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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 11:35

coverLes Contes d'Orsanne

de

Robert Alexis

 

 

      Les "Contes d’Orsanne", une suite de trois récits qu’on se risquerait à situer entre réalisme et fantastique, mettent en scène un même personnage en différents lieux et différentes époques : Loudun en 1647, un hameau des Deux-Sèvres en 1956, la ruine d’une ville et de sa "fabrique"  dans un futur indéfini.

 

      Une fois encore, chez l’auteur de "La Robe", la sexualité occupe sa mission de recherche, puissant levier sous les sphères écrasantes du réel, de la nature et de l’humain. Une fois encore, l’enquête menée sans relâche par celui qui affirme haïr la condition qui nous est faite en ce monde, trouve dans ce roman de quoi s’alimenter aux feux de la pensée et des actes.

 

      Robert Alexis aime à dire qu’il visite les enfers. Peut-être, après tout, est-ce pour nous en protéger.

 

   

          De l'auteur de "La robe" le monde littéraire ne savait rien. Robert Alexis dans le chatoiement d'un tissu incandescent surgissait de nulle part dans un phrasé aussi confidentiel qu'anonyme. Comme l'aube d'un jour étrangement comparable à la naissance d'une légende il commençait à poser les jalons d'une intrigue identitaire.

  

            Sur la première de couverture des "Contes d' Orsanne" il apparaît comme dans la pénombre d'un tableau entouré de trois femmes, autant de fractions d'effractions dans le temps en un jeu qui reprend le Je narratif de "Nora" et qui encore va multiplier les enjeux dans les ambivalences du désir d'être. Au "Je", plaisanterie grammaticale de Klossovski succède l'épigraphe de Barbey d'Aurevilly : "Il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes".

 

          Le narrateur est seul ou presque.

 

          "Nora était partie. En quoi avais-je pu être menaçant pour elle ? Un malaise pèse sur les lieux...Une menace ?...

          Orsanne avait de quoi faire peur, son toit éventré, ses façades lézardées, et puis ce qui l'entourait : les forêts d'épicéas lugubres au crépuscule, l'étang et sa bordure d'ajoncs, le chemin qui y menait...Oui peut-être était-ce bien là d'où venait la menace. Je ne cherchais pas à être heureux."

 

          Robert Alexis reprend ce ton confidentiel propre à égarer, à attirer...Il apparaît hors de l'ombre pour mieux nous y entraîner.

            Il est le Seigneur du château et s'y amuse avec la gravité qu'on lui connaît.

 

"Oui ! Vraiment ! J'aimais être écrivain !"

 

          Comme un démiurge dans son laboratoire le narrateur observe, se livre à ses occupations familières...une vie qui lui permet de sonder le monde et de tremper la main dans le temps et les matières...

          "Je tâtais en aveugle des couloirs de vents tièdes, aimables mais inutiles. Sous la beauté un mécanisme agissait dont personne ne savait rien...le roman permettrait deux entrées nécessaires à sa compréhension : un amour infini car, vraiment pouvait-on espérer planète plus charmante ? La méfiance infinie, pour laquelle j'étais né."

 

          Entre chaque conte, l'entracte ouvre sur un intime qui tout en livrant joue encore sur la fantasmatique où puise tout créateur. Comme autant de reflets où brouiller son image, où entrapercevoir l'identité mouvante de l'être. Thème qui est dans toute l'œuvre de Robert Alexis, une traversée dans le temps où passé et futur semblent tissés de la même fibre que celle de la tunique de Nessus destinée à brûler, à consumer la chair. Amour et haine fusionnés par une Nature aussi fascinante que destructrice dont le désordre obéirait à un ordre du Chaos originel.

 

          "Quel était ce monde qui se jouait de nous ? Je n'en avais pas fini avec lui. Je n'en aurais jamais fini."

 

          L'heure est aux ombres du passé dans le premier conte "La fabrique", froissement d'étoffes dont se nourrit le désir, maître du mystère, sordide ou majestueux.

 

          "Un personnage peut-il échapper à son auteur ? Oui, quand le récit s'achève et qu'il glisse avec ses comparses dans un univers dont le créateur n'a plus aucune connaissance."

 

          Galerie des miroirs où passe le fantasme en tous ses atours et détours...Un frisson qui glace un peu...et éteint le teint !

 

          " Reflets inexacts, suite de morts et de naissances, une suite d'essais !" les diables de Ken Russel

 

          "Loudun" est une variation sur la sulfureuse et célèbre affaire des religieuses possédées par le démon et le non moins frénétique procès d’Urbain Grandier. Comment ne pas penser  au film "Les diables" de Ken Russel, aux scènes d'exorcismes délirantes d'obscénités !

 

          L'opportunité pour ce diabolique écrivain d'approcher au plus près le Christ.

 

          "Jésus, divin oubli ! Tu es venu pour nous parler des nuits. Elles sont chairs, elles sont l'âme, nous en sommes tissés."

 

Et si Barbey d’Aurevilly est le fil conducteur comme cela semble l’être, je pense à "L’ensorcelée", à ce prêtre singulier "qui avait le secret de consoler par l’orgueil les âmes ulcérées, comme s’il avait été un ministre de Lucifer au lieu d’être l’humble prêtre de Jésus – Christ".

 

          De l’an 1647 à Loudun, nous voici en hiver 1956 dans les Deux – Sèvres. En une ligne le printemps est là, comme si l’hiver n’était ici qu’un prétexte, une mise au tombeau provisoire, une transition puisque le narrateur nommé lui aussi Grandier, accentue le léger vertige du décalage dans le temps, et déconcerte imperceptiblement, délicieusement. "Passé, présent et futur ne sont rien comparés aux marges des possibilités. "

 

          Le Conte d’été commence, éblouissant retour à la vie, à la nature, à l’amour. "J’étais encore à l’âge où l’on se croit différent des autres…"

          Quatre femmes aussi étranges que belles, les tantes du narrateur, autant de visages de la féminité, autant de figures initiatrices. "C’était à celle qui se montrait la plus prévenante, il fallait rattraper le temps perdu, elles ne me laisseraient plus jamais seul, quatre fées enchanteraient ma vie d’homme naissant à défaut de s’être penchées sur mon berceau. "

 

          "Peut-on  souffrir d’être heureux ? "

 

          "J’appris les différences en l’acacia et le robinier, l’orme et le charme, les sortes de Gustave Dorépins, de hêtres, de chênes, de saules, je m’initiai aux feuilles lobulées, acuminées, lancéolées, pennées ou serrulées, aux types d’écorces, de frondaisons, de fruits, de racines. Moi qui ne connaissais guère que le platane des villes, je découvrais un monde fantastique où se mêlaient les considérations savantes et l’imaginaire excité par des formes suggestives, bras lancés dans le vent, logis des elfes, des êtres légendaires. L’arbre était fait pour les contes, les forêts profondes de Gustave Doré, les jungles du douanier Rousseau, « et savez-vous pourquoi ? Parce qu’il dit ce que nous sommes. Comme lui, nous sommes faits de mouvements immobiles, tête aux étoiles et pieds enracinés, parce que ses ombres et ses murmures sont les nôtres, ses variations aussi. Les formes sont le langage de l’univers. Elles sont dans l’arbre plus visible qu’ailleurs, placées sous le regard avec la divine tranquillité des icones, une solennité que n’ont pas les autres vivants. »

 

Editions José Corti  2012.

A paraître le 6 septembre

                                                                                                                                                        Hécate

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Published by Hécate - dans Avis de lectures
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commentaires

Paracelsia Le Saigné 03/04/2013 12:29


Superbe, après une longue longue pause blog et lectures il fallait que je revienne pour vos judicieux conseils! Mon prochain roman donc...

Hécate 03/04/2013 12:34



PARACELSIA , je pensais à vous hier....et vous voilà ce matin !!!!


J'espère que tout va bien. Amicales pensées.


                                                                  
Hécate



Valmont 18/09/2012 13:24


Autrement dit, les démons d'Alexis... Bien à vous !

Hécate 19/09/2012 11:27



On peut le dire ainsi !


Bonjour Valmont


                            Bien amicalement à
vous.


                                                                 
Hécate



dominique 17/09/2012 13:56


Bonjour, C'est passionnant de vous lire. Aujourd'hui, je vais retenir cette phrase qui  me plait "il y aura toujours de la solitude pour ceux qui en sont dignes".. Merci

Hécate 18/09/2012 12:46



DOMINIQUE


c'est une belle phrase et j'aime beaucoup ce qu'a écrit Barbey d' Aurevilly.


Merci à vous et au plaisir de découvrir vos anecdotes et photographies...


                  Hécate



FRUITS CONFITS 17/09/2012 11:51


BONJOUR HECATE


j'espère que pour toi cette journée elle très belle comme tous les récits ou plutôt les oeuvres que tu nous fais découvrir


JE VIENS TE SOUHAITER UNE TRES BONNE JOURNEE


BISOUS HECATE


DANY



Hécate 18/09/2012 12:48



Bonjour DANY


oui de belles journées ce week-end et merci de tes pensées "paysagées".


                                                                   
A bientôt


                                                                                 
Hécate



Anne6329 16/09/2012 22:34


Excellente chronique ...

Hécate 17/09/2012 12:36



Merci ...du sympathique avis.


                                   
Bonne journée...et d'autres souvenirs  :)


                                                                                        
Hécate



Lucie-y 16/09/2012 19:01


Bonsoir Hécate, c'est bizarre que mon commentaire ne se soit pas mis! J'ai des problèmes avec mon ordi, ça m'inquiète ! J'aimerais acheter ce livre, il doit être divin de le lire, bien sûr, il y
a des passages sataniques je dirais, du moins impressionnant...En ce moment j'écris plus que je ne lis, un roman ou je ne sais pas réellement ou je vais. Je m'acharne, et je verrais bien ! Tu me
diras si mon com se met? Merci Hécate.


Amitié de Lucie-y

Hécate 16/09/2012 20:06



Bonsoir LUCIE-Y


Ton com. est bien passé cette fois. Il suffit de si peu parfois ...


Ce qui est impressionnant peut-être chez l'auteur c'est qu'il propose des situations qui peuvent instaurer un certain malaise. On ne descend pas dans les profondeurs des fantasmes, du
mystère de la nature et des multiples visages de l'être avec innocence...


Quand le besoin d'écrire s'impose, lire s'avère secondaire, du moins provisoirement.


Bien amicalement.


                      Hécate



Anne Hecdoth 16/09/2012 17:03


Je vous lis à défaut de lire le livre. Il y a encore tant à lire et il reste si peu de temps...


Merci pour ce beau travail !

Hécate 16/09/2012 20:07



Oui ANNE,


beaucoup à lire et le temps file...


Merci de votre passage. Bonne soirée.


                                                       
Hécate



machefort 16/09/2012 10:45


Madame klimt,


 


Je vous invite à venir vernir mes nouvelles actvités


 


Cordialement


 


http://machefort.over-blog.fr/

Hécate 16/09/2012 11:23



J'arrive............................................................................


                                                 
votre Mdame Klimt



Cendrine 14/09/2012 00:11


Bonsoir Hécate,


Je viens te souhaiter une belle nuit, mystérieuse et gorgée d'inspiration poétique!


Amitiés rêveuses


Cendrine



Hécate 15/09/2012 10:47



Merci CENDRINE


scintillante comme une Reine de la Nuit...


                                                         
Hécate



sixfrancs21 13/09/2012 18:08


Je t'avais dit que je portais mon dévolu sur "la Robe", mais quand j'ai voulu l'acheter en librairie, il était épuisé, en réimpression ! alors je l'ai commandé par internet, par la FNAC et je
l'ai reçu ce matin : un tt petit bouquin dans la collection Points qui se termine à la page 94 ! ça me changera des 400 pages de "l'Atelier du peintre" de Grainville, au fait, j'en ai lu les 3/4
....

Hécate 14/09/2012 12:22



FRANCIS ,


oui l'édition de "La robe" était paru dans cette collection . L'édition initiale avait une première de couverture avec un dessin d'Egon Schiele "Moa, la danseuse" . Tout à fait autre
chose !...


"L'atelier du peintre " de Grainville...tu avances dans cette lecture. Hier, j'ai ouvert à nouveau,  au hasard, pas facile, l'écriture est serrée dans la version de poche. Le
passage avec le serpent...Orgiaques et tumultueuses descriptions...J'avais un peu oublié...


Amicalement.


                        Hécate



Sabine 13/09/2012 09:49


Robert Alexis, tu ne pouvais en parler qu’avec une telle ardeur , approchant l’état de fièvre, avec science aussi car, quelque part …il te ressemble !


Personnage surgi de nulle part, voyageur au-delà de toute limite établie …


Un chercheur, oui, curieux mélange de passion et de sang froid dans ce vaste laboratoire de la vie, un « Pasteur » même, voué à la souffrance de tout ce qui l’entoure, cherchant  l’antidote
pour protéger du mal ……


Comme d’habitude, dès les premiers mots bus, j’ai eu l’impression d’ingurgiter une potion me mettant dans un état second …


Je ne parlerai donc ici que de certains éléments ayant , plus profondément que d’autres, touché ma sensibilité !


Robert Alexis s’alimente au fil de son écriture …Bien sûr, l’écriture (comme toute forme d’expression d’ailleurs) nourrit et nous enseigne sur nous-même !


Un personnage peut-il échapper à son auteur ? Je réponds également oui ! Nous ne pouvons qu’être dépassés par ce que nous écrivons car, ce que nous écrivons, jaillit des lieux les plus
inapprivoisés de nous ………..


A ce titre, je te parlerai (hors blog) d’une expérience, d’un moment , fort, qui m’est arrivée ………


C’est le « conte de l’été » qui m’a parlé le plus avec ses arbres dont l’âme sculpte, à travers chaque forme, chaque ligne, nos vies ….nos angoisses, nos réflexions, nos éclats de rire et de
détresse …….


Etre arbre c’est flotter divinement entre airs et racines, respirer les étoiles pour comprendre l’histoire de la terre et à la fois sentir la terre en nous pour  avoir envie de nous élever
vers les étoiles ..!


 


A vous, mes z’ailés chéris, perchés sur ces essences divines, que je serre tendrement contre mon cœur : sabine.


 

Hécate 14/09/2012 16:00



Chère SABINE,


Je t'ai répondu ( hors blog, comme tu sais certainement à présent) et, maintenant je suis presque en manque de mots pour le faire ici. L'écriture comme chant et champ d'expériences, sans
aucun doute . Les plus ensauvagés ...inaprivoisés comme tu le dis. Quelque part de notre être le sera-t-il jamais ?...


Heuristique de qui est hors limite, hors frontière.


Chercheur d'antidote ? L'auteur ? Je me garde de toute conclusion, le dépassement appartient à soi-même, et il semblerait que le mal comme le bien ne soient qu'à même d'être des
révélateurs  de nos profondeurs, cave et grenier, chaque demeure étant au-delà d'une symbolique, que dire des forêts de nos enfouissements ?...


"Ce qu'on cherche au-delà des apparences dépend de ce que l'intelligence craint le plus : les illusions du manifeste, de l'ostensible. Les formes se donnent trop aisément, on en fait
donc des signes, des intermédiaires entre le monde et ce qui le dépasse." ( R. Alexis )


Initiation du rêve et de la violence. " Désirer une femme, c'est désirer l'ensemble de ses métamorphoses."


Existons-nous ? Nos rêves vivent-ils ce que nous pourrons jamais...atteindre, toucher?


                           Chacune de tes visites ouvrent
mille chemins...Un carrefour étoilé au coeur des bois.


                                                                                                       
Je t'embrasse


                                                                                                                              
Hécate



Lucie-y 12/09/2012 21:10


Bonsoir Hécate, un passage pour te remercier de ta visite, il semblerait que tu as vécu des épreuves similaires aux miennes, et je le ressens à ta façon d'écrire. C'est toujours un plaisir de te
lire, et ton intérêt pour les auteurs, certains diaboliques me font dire que tu es vraiment cultivé. Je te quitte pour te dire à bientôt sur nos blogs. Je repars le 12 novembre.


Amicales pensées


Lucie-y

Hécate 13/09/2012 21:35



LUCIE-Y,


J'ai vécu des moments peu faciles, oui...Il n'y a pas que moi !...Merci de venir me lire et de goûter ainsi un peu aux fruits de mes passions littéraires. Partager est un
plaisir.


Ce qui l'est moins c'est d'apprendre que tu repars le 12 novembre...Prends soin de toi, et reviens sur la toile dès que possible. Bon courage à toi surtout.


Amicalement.


                Hécate



ffanfanchatblanc 12/09/2012 13:45


Bonjour Hécate. En lisant ton article où tu magnifies l'oeuvre de Robert Alexis en des termes parfaitement choisis, je réalise à quel point je suis en retard de lecture.. Je suis abonnée à un
grand nombre de blogs passionnants mais également très fournis, ce qui fait que mes yeux n'ont plus la force une fois les commentaires envoyés de se poser pour un instant de lecture perso... à
titre d'exemple, j'ai reçu "Physionomies végétales" que j'avais découvert grâce à ton blog, et je n'ai pas trouvé le moment de l'ouvrir. Je suis censée avoir le temps et pourtant le temps me
manque... il va falloir que j'organise ma vie différemment.


Merci à toi en tout cas pour ces découvertes. je t'embrasse en te souhaitant une très belle journée

Hécate 14/09/2012 12:11



FANFANCHATBLANC


difficile d'être partout, et les yeux fatiguent à l'écran. "Physionomies végétales " peut se lire même avec des interruptions, ce qui n'est pas de même pour un roman où on perd l'ambiance si
on le morcèle.


Le temps manque eh! oui...Mais c'est bien agréables de lire les blogs amis, c'est lier la découvertes et la relation humaine. Très important cela.


Merci de ton commentaire qui me fait très plaisir. Je n'ai pas réussi à te voir sur M 6....Moi aussi j'ai manqué cet événement !.....


                      Bonne journée


                                             
Hécate



MC 12/09/2012 12:26

… à quelque chose de l’enfance… un mélange entre Les Démons de Fiodor Dostoïevski et Le Tour d'écrou d'Henry James… quelque chose d’indiciblement trouble et profond qui, transposée au règne
végétal, ressemblerait à un Crocus mutant, un mélange entre vernus et alatavicus avec certains particularismes de l’aleppicus, bref, une drôle de plante difficile à classifier… à cela, il faudrait
ajouter une sensation tactile et une odeur, et là, ça se complique, un nuage de mots flotte au dessus de ma tête : soie, vanille, poivre, eau, feulement, soubresaut, rire, glissement, captation,
retrait, pulsion, grognement, évidement, reptation, fragrance, forêt, œuf, mousse… etc.

Hécate 13/09/2012 21:44



Ah!...."Le tour d'écrou "....Voilà qui me vise en plein coeur. Des frissons ce livre, ce film, ces films d'après Henry James...


Dostoïevski et un Crucus mutant, fichtre....c'est moite et hypnotique cet alignement de mots...comme un ondulement de reptile ....litanies...et...enfances ...absence de joie ( absence de
joie, c'est écrit dans Les Contes d'Orsanne...) Un mélange de nostalgie et d'absence de joie, oui...l'enfance et ses monstruosités fabuleuses...


                                                                       
Hécate...Hécate....H...



MC 11/09/2012 19:28

Ombres, murmures, pieds enracinés… tout cela me ‘plaie’ bien… et ces noms qui me semblent si familiers… Barbey d’Aurevilly, Orsanne… Par contre, je n’ai pas vu "Les diables" de Ken Russel, et cela
me semble inconcevable. En parcourant ces lignes, j’ai repensé au roman de Matthew Gregory Lewis, "Le Moine"… et plus confusément, quelque chose de l’enfance…

Hécate 12/09/2012 19:03



Les ténèbres semblent un climat familier à ceux qui errent, l'air de rien...


"Le Moine" est quelque part parmi mes livres. Gothiquement fascinant !...


Pas vu "Les Diables "  ?....Peut-être bien...Ce film est relativement resté sulfureux...beaucoup de versions amputées. Edulcorer ce film c'est lui ôter quelques fagots "brûlants"...


...quelque chose de l'enfance...Je me souviens d'un livre de Contes qui m'avait terrorisée lorsque j'étais enfant et, pourtant je n'étais pas facilement impressionnable...Impossible de me
remémorer l'auteur, le titre. Un vieux livre à la couverture rouge et or en relief ...Un ogre, particulièrement horrible. Jamais je n'ai eu aussi peur en lisant, et après lecture.
Bizarre...j'avais lu deux fois ce Conte, comme pour exorciser ma frousse. Néant !...Le livre ne m'appartenait pas. Jamais je ne pourrais remettre la main dessus !!!


J'y pense régulièrement...confusément, oui....C'est très confus, diffus...brrrr...


                                                                                                                  
Hécate



FRUITS CONFITS 10/09/2012 15:28


BONJOUR HECATE


un petit passage pour te souhaiter une très bonne journée en espérant que chez toi il fait beau mais quand on aime les belles choses comme toi tu as toujours
du soleil dans ton coeur


BONNE JOURNEE


BISOUS HECATE


DANY



Hécate 11/09/2012 11:00



Oui DANY, il faisait très beau hier encore.


Merci de ton passage.


                       Hécate



Minima Moralia 09/09/2012 18:55


J’aime bien que l’on me raconte des histoires à frémir même par forte chaleur.

Hécate 09/09/2012 19:03



Je vois.....Qui doit frémir ?...J'en frisonne...


                                                                      
Hécate



romanzini 07/09/2012 16:23


on peut saisir l'entier si on l'embrasse quantiquement au risque, telle Sémélé, s'embraser, pour finalement, en Ariane s'enfuir avec Dionysos dans les boréales aurores. qui sait comprendra et
s'arrachera l'épine du coeur profonde et éternelle car enfin le temps ne s'écoule pas. Au romantisme allemand je préfère le chamanisme des antiques, et en idéaliste, je plonge mes doigts dans la
blessure à la hanche du Christ. Comme j'aime l'auto-dérision -je ne prends pas au sérieux les certitudes, trop limitatives-, mon commentaire n'a rien de sérieux, juste un conte.

Hécate 11/09/2012 10:58



J'aime le romantisme allemand qui était tourné vers l'idéalisme des antiques. Il n'est que de lire Schiller, Hölderlin...de suivre les Nazaréens...


Juste un conte, cela est bien ici alors !


                                                   
Hécate



Cendrine 07/09/2012 15:30


Bonjour Hécate,


Je reviens savourer quelques sulfureuses fragrances avant la sortie de cet ouvrage.


Je te souhaite un excellent week-end, amitiés


Cendrine



Hécate 08/09/2012 13:28



Merci CENDRINE , de cette belle sirène dans les flots de ses rêves...


                                                                                             
A bientôt


                                                                                                                
Hécate



fbd 07/09/2012 09:09


cette analogie entre Venise et ce livre est vraiment fascinante!

Hécate 07/09/2012 11:41



Françoise, dans les Contes ce qui compte, ce n'est pas tant ce qui est raconté,  mais les correspondances qui surgissent au détour d'une ligne, d'une image..Comme un trait, une
couleur dans un tableau suggère au-delà du mouvement et de la forme. Il transporte...


                                                                
Hécate



fbd 06/09/2012 20:57


parfois les mots éclaircissent les choses, parfois ils sont eux-mêmes mystère. Je perds pied. Pourtant la poésie est une littérature que j'apprécie beaucoup, va comprendre. C'est comme à Venise,
il y a des proses où l'on se perd, chacun selon ses moments; pour se retrouver ailleurs, éberlués. Ça doit être çà, belle image, certains textes sont des passerelles vers l'obscur… à travers le
temps, l'émotion…

Hécate 06/09/2012 21:14



Oui Françoise, c'est tout à fait une prose où se perdre dans le dédale du temps et des rêves, tout est là, et à la fois comme un reflet incertain qui tremble, comme un vieux
palais sur l'eau d'un canal à Venise...l'image se déforme imperceptiblement...


Beaucoup de références à la peinture, à un tableau...chez R. Alexis. Ici, c'est un moment ,une question pensive sur un portrait ancien de femme. Que peut transmettre un tableau, que peut dire
le portrait d'une Marquise ? " ...Rejoignez-moi dans le tourbillon que fut mon existence, à quoi bon les pensées, à quoi bon votre sérieux ? N'y a-t-il pas qu'à vivre, à respirer, à se laisser
blottir dans les souffles d'été ?..."


                        Venise, alors Venise ?.... Cette exposition ?....Je
retourne chez toi....y jeter un regard !


                                                                                                                    
Hécate



Dadette 06/09/2012 20:25


Je viens te dire bonsoir, en lisant tout cela, moi-même, je me pose la question être malheureux d'aimer ou d'être aimer ? j'ai le sentiment que les deux s'entremêlent ... Qu'est que l'amour ?
des personnes, des choses, de la vie ? Quel regard ... Une chose est certaine, pour moi, ce n'est pas une force supérieure qui me guide,, c'est notre coeur "intérieur" et pas celui du tout
venant. Je t'envoie mes plus douces pensées. Dadette

Hécate 08/09/2012 13:03



Chère DADETTE


variable doit être la réponse à cette question.Pas une réponse, plusieurs ...Ce qui compte, c'est celle qui est notre conviction.Le coeur"intérieur" ne peut se tromper, c'est cette
réponse qui est mon intime conviction.


Beau week-ende à toi.


                                            
Hécate 



Carole 05/09/2012 21:49


Bonjour Hécate, je vous remercie de votre visite chez moi, qui me permet, vous rendant visite à mon tour, de découvrir un blog de grande qualité ! Je reviendrai vous voir souvent, je peux déjà
vous l'assurer.


A bientôt donc.

Hécate 09/09/2012 12:23



CAROLE ce sera avec plaisir.


Bon dimanche et à bientôt.


                                          
Hécate



fbd 05/09/2012 15:24


Aujourd'hui les mots sont pour moi un mystère en eux-mêmes…

Hécate 06/09/2012 19:23



Là , les mots sont des passerelles qui vont très en avant dans l'obscur...Le mystère est mystérieux par son essence même.


                   Bonne soirée Françoise


                                                                  
Hécate



FRUITS CONFITS 05/09/2012 10:56


BONJOUR HECATE


je sais que comme moi tu aimes FEDERICO GARCIA LORCA mais je trouve sublime cette phrase que tu as déposé sur mon blog


Federico, toujours éveillé dans sa mort, ne cessera pas de poser sur moi, le satin fleuri de ses yeux. 


MERCI HECATE


BONNE JOURNEE


BISES


DANY



Hécate 06/09/2012 19:18



DANY,


Cette phrase est venue spontanément. Lorca a une place privilégiée dans mon intime. Merci, à la relire ici, je la redécouvre.


Bonne soirée Dany


                                              
Hécate



Phène 05/09/2012 08:07


Bonjour, chère Hécate,


Très beau livre truffé de symboles ambigus qui voilent et dévoilent l'adéquation entre le créateur de l'oeuvre et ses créatures... Belle journée

Hécate 08/09/2012 13:25



Bonjour PHENE


entre le créateur, la création, les créatures...la Nature...et tous ses possibles. Bon week-end Phène


                                                                                                    
Hécate



Albiréo 04/09/2012 09:17


Bonjour Hecate,


Je ne connais pas du tout cet écrivain, mais tu en parles si bien que j'ai trés envie de le lire ! Je garde dans un coin de ma mémoire son nom et le titre du livre, pour un prochain passage en
librairie...


Merci pour ce bel article. Je m'abonne à ta newsletter


Belle journée


Albiréo

Hécate 04/09/2012 21:29



Bonsoir ALBIREO,


Merci pour ta gentillesse,et ,l'abonnement à ma newsletter.


La journée est belle quand elle apporte la tièdeur du soleil, avant que ne vienne le clair de lune.


                                                                      
Hécate



Christian Jannone 03/09/2012 21:23


Pour Eric Laurrent, essayez Renaissance italienne aux éditions de Minuit. C'est à l'occasion d'une séance de dédicaces de ce roman en 2008 que j'ai rencontré cet auteur qui m'a ébloui par son
baroquisme exacerbé. Je lui ai parlé de mes projets littéraires, dont mon uchronie avec le Moro Naba de Texcoco.

Hécate 04/09/2012 21:41



Cher CHRISTIAN,


je vais en prendre note. Et je vois cela avec la librairie lors d'une ballade parmi les livres. Merci à vous.


                                                                                                                               
Hécate



romanzini 03/09/2012 09:11


"Peut-on  souffrir d’être heureux ? " oui on souffre de recevoir en écrin ce bonheur, et de le perdre
pour toujours, comme autrefois, tant et tant il s'est perdu au creux de nos paumes asséchées, alors on répète cette tentation de la perte pour que le coeur de battre ne s'essouffle. Le diable ne
tue pas, il révèle. Robert Alexis use d'eau-forte où la noirceur se niche dans les creux. En aveugle, je choisis les aspérités à mes doigts, le tableau se révèle en son
entier.

Hécate 07/09/2012 15:31



Nous avions eu des échanges autour de cet auteur si ma mémoire ne défaille point. La perte s'nscrit dans l'effacement à venir, la disparition, simulée, fictive ou réelle. La tentation est grande
d'une répétition, tout commence à la frontière même du commencement.


Robert Alexis use d'eau-forte, oui...Mais le tableau est mouvant, le saisir en son entier...utopie, idéalisme ?...


                                  
Merci de ces phrases qui vont si bien avec "Les Contes d' Orsanne"...


                                                                                                                              
Hécate



.•°•.Ś Ő Ń Ŷ Á.•°•. 02/09/2012 18:51


tr_ès belle semaine Hécate


et merci pour tes voeux d'anniversaire


gros bisous 


.•°•.Ś Ő Ń Ŷ Á.•°•. 

Hécate 09/09/2012 12:53



Bon Dimanche chère SONYA.


                                         
Hécate



chevrette13 02/09/2012 18:03


l'avantage de ce genre d'écrit c'est qu'il est partagé en 3 donc on peut le laisser quelques temps, mais je pense qu'en te lisant le second semblerait plus me captiver !!


bisous

Hécate 09/09/2012 12:32



Oui CHEVRETTE...


"Loudun" est plus...sulfureux. "La fabrique" est un conte assez troublant...


                            Bon dimanche très
ensoleillé.


                                                           
Hécate



sixfrancs21 02/09/2012 16:35


Tu m'as redonné un certain goût à  la lecture, après "l'atelier du peintre" de P.Grainville que je suis en train de lire, mais peu à peu, 10 pages par 10 pages, le style et le sujet
sont épuisants ! je me lancerai dans "la robe" de Robert Alexis : ton article que j'ai lu m'en a donné l'envie ....

Hécate 02/09/2012 17:47



FRANCIS,


"L'atelier du peintre " est un livre assez dense. Il y a cette fascination pour le tableau de Van Eyck ,les Epoux  Arnolfini, la raison qui m'avait fait t'indiquer 
Grainville. Je ne sais plus très bien l'intrigue du roman.


"La robe " est roman d'à peine cent pages. On ne peut le quitter à peine commencé. Du moins en a-t-il été ainsi pour moi.


                               
Bonne fin de dimanche .


                                                                         
Hécate



Nokomis 02/09/2012 10:51


Ton article me semble intéressant, mais je manque de temps, je repasserai donc... Je te souhaite une belle journée en attendant.

Hécate 03/09/2012 17:38



Ah! NOKOMIS...le temps, oui...Merci d'avoir pris celui de me laisser quelques mots.


                                                                                                                          
Hécate



apsara 02/09/2012 09:07


Où es-tu allée  chère Hécate ? visiter les enfers!!!


j'espère que tu vas bien


douces pensées

Hécate 02/09/2012 09:24



Bonjour DIAMANT....


"Ô Satan, prends pitié de ma longue misère !


  Toi qui même, aux lépreux, aux parias maudits,


  Enseignes par l'amour le goût du Paradis ..." ( Baudelaire )


                                                                     
Je t'embrasse


                                                                                              
Hécate



Christian Jannone 01/09/2012 19:44


Je vous invite à une petite visite sur mon blog bazarnaum à Agartha city 2 pour lire mon dernier texte : Aurore-Marie/Marie d'Aurore.

Hécate 09/09/2012 12:35



Cher Christian , il faut que je me décide à y aller voir .


J'ai "Renaissance Italienne"  de E. Laurrent depuis hier.


                  Merci à vous.


                                     
Hécate



Christian Jannone 01/09/2012 19:34


J'aimerais que vous parliez d'Eric Laurrent, romancier baroque contemporain que j'ai rencontré il y a quelques années. Il n'y a actuellement qu'une dizaine d'écrivains à oser écrire dans une
prose recherchée, que les esprits chagrins qualifient d'alambiquée alors qu'elle est maniériste au sens noble.

Hécate 03/09/2012 17:36



Cher Christian, je n'ai rien lu d'Eric Laurrent encore. Peut-être un auteur qui me plairait, auriez-vous un titre éventuellement, vous qui connaisez un peu l'univers qui m'attire
?


                                                                                                                                
Hécate



Plume A l'Encre Criée 01/09/2012 19:29


C'est un bien bel hommage que tu rends à cet ouvrage Hécate. J'ai le sentiment que lorsque l'on débute la lecture, on doit avoir peine à la quitter...


Dommage qu'actuellement je n'ai pas le temps, ni la santé pour lire... là encore, tu suscite le désir de pousser plus en avant le désir de découvertes...


Personnellement, j'adore le dernier extrait que tu as publié, je m'y retrouve un peu...


J'espère que tu vas bien... que la mélancolie n'enserre pas trop ton coeur par ces nuits de lune pleine... Je t'envoie toute mes pensées et ma tendresse...


Prends bien soin de toi, à très vite Belle Dame...


Plume

Hécate 02/09/2012 14:54



Chère PLUME, qui ne se retrouverait pas un peu dans les arbres des forêts des contes que nous avons lus ou écoutés dans nos premières années.


J'espère que tu vas un peu mieux.


Les nuits de pleine lune exaltent toujours mon âme...J'aime à voir la lune dans le bleu de la nuit...Le tissu de mes mélancolies est doublé de la soyance de l'ardeur indicible...Comme le jour
se double du revers des nuits.


Merci de tes pensées.


A bientôt.


                   Hécate



Cendrine 01/09/2012 19:08


Bonsoir Hécate,


C'est une gourmandise littéraire ensorcelée que tu me donnes envie d'explorer... Ces univers sont ceux qui font crépiter mon imaginaire, qui attisent un feu sombre dans mon sang. Ta description
est magnifique, tu sais titiller les désirs du lecteur et lui ouvrir la porte vers des mondes flamboyants, sensuels et mystérieux...


Je te souhaite un beau week-end, dans la rondeur étrange des mots et le frisson des sortilèges.


Je t'embrasse


Cendrine

Hécate 03/09/2012 10:09



CENDRINE,


il y a de cela, une gourmandise qui attise le goût des fruits défendus ; la sensualité sous la plume de cet écrivain est le fil conducteur de toutes les explorations possibles de
l'expérience humaine.


Les Contes sont faits pour éveiller délices et frissons, exquise et délétère angoisse...Une grande élégance de style où le trivial ricoche...comme une flamme.


                                  
Mes pensées amicales et à bientôt.


                                                                                        
Hécate



ariaga 31/08/2012 20:02


Comme à chaque fois, tu me donnes envie de lire. Je pars en vacances Lundi et je l'achèterai dès que possible. La manière dont tu présentes les ouvrages, le choix des extraits, ton style, tout
cela me conduit vers un univers littéraire que j'ignorais et je t'en remercie. Amitiés.

Hécate 31/08/2012 20:55



ARIAGA ce livre  va paraître  le 6 septembre. Il est une suite de "Nora", mais tous les romans de cet écrivain sont  des suites, des rues, des ruelles entre le
temps sans frontières, parfois des "impasses" ténèbreuses, comme dans ces récits"fantastiques" où la curiosité est aussi exquise que la peur...Un roman, c'est comme s'avancer dans une
forêt...bien des sentiers s'offrent, où désorientent...


Je te souhaite de bonnes vacances ; lors de ton retour sur la toile  où vas-tu nous emmener ?...


                                                         Bien
amicalement


                                                                                      
Hécate


                               



Gertrude 30/08/2012 22:57


Et un de plus de la part de ce délicieux et sulfureux auteur, à déguster toutes lumières éteintes et les sens en éveil .


Nous savons que l'auteur de La Robe est loin d'avoir dit son dernier mot ni d'avoir livré le fond du puit obscur de son âme. Quel parcours en perspective. Merci de le suivre pas à pas et de nous
montrer le chemin.


Je lirai, c'est sûr.

Hécate 03/09/2012 09:57



Chère GERTRUDE ,


un autre volet des Contes, mais les contes s'achèvent-ils un jour ...ils se poursuivent sur l'écran des ténèbres de nos rêves les plus cachés.


"Un remous gorgé de nuit emportait ce qui restait des poussières du jour sur les chemins creusés comme des lignes dans la main."


               Le suivre, oui...comme vous voyez...:)


                                                                          
votre Hécate



Noëlle Combet 30/08/2012 17:03


Ce billet m'a touchée et interpellée, surtout quant à la "mouvance identitaire"..."plaisanterie grammaticle du 'je'" selon Klossovski avec la "dignité" de la solitude : des exils en quelque
sorte, d'un 'moi' qui se serait exproprié?


L'ambivalence du désit d'être et la solitude du narrateur en seraient-elles conséquences?...Sous le masque des "personnages qui échappent"?...de la dissémination identitaire?...de l'écriture en
laquelle on meurt?...


L'éclat de la passion bûîlante et désabusée, une sorte de panthéisme ardent (la multiplicité des arbres), tout cela empourpre votre approche. Aura lumineuse de la Beauté.


Merci, Hécate.

Hécate 02/09/2012 12:52



Chère NOËLLE,


la mouvance identitaire est constante chez l'auteur des "Contes d'Orsanne", les certitudes lèvent d'autres incertitudes. Le narrateur sans cesse le même et pourtant toujours un autre, comme
autant de doubles de l'être dit alors qu'il est avec une des femmes du Conte d'été  :


"J'éprouvais devant elle autre chose qu'avec ses soeurs, une plénitude amère, une puissante satisfaction, l'amertume venant de ma nouvelle certitude : je ne l'aurais jamais telle qu'elle
était, mon plaisir étant là où on ne l'attendait pas, oui, très précisément cela : l'amour était d'autant plus fort  que son objet était friable, décomposable, une rampe pour un voyage
mental."


Votre billet "Revivre " m'a aussi beaucoup touchée, transportée. Merci de votre réponse ; l'art, les livres, la poésie pour moi aussi ont été des éléments sans lesquels je ne sais pas si
j'aurais su apprécier les instants de lumière, les flambées éphémères mais intenses  qui viennent embraser les ténèbres ;  saisir dans l'instant qui est vie l'essence où s'abreuver
!


Bien à vous.Mes amitiés.


                                      
Hécate


 



apsara 30/08/2012 13:48


Ha!!!!


le choc des ondes!!!!cette personne...pur diamant a un besoin cannibale de jeunes hommes pour se ressourcer et se métamorphoser à l'infini!de la nature et ses multiples essences luxuriantes
aussi...las le vertige l'envahit quand au ver et à la tige elle réfléchit!!!booouuuuu


je t'embrasse fort ma belle amie


bon après-midi

Hécate 01/09/2012 09:25



APSARA


la Danseuse Céleste serait-elle une dévoreuse ? Une initiatrice ?... Une étoile carnivore ? L' approche de
la pleine lune semble foudroyante pour toi !!!


R.Alexis serait bien un  écrivain qui devrait t'intéresser, toujours hors des sentiers battus...


Je t'embrasse ma Belle, en ce matin très frais. 


                                       
Hécate



666 29/08/2012 22:41


Encore une passionnante chronique à ton actif magicienne. Magicienne tu l'es naturellement mais par tes mots aussi et ta Science.


On se sent bien petit à voltiger vers ta lumière. Mais on est attiré irrémédiablement.


Merci pr ton érudition. Ton partage.

Hécate 29/08/2012 23:10



Chère SORCIERE,


il y a de la magie dans l'air du soir puisque te voilà  dans mon Salon Pourpre ! Il n'est point de Science ici, sinon  le vif attrait que  sait distiller l'oeuvre de
ce Diable d'écrivain !!!


                                                           
Merci de tes visites rapprochées...qui m'honorent. Et tes dons ne sont pas moins talentueux. Couleurs des mots et couleurs graphiques.


                                                                                                              
Hécate


                                                                                                    
Hécate



•.¸.•*♥ Ś Ő Ń Ŷ Á ♥*• .¸.• 29/08/2012 18:16


je découvre ce livre grâce à toi


tu pose de très belles questions et notamment celle relative à la souffrance


merci pour ce bon moment


je te souhaite une belle soirée


ti bo


.•°•.Ś Ő Ń Ŷ Á.•°•. 

Hécate 02/09/2012 17:49



SONYA,


un livre qui interroge, oui et joue sur le rêve et les fantasmes.


Merci de ton passage.


                                  
Hécate



Plume A l'Encre Criée 29/08/2012 16:34


Bsr Hécate,


Encore quelque chose que je ne connais pas... Merci de susciter mon désir de découvertes ! Actuellement, je n'ai pas trop les yeux en face des trous, j'ai bcp de mal à lire et à me concentrer (je
n'ai plus que 10,8 de tension) je repasse lire ton article dès que j'aurai récupérer un petit peu


Je t'envoie tout plein de tendresse


Prends bien soin de toi, à très vite


Plume

Hécate 02/09/2012 12:23



Chère PLUME


Tu ne peux connaître puisque ce livre ne va être en librairie que le 6 setembre prochain.


Une tension bien basse en effet qui n'aide pas à l'attention. Probablement que les changements assez brusques du temps y sont pour beaucoup, et tu as fait de gros efforts pendant la
canicule.


Amicales pensées vers toi.


                                   
Hécate



cronin 29/08/2012 15:13


Bonjour Hécate,


Je n'ai pas encore lu, les contes d'Orsanne, mais j'aime beaucoup le début de ce conte que tu as annoté....le voyage de l'âme humaine, traverse bien des limbes en profondeurs, de cette obscurité,
intérieure, vers la lumière, j'aime l'évocation des arbres, il est vrai, que nous sommes reliés, de la terre au ciel, enraciné, au langage de l'univers, et de la terre ! Il faut savoir qu'en tout
être humain, coabite, l'ange et le démon... et qu'il faut équilibrer cet intérieur, et trouver la véritable source de l'Amour ! Merci Hécate, belle fin de journée. Toute mon amitié, et ma rose.
Corinne (Cronin)

Hécate 02/09/2012 14:44



Bonjour CORINNE,


dans ce survol des 'Contes d'Orsanne " je n'ai pas cité les objets dont il est dit  "qu'ils ne font pas que nous servir mais qu'ils sont un puissant relai entre nous et le
monde..."


Tout est support de l'imaginaire, et , je ne sais pourquoi j'ai pensé en lisant le premier conte "La fabrique" à un autre livre "Les ciseaux d'Atrops" d' Agapit. A cause dun dé à coudre,
d'une paire de ciseaux...du fil de la vie qui se tranche quand vient la mort. Fantasmes...qui entraînent loin...dangereusement.


Merci de ta venue sur ce livre à paraître bientôt.


                                                                                                          
Hécate



Gérard 29/08/2012 10:38


"Peut-on  souffrir d’être heureux ? " ..Alors là qui peut répondre à cette interrogation ...il y a tellement
de paliers d' " heureusité " pour chaque être , certains se satisfont de peu lorsqu'ils leur semblent l'être, ...et
vicé-versa peut-on souffrir de ne pas l'être...ce qui parait plus plausible. Bonne et heureuse journée Hécate

Hécate 31/08/2012 18:01



GERARD


c'est là tout le problème ; souffrir de ne pas l'être peut sous-entendre une possibilité de l'être un jour. Etre heureux peut impliquer l'angoisse de ne plus l'être.


"Je vivais chaque minute avec la certitude que ça ne pouvait pas durer." dit le narrateur.


Robert Alexis distille les incertitudes lovées dans les instants, réalité, imaginaire, fantasmes tout est mouvements et perspectives, comme dans un tableau...ou une photographie : "Aucune
image, jamais ne donnera du mouvement où vous n'en créez pas. L'artiste c'est vous."


                                                
Heureuse soirée Gérard !...


                                                                                                    
Hécate



Paesaggio 29/08/2012 10:16


Tout cela encourage à lire ce nouveau livre de Robert Alexis. On a l'impression d'y retrouver l'atmosphère des films de Ken Russell, sulfureux réalisateur des Diables (1971), entre
autres. J'aime bien la forme de la citation relative aux arbres. Elle ramène inévitablement au fantastique travail de Jacques Brosse consacré à la Mythologie des arbres.


Bientôt ce sera l'automne et ses couleurs. Amicalement,

Hécate 31/08/2012 10:44



Bonjour JEAN-MICHEL,


oui dans "Loudun "j'y ai fait référence et je m'aperçois que ce film est relativeent bien connu. Ken Russel a marqué pour ses audaces qu'on ne saurait plus guère avoir
actuellement.


Je n'ai pas lu Jacques Brosse, mais j'ai pensé à Yggdrasill, cet arbre mythique et la présence des quatre femmes dans le Conte d' été pourrait être des Nornes  qui arrosent l'
Arbre...Et ce jeune homme qu'elles initient dans leur domaine des "Quatre-Vents "ne serait-ce pas la vie même en ses perpétuels recommencements : " Qu'est-ce donc qu'un homme qui désire une
femme sinon le désir de retourner au moi multiple  ?"


Le poème de Leconte de Lisle autour des Nornes, en ses vers cite aussi un serpent( simple fantaisie de ma part ? ! ) et certaines phrases de Robert Alexis semblent dire que
les époques à venir  s'intéresseraient  peut-être"davantage  au passage du reptile, onde de mouvement de vie, qu'aux autres vestiges..."la formidable humanité des lointains
".


Les "Contes d' Orsanne " ouvrent tant de fenêtres, autant de ténèbres que de lumières !


                                                                                                                 
Merci à vous.


                                                                                                                                    
Hécate


 



apsara 29/08/2012 09:39


Si forts tes mots,si prenants!j'ai choisi ceux-ci comme titre de mon dernier article:"Une nature aussi fascinante que destructrice"


je te dois de lire cet écrivain qui nous a relié par un fil tissé dans des univers lointains , en éternelle mutation mais où nous savons très bien nous retrouver!!!


Encore un article magnifique,merci chère Hécate à strophes


belle journée

Hécate 29/08/2012 10:14



Bonjour Danseuse Céleste, c'est bien ces mots-là, lus chez toi qui me "disaient" quelque chose   :)


Il n'y avait qu'un écrivain de cette nature là pour provoquer une rencontre d'exception entre Hécate et Apsara ( il y un an maintenant puisque c'est avec "Mammon " que le choc s'est produit
). Certains livres forcent le Destin, ouvrent des portes, des chemins d'infini.


Dans le "Conte d'été " l'innocence d'une jeune homme entouré de quatre femmes... " Les sociétés civilisées font de la virilité un défaut à corriger sans cesse. Une telle femme l'exaltait au
contraire. Elle avait besoin des hommes ; son être entier les réclamaient."


                                        
Belle journée à toi Apsara


                                                                                 
Hécate



FRUITS CONFITS 29/08/2012 08:39


BONJOUR HECATE


je suis aussi de ton avis des silences valent beaucoup plus que certaines paroles et sont bien plus explicites en bien ou en mal que certaines paroles ceci
dit SULLY PRUDHOMME le fait parfaitement et j'aime beaucoup ce poème merci de ton passage


BONNE JOURNEE


BISES HECATE


DANY



Hécate 31/08/2012 18:08



DANY,


le silence ...existe-t-il vraiment, même les mots sur une page blanche ont leur vibration ; tendre l'oreille ...Les mots chantent...en poésie. Mais c'est là, un jeu sur les mots et le
silence, tu le comprendras bien, parfois je m'amuse un peu avec les choses sérieuses.


Ceci dit, j'ai apprécié le poème de Sully Prudhomme .


                                                         
Je te souhaite une bonne soirée


                                                                                                      
Hécate



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