parvenue,


Et vous baisez ma gorge nue;


Vous me tiraillez,


Vous me chatouillez,


M'émoustillez;


Mais au fond ce n'est rien,


Je le sens bien,


Mais au fond ce n'est rien.


Pour vous en prendre à notre sexe,


Avez-vous mis l'autre aux abois?


C'est peu que votre main me vexe,


Vous usez pour vous de mes doigts:


La tête aux pieds la voilà qui se couche...


Ciel! où mettez-vous votre bouche?


Ciel! pour une soeur,


Quelle noirceur!


Quelle douceur!


Mais au fond, etc.


Rougirions-nous! je le demande,


Si nos amants pouvaient nous voir.


Pourtant il faut que je vous rende


Le plaisir que je viens d'avoir.


Je m'enhardis; car jamais, que je sache,


Je n'ai baisé d'homme à moustache.


Ah! nous jouissons,


Et des garçons


Nous nous passons.


Mais au fond, etc.


Ne croyez pas que je contracte


Ce goût, déjà trop répandu;


C'est bon pour amuser l'entracte


Quand le grand acteur est rendu.


Ce que je crains, ô soeur trop immodeste,


C'est d'avoir commis un inceste.


Peut-être est-ce un cas


Dont nos prélats


Ne parlent pas,


Car au fond ce n'est rien,


Je le sens bien,


Car au fond ce n'est rien.


 


Voilà, sur cette note gaie, immorale et grivoise du poète, je te quitte Hécate... Sache que pour toi, je serai toujours présent... A quand... d'autres mots attendus, mais en vain! Que suis-je
idiot, ni contrainte, ni obligation...


Toute mon amitié... A bientôt ....


MICHEL



Hécate 26/05/2010 19:08



Sans rêves que serions-nous ?...


Toujours un plaisir de te lire ici ,vraiment .


Oui Michel ,on peut se montrer joyeux,et garder par devers soi ,un fond de désenchantement ,être timide et écrire des couplets libertins ...Etre libre ,Béranger l'a démontré commence
par un état d'esprit .


On peut se poser cette question : ce que nous pensons ,le pensons-nous vraiment ?


Dame morale , Dame uniformité formatent tant d'esprits !...


 Merci pour ce poème.


         Bien amicalement ,je t'embrasse


                                                                   
Hécate



Old-Luck-Oie 21/05/2010 13:37



Ah, Dame, je fus touchée et honorée de recevoir un courrier de là où vous demeurez tout en n'y étant plus... =)



Hécate 21/05/2010 15:30



D'un coup d'ailes par le vent vers vous ...l'amitié d'Hécate , chère Arachnide .


                                                                                               
La Magicienne



alain BARRE 19/05/2010 07:21



La vie d'un poète populaire est une superbe façon de se replonger dans l'histoire d'un siècle qui aimait autant la poèsie que le nôtre aime la chanson ! C'est réussi, vous m'avez donné l'envie
d'en connaître plus sur cet auteur !


cordialement


alainB



Hécate 19/05/2010 22:51



Je vous souhaite bonne chance Alain , et ,j'espère que le temps présent va remettre Béranger à la place qu'il mérite .J'ai eu certaines difficultés à mettre la main sur quelques
documents  le concernant .


                            Amical
bonsoir


                                                     
votre Hécate



Old-Luck-Oie 17/05/2010 21:19



Ah, Dame, il est des périples dont on ne revient jamais tout à fait... =) Une nouvelle voie serait-elle venue se greffer à votre Carrefour? =)



Hécate 17/05/2010 21:36



En reviendrai-je ?...Sait-on jamais ?...


                     Mon Carrefour s'ouvre au Vent...:)


                                                                            
votre Hécate vous souhaite une belle rêverie ...plusieurs rêveries ...chère O .



Le Capitaine 15/05/2010 14:45



Magicienne, je voulais vous remercier pour cette belle histoire que vous m'avez adressée et qui me donne encore plus l'envie de cultiver mon jardin; j'ignorais cette passion chez Bretonneau et
comprends mieux à présent le très beau jardin botanique en face de l'hopital. Savez-vous qu'à l'époque où je fréquentais les lieux, il y avait un horticulteur à côté du jardin chez qui
travaillait un de mes camarades de Bx Arts, un ami à vrai dire avec qui j'ai fait les quatre cents coups; il rempotait des tulipes et cela a influencé toute sa pratique artistique! Et nous nous
promenions dans le jardin...


Que de résonances!



Hécate 17/05/2010 11:04



Cher Capitaine ,je n'ai su que très tardivement cette passion de Bretonneau pour la botanique ,c'est à travers Bérenger que j'en avais eu un aperçu ,et puis ,cet
article qui est à vous maintenant et que je ne savais plus si dans la tourmente des heures qui me sont tombées dessus (,ce deuil,) je l'avais conservé  ou jeté par mégarde
...


Je suis heureuse que ces entrecroisements ravaudent la trame  du tissu de la  vie  ; ainsi passé et présent  au fil de la Destinée sont
continuité ...Maintenant ,ce Jardin où mes pas d'enfant allaient à la découverte aux beaux jours prend une dimension autre ,une complicité avec cette part de vous  que j'ignorais
...


                        Merci capitaine
...


                                                 
votre Hécate



lancien 13/05/2010 10:19



Je connaissais de nom Béranger et certaines chansons et j'ai beaucoup appris avec cet article, comme avec les précédents



Hécate 17/05/2010 21:40



Il m'est agréable que vous connaissiez les chansons de Béranger ,tout n'est n'est pas oublié ...Les divers commentaires reçus m'instruisent beaucoup sur la besogne du Temps à son sujet.


                                                                                          
Merci de votre témoignage .


                                                                                                                        
Hécate



Ole Lukoje 12/05/2010 21:15



Lune, Orties et Magicienne, voilà des conditions propices à l'incantation d'un sortilège hors du commun... =)


Ah, l'ordinateur doit quelque peu lui manquer... J'espère qu'il le retrouvera vite! =)


A défaut de faire avancer la Lune, je m'efforcerai de fouetter ces maudits chevaux, Dame... En attendant de développer quelque talent télépathique! =P


Kroayez-bien en mes sincères amitiés,
Votre humble et dévoué Arachnide.



Hécate 17/05/2010 10:38



Chère Arachnide ,me voici donc de nouveau à mon carrefour familier.


Fouettée par le Vent ,au coeur des Nuits ensorcellées ,les incatations s'instaurèrent plus encore que tous les présages....Orties et Magicienne , ah!....cela restera mémorable !!!...


Suis-je  vraiment de retour?...Mon âme est encore sur les Ailes de ces Heures Plaiethoriques ...


                                                                                                                               
votre Dame Hécate



Guern' de Bé 10/05/2010 23:06



Je me sens moins seule...chuis pas la seule à avoir des tendances alzheimeriennes...


Mais faut avouer quand même qu'oublier un tel échange, si extraordinairement..banal, c'est grave !



Hécate 11/05/2010 13:33



Tu vois Guern' ,il ne faut jamais désespérer !!!


        Alzheimer ,il faut déjà une mémoire d'éléphant pour se souvenir comment s'écrit ce nom ! Et d'un .


 De deux : c'est grave , oui ,d'habitude je n'oublie pas les commentaires qu'on m'écrit ...



bellelurette 10/05/2010 22:37



Je me suis forcée à lire ton article... un peu en biais quand même car lire sur l'ordi me fait mal aux yeux, remarque c'est pareil voire pire avec les bouquins. Bref, j'ai vu les mots "18
Brumaire". Hi, ceux qui habitent au 18 de cette rue dans mon quartier doivent sûrement réviser l'Histoire ! Pffffff, je ne sais même pas s'il y a un 18 !!! car dans mon quartier les numéros ne
correspondent à rien, même pas au nombre de mètres qui peut séparer un bâtiment d'un autre. Je viens juste de m'en rendre compte. Mon voisin-copain qui habite le bâtiment d'à côté et dont la
distance qui nous sépare doit être environ de, allez à la louche entre 15 et 20 mètres maxi, et bien nous avons 32 numéros de différence entre le sien et le mien. Bizarre, faudra que je lui en
parle tiens, cela nous fera un joli sujet de conversation !



Hécate 11/05/2010 11:05



J'ai compris ,c'est de l'allergie pure et dure !!!


Très amusant ton commentaire : le biais te réussi bien ,tomber comme ça sur le 18 Brumaire ,faut le faire . Figure-toi que je suis quasiement née au numéro 
18 d'une rue nommée Saint-Just . Cet  aristocrate révolutionnaire   a été guillotinné !!! ça jette un froid quand on apprend  la chose : intérêt à ne pas donner dans la
superstition .


C'est le cahos par chez toi les numéros de rues ,je plains le facteur . Je crois qu'à Venise c'est un peu pareil . ( sauf les gondoles ,évidemment )


Et à Londres au 19éme aussi ,les rues ...et la numérotation  était fantaisistes à cause des taudis abattus ,des pans entiers de quartiers disparaissaient
!!!( remarque ,vu qu'ils étaient pour dire non répertoriés et ne figuraient point sur les plans ...)


C'est vrai que tu tiens là ,un fameux sujet de conversation !!!


                                  
Bonne journée Bellurette


                                                    
A une prochaine ?


                                                                             
Hécate



marijo 10/05/2010 22:26



Trés tres bel article sur un homme dont je ne connaissais pas grand chose et pourtant avec une centaine d'ouvrages sur la poésie du 17eme à nos jours j'aurais dû. Merci beaucoup.


 



Hécate 11/05/2010 11:15



Diantre !!!! ...une centaine d'ouvrages sur la poésie !...ça me laisse pensive  et ravie :)


Il est vrai que les anthologies que je possède l'ignorent aussi.


Merci Marijo de cette flânerie sur le Fil d'Archal  avec Béranger .


                                                                                                  
Hécate



bellelurette 10/05/2010 20:43



Oui rue Frimaire, c'est amusant sauf au téléphone, je suis toujours obligée de dire : "avec un F comme Françoise"... et ma résidence c'est la Faluche, donc je suis aussi obligée de dire "avec un
F comme Françoise" ! Sinon, j'habiterais Résidence la Paluche, rue Primaire !!!!!!!!! Tiens, cela me rappelle un de mes ex-patrons, il s'appelait Foissier. Et je l'entendais souvent crier au
téléphone "Foi Foi avec un F"... c'est sûr Foissier, c'est plus joli que Poissier !



Hécate 10/05/2010 21:22



C'est assez drôle ,vraiment ; on croirait à une blague !!!


Ton histoire Bellurette s'accorde tout à fait bien avec mon article ,c'est du vécu .


Foissier? ça me fait penser aux biscuits Fossier ,ceux qui sont roses et qu'on trempe dans le champagne !!!


            A ta santé !


                                   
Hécate



nettoue 10/05/2010 15:29



Bon début de semainr Hécate, et envoie-nous vite un de ces auteur dont tu as le secret !


Bises à toi


Nettoue



Hécate 11/05/2010 10:44



Impatiente ,Nettoue ?...


Cette semaine va être très chargée ...


                                          
Hécate



Maud96 10/05/2010 13:35


La dernière prière, rédigée en Touraine, est touchante ! Encore une très belle biographie-memento pour ce poète oublié.Merci !


Hécate 11/05/2010 10:40



Oublié ,certainement parce que ,assez inclassable : poète mais surtout pamphlétaire ,la politique étant changeante ,il se trouve qu'on ne sait  comment le
considérer ,et ,de plus ,auteur de chansons ,c'est le comble !!!


                    A une prochaine fois Maud :)


                                                                
Hécate



Ole Lukoje 09/05/2010 22:30



Rectification: le courrier dont j'avais confié l'envoi au soin de ma mère, étant moi-même absente aux heures d'ouverture du bureau de poste, ce courrier, donc, je viens de le trouver au milieu
d'une pile de lettres à expédier! Outrée je suis, et confuse. Je vous réécris donc...


Ah, en effet, la nouvelle n'était pas parvenue jusqu'à moi... Merci de me l'avoir soufflée, Dame =) puisse Maître Loup, en ce cas, poursuivre la Lune avec plus d'acharnement que jamais sous la
voûte céleste... et, qui sait, en dévorer quelques quartiers 8D


Le corvidé souffrant, comment va-t-il? =)


 



Hécate 10/05/2010 21:35



Ah!...Je préfère cette nouvelle  :)


Ce ne sont point les chevaux qui vont trop lentement donc ...Je suis bien aise que votre missive ne soit point égarée .


Deux qui ne sont pas de vous ,le sont bien ,hélas ...


J'espère  que Maître Loup ... se livrera à quelques  folies  à faire rougir les Plaies ...des champs ... sous tant de magie déployée  avec la Lune :)


                                                                     
Votre Dame Hécate


PS : le corvidé est en soin ; ce n'est pas là une mince affaire ; mais il est en de bonnes mains .


 


 



bellelurette 09/05/2010 22:13



coucou Hécate !!! Une petite visite amicale puisque tu me l'as demandée si gentiment. Bé tu vois, comme je te le disais, je n'ai pas lu cet article qui doit être sûrement intéressant pour les
litteraires (et pas forcément intellos !) dont je ne fais pas partie !!!


C'est simple, j'habite rue Frimaire, et là, c'est bien plus facile pour moi de savoir pourquoi le nom de cette rue, puisqu'il y a Nivôse, Thermidor et toute la clique aux alentours


Bonne soirée Hécate et à bientôt !



Hécate 10/05/2010 20:26



Bonsoir Bellurette...


Rue Frimaire ? C'est amusant :)


Tu n'as pas lu l'article ,soit ! Pour une fois il est question d'un gus célèbre et un brin oublié qui a habité dans ma région .


Un boulevard porte son nom ,et deux fois par semaine c'est un marché aux fleurs .


Sympathique de t'être déplacée  même sans que j'ai des avaries de navigation :)


                                                                                                                                            
Hécate



sandrin 09/05/2010 17:56



je ne connaissais pas du tout et j'ai lu avec plaisir cette succincte bio ainsi que les extraits. voilà un personnage qui me plait. La prochaine fois que je vais au père lachaise j'y cherche sa
tombe, je t'en enverrais une photo...


 



Hécate 09/05/2010 18:48



C'est une excellente intention .


Je n'ai pas vu sa tombe ,il est vrai que lorsque j'étais allée au Père-Lachaise ,j'en avais alors cherché d'autres et comme c'était le quatrième jour que j'arpentais Paris ,chaque tobe était
une station de repos  :)


J'ai plaisir à susciter l ' attention sur Béranger , dans l'ensemble un peu trop oublié . Un personnage pittoresque et qui avait du caractère !


                                                       
Hécate



Pâques 09/05/2010 14:33



Un personnage qui me séduit! le refus des honneurs, le talent tout en modestie et cette façon de sortir des cadres bien établis :-)


-Mais Judith avec l'âge devient revêche et lui aussi me semble t-il :-)


Amicalement


Marcelle



Hécate 09/05/2010 18:55



La flatterie ne lui faisait pas oublier les inconvénients de la vieillesse dont il plaisante avec beaucoup d'humour " Ah! que les vieux sont ennuyeux, Malgré moi j'en grossi l'espèce
..."


La lucidité est aussi acide ,surtout pour lui qui avait combattu pour ses idées , pour la liberté ...


Peut-être pas totalement revêche ,bien davantage désenchanté .


                                                                                           
A bientôt Marcelle


                                                                                                                              
Hécate



Guern' de Bé 09/05/2010 13:52



Je répondais à ta réponse de mon premier commentaire (n°3) :


"Bien bonne soirée et bon muguet pour demain .


                                                         
Hécate"


 



Hécate 09/05/2010 14:51



Oh! Parbleu ,mais oui...J'ai la tête sans-dessus -dessous , c'est une évidence !...


Et ,hier je n'arrivais à rien sur le Net ,un cafouillage total...


Guern' ,maintenant mes idées sont plus claires...Je ne savais point pour le muguet ,sinon...


                                                                           
Allez ,bon dimanche  :)


                                                                                                           
Hécate



Tote des mers du Nord 09/05/2010 10:03



Oui je navigue un peu partout ;)



Hécate 09/05/2010 18:56



Bonne Aventure alors :)


                                         
Hécate à son Carrefour



Tote des mers du Nord 08/05/2010 23:37



Tiens, je connais cette image de coquelicot !



Hécate 09/05/2010 09:59



Ah ???....


            Capitaine des mers du Nord ,vous naviguez même parmi les herbes folles !


                                                                             La
Magicienne



nettoue 08/05/2010 18:40



Un bon dimanche pour toi Hécate ! J'espère que tout va bien ?


Bisous à toi


nettoue



Hécate 08/05/2010 19:14



Bonne soirée Nettoue , oui...tout va  tranquillement aujourd'hui  .


                                                                                                                   
Hécate



Plaie des champs 08/05/2010 13:07



Je suis un coqulicot dans un champs auréolé de magie :)


Bien à Vous Magicienne Mia.


Douce fin de semaine.



Hécate 08/05/2010 19:11



Cette fois ,je vous vois  Plaie des champs ...rougir dans  l'heure crépusculaire  vaporeuse
...


Merci de cette offrande splendidement romantique !


                                                                                     
votre  Hécate



Plaie des champs 08/05/2010 13:06







Hécate 08/05/2010 19:04



   ROUGE VIF


" Toi rouge ardent,


 Jusqu'à la mort


 Mon amour te ressemblera ,


 Jamais ne pâlira ,


 Jusqu'â la mort,


 Toi rouge incandescent ,


 Il te ressemblera ".


                                       
( Karoline von Günderode )



LUZIFER 07/05/2010 23:58



J'ai parcouru, en cillant un peu à cette heure tardive, le récit de cette vie que je connaissais si peu et je vous remercie d'avoir fait une halte sur mon modeste blog.



Hécate 08/05/2010 12:03



Béranger prisait la botanique ,il aurait aimé votre ancolie  :); quant à moi ,Luzifer ,j'avoue que votre pseudo m'a intriguée ,et la fleur m'a charmée .


Certes ,la lecture à l'écran à une heure avancée  relève un peu de l'exploit ,je vous en sais gré .


                                                                                          
Hécate


 


                                                           



Ole L. 07/05/2010 20:32



Je vous ai écrit, mais, comme vous le savez, ici j'aurais meilleur temps de vous faire parvenir mes courriers par poste à cheval... Alors quand en plus les jours fériés s'en mêlent...


C'est très gênant, vraiment, ce courrier qui arrive toujours en retard... On a l'impression d'être systématiquement importun.


La période dense est finie. Suspense, désormais...


Amicales pensées, toujours, de votre O.



Hécate 08/05/2010 11:56



Chère O ,je préfère de loin un retard à un égarement ; depuis Pâques ,certains courriers n'ont même point franchi la faible distance de la ville à ici ,dont un
fleuve seulement me sépare !!!


Je vais devoir m'enquérir auprès de la Poste  si cela persiste,car c'est très fâcheux . Certes le facteur a changé ,mais tout de même ...


Je souhaite que ce suspense se termine par un bon résultat  .


                                                                           
votre Dame Magicienne


                                                          



fbd 07/05/2010 14:06



Pas de problème, je ne suis pas du tout gênée c'est un surnom. Ou plutôt un pseudo qui est presque devenu un surnom
(employée de manière assez affectueuse, donc je trouve ça plutôt sympathique…)


Merci en tout cas de partager avec nous ton amour de la littérature, c'est le principal.



Hécate 08/05/2010 11:06



Bien ,bien...:)


Fazou c'est moins austère que fbd ( quoique c'est un raccourci pratique ,et je reconnais d'emblée )


  La littérature ,la peinture ,la musique ...j'aime ;mais peut-être que je suis plus à l'aise avec les mots pour m'exprimer .


                                            
Bon week-end Fazou


                                                                          
Hécate



Guern' de Bé 07/05/2010 11:16



Je n'aime pas le muguet...ni aucune fleur poussée industriellement à base de produits "phytosanitaires"...Pour moi, ça a été un bananier (il paraît que nous aurons des bananes au mois de
juillet...).


Pour Béranger, je pense aussi qu'il doit déranger...d'ailleurs, ça fait une rime très riche !



Hécate 08/05/2010 10:59



Certainement ,Béranger peut encore déranger !...


 


Mais le muguet ?... Le bananier ?...Il y a quelque chose qui doit m'échapper. Déjà que je vois point ce que m'a laissé la Plaie des champs...


C'est  Alzheimer ,tu crois Guern'  ? Comme tu  en fais souvent référence 


                                                                                                     
Hécate



fbd 07/05/2010 11:01



Tutoiement vouvoyement comme tu/vous veux… Fa (comme la note)zou, Fazou! Bonne journée!



Hécate 07/05/2010 12:17



Fallait me le dire ,depuis le temps que je fais l'erreur ,je n'ime point écorcher les noms .


Je mets trop de lettres ,soit j'en escamote !!!


 Je vais me le clouer dans un coin de ma cervelle  ,Fazou ...


             Je te fais mes excuses


                                           
H.



fbd 06/05/2010 15:18



misérable plaisanterie


merci Hécate de votre indulgence et de vos souhaits…



Hécate 06/05/2010 22:28



Meuh..non ,il sont fait pour ça aussi les mots


 Et mes souhaits sont sincères ,j'admire les artistes ..alors 


                                                            
Bonsoir  Fanzou,et continuez à croquer ..cavalier ,fleurs ,paysages ,nus et...je repense à cette blague avec le bateau ,et la piscine ,oh! la
lal...:)


Entre le tu ,le vous ,je me perds un peu...


                                             
Hécate



cão 06/05/2010 15:17



[...] À soixante-dix ans, Béranger se complaît dans la mélancolie. Il regrette le bon vieux temps. Lucide, il pense que son nom ne
lui survivra pas.[...]


Mais Hey cat ariva et sauva la renommée du bougre de l'oubli !


Encore mieux qu'une stèle aux ridicules lettres d'or !






Hécate 06/05/2010 22:34



Si tu le dis l'ami ...Je veux bien un peu y croire 


                        A moi seule faire
sa gloire ?


                        Ah! fichtre quelle
histoire !!!


                                          
Bonne Nuit Caõ ...


                        
Hékate 



Plaie des champs 06/05/2010 14:53



Je ne vois aucun croisillon rouge... Par contre l'image est un peu grande...



Hécate 06/05/2010 22:41



UN PEU GRANDE ???


            Votre Magicienne ne doit percevoir ,ce soir encore


                                              
que l'envers du décor ...!!!


      Je repasse demain..(.C'est râlant tout de même ...) Si je dois m'armer d'une boule de cristal pour y voir 
autrement...)


                               
Bien à Vous ,Plaie des champs


                                                                     
Hécate



Plaie des champs 06/05/2010 12:08







Hécate 06/05/2010 13:42



....C'est normal ,ce croisillon rouge ,ou c'est encore moi qui bafouille lamentablement avec  l'ordinateur ...???


                         votre Hécate
...perplexe ...



fbd 06/05/2010 09:34



Serait-ce la réponse du Béranger à la Bérangère?…


oups, je me sauve



Hécate 06/05/2010 14:47



La réponse du berger à la bergère ....


    "   Bergère vite allons ..."


          Non ,point d'orage à l'horizon


        Donc  tranquilles les moutons...:)


                       Fanzou ,où courez-vous
si vite ?


                                                             
Bonne expo


                                                                        
votre Hécate


                



Plaie d'ortie 03/05/2010 16:02



Magicienne Mia, mes orties peuvent être aussi douces que les pétales d'un coquelicot :)



Hécate 04/05/2010 10:45



Sans doute ...et d'une douceur enchanteresse  comme le pavot  :)


                                                                                    
votre Magicienne



Ole Lukoje 03/05/2010 01:56



Ah, Dame, au moment même où vous passiez, je vous écrivais...


Vous souhaite une nuit aussi bonne que Nuit peut l'être, chère Magicienne. Le reste, d'autres messagers vous le diront.


Bien votre,


O.



Hécate 04/05/2010 10:49



Donc encore le croisement des Pensées dans le soir ...Mes Nuits sont profondes et très peuplées de rêves très précis et intenses ...


La douceur de vous lire m'attends ...Chère O ,merci


                                                                    
votre Dame Hécate



Gérard 02/05/2010 22:54



Je confirme toutes les bonnes indications de Plaiethore, le Boulevard Béranger à Tours est un des plus beau, quant à la Grenadière je réside à quelques pas de cheval de celle ci.



Hécate 04/05/2010 13:43



A quelques pas de cheval ,mais Gérard avez-vous le cheval ???


Le charme du marché aux fleurs sur ce boulevard ombragé est irrésistible . Quelques très belles demeures sont disparues pour laisser place aux immeubles modernes ,hélas ...


                                                                                            
votre Hécate



Olivier de Vaux 01/05/2010 20:31



Mon grand'père, né en 1880 me chantait "Le marquis de Carabas" qui figurait dans son cahier de chansons écrit en 1900, soit  près de 50 ans après la mort de Béranger. Donc, dans nos
campagnes, cet étonnant personnage qui n'était pas admiré par des monuments de la littérature sans raison, a continué à semer ses petites graines de contestation populaire.


Votre article nous restitue un Béranger bien campé dans la première moitié du XIXème siècle. Merci pour cette belle contribution qui incite à fouiller plus avant.


 


 


 


 


 



Hécate 02/05/2010 10:19



Voilà une nouvelle qui me rassure  cher Olivier de Vaux !!!...


Il fallait bien ce témoignage en faveur de notre chansonnier et pamphlétaire .


J'ai eu dans un livre de chansons enfantines illustrées ce "Marquis de Carabas" ,sans savoir alors que Béranger se cahait dessous :)


Et ,il y a peu d'années de cela ,j'ai rencontrée une charmante femme qui chantait " Ma grand-mère " avec une jolie voix de soprano .


Merci pour votre commentaire .


                    Bien sincèrement.


                                     
Hécate



hanternoz 01/05/2010 19:08



Bonsoir Hécate.


Un article que j'ai parcouru avec beaucoup de plaisir et d'attention.


Merci pour cette lecture.


Bonne soirée.



Hécate 02/05/2010 10:30



Bonjour Hanternoz ,et je suis bien aise que cet article retienne votre attention .


Béranger est un poète haut en couleurs !!! Il aimait les bons mots et les beaux fruits ,comme on peut le constater dans sa correspondance avec son ami et médecin ,le
Docteur Bretonneau passionné d'horticulture .


                             
Bon dimanche


                                                      
votre Hécate


 



Jean-Michel 29/04/2010 22:14



Merveilleuse idée, Hécate, de nous raconter Béranger, personnage courageux et haut en couleur, davantage connu par son nom que par ses oeuvres. On apprend toujours autant de choses passionnantes
en vous lisant. Bien à vous.  



Hécate 30/04/2010 15:28



Une idée semée de quelques difficultés à réunir certains faits et textes concernant Béranger ,je l'avoue Jean-Michel .


Mais ce Béranger me tenait à coeur ,et voilà ...C'est toujours agréable de savoir que mes articles ne lassent point mes lecteurs  :)


                                                
votre Hécate 


 



nettoue 29/04/2010 18:35



Sa vie est un roman ! On pourrait même la diviser en plusieurs, pourtant il se trompa car la république de l'an 2000, est loin s'être idéale !


Merci de ce beau partage Hécate


Amicalement


Nettoue



Hécate 01/05/2010 14:08



Nous avons dépassé l'an 2000 ,et ce n'est pas mieux pour autant !!!


Béranger est un homme qui a marqué son temps ,et le temps ne retient que bien restrictivement ,du moins la société fait-elle un choix ; Béranger pourrait encore en déranger plus d'un !!!


                                                    
Bon week-end de 1er mai ,Nettoue .


                                                                                             
Hécate



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