Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:46

cover James BradleyLe Résurrectionniste

de

James Bradley

 

 à GERTRUDE...

 

          Londres, 1826. Le jeune Gabriel Swift entre en apprentissage chez le chirurgien Poll, chercheur visionnaire qui dissèque les cadavres afin de comprendre la véritable nature de l'être humain. Pour ce pionnier, le progrès scientifique est à ce prix : l'opprobre d'une société qui n'est pas encore prête à lever l'un de ses plus anciens tabous. Afin de se procurer les cadavres nécessaires, Poll est obligé de traiter avec des "résurrectionnistes", de dangereux criminels qui pillent les cimetières. A leur contact, Gabriel se laisse corrompre...

          Un roman gothique, noir et lyrique, dans la lignée des grands classiques anglais.

"Une intense et profonde méditation métaphysique..." (The Sidney Morning Herald)

 

 

          Dès les premières pages l'ambiance froide et ténébreuse est là, fascinante. Les élèves d'un anatomiste dans les profondeurs d'une cave coupent à l'aide d'un couteau la corde qui ferme le sac où sont "les morts portés comme dans le ventre de leur mère ; genoux contre la poitrine ; tête en bas comme si la mort n'était qu'un simple retour à la chair dont nous sommes issus, une seconde conception...

 

          Je ne saurais dire pourquoi nous travaillons en silence, nous savons seulement qu'il doit en être ainsi... Il nous arrive en d'autres occasions, de nous affairer parmi eux comme s'ils n'étaient pas là, parlant et riant alors que nous incisons ou trimballons des morceaux de leur corps, les déplaçant avec autant de désinvolture qu'un livre ou une veste abandonnés à un endroit où quelqu'un voudrait s'asseoir."

 

          Depuis trois mois Gabriel est à Londres. Il est arrivé un soir sous un ciel couleur de sang. Il portait un costume noir, neuf comme la vie qui s'ouvrait à lui.  C'est avec lui que nous sommes tout au long des pages partageant ses journées, ses pensées, ses nuits, son apprentissage avec les autres garçons qui entourent M. Poll un éminent chirurgien.

          Mots échangés, courtes scènes de sa vie quotidienne sont comme autant de visions, de chuchotements se perdant dans le brouillard de Londres : la lueur du feu dans la cuisine, celle des lampes ou de la bougie dans sa chambre glacée.

 

            "Même dans cette maison où nous vivons si serrés les uns contre les autres, il est possible de se sentir seul. Il y a beaucoup de choses dont nous ne parlons pas et beaucoup de choses que je garde pour moi."

 

          Le père de Gabriel est mort quand il avait douze ans, il avait retrouvé son corps  à moitié recouvert de neige sous un ciel qui paraissait aussi fragile qu'un œuf. Rien n'altérait la neige, sinon l'endroit où son chien avait blotti son nez et, la longue ligne d'empreintes d'oiseau...

 

          Absorbé par ses tâches, entraîné par ses nouveaux amis lors de ses heures de loisir, Gabriel découvre les rues glauques hantées par les miséreux de St Giles ou de Southwark, les bouges où l'alcool et l'opium altèrent la perception de ses sensations, brouillent la réalité sordide. Dans un théâtre le charme troublant d'un visage féminin . "Ses yeux dessinés sur la pâleur fantomatique du maquillage semblent énormes, liquides, et sa bouche, large comme la douleur."

 

          Progressivement la descente vers l'horrible va s'insincimetière de Tours 13 octobre 2012 028uer dans un lent flottement d'événements presque anodins qui distillent l'inquiétude.

 

          La nécessité de se procurer des corps afin de les disséquer  entraîne le maître anatomiste à composer avec ceux qu'on appelait les Hommes de la Résurrection qui déterraient les cadavres dans les cimetières ; le commerce de la mort pour survivre pour les uns et, pour d'autres explorer toujours plus loin la structure des corps, à la poursuite de l'essence même de la vie .

 

          "Il y a toujours quelque chose de troublant dans la manière dont le visage glisse si promptement sur les os, comme s'il n'était qu'un simple masque, porté puis jeté."

 

          Bien souvent lorsqu'il se trouve seul, Gabriel regarde le portrait de sa mère, une peinture maladroite dans un médaillon ; combien de fois ne l'a-t-il contemplé, essayant d'imaginer sa voix, son toucher.

 

          "Je pense parfois que nos parents continuent de vivre en nous comme des fantômes ou une prophétie."

 

          Un jour comme souvent, Gabriel s'installe tranquillement dans la bibliothèque avec ses livres: " Sur la table gisent les bras d'une femme que Caley a apporté deux jours plus tôt, leur peau est retroussée afin que je puisse les dessiner. Je prends mon crayon et commence. Quelques minutes s'écoulent, puis dans le silence un moineau se pose et demeure immobile. Mon crayon s'arrête, en suspens au-dessus du papier...Je laisse courir ma main, traçant la forme de sa tête, la ligne épaisse de son dos, dessinant aussi rapidement que je le puis ; et mes yeux passent de ma page à l'oiseau, essayant de l'imprimer dans mon esprit, de saisir son essence...Lorsque je lève à nouveau les yeux, l'oiseau me regarde. Mon crayon dans ma main se fait silencieux ; ses yeux noirs rencontrent les miens, pleins de vie, animés d'une conscience éveillée."

Moineau

          Gabriel sera semoncé. Ce n'est pas là ce qu'il doit dessiner. Cette anecdote a son importance, aucune phrase n'est anodine  dans ce roman ; le désordre qui va désagréger la vie du jeune homme se dissimule derrière chaque ligne . Les rapports de force pernicieux  et la cupidité méchante vont le jeter à la rue...le précipiter vers l'abîme.

 

          Au-delà d'un roman d'atmosphère noire se déroulant au 19ème siècle, c'est une profonde méditation sur la capacité de l'être à renaître, à échapper à la folie après avoir commis des actes effroyables, pris dans l'engrenage de terribles circonstances.

          Une grande beauté d'écriture, à la fois sobre et lyrique ; j'ai quitté à regret ces 347 pages qu'il m'a semblé lire à la chandelle tant l'ombre y est dense.

La seconde partie se déroule en Nouvelles-Galles du Sud en 1836. Le royaume des oiseaux.

 

          "Ce que j'avais été, ce que j'avais fait, devenait différent, se rattachait à une autre partie de mon être. Tout cela demeurerait à jamais en moi, mais devenait étrangement facile à accepter. Je suis comme désincarné, devenu aussi transparent que le bruit du vent dans les arbres."

 

 

                                                                                         Hécate

Partager cet article

Repost 0
Published by Hécate - dans Avis de lectures
commenter cet article

commentaires

Guern' 20/04/2013 21:18


Ouais...je l'ai inventé, inspiré par ton article inspiré par le livre ! (on est trop géniales)

Hécate 21/04/2013 18:47



GUERN' il y a toujours des mots nouveaux dans les dictionnaires... tu as de bonnes idées ! ...


                                                                                                                                            
Hécate



Martine 20/04/2013 09:54


Bonjour Hécate,


Voilà un roman intrigant à souhait. Tes mots me transportent bien loin du soleil matinal qui chasse la moindre petite ombre.


Une lecture qui a l'air passionnante. Merci pour tes mots qui incitent


Bon week-end à toi


Amicalement


Martine

Hécate 20/04/2013 11:41



Bonjour MARTINE, oui très intriguant roman ...Si le soleil est là, le vent qui l'accompagne est bien froid. Un jour qui incite à se blottir entre les pages d'un livre .


Amicalement à toi.


                    Hécate



Guern' 19/04/2013 14:12


C'est macabrantesque...

Hécate 20/04/2013 11:42



GUERN' ...c'est le mot qui convient !!!


                                                                                              
H



sixfrancs21 28/03/2013 14:50


Tu vas trop vite ! j'avais lu cet article depuis longtemps et j'attendais : paresse ? reflexion ? et je constate aujourd'hui que tu en as mis un nouveau  d'habitude c'est moins précipité ....

Hécate 28/03/2013 14:57



Cher FRANCIS...rien n'est décidé d'avance....Tu attendais...et      ? ...Peut-être parce que je pensais ques les brumes de Londres pesaient trop lourdement et qu'il
était temps qe quitter le Rivage Noir


                                                                                            
Bonne journée quand même


                                                                                                                                 
Hécate



baïne 23/03/2013 23:01


coucou Hécate


j'ai passé ma journée dans le marais et en bord de mer le printemps était là et c'était super que du bonheur bisous

Phène 23/03/2013 08:50


Bonjour, chère Hécate,


Un monde noir dans la Lumière du Monde... Bises et bon WE, âmie

Hécate 24/03/2013 12:38



PHENE, au bout des ténèbres la lumière de Nouvelle-Galles du Sud ...la course des nuages...


Bon dimanche, amicalement.


                   Hécate



baïne 22/03/2013 20:17


coucou alors toi aussi tu as le soleil alors profitons en Bisous

Hécate 22/03/2013 20:33



BAÏNE, oui un doux soleil aujourd'hui. Bon week-end à toi.


                                                                               
Bises hécatiennes



baïne 21/03/2013 19:47


coucou Hécate


Me voilà en week end pour quatre jours je vais pouvoir jouer avec ma boite à images Bisous

baïne 19/03/2013 20:06


coucou Hécate


tu as raison de dire que notre vécu nous colle à la peau pour le restant de notre vie et parfois il nous sert ou voir nous dessert selon les situations c'est comme des piqures de rappel
.....Bisous

chevrette13 19/03/2013 15:41


Pour Nancy il y aura d'autres articles (déjà programmés) en semaine je publie Madagascar et week end France (dont Nancy)

chevrette13 19/03/2013 15:39


Une atmosphère bien lourde, je suppose à ne pas lire lorsqu'on est "dépressif" ce n'est pas mon cas. Je pense à tes dernières phrases...lorsqu'on est enfant on lit souvent caché sous les draps
pour finir un livre car en fait c'est l'heure de dormir mais on veut connaitre la fin.


Bonne journée

Hécate 19/03/2013 19:02



CHEVRETTE...j'ai lu ce livre dans la journée, idéal quand il fait un temps lugubre .


C'était pas drôle, enfant mes parents surveillaient, et je n'avais pas de lampe de poche pour lire sous les draps...connaître la fin, oh oui...


Bonne soirée .


                   Hécate



dominique 19/03/2013 13:21


et bien, ça semble bien particulier. le récit de l'oiseau et du dessin, ça impressionne. 

Hécate 19/03/2013 17:23



Bonjour DOMINIQUE...oui un roman qui est particulièrement prenant. L'auteur est fasciné par les oiseaux et cela se ressent.


              Hécate



baïne 18/03/2013 22:47


coucou Hécate


je me refuse l'entrée de ce  monde où la vie cotoye l'étrange il me fait peur et il me met mal à l'aise même si je le connais pour l'avoir touché Bisous

cronin 18/03/2013 19:39


Bonsoir Hecate,


Dans mon enfance, je lisais Sir Arthur Conan Doyle (qui avait lui aussi siégié sur les bancs de la Médecine, et avait grand appris sur l'art de trouver des réponses en examinant les cadavres...ce
qui lui valut, d'écrire à la postérité, le mythe de Jack l'éventreur, cette connaissance dans la déduction auprès d'un médecin, qui l'épaula à devenir médecin et écrivain, en participant avec lui
a bien des affaires de crimes.... ici, même athmosphère troublante d'un Londres que j'aime, là où le vice, les crimes, l'ivrognerie, les charognes, se nourrissent des âmes au coeur de la nuit, un
roman sombre, mais l'âme humaine, à se penchant sombre, où les ombres peuvent l'entraîner vers une descente aux enfers si je puis dire et si il ne trouve pas la lumière, y sombrer définitivement,
jusqu'aux rives de la folie... Un livre riche en perceptions historiques, car écrire sur ce sujet, n'est point vainte affaire, il faut bien se documenter, notamment sur cette ordre "les
résurrectionnistes", ce siècle a vu traverser tant d'horreurs, de la part des hommes, car nous sommes ombres et lumières, clair-obscur, les oiseaux, sont la libération de l'âme, l'envol d'un être
vers des rives apaisées, un livre que l'on n'ouvre, comme on allume une bougie, pour y découvrir à travers nos peurs, nos ombres, une lumière vascillante d'un être aux rives des bourbiers
sombres, peut-on être sauvé d'un monde si obscur, je pense que oui, si nous laissons notre âme libre, s'envoler comme un oiseau et réssuciter au soleil infini....loin de nos tourments, nos peurs
et nos doutes...merci Hécate, belle soirée, toute mon amitié et ma rose. Corinne (Cronin)

Hécate 24/03/2013 11:15



Chère CORINNE, oui Conan Doyle est un excellent rappel qui marque la littérature.Ici Londres est dans l'obscurité des vicissitudes de la vie d'alors ; les résurrectionnistes des hommes qui
cherchent le gain, mais pas d'enquête conventionnel, un tête à tête intimiste du narrateur, ses sensations, ses pensées, le décor dans lequel il vit...Survivre au pire, la perte de soi-même, la
perte de la liberté..Tenter de retrouver l'espérance ...


Merci à toi pour ce long moment avec moi.


                           Bon dimanche


                                                      
Hécate



Cathy 18/03/2013 14:21


Merci, Hécate, pour ta réponse à mon commentaire. Tu as raison. C'est un "parallèle" intéressant qui éclaire sur la présence de ce petit volatile.


Amitiés, en espérant que tu souffres un peu moins.


Cathy.

Paesaggio 18/03/2013 10:25


Hécate, il faut que vous voyez le magnifique film "Poll" (2012) du réalisateur allemand Cris Klaus. Poll n'y est pas un chirurgien mais une toute jeune fille. Là aussi il est question de
dissection dans le cadre de l'histoire tragique de l'Estonie. 


Amicalement.

Hécate 18/03/2013 11:22



JEAN-MICHEL , j'ai vu ce film magnifique. Et ce qui m'a décidée de prime abord à le regarder, l'Estonie, la couleur du ciel ...Un très beau et grand film !...Merci à vous, j'aurais pu
passer à côté...Et je ne sais si on trouve les poèmes ...Enthousiasmée par le film, j'ai essayé d'en savoir un peu plus sur le réalisateur...


Bien amicalement.


                            Hécate



fanfanchatblanc 16/03/2013 03:36


Londres au 19ème siècle.. de quoi offrir un superbe scénario pour un film plein de suspense et qui titille notre imaginaire peut être macabre parfois.. avec un idée des bas-fonds de l'endroit et
les mystères que les Résurrectionnistes éveillent en nous..


Ton article est paru le jour de la Sainte Françoise.. je le lis avec un peu de retard..


Bises de la nuit

Hécate 18/03/2013 17:09



Bonjour FANFAN


oui ce pourrait être un film ; il faudrait un réalisateur capable de restituer l'ambiance ténébreuse de cette époque . Je serais bien curieuse de voir cela.


Il n'y avait là qu'une coïncidence quant au jour de la parution de mon billet, point de préméditation ...


Je te fais une bise.


                               
Hécate



Cendrine 16/03/2013 02:17


Bonsoir Hécate,


Un récit comme je les aime...


Des mots qui tissent une atmosphère sombre et écarlate, qui dissèquent l'obscur et les pulsions de glace régnant dans les individus.


Tu m'as donné envie d'étreindre cette oeuvre, de dépapilloter ses démoniaques merveilles.


J'espère que tu vas bien... Je l'espère profondément. Je me remets vaillamment d'une méningite, non contagieuse car provoquée par mes crises d'épilepsie et accentuée par les hémorragies des
muqueuses récurrentes dont je souffre. La douleur est atroce, je lutte, mes méninges chauffent encore, ce n'est pourtant pas un serial killer ou un anatomiste compulsif qui me font
bouillir...rires! Heureusement tu me diras!


Je pense à toi, bon courage, je te souhaite un beau week-end


Gros bisous et mes pensées d'amitié


Cendrine



Hécate 19/03/2013 17:02



Chère CENDRINE...je suis bien navrée d'apprendre que tu as ainsi souffert et tu as bien du courage de te pencher sur mon billet sur ce livre très prenant par l'ambiance qui s'en dégage
qui repose sur la narration de Gabriel, ses pensées, ses cheminements bien plus ténébreux que ne le sont ses heures d'apprentissage auprès du chirurgien anatomiste.


C'est un livre qui laisse à penser, bien plus que je ne l'espérais en l'abordant...


Je t'embrasse et je souhaite que ta souffrance s'évanouisse très vite . Bien sincèrement.


                                                                                                                             
Hécate



EvaJoe 16/03/2013 00:05


Tes mots m'ont projeté dans un univers inconnu que je n'aimerais pas connaître, mais au travers des  descriptions que Gabriel nous fournit, je sens naître comme une atmosphère glauque,
sinistre où tout est noire.


Pourtanr de ci de là ce récit est entrecoupé des pensées de ce jeune homme entre autre pour sa mère.


Je pense que de se pencher sur une photo de  sa mère doit lui rappeler toutefois de biens sombres souvenirs, mais n'est ce pas normal quand on vit auprès de ces corps qu'il doit dessiner ..


Ai-je envie de le lire après avoir lu tes mots, je ne sais pas, mais je pense que le mystère car mystère y a doit se découvrir au fil des pages. Quand au titre c'est tout un ^programme:"Le
résurectionniste, qui dit résurection, dit vivre à nouveau...Renaître...Mais là j'y vois plus des profanateurs, car je sais qu'autrefois c'etait le mot ironique donné à ceux qui le faisaient!


Mon âme de romancière sait en tirer parti car il faut bien que de mes lectures je me sente transporter et que à mon tour j'ai aussi envie de donner un quelque chose d'indéfinissable.


Mais mon coeur et ma tête ne voguent pas vers des pensées si sombre.


Tout au plus j'aime donner de la découverte ou bien de choses merveilleuses mais surtout pas mièvre.


Voyons je m'égare chère Hécate, me voici embarquer au bon gré de  mon imagination. Revenons sur cette histoire pas connue, pour ma part mais qui m'interpelle.


Vilaine, sourire, tu as réussis!


 


Belle et douce nuit et une bise, Merci de  nous offrir d'aussi belle lecture.


 


EvaJoe

Hécate 17/03/2013 18:58



Chère EvaJoe, sans doute ai-je une complaisance pour ces atmosphères certes quelque peu lugubres...depuis mes jeunes années  ,et ma découverte de Dickens y a contribué, je suis
attirée par ce siècle où l'on s'éclairait à la bougie, où on portait en soi le spleen, où la solitude de l'âme portait aux rêveries, l'imagaire est puissant dans le clair-obscur des hivers et je
pense que tu peux saisir les méandres et les cheminements un peu étranges qui furent miens.


Tu as raison, les résurrectionnistes étaient des profanateurs, ils vivaient en vendant des cadavres pour l'avancée de la science...une chaîne dont ils n'étaient que les maillons...mais
bien pire quand dans l'extrêmité certains en venaient à occire des vivants !...L'égarement, puisque tu poses là l'égarement, nous y voici...Mais il y a plus que de l'ironie dans cette
appelation...


Toutefois, la renaissance dans ce roman va bien au-delà ce côté terre à terre , si j'ose dire ...sans pour autant aborder le fantastique, mais bien la réalité plus insoutenable, de
pouvoir recommencer une vie après l'horrible, cela se peut-il ?...Et de quelle manière ?...


Là, je te laisse imaginer...puisque je ne dévoile rien de plus ici


                   Bien amicalement, et bonne continuation dans l'écriture...chère Eva


                                                                                                                 
Hécate



FRUITS CONFITS 15/03/2013 13:29


BONJOUR HECATE


un peu trop lugubre pour moi je ne pense pas pouvoir lire ce genre de livre et pourtant il  est certainement très intéressant


j'espère que pour toi tout va bien et que vous avez un bon soleil


BONNE APRES MIDI


BISOUS HECATE


DANY



Hécate 17/03/2013 12:25



DANY


je me doutais qu'il y aurait des réticences envers ce livre. Très jeune j'étais plongée dans des lectures peu joyeuses...avec ravissement. Mon goût pour le dix-neuvième siècle !


Bon dimanche. Amicalement.


                                            
Hécate



albireo 14/03/2013 23:15


Bonsoir Hecate,


Merci pour cet article talentueux qui nous transporte, dans une atmosphère gothique, vers une réflexion sur notre humanité. Un très beau récit !


Bonne soirée !

Hécate 18/03/2013 18:32



ALBIREO , c'est moi qui te remercie de m'avoir lue  ainsi que de tes compliments .


Bonne fin de journée.


                                  
Hécate



baïne 14/03/2013 22:03


coucou Hécate


comme tout le monde j'ai cotoyé la mort haute comme trois pomme je devais déjà la regarder en face suivre ces longs cortéges le corbillard tiré par les chevaux et cette boite où je
m'attendais à voir ressortir le mort vivant mon amie de 8 ans allongée sur un petit lit blanc ressemblant à un oeuf de paques  avec des bougies partout le visage blème les lévres bleutées
les doigts croisés je voulais tellement qu'elle me sourit comme quand on jouait ensemble et tous les autres le cimetière  la grille le bruit des petits cailloux qui entraient dans mes
chaussures les portraits sur la pierre froide des dates des noms les vases horribles avec les fleurs fanées l'eau qui sentait la pourriture oui ce monde me donne plus que tout l'envie de vivre de
réssusciter un jour .......je délire avec mon vécu et je suis loin du compte mais  stop !...... Bisous

Hécate 19/03/2013 10:57



BAÏNE il y a des réminiscences pour tous quant à la mort et ses cortèges d'autrefois ; je n'ai pas vécu la disparition d'enfant comme tu le relates, mais à d'autres et je pense que
l'on n'est jamais indemne de tout ça... et moi, pas plus que toi...


Gabriel regarde le ciel, regarde les oiseaux qui sont la vie libre !


                                                                                                
Je t'embrasse


                                                                                                                        
Hécate



Cathy 14/03/2013 16:52


Bonjour Hécate,


Même s'il me serait difficile de me plonger dans la lecture d'un tel roman, je peux imaginer qu'il t'ait passionnée. Ce que tu évoques ici permet de se faire une idée assez précise du côté
"morbide" de cette histoire (si tu m'autorises ce terme). Je t'avoue ne pas trop accrocher à cela, mais je veux bien croire qu'après tout ce par quoi le personnage central est passé il y ait des
leçons à tirer et une réflexion à mener sur le sens de la vie. Mais que vient faire ce petit oiseau, si beau, à l'instant précis où des bras gisent sur la table ? (cela m'a troublée,
vraiment...).


Merci pour ce partage un peu hors du commun.


Amitiés,


Cathy.

Hécate 17/03/2013 10:31



Chère CATHY,


je sais bien que ce roman publié chez Rivages/Noir peut faire fuir ; la dissection de cadavres, la recherche des anatomistes au début du 19ème siècle  est un contexte de vie pour le
jeune étudiant Gabriel.Morbide, oui puisque son quotidien est de cotoyer des défunts. Hors cela, c'est un jeune homme comme tant ( comme cela arrive aussi dans la vied'autres.


Que vient faire cet oiseau si joli à l'instant où il s'apprête à procéder à dessiner ces bras sur la table ? En lisant, au fur et à mesure des pages, cet instant fugitif et anodin, nous en
découvrons la répercussion ( cela arrive fréquemment dans la vie qu'un petit fait interpelle bien plus tard ).


L'oiseau n'est-il pas l'image vivante de la liberté ? Son envol a toujours fait rêver...Leonard de Vinci peintre et dessinateur anatomiste n'a-t-il pas été fasciné, inspiré par le vol des
oiseaux quand il a créé ses machines volantes ?....


Un climat qui reporte aux ambiances des romans anglais  sans tomber dans la parodie, ni effet de genre. Le questionnement sur l'être humain, sur la vie, la mort, le destin est
éternel !...


Voilà ce que je puis te dire Cathy. Bon dimanche à toi.


                                                                                 
Hécate



ariaga 14/03/2013 12:10


Tout dans cette lecture pour vous donner de délicieux frissons. Avec, si j'ai bien compris, une réflexion sur ce qui vit en nous à travers les générations et la transformation possible de l'être
à travers ses expériences. Le regard de l'oiseau va me hanter. Merci et amitiés.

Hécate 18/03/2013 18:00



ARIAGA , je crois que tu avais dit que tu lisais des polars...Ici, plus un univers axé sur l'ambiance que décrit le narrateur,des heures et des jours vécus où l'être pense plus qu'il ne
parle. Apprendre, découvrir...Quoi donc sépare le corps défunté de ce qui l'animait ?


L'expérience, oui...Comment vivre après certains événements où tout bascule ?


L'oiseau ,symbole d'une liberté possible ?...


Bien amicalement.


                     Hécate



alain BARRE 13/03/2013 13:49


"Il m'a semblé lire à la chandelle tant l'ombre y est dense"; Peut-on rêver plus beau compliment pour un roman gothique ?


cordialement


alainB

Hécate 17/03/2013 18:38



ALAIN merci de votre venue dans la pénombre de ma lecture.


Amicalement à vous.


                                     
Hécate



Ogu Zevach 13/03/2013 12:58


le "Résurrectinniste"
ou la preuve vivante
que le petit Juju n'est pas
le seul spécialiste de la remise en forme.

nays 13/03/2013 10:59


hello Hécate


oui j'ai vu pour Aiolos comme je reçois sa Newsletter :o)) merci tu sais


bibises et douce journée


 


PS oui mais je lis pas assez mais on ne sait pas tout faire :o((

Hécate 24/03/2013 11:03



hello NAYS , les nouvelles sont bonnes pour Aiolos qui reprend des ailes en ce printemps . Bon dimanche. Le temps hésite entre douceur et frissons. BiseS


                                                                                 
H



Ogu Zevach 13/03/2013 06:55


quel bel article !
qui donne envie de se jater sur ce "Résurrectionniste"


merci pour tous ces bons conseils

Hécate 18/03/2013 18:29



Cher Ledif, quelle émotion que de vous lire ici !


Mes amitiés.


                                
Hécate



cão 13/03/2013 06:26


mouais ...


l'enfer du décor,


l'occulte peur entretenue


le plaid remonté jusqu'à à la bouche


pour mieux brider le souple court


jouer le jeu

Hécate 19/03/2013 10:49



CAÕ  l'envers de la vie pour en comprendre l'architecture...sans fantômes ni goules..Tomber au fond . Le jeu des intérêts...du plus petit aux plus grands. De quoi frissonner...


   Bonne journée


                              
Hécate



aile du vent 12/03/2013 22:11


Avec Hélène Jégado Fleur de tonnerre (Jean Teulé) il aurait trouver matière à dissèquer...


Et toi avec ton scalpel intellectuel tu dissèques les romans des grands auteurs...


Bisou chère Lune !

Hécate 13/03/2013 10:55



Cher AIOLOS....quel plaisir que de te lire ce matin ! Jean Teulé avec Ô Verlaine a été sous ma plume et Fleur  de Tonnerre je vais y glisser un oeil lunaire bientôt, sous la faux de
l'Ankou...


Mon scalpel n'est qu'une plume ....


Je t'embrasse Enchanteur.


                                              
Hécate



666 12/03/2013 21:58


Encore une chronique qui m'enthousiasme, qui me parle, m'appelle.
Encore un livre que je vais rajouter à ma déjà longue liste d'ouvrages - découverts à travers tes chroniques - qu'il me tarde de lire.
Toujours, tu trouves des sujets qui me captivent, m'interpellent, m'appellent, me plaisent.


Toujours tu mêles synopsis, résumés, passages et explications de l'œuvre à travers tes mots, ton ressenti.


Toujours je suis bouche bée d'admiration et impatiente d'avoir le temps de dévorer ces ouvrages. Enfin. Hélas ...
Ici, eu égard à ma culture limitée en comparaison de la tienne et de celle de tous les intervenants, ce livre et son postulat de départ, me rappelle Frankenstein de Mary Shelley.


Quand il touche à ce tabou, quand il veut approcher Dieu et à travers les morts, le mystère de la vie et de la mort, le résoudre, le
dépasser, le surpasser, le transcender. Surpasser Dieu.
Bien sûr, la bienséance veut que ce soit mal. Alors, il en paiera le prix = remords et questionnements Ad vitam æternam.
Là, le "héros" ne donne pas la vie aux morts, il les dissèque pour mieux les dessiner et étudier la vie, la mort à travers eux ou leurs morceaux, leurs membres. 
Il ne faut pas se voiler la face et faire sa chochotte éffarouchée, les artistes n'ont pu fidèlement dessiner les corps, les organes, les muscles qu'en observant et découpant des
cadavres.
Idem pour la médecine qui n'a pu progresser qu'en transcendant ce tabou.
Je suis curieuse de lire cet ouvrage et de découvrir les raisons de sa descente "Aux Enfers" et apparemment les raisons de sa renaissance.
Mourir pour mieux renaître, c'est très franc-maçon comme symbole.
Le sac de jute, le nœud, etc. ...
Merci Hécate pour me transporter toujours au-delà d'un quotidien bien morne que seul tes chroniques, mes lectures, mes gribouillis, les oeuvres de mes amis de blogs ou leurs photos rendent +
palpitant.
Bonne soirée Magicienne.

Sorcièrement tienne ...

Hécate 16/03/2013 12:57



Chère SORCIERE


Tu as tout à fait raison, ce sont les recherches anatomiques qui ont permis de comprendre le corps. Le jeune Gabriel est en apprentissage chez un chirurgien, nommé Poll qui fait entre autre
une démonstration  de l'action d'une tige en métal sur de la limaille de fer posée sur une feuille de papier. La recherche du siège de l'âme dans un corps disséqué...Bien que ce ne soit pas
là le thème du roman, l'époque veut qu'on s'interroge là-dessus.


 Tu me cites l'oeuvre de Mary Shelley tout à fait à propos.


La renaissance ici est de cet ordre : peut-on revivre, peut-on recommencer une vie après avoir commis un crime ? Gabriel n'est pas un jeune homme violent, mais la société autour de
lui est âpre, la misère, l'alcool et l'usage fréquent de l'opium comme seul remède aux maux du corps et de " l'âme" ...


 


Comme autant de tableaux hallucinés se déroulent les chapîtres, oui ,l'impression de lire à la chandelle, de descendre dans une ombre de plus en plus dense, hypnotique, l'impression d'être
entraîné dans une succession d'événements qui vont changer le cours du destin...à jamais.


Je ne veux pas en dire davantage. Afin qu'éventuellement chacun puisse "vivre cela " en lisant..à sa manière ; l'auteur laisse en quelque sorte le lecteur s'engloutir avec Gabriel...Jusqu'à
son émergence dans la seconde partie en 1836...


Les traducteurs ont fait l'erreur d'user du mot "taxi" une seule fois ( ce mot ne date que de 1907 ).C'est là la seule remarque que je puisse faire. Minime en regard de ce livre écrit
superbement...


               Merci pour t'être encore une fois longuement exprimée sur ma page...


                                                                      Mes
pensées magiciennes au-delà des ténèbres...


                                                                                                      
Hécate  



Pictorus 12/03/2013 20:59


Ca donne envie de le lire.

Hécate 15/03/2013 12:37



Bonjour PICTORUS...Ce livre est remarquable.


                                                                           
Hécate



Nokomis 12/03/2013 19:51


Cet ouvrage doit être fascinant... Je prends note, merci pour la suggestion.
Très bonne fin de journée 

Hécate 16/03/2013 12:15



NOKOMIS ...quand on apprécie les ambiances du 19 ème siècle sous le brouillard de Londres oui ce livre est fascinant, sans excès appuyés ; un étudiant aux moyens modestes bientôt
confronté au crime...Mais ce ne sera pas pour cela qu'il sera condamné  et déporté en Nouvelles-Galles du Sud. Dans cette seconde partie, une grande observation des oiseaux :


"Que doit-on ressentir à vivre ainsi, une vie chaude et rapide comme le sang, dont toute signification est concentréz dans l'instant? " 


                                               
Bon week-end


                                                                                       
Hécate



Plume A l'Encre Criée 12/03/2013 16:10


Kikou Hécate,


J'espère que tu vas bien sous ce temps pluvio-neigeux...


Tu as vraiment l'art de suciter l'intérêt et la curiosité du lecteur, tu me donnes toujours envie de lire les ouvrages que tu proposes, même si parfois il s'y trouve une primeur quelque peu
morbide... entre nous, j'espère bientôt être dans la possibilité de lire à nouveau...


Je t'embrasse de tout plein de chaleur, passe une bonne soirée


Plume

Hécate 19/03/2013 17:31



Chère PLUME , je vais au chaud à la lumière de mes lectures comme tu vois...à la lueur frissonnante de la bougie...


Oui, un peu morbide ici c'est évident, mais l'ouvrage est vraiment d'une composition de qualité ; je ne commente que ce qui m'a plu , et ce n'est pas toujours facile de raconter sans
rien dévoiler du mystère enclos, afin de ne pas frustrer l'éventuel lecteur ou lectrice...


De grosses averses, des bourrasques...Lire a toujours été un refuge dans mes heures difficiles, même si je lis beaucoup moins qu'autrefois...Mots et musique...Voilà...


                                              
Je t'embrasse et je suis ravie de te lire ici...


                                                                                                    
Hécate



nays 12/03/2013 14:14


hello Hécate


 


pour le moment je lis " le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire " le titre m'a interpellé :o)) c'est bien j'aime,  mais bon pff j'arrive même pas a lire 50 pages par jour


http://www.babelio.com/livres/Jonasson-Le-vieux-qui-ne-voulait-pas-feter-son-anniversaire/244275?fb_action_ids=10200612779665746&fb_action_types=babelio_%3Aen_train_de_lire&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=10150607751723333


 


bonne journée Hécate bisous :o)) si tu entends Ailos fait lui mes amitiés et j'espère qu'il va bien  si tu veux


 


bisousssssssssss


 

Hécate 13/03/2013 10:45



NAYS , autant lire doucement cela évite le dérapage de la mémoire et déguster un livre c'est cela aussi.


Quant à Aiolos, tu peux lui faire tes amitiés sur le banc chez lui   , il nous y fait un signe amical
.


Bonne journée et bises.


                              
Hécate



Cristophe 12/03/2013 12:49


Non je pensais à Jonathan Swift, l'auteur des Voyages de Gulliver entre autres.

Hécate 12/03/2013 13:34



CRISTOPHE....ah! c'est vrai que je n'avais pas pensé à ce J. Swift...Merci de me remettre les idées en têtes .


Amicalement à toi.


                                                                       
Hécate



Gérard 11/03/2013 23:55


la nature de l'homme serait mieux comprise en  dissèquant les cadavres je me permets d'en douter
à bientôt Hécate

Hécate 12/03/2013 10:50



GERARD, longtemps anatomistes et peintres anatomiste ont cherché à comprendre la fonction de chaque organe...


Bonne journée à toi.


                                 
Hécate



baïne 11/03/2013 22:39


je vais devoir me motiver pour oser passer de l'autre côté du miroir de  la mort et de  son côté macabre dont elle se délecte au profit de l'humanité pourrais je  franchir
ce pas à suivre....... Bisous

Hécate 12/03/2013 11:24



BAÏNE il ne faut pas se forcer...Il y a dans ces pages une infinie tristesse. Il y a tous ces vols d'oiseaux, leur manière de vivre si libres d'eux-même. " Je voudrais m'élever avec eux,
m'abandonner et trouver ma libération."...


Je pense à tes belles heures à observer dans ton marais tout ce monde ailé.


Je te fais une bise en ce matin où revient la froidure.


                                                                           
Hécate



Christian Jannone 11/03/2013 22:07


Cela donne envie... Dans la lignée de Burke et Hare et de l'impasse aux violences, avec la nouvelle version ignorée de John Landis aussi.

Hécate 20/03/2013 11:59



Bonjour Christian ...Oui l'auteur y fait allusion dans un entretien. La nouvelle version de J. Landis ? J'avais vu certains de ses films fantastiques.


Bien à vous.


                   Hécate



Gertrude 11/03/2013 21:37


Des corps et des moineaux : quelle belle conjonction entre les corps morts et les corps beaux ! Autrement dit entre vos passions et les miennes.


Jolie image que celle de ce petit oiseau léger comme une âme, invité au bord du dessin comme pour rendre à la mort sa poésie.


Je sais en effet le sentiment de dessiner les morts, le cheminement du crayon sur l’empreinte d’un vécu, cette sérénité si grande qu’un moineau peut s’y poser sans crainte.


Vous connaissez si bien mes petits écrits, et je vous remercie de cette évocation que vous tissez entre les lignes de votre article.


 


Votre Crâneuse !

Hécate 20/03/2013 12:31



Chère CRÂNEUSE...


Sans rien connaître du déroulement de ce roman, la présence furtive ici et là d'un oiseau a alerté mon attention, et loin d'être là comme un motif suggérant l'angoisse bien au contraire...les
oiseaux semblent si libres par comparaison à la vie humaine...


Je n'ai pas oublié les dessins que vous fîtes...et parce que le dessin va devenir la continuité de l'aventure de vivre du narrateur, de revivre...autrement peut-être...Parce que Gertrude est
une partie de mon aventure sur la toile et que Juliette a aussi des étagères étonnantes, et que dans ce livre sur des étagères ne manquent point des bocaux remplis de raretés...et que nombres de
raisons  trop longues à expliquer ont fait que j'ai eu l'idée de cet hommage ...


Merci de votre réponse...bien chaleureusement.


                                                                    
Hécate



fbd 11/03/2013 11:31


Merci pour tes fines observations, on en apprend toujours avec toi! oh je n'émerge pas trop de toute façon, je reste dans l'ambiance on va dire 

Hécate 20/03/2013 12:08



FRANCOISE


je suis encore tardive dans mes réponses...Je passe pas mal de temps allongée en ce moment...Il n'y a jamais qu'une seule explication et c'est cela qui est passionnant, au fil des années,
certaines découvertes au hasard favorisent des évidences.


J'espère que l'ambiance ne s'assombrit pas trop...Mes amicales pensées.( Quant à mes expériences extraordinaires, je vais essayer de te répondre un peu mieux. Ma messagerie à un peu changé,
il faut que je m'y habitue ....)


Premier jour du Printemps !


                                                                                                       
Hécate



fbd 11/03/2013 10:20


Voilà que même des oiseaux s'insinuent entre les lignes…  quand j'étais aux beaux arts, j'avais failli aller
dessiner à la morgue avec un élève qui avait eu la permission de le faire, dans la tradition assez inavouée de certaines études de dessin anatomique, mais au dernier moment ça ne s'était pas
fait…


Cependant ce n'est pas tout à fait le livre qui me conviendrait de lire en ce moment… J'ai commencé un roman que
l'on 'a prêté sur Michel-Ange, j'aime beaucoup les passages où il parle de la vie de la pierre, de sa sensibilité… mais je m'éloigne de ton sujet! Bises!

Hécate 11/03/2013 11:13



Bonjour FRANCOISE, oui...j'ai très vite été intriguée par ces lignes sur un oiseau, ici et là .Il se trouve que je l'ai su ensuite, l'auteur est fasciné par les oiseaux !...


Il y a de nombreuses descriptions anatomiques dans ce livre, toilette des morts entre autres...Ecriture sobre et minutieuse qui confère au roman fort judicieusement tout excès qui
amoindrirait sa force. Tout semble surgir d'une toile. C'est cela qui m'a captivée...


Je me doute que ce n'est pas ce qui te tente actuellement. Mais tu n'es pas si éloignée du sujet en me parlant de Michel -Ange ( artiste qui me passionne ). Je vais te confier pourquoi . Tu
sais mon attrait pour ce 19ème siècle à présent. Eh! bien voila : Dans les alentours de Saint-Giles à Londres, s'étendait tout ce qu'il y avait de miséreux, de voleurs, de criminels. On arrivait
à l'église de St Giles et à son cimetière proche par une porte, dite la Porte de la Résurrection ornée d'une reproduction d'un motif , une copie d'une oeuvre de Michel-Ange...  ( ceci n'est pas écrit dans ce roman, ce sont les fruits de mes recherches personnelles qui remontent antérieurement à
cette lecture...Détail aussi, c'est après que l'on a installé tout autour de certaines tombes ces grilles  qui m'ont longtemps posé question, afin d'en éviter l'accès aux Hommes de la
Résurrection. Ce fût aussi ce qui a fait la une des journaux de l'époque, le choix du cerceuil, on envisageait de les fabriquer en fer, plutôt qu'en bois  trop facilement fracturable)


J'espère que pour un lundi matin...cet échange n'est pas trop ...sombre.  Je te fais la bise.


                                                                                                              
Amicalement


                                                                                                                                
Hécate



Cristophe 11/03/2013 00:34


Est-ce que Gabriel est un descendant de Jonathan ?

Hécate 12/03/2013 12:31



CRISTOPHE...si c'est au Jonathan de Bram Stoker que tu fais allusion, non...Pas de vampires ici .


                                                                                                    
Hécate des brumes d'hiver



baïne 10/03/2013 20:56


coucou Hécate


il va me falloir lsieurs lectures pour que mon esprit voyage sur les mots  (sourire)


oui l'aile du vent manque au monde des blogs mais il reviendra en force laissons lui le temps


Bonne soirée Bisous

danielle 10/03/2013 18:39


roman gothique... je vais laisser ça de côté!  bonne soirée hécate.

Sonya972. la ptite créole 10/03/2013 18:05


une journée plutôt ensoleillée pour nous 


j'espère que pour toi aussi le ciel était clément


je te souhaite une agréable fin de journée


bisous créoles



nays 10/03/2013 15:29


Bonour Hécate


 


le genre de roman qui me plairait sûrement j'aime ce genre d'atmosphère sombre et lugubre :o)


 


ah si les journées étaient plus longues..


gros bisous :o))

Hécate 12/03/2013 12:27



Bonjour NAYS....


...que lis-tu en ce moment ? Tu avais écrit un avis de lecture qui avait suscité des remous je me souviens !...


L'hiver revient...Caresse à Lita. Amical bonjour à ton serin bleu


                                                                                                                       
Hécate



Gertrude 10/03/2013 09:54


Waouuuuuh!


Chère Magicienne, me voilà toute émue!


Là je n'ai pas le temps de tout lire mais je repasse dans la journée pour déguster ce bonheur!


Merci....

Hécate 10/03/2013 18:19



Chère Gertrude...c'est que je n'ai pas oubliée que Juliette dessinait des morts avec grand talent.


                                                                                                                          bien
à vous cet humble hommage.


                                   
Hécate


                                                                                                                                 



sabine 10/03/2013 09:24


Juste ...un petit bisou tout paré des rires encore frêles du printemps ! Sabine.

apsara 10/03/2013 07:29


Ho Gabriel!!!ne serait-ce pas ce jeune homme tout en noir croisé et frôlé au hasard des rues???


Chére Héca-tombe,je suis plutôt surprise du bon côté par ce nouvel article,je m'attendais à autre chose...bien pire!


Avec tes mots si bien choisis,tu me réconcilies avec la mort et tout ce qui l'entoure...sommes nous donc si mal formatés pour faire de ce départ et de toutes ces choses là d'éternels tabous!


oui mon fils , ma mère , mon père...oui j'ai vu leur chair glisser,comme un vêtement que l'on quitte..oui j'ai vu mon fils dans cet affreux sac blanc,un sac de farine noué en deux endroits déjà
verdir...mais peut-être déjà un nouveau printemps...merci de me donner l'occasion de dire cet indicible qui étouffe et ronge ceux qui restent!comme j'aurais aimé parler de tout ça....mais on ne
parle pas de ces choses-la!pourtant ce quiest est,pourquoi faire comme l'autruche,enfouir ses idées au plus profond de soir???Ca fait si mal de voir ses si chers aimés se transformer,et ce bec si
affreux que prennent les plus agés quand on a omis par négligence de leur mettre leur dentier......


Merci Hécate...j'ai écrit bien pire sur la mort!


Curieux je voulais mettre la photo de mon cimetière et je n'ai pas voulu ficher le bourdon à beaucoup!


je t'embrasse fort comme je t'aime


et je t'aime parce que tu abordes les pires tabous avec un merveilleux doigté,une infinie délicatesse!j'achèterai sans doute ce livre quand mes démons se seront tus!


belle journée


à plus tard,je vais vers mes chevaux

Hécate 11/03/2013 11:44



Chère APSARA...ce n'est pas un thème facile à aborder, même si au quotidien, journaux et médias nous inondent d'événements violents et que la mort est à notre table !


Je n'ai pas cité les descriptions horrifiques qui hors du contexte du roman ne seraient pas bien comprises. Pour toi , j'ai recherché un passage qui te parlera plus spécifiquement et qui
montrent bien de quels arguments on se servaient pour déculpabiliser les profanteurs de sépulture  et mêmes les assassins ;quand l'intérêt individuel prime on n'hésite devant rien !


"-Avez-vous entendu parler de la croyance hindoue selon laquelle la vie n'est pas vécue d'un bout à l'autre mais en boucle, et que nous mourons que pour ressusciter indéfiniement ? "


                      Je t'embrasse très fort et merci à toi d'être là . ( non...ce
Gabriel vêtu de noir n'est pas le jeune homme auquel tu fais allusion ....)


                                 
Que le soleil soit avec tes chevaux et sur ta journée...


                                                                                                        
Hécate



Présentation

  • : Le Fil d'Archal
  • Le Fil d'Archal
  • : A découvrir le fil fervent qui me tient lieu d'équilibre vous êtes invités... Vous, funambules du lire et du délire... Suivez-moi avec les élans du coeur et de l'esprit... Pour me contacter: lefildarchal@hotmail.fr
  • Contact

Recherche

Catégories