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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 20:26

L'évangile du gitanL’Evangile du gitan

de Jean-Marie Kerwich

 






            Mes mots vont se faire discrets pour vous parler de Jean-Marie Kerwich né en 1952 en banlieue parisienne dans une verdine. Il dit tellement mieux que je ne pourrais le faire, comment il a jonglé et craché le feu dans le cirque des siens. Comment poser des mots derrière les siens ?

 

            Lire sa poésie c’est entrevoir l’âme du gitan qui sait voir la vérité des choses dans chaque heure qui monte au ciel, sa voix est celle d’un prophète dans un désert d’infini solitude, habité par une entité que d’autres avant lui ont appelé Dieu.

 

            « Je suis un vagabond comme Halladj ou Kabir étaient tisserands. Un de ces êtres qui ne représente rien pour le monde. Leur pauvreté fut l’origine de la poésie. Les poètes prenaient entre leurs mains un bout de ciel et le caressaient délicatement comme on caresse un nouveau né, et soudain la parole était vêtue de poésie…

            Pour gagner quelques sous, je garde un immeuble devant lequel j’essaie à mon tour d’attraper un morceau du ciel. Quand j’y parviens, le ciel se pose sur ma poitrine et il écoute les battements de mon cœur.

            Dieu a bien dressé le décor. Le commencement fut terrible : père saltimbanque, mère paysanne. L’école communale où j’étais le dernier de la classe. J’aimais regarder les livres d’images. »

 1912 Portrait de Jean-Marie Kerwich

            Les images de Jean – Marie Kerwich sont au détour des pages, la poésie soulève son voile et comme lui nous voyons ses yeux…

 

            « Enfant, je portais la sainte auréole du jeune manouche qui devait dérober ce que le monde lui avait volé – c’est-à-dire la grâce d’être ce que j’étais.

            Alors je me vengeais, et aucun poireau, chou, ou pomme de terre ne me reprochait de les avoir volés dans le champ de leur paysan…

            Les gadgés aujourd’hui connaissent ce langage du départ, mais ils ont beau le connaître, jamais les pommes des vergers ne leur tendront les mains…

            Où est-il ce gitan ?... Il marche en évitant les feuilles mortes, de peur de blesser leur doux sourire immortel. Il va de saison en saison, ses pas sont des poèmes. »

 

            Il ensorcelle l’âme ce gitan qui s’est attablé pour écrire et dont «les mains sont sillonnées de routes : on appelle cela les lignes de la main. »

 

             « Ce n’est pas facile d’écrire un poème. Creuser la page blanche pour trouver le tendre mot caché dans les profondeurs de l’âme ; J’ai beau creuser, je tombe à genoux sur la page, épuisé de chercher cette pensée qui pourrait tant m’aider. »

 

            Mais les confidences d’un gitan sont des lettres qui tombent sous les arbres de l’indifférence ; écoutons-le offrir aux désenchantés ce terrible portrait visionnaire :

 

            «Le poète porte les blessés sur ses épaules, ces mots qui se battent pour que le bien règne, mais il tombe dans la boue  tandis que les écrivains mondains festoient dans les salons littéraires.

            Je ne sais pas écrire avec talent, je ne connais pas la méthode… Pendant que je me tourmente chaque nuit, cloîtré dans ma prison de chair, les faux poètes ripaillent et poétisent sans connaître le vrai sens des mots… je ne connais rien au monde littéraire mais je sais distinguer les bons livres comme je sais reconnaître une simple fleur des champs… Chaque heure de ma vie j’aiguise comme des couteaux mes phrases, à seule fin qu’elles puissent trancher la gorge des mauvais livres. »

 

            Jean – Marie Kerwich n’a pas été baptisé. Les siens croyaient en Dieu et « C’était suffisant pour des nomades ».

 

             « Dieu ne voulait pas me choisir. Il savait que j’étais trop sensible. Je possédais ce qu’il y a de plus encombrant : le sensibilité marié au chagrin.

            …Il arrivait quand j’étais enfant que mon père me frappe et je versais des larmes… je ne savais pas qu’un ange recevait les coups à ma place. »

            Il y a maintenant l’absence et le silence de cet ange, alors le gitan entre parfois dans une église et en sort rapidement, mais il dit «j’ai tort, les églises tentent de recréer son visage. »

 

            Et il s’en va en donnant une pièce de monnaie à un mendiant.

 

            « Combien de poètes ont sombré ? Même leur propre tombe les a oubliés. Quand je mourrais mes pensées seront orphelines

 

            Vieux pantalons et bottes gitanes, il va Jean – Marie Kerwich répétant que la vie d’un homme n’est pas intéressante et de nous montrer sous la tente d’un cirque avec les flambeaux de la féerie, comment la feuille rouge d’un érable devient un soir au Canada et la Pensée une Arabie ambulante…

La sienne marche pieds nus, il est allongé sur son lit, l’encrier de son âme est vide… Il pense à son enfance… que les platanes seuls regardaient… Il pense à cet homme de bronze cloué sur la croix dans une église au Canada, à cette beauté du diable qu’il ne possédait plus, à la férocité d’une jeune fille dont la fausse douceur mentait et lui mordait son âme.

 

            « Je ne relis jamais ce que j’écrit ; je ne trouverai plus mon chemin pour partir ailleurs. Mes phrases sont des villages pour les âmes en peine. Mieux vaut ne pas se retourner vers eux, ça ferait pleurer l’encre des mots écrits… 

          J’ai du mal à tenir une plume : ma main droite a trop longtemps tenu en équilibre sur un portique de cirque. »

 Roulotte

            Faut-il nommer le cirque Bouglione, le cirque Romanès, la tournée des cabarets, et le feu des érables accordé au feu de son cœur ?...

            Jean – Marie Kerwich dialogue avec celui qu’il est et restera jusqu’au bout, un nomade venu d’un passé ancestral, à jamais étranger à l’état sédentaire et qui l’oblige à allonger sur la feuille blanche comme un linceul sa lancinante musique de mots de chair et de vent.

 

            « Car mes pensées et moi ne sommes pas faites pour être dans un livre mais pour hurler au vent sur les chemins de l’âme qui ne s’arrêtent nulle part. »

 

            Et parce que ses mots sont comme des défunts qui nous murmurent à l’oreille, que le chapiteau de son aïeul venu à cheval de Hongrie a été cousu jour après jour avec des linceuls volés pour en faire la toile d’un cirque, tout un monde invisible prends corps :

 

          « Pour que les phrases soient ivres, il faut que le poète ait bu un bon vin solitaire de la couleur d’un tapis d’orient noué à la main par une douce jeune fille que la méchanceté des hommes n’a pas encore violée.

            La vie est terrible et pourtant le blé pousse encore, les fleurs sauvages fleurissent, elles ne peuvent s’empêcher de pardonner c’est plus fort qu’elle. »

 

            Quand le spectre de la Mort profile son ombre sur la pâleur de la page, simple et nue, compagne à venir, il nous la montre comme un gitan sait la regarder. Ses parents donnaient alors des représentations, lui il jonglait et son père faisait danser les caniches « dans des mouroirs où on se débarrasse de cette lépreuse qu’est la vieillesse. »

 

            Parmi les fauteuils roulants en cercle où se tenaient les vieillards ridés, il raconte que devant mettre un costume d’acrobate, il entra dans une chambre au hasard :

 

            « Un vieux monsieur était couché sur son lit je le priai de m’excuser, puis lui demandai pourquoi il ne venait pas se distraire un peu. Mais il ne me répondit pas et je compris qu’il était mort. J’avais inconsciemment parlé à la mort et elle m’avait répondu par ma simple présence. »

 

            Lire la poésie innée de Jean – Marie Kerwich, c’est comme entendre au détour d’un chemin de ronces, une guitare, celle dont il joue quelquefois, quelque soir, à Marseille, terrain des voyageurs. A moins que ce ne soit le son de sa plume grattant le papier où il couche le sourire blessé des anges…

 

            « Mais maintenant je dois retrouver ma vie nomade. Il est temps d’atteler mon cœur et de partir. »

 

 Liberte affiche

            
              Comment ne pas joindre à la voix de Jean-Marie Kerwich celle de Tony Gatlif qui a consacré sa vie à filmer la vie des Roms, des tsiganes et qui avec son dernier film « Liberté » nous rappelle que sur les deux millions de ces bohémiens qui vivaient en Europe 250 000 à 500 000 ont été exterminés dans les camps nazis.

            L’exubérance de la musique, la flamme des robes des femmes sur le noir délavé des habits des hommes sont tressés avec l’osier de la douleur. Etre sédentaire, c’est ne plus être sur la route qui va… Les fantômes vivent dans les pierres !

 

            « Liberté » est littéralement possédé par la poésie de l’âme tsigane, les roulottes, les violons, les voix gutturales ardentes. Même les arbres dansent… Quand vient la tragédie s’installe le Silence.

 

            « A Auschwitz, la seule révolte a été celle des gitans, qui quand ils ont compris qu’ils ne reverraient jamais les leurs se sont jetés sur les nazis et les kapos » (Tony Gatlif)


« Liberté » !... L’Ode qui grise et bouleverse. L’Odyssée des gitans.

 

« Si quelqu’un s’inquiète de notre absenceLiberté 2

Dites-lui qu’on a été jeté

Du ciel et de la lumière

Nous les seigneurs de ce vaste univers…

 

A force de leur limer la peau

Ils sont partis pieds nus là-bas

Là où les anges et Dieu

N’existent plus… »

 





                                                                                                                    Hécate. 

 

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Published by Hécate - dans Avis de lectures
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commentaires

wira 27/05/2012 19:23


Toute forme de vie se doit d'être mais alors ...d'où viennent ses fauteurs de trouble ? 

Hécate 31/05/2012 19:34



WIRA ,la question est bien vaste et les réponses possibles plus encore .


Merci de votre passage chez moi .


                                                   
Hécate



Fabrice Harmant 02/11/2011 11:57



Merci Hécate de votre réponse, Jean-Marie Kerwich, comme Alexandre Romanès dans "Un peuple de promeneurs" nous éveillent à l'infime palpitation de chaque instant et de ce qui se révèle au regard
quotidiennement. Je vous envoie quelques extraits de L'ange qui boite. Je n'ai pas de blog. Bien cordialement à vous également.


L’ange qui boite :


"Tout à l'heure, j'ai entendu battre le coeur minuscule d'une goutte de pluie."


"J'envie l'oiseau sauvage qui de son aile caresse les blessures du ciel."


"J'ai peur de réveiller les flaques d'eau qui dorment en paix au bord de la chaussée. Parmi elles, il y en a une qui est différente : au fond de sa transparence, il y a une feuille morte qui
ressemble à un petit coeur."


"Les hommes ont inventé les heures pour ne pas perdre une seule seconde de leur pitoyable puissance."


"La pluie fine semblait baiser ses mains tremblantes, des feuilles mortes ornaient chacun de ses pas blessés. Il ne possédait plus aucun langage que celui de la beauté, il n'avait plus rien à
lui. Sa vie avait revêtu la nudité si pure de son âme : il était ce rien magnifique."


 



Hécate 03/11/2011 13:35



Fabrice merci d'être revenu m'offrir un peu de cette haute poésie de "L ' ange qui boîte "...


Je retiens plus particulièrement ceci :" J'envie l'oiseau qui de son aile caresse les blessures du ciel "


Tout est dans la fragilité et la subtilité de l'humble beauté !...


 


Je suis touchée de votre attention .


                                     
Bien sincèrement à vous


                                                                                    
Hécate



Fabrice 21/10/2011 11:51



Bonjour,





Merci de cet article de bonne tenue, je vous signale le précédent ouvrage de Jean-Marie Kerwich : "L'ange qui boite : précédé de Les jours simples ; préface de Lydie Dattas" Le temps qu'il
fait. Moins connu que "L'Evangile du gitan", son écriture est plus dépouillée et plus intense à mon humble avis. Je passerai dorénavant vous rendre visite. Cordialement.




 


 






Hécate 22/10/2011 18:07



Merci Fabrice ...Je n'ai rien lu d'autre c'est vrai de J.M .Kerwich . C'était une découverte !


Au plaisir de vous revoir sur mon Fil d'Archal .Avez-vous aussi un blog ? ...Je ne me souviens pas vous avoir croisé déjà ?...


                                         
Bien cordialement . A un autre jour ...alors !


                                                                                                                    
Hécate



apsara 11/08/2011 08:16



merci pour cet article Hécate!


une merveilleuse découverte pour moi qui aime les gitans,les roms,les manouches ...tous ces gens du voyage qui se font chasser de partout,qui emménent mes rêves les plus fous dans leur
sillage...Justement j'avais envie de les'inviter sur mes terrains;dans ma région,Ain,ils sont méprisés,détestés!!quelle misère cette imbécillité!


passionnant ton blog,littéraire,ma matière préférée


bon je me sauve,je reviendrai


belle journée à toi



Hécate 11/08/2011 20:21



Bienvenue à toi Apsara sur mon Fil d'Archal  et ,ravie de découvrir que nous avons en commun cette sympathie pour les gens du voyage qui sont exclus bien à tort . Depuis toujours
ils m'ont parlés que ce soit à travers leur indépendance ,leurs musiques ,leurs chants et danses ...une affinité qui ne s'explique pas .


Merci de tes mots sur cet article .


                                              
Bonne soirée


                                                                        
Hécate



Martine 08/12/2010 07:07



Bonjour Hécate,


Voilà un écrivain que je ne connais pas du tout. Comme d'habitude, tu me donnes envie de le découvrir. Un vent de liberté, d'horizons bleus et rouges... une poésie qui s'écoule de cette encre aux
accords de guitare ou de violon tzigane!


Quel plaisir que tes mots! Merci


Bonne journée Hécate


Martine



Hécate 08/12/2010 21:03



Je ne le connaissais pas du tout non plus ,le hasard ,dans une librairie à cette période de l'année ...


Cette poésie en prose est très émouvante ,vraiment très humble ,très profonde aussi .


Merci Martine de tes mots ,tout cela m'incite à continuer de partager mes coups de coeur   ...


                                                                                  
A bientôt


                                                                                                  
Hécate



Déficience Mentale 17/11/2010 17:40



Cet homme dit vrai. Les populations du monde sont pour moi toutes les mêmes, ais nous ne les respectons pas toutes. C'est cette stigmatisation, dernière, qui me le fais penser. Même vomir, car
pour moi nous sommes une population de consommateurs, de nombrilistes, et de capricieux. Cela se retrouve sur les blogs : certains se font caca mous car ils n'ont pas commenté en retour. C'est
une attente impatiente et trépignante qui caractérise ceux sur qui le modèle dans lequelnous vivons a déteint. Voilà pour les paroles d'aujourd'hui..



Hécate 17/11/2010 18:14



Heureuse surprise que te trouver sur mon terrain nomade Déf... :)


Le non respect des autres me navrent ,et l'expulsion massive des roms me hérisse . Il y a trop d'égoïsme dans ce monde actuel  !...


                     Merci à toi ...


                                    
Hécate



couraud 31/10/2010 23:44



l'évangile du gitan offert par ma petite fille, 2 ans que ce livre attendait dans ma table de nuit,  Riche par ces mots simples, remise en questions dans notre monde matérialisé  à lire
sans modération   et à le crier sur les toits du monde friqué



Hécate 01/11/2010 11:43



Oui...et merci de déposer vos mots ici . De tout coeur !


                                                                     
Hécate



meuble 06/07/2010 18:10


Très bon site, grand merci pour votre aide et je partage pleinement cette positon ! J'insiste, votre site est vraiment très bon, je bookmarke votre blog de ce pas. NB : Par hasard, auriez-vous des
blogs à me suggérer ?


Hécate 06/07/2010 20:29



Je suis touchée par votre visite sur mon blog et les éloges de votre commentaire . . .


Si vous recherchez des blogs autour des livres ,dans mes liens vous trouverez :" paludes" , " la taverne du doge loredan" et " la porte ouverte" qui contiennent
d'excellentes chroniques  .


Au plaisir de vous revoir ...:)


                                                   
Cordialement.


                                                                        
Hécate 



paracelsia 31/05/2010 21:48



Oui! Je suis pas souvent sur le net (enfin si) mais rarement sur le blog!


Je me renseignerais pour Transylvania...



Hécate 07/06/2010 10:15



Tu me diras ,Madone Brune ,si jamais tu vois "TranSylvania"....


                                                   Toujours
même plaisir à tes mots sur mon fil ...:)


                                                                                                      
Hécate



Paracelsia 31/05/2010 18:17



Oh! Cela me semble plus qu'intéressant, c'est si
rare qu'on nous parle aussi du massacre et de la persécution des gitans pendant la seconde guerre mondiale. Ce film était beau parce que Tony Gadlif m'a bluffé avec "Gadjo Dilo" et "Swing" et
parce que même dans l'horreur subsiste la magie des gitans, leur danse, leur roulotte, leur indépendance, surtout que voir James Thiérriée dans ce rôle m'a vraiment émue. Auteur
à lire, je ne le connaissais point.


 



Hécate 31/05/2010 18:39



Oui ,bien trop rare en effet .Alors ,il m'a semblé opportun de mettre et le livre de Kerwich et le film de Gatlif !


"TranSylvania " un de ses films précédents est une pure slendeur ,sorti en 2006. Je te le recommande vivement si tu ne l'as pas vu .La musique ,je l'écoute régulièrement ( même si le CD omet
certains passages ,hélas )


"...je veux une chanson qui morde


   avec la douceur d'un baiser,


 Je suis ivre et je meurs d'amour "...chante Beata Palya .


                      Cela me fait plaisir de te retrouver chez moi ,Madone
brune  :)


Je n'ai pas de compte chez cowblog,et la dernière fois que j'ai voulu te laisser quelques mots ,cela n'a pu passer.


                              
Hécate



saint-marc 28/03/2010 17:54


Ouf !




Hécate 28/03/2010 19:01


   
           Hécate


saint-marc 28/03/2010 13:26



Lire entre les lignes est une faculté,
mais ce qui est écrit est encore lisible ...




Hécate 28/03/2010 17:19


Tout auteur engage sa pensée dans ce qu'il écrit . Il en assume la responsabilité . C'est là ,une liberté.
Et chacun a le droit d'être d'accord ou de ne pas l'être .
  Ces échanges sont deviennent passionnants.
                                                      
Hécate 

     


saint-marc 28/03/2010 12:57



est-ce pour autant qu'il faille enfiler
le sentiment que la vérité vraie est
chez les siens et rien que là ?




Hécate 28/03/2010 13:03


Je ne dirais point cela ,ce serait réducteur .
Il n'y a jamais une seule vérité !

Chacun voit midi à sa porte ,dit un dicton ,ou un proverbe ( je confonds souvent les deux ,mon savoir est limité  )
                                                    
amical salut à toi
                                                                                     
Hécate


saint-marc 28/03/2010 11:42


Alors le fossé entretenu entre gadgés et nomades de quoi le protégerait-il, si la science de l'un n'était pas meilleure que celle de l'autre ?
Instaurer la peur d'un improbable rival pour mieux qualifier son propre savoir ...




Hécate 28/03/2010 12:55


Hum...hum ...Que de fossés partout !...
          Et le savoir ,qu'est-ce ?
              Et tout ce qu'on ne saura jamais ,hein ?
                                                                         
Hé !...
                                                                               Hécate


trublion 28/03/2010 09:42


va savoir pourquoi, je viens de penser à Vitalis, d' hector Malo, à l' homme qui rit de victor Hugo, à ces chuchotements apeurés, lorsqu' une famille gitane s' installait dans les environs !
Je me dis que parmi eux, comme pour le reste des communautés, il y a les bons et les méchants , je me dis que dans la modernité, leurs jours d' errance sont comptés, mais je m' imagine bien que le
regard que tu nous décris, ne peut être que celui d' un être libre.
Merci de ton passage
 et bon dimanche
amitiés


Hécate 28/03/2010 12:51


Ah! penser à Hector Malo ,oui il y avait dans ce roman Vitalis et son chien Capi qui faisait des tours .Cela me fait penser à ces heures lointaines des convalescences où je lisais ces
aventures ...sympathique rappel !...
J'avoue n'avoir point lu "L'homme qui rit ",je connais le titre ,c'est peu ...
Partout ,il y en  a  toujours un pour apporter le discrédit sur l'autre ,hélas !

Merci Trublion de tes pensées déposées chez moi.
                                      
Bien amicalement
                                              
Bonne journée
                                                                  
Hécate


Ole Lukoje 27/03/2010 16:09



Ah, Dame, c'est toujours sur leurs ailes que s'élève l'inspiration des poètes... L'envol ne peut se prendre sans quelque noirceur à semer aux quatre vents... Ce fut particulièrement vrai pour
Edgar! =) Savez-vous, Dame, que chez les anciens finnois des oiseaux, et plus particulièrement des corvidés (freux et corneilles), étaient chargés par leur Reine d'apporter une âme comme présent
aux nouveaux-nés?

Qui d'autre en ce cas eut pu être mieux indiqué pour trasmettre mes amitiés à la Dame aux Corbeaux? =)

Bien à vous,
votre Araignée




Hécate 27/03/2010 22:13


Non chère O...,je ne savais point ce que j'apprends grâce à vous  .J'ai beaucoup de chance d'avoir une si gente et savante amie en tant de
domaines . Les corneilles et les freux sont de telles entités,leurs intuitions si effarantes que votre choix ne pouvait être plus indiqué...
Edgar ,effectivement n'aurait pu mieux choisir que cet oiseau !...

Mes corvidés sont d'une effervescence très grande en cette période ,et c'est une rivalité de joutes et de prouesses très captivante à observer . Ils me suggèrent de vous adresser leurs plus
charmeurs croassements.
 Aengus s'amuse à roucouler et même ...à miauler !!!

                                           
Mes pensées vers vous
                                                                           
votre Magicienne


nettoue 27/03/2010 16:06


Bonne soirée et un excellent dimanche pour toi Hécate. Je t'embrasse
Nettoue


Hécate 27/03/2010 22:19


  de même Nettoue d'Egypte !!!
                                             
H...


Fethi 27/03/2010 12:36


A découvrir et à lire!Bonne journée


Hécate 27/03/2010 13:20


Pour ta fidélité à venir funambuler sur le Fil d'Archal ,merci Fethi.
                                                                      
Hécate


Dane 27/03/2010 10:33


Tes analyses Hécate donnent envie de creuser par soi-même, d'aller plus loin, sans se perdre.
Merci à toi


Hécate 27/03/2010 11:45


Ce n'était point très facile Dane ,tant devant cette écriture on s'en va réfléchir ,ressentir  à tant de chose que les mots fuient...Après ,il faut les rattrapper ,les poser ...de
peur qu'ils ne s'envolent comme un rêve insaisissable .
Kerwich fait cela si bien...
                                                    
Merci de ta visite .
                                                                                     
Hécate


sandrin 27/03/2010 09:43


je ne connais pas ce poète. les citations que tu fais paraitre sont vraiment très belles, on a envie de le découvrir. voilà tout un monde qui surgit dans ton article, un monde inconnu, qui semble
contenir bien des richesses (ah comme mes pauvres mots, si convenus, sonnent un peu faux, à coté)... merci pour cet article, lu avec plaisir.


Hécate 27/03/2010 11:25


Je suis bien aise ,Sandrin d'être parvenue à donner envie de connaître cette très belle prose poétique de Kerwich , un coup de coeur immédiat dès le livre ouvert ,accrochée par ce qui
se dégage de phrases lues au hasard .
J'ai eu bien du mal à trouver des mots ,face aux siens  afin de présenter son receuil ,et je vois que tu ressens cela aussi .
L'essentiel ,c'est d'en chopper quelques uns pour communiquer nos impressions !
                         Merci de ton passage ici.
                                                      
Amicalement
                                                                           
Hécate


saint-marc 27/03/2010 03:50


Euh ... ridicule hâblerie ?




Hécate 27/03/2010 11:40


Je ne ressens point de vantardise surfaite dans la prose poétique de Kerwich ...
Il a rencontré au cours de ses jongleries dans les cirques, Lydie Dattas qui a lu ses pages...Après ,être édité c'est affaire de coup de chance ...Christian Bobin ,et Yehudy Menuhin ont fait
l'éloge de ses poèmes ,ça aide ...
Kerwich n'est pas si à l'aise ,puisqu'il écrit vers les dernières pages de son" Evangile du gitan " :
"Cette écriture ne fait pas partie de ma condition de nomade . Je ne suis pas fait pour la littérature ".
        Mon bredouillage te va-il ?
                                            
A une prochaine  :)
                                                               
Amicales pensées à toi.
                                                                                                      
Hécate  


nettoue 26/03/2010 16:28


Perpètuellement mis en accusation, ce peuple à bien du mal à se poser en paix !
Bises Hécate
Nettoue


Hécate 26/03/2010 22:45


Se poser en paix est de plus en plus difficile ...Trop souvent autorisés à camper sur des terrains insalubres ,sans point d'eau parfois. Hélas !...
                                                                                    
Bonsoir Nettoue
                                                                                                                
H.


saint-marc 26/03/2010 14:35


Intéressant papelard !

Mais je suis toujours interpellé par ces gens qui prétendent savoir et qui clament que les autres nbe savent pas tout ... 

Dérisoire forfanterie ?


Hécate 26/03/2010 22:37


Tu as l'art de me faire tourner la tête jusqu'au vertige Saint-Marc  à force de réfléchir à comment je vais te répondre !

Dérisoire forfanterie ? Tu veux dire quoi ,là ?...
                                             
Bien amicalement , une bonne soirée à toi .
                                                                  
Hécate


Ole 25/03/2010 00:10


En retour je m'en viens fléchir devant vous mes huit pattes, et vous tirer une révérence... =)

Araignée du soir... =)


Hécate 25/03/2010 18:36


Alors nous venons voler vers Vous avec nos six ailes zélées et moirées ,chère Araignée ...

Vous Nous kroâyez ?...
                                      
Hécate et ses Corvidés


AneverBeen 24/03/2010 20:48



Il n'est pas nécéssaire d'utiliser de grands et belles phrases longues et trop bien formulées par un langage soutenu pour exprimer ce que l'on ressent.
Partant et parlant en toute simplicté peut suffire à se faire entendre et à toucher ces autres attiraient par le mots et maux d'autrui, éventuellement nôtre.
Les simplicité et spontanéité touchent plus que le raisonnement et contrôle.
Parler avec réflexion, oui ! Mais aussi avec son coeur et mots, naturellement.
Jean-Marie Kerwich semble faire partie de ces hommes simples, sans prétention.
Il écrit par besoin. Pour s'exprimer, au nom de lui mais aussi de ces autres que l'on discrime trop facilement ; et partager...
 Partager une existence, une réalité.
Ce peut être intéressant et plaisant à lire, à écouter.

Bien à vous, Hécate.



Hécate 25/03/2010 18:32


Voilà qui dit l'essentiel AneverBeen !...Bien au-delà de la prétention en effet quand il fait dire à ses pensées  :

"Tu vois nous sommes toutes  là , près de toi, comme quand tu étais jeune . Mais à cette époque tu ne faisais pas attention à nous . Tu n'étais pas assez mur pour qu'on se joignent à toi 
. Tu ne te rendais pas compte que nous étions près de toi .Tu étais indifférent à notre présence .Mais aujourd'hui tu sais que nous sommes là  ,et cela change tout ".

                                                              
Amical bonsoir d'Hécate


nettoue 24/03/2010 19:14


Un petit bonjour en passant !
Bonnz soirée
Hécate
Nettoue


Hécate 25/03/2010 18:16


Oui ,Nettoue ...A mon tour je vais passer !
                                                             
Hécate


Humanimalités 24/03/2010 11:48



En errance comme un gitan a la recherche de la lumière je passe comme le vent dans un soupir d'aise.



Hécate 25/03/2010 18:15


"Quand j'étais enfant je m'abritais dans une boîte en carton : c'était ma tristesse qui cherchait un refuge ". (J.M. Kerwich ) 
            Qu'à l'aise soyez  donc dans ce soupir ...
                                                             
votre Hécate


lilou-61 21/03/2010 16:55


 Je viens de lire un très bel article plein de sensibilité. Je ne connaissais pas du tout cet écrivain mais les connaissons nous tous ?
Merci d'être passée.


Hécate 21/03/2010 19:30


Une découverte partagée double le plaisir de celle-ci  !
   Il est impossible de tout connaître ,et cela laisse l'attente qui étonne ,sinon ,nous pourrions tomber dans la monotonie .
                  Bonsoir Lilou
                                    
Hécate


Old-Luck-Oie 21/03/2010 01:10


Une floppée d'ailes fulligineuses frémit d'impatience en attendant de s'envoler vers vous, chère Magicienne...
M'en viens entremêler mes fils au vôtre le temps d'une humble révérence, Dame...
le bonsoir de votre dévouée O.


Hécate 21/03/2010 19:27


Oh! Oh!...Vraiment ?...
 Laissons s'entremêler ces fils ..Recevez   ,Dame-Oiselle ,les miennes ...:)
                                                                                                
votre Hécate ,Carrefour -Des -Ailes


saltosam 18/03/2010 23:11


mais où nous déniche tu  toutes ces merveilles de la littérature? un immense merci de nous les faire (re) découvrir. j'espère pouvoir trouver cette oeuvre dans ma librairie ou au
moins, pouvoir la commander.
bonne fin de semaine à toi ma chère amie.
bizouilles 


Hécate 19/03/2010 09:28


Tout simplement dans une vraie librairie indépendante  ,il y en a trop peu hélas maintenant !

"L'Evangile du gitan " est paru en 2008 ,et je l'ai acheté cet hiver. Le trouver ne doit pas poser de problème en le commandant ,car les dernières éditions prennent vite la place des précédentes
.
       Bon week-end Saltosam
                                        
Hécate


mel-and-tof 17/03/2010 21:53


Bonsoir ma très chère Hécate
J'ai lu l'article en entier et j'ai été interpelée et bouleversée d'abord par la pensée de Dieu (je suis protestante) ensuite parce que je fréquente le peuple gitan,qui est un peuple gai et qui
chante merveilleusement bien .
Je ne suis pas gitane mais j'adore les gitans ,ce peuple est fier et joyeux
J'ai bien envi d'acheter ton livre et bien que je n'aime pas le cinéma ,je serais enclin à voir ce film
Tu as su conteressée j'ai su t'écouter
Merci mon amie
Bonne soirée
Bisous Méline


Hécate 17/03/2010 22:11


A mon tour chère Mel ,je suis bien interpellée par tes mots ,je ne savais ta fréquentation des gitans...
Ce peuple me touche beaucoup ,et j'ai quelques beaux souvenirs de certaines rencontres...
Ce qui est chez eux une ardeur ,une énergie passe facilement pour de la gaîté, je crois qu'il y beaucoup de souffrance non dite  aussi . Leur foi en Dieu est très présente ...
Ce livre parle simplement des choses, une poésie prenante ,émouvante et forte .

Même n'aimant pas beaucoup le cinéma ,il me semble que ce film est à voir. D'autant    ce que tu écris ici ,il devrait te plaire ...

    Merci pour Jean-Marie Kerwich  d'avoir lu mon article tout entier nourri de son âme ,de sa sublime écriture...Les anges en tournent les pages de leur souffle ...
                                                             
Bonsoir Méline  
                                                                                        
Amicalement 
                                                                                                      
Hécate           


Plaiethore 17/03/2010 19:19


Pensées à la nuit tombante, d'une Plaie à sa Magicienne...


Hécate 18/03/2010 09:06


Pensées reçues et gardées précieusement ...
                                                            
votre H.


nettoue 17/03/2010 07:55


Bonne journée, beau temps, et le rêve !
Bises aussi
Nettoue


Hécate 18/03/2010 09:08


La douceur d'un printemps que la journée d'hier...
                          Que celle-ci te soit agréable.
                                                      
Hécate


Pâques 16/03/2010 22:23



Un bon livre, pour moi c'est un livre qui a su m'émouvoir... et ce soir à vous lire
j'ai très envie de connaitre davantage cet auteur!
Merci, pour cette ouverture, cet affolement des papilles de mon esprit, je vais déguster ce livre :-)
Amicalement
Marcelle



Hécate 17/03/2010 21:52


Alors  celui -ci ne vous décevra pas ...
         J'étais dans l'émerveilleument à le découvrir , comme un miracle  est cet "Evangile du gitan"...
            A bientôt Marcelle
                                        
Hécate


monsieur triste 16/03/2010 18:19


une note de plus dans mon carnet a lire, et l'envie talentueusement poussée par vos mots conquis et conquerants.

Merci beaucoup Hécate


Hécate 16/03/2010 21:39


Votre carnet doit être bien rempli.
Ce qu'il y a de pénible ,c'est que dès que l'on s'interesse à un auteur,l'envie vient de retourner à la librairie ,mais il n'y a ,souvent que le dernier ouvrage paru...
Les mots sur cet article ,Monsieur Triste ,se sont mis en arrière de ceux de Jean-Marie Kerwich tant ils sont amplement éloquents...
Je suis toujours honorée de votre visite .Merci à vous.
         votre Hécate


nettoue 16/03/2010 15:04


Le vie ne leur rend pas justice ! Qu'en dire ou faire ?
Bises Hécate
Nettoue


Hécate 16/03/2010 21:31


Hélas ...
que dire?...J'essaie ici de faire passer le message .
          Bonsoir à toi.
                       Hécate


ledif trocas 16/03/2010 04:48


est-ce Toi Hécate belle revêtue de cette robe écarlate?
si ce n'est Toi, ce pourrait l'être
lors mon corps ressent vers toi une tension extrème


Hécate 16/03/2010 17:33


Si ce n'est moi ,cette" Dark Beauty" à la robe écarlate
Ce pourrait l'être peut-être puisque le jais de la ténèbre 
Dort dans ma chevelure et s'accorde à ma noire vesture
Parfois ,une bagatelle cramoisi y jette une incandescence 
Remenbrance  d'un  long manteau de pourpre velours
Du théâtre de mes heures comme une traîne suivant mes pas
Et quinze bagues ,pas moins ,à mes doigts jettent leurs lueurs...
 
                                                                                                   
votre Hécate


Guern' de Bé 15/03/2010 23:45


A cette époque-là, les profs n'appréciaient pas du tout Prévert...C'était quand même un anarchiste. J'ai pas eu mon BEPC (en 1968 !!!, je dois être la seule) à cause de Boris Vian...


Hécate 16/03/2010 17:39


Eh! bien ,dis donc !...Sévères les profs  ...
A cette période ,je découvrais les photos couleurs...j'ai encore l'appareil ,mais les pellicules ne se font plus ...
J'ai vu des livres jetés à la chaudière par des gens très bien ,ceux de Beauvoir et de Sagan ...entre autres ,tandis que des suicides a près la lecture de Camus et Sartre faisaient la une des
journaux locaux !
                Hécate


Maud96 15/03/2010 22:24


Rare qu'un homme ressent autant d'être "habité" par la poésie, comme un Double. J'adore cette  phrase de lui : "La musique, c'est du pain qui sort des cordes".... et cette autre phrase :
"Quelqu’un s’est installé en moi. C’est lui qui dans ma misère m’a appris à écrire. Mais ce Dieu qui vous demande de faire passer le message ne vous épargne pas de quoi que ce soit. La souffrance a
un prix, c’est celui de la bonté."
Un bel article, si sensible... et un bel hommage à nos frères réprouvés de "Tsiganie"


Hécate 16/03/2010 17:53


Oui Maud ,Kerwich a des phrases qui ciblent la sensiblité  avec pudeur ; une magnifique  écriture ...

Et Tony Gatlif réalise là ,un film dont la force est toute en sobriété .Pas de reconstitution clinquante, mais d'autenthiques fils barbelés de cette période  ; 300km pour les retrouver en
Roumanie...
          Bien amicalement.
                                         
Hécate


nettoue 15/03/2010 17:56


Un petit plus bisous de fin d'après-midi Hécate
Nettoue


Hécate 15/03/2010 20:21


Si tu veux Nettoue ...:)
                         Hécate


Humanimalités 15/03/2010 14:15


A l’instant de sa mort, le père d’Alexandre Romanès souffle : "J’ai eu une belle vie." Ou encore : "Être gitan, c’est n’être dans rien : ni dans le sport, ni dans la mode, ni dans le
spectacle, ni dans la politique"


Hécate 15/03/2010 20:42


Quelques paroles d'une très ancienne chanson "romané "...

"La route est faite pour aller
     Puisqu'elle est plate
La route est faite pour rouler
     Puisqu'elle est ronde.

As-tu jamais vu le soleil 
     Dire : je duis las ?
As-tu vu  jamais sous un toit 
     Dormir la lune ? ....

Cours ,marche ! Le nuage ne s'arrête 
     Que pour pleuvoir ;
Et le Romané ne se fixe 
      Que pour pleurer ." 

                                            
Hécate


Plaiethore 15/03/2010 11:05



A l’heure où l’on n’entend que parler de la grande rafle, aux jours où l’on ne se souvient que de certains, aux décennies où l’on évoque la Shoah et ignore consciencieusement (entre autres) le
Poraimos des gitans, comme toutes les autres persécutions que le nazisme a mathématiquement mises en actions contre les populations décrétées "inférieures" ou "dégénérées", je ne peux que vous
dire Magicienne Mia, combien j’apprécie la découverte de ce poète et le déroulement de votre article.


 


Un demi-million de Roms aurait été exterminé durant la seconde guerre mondiale… On le sait et pourtant quel "devoir" de mémoire s’instaure pour eux ? Quels documents sont présentés,
plébiscités, à nous, à nos chérubins ?


 


Depuis des millénaires le peuple nomade a été traqué, chassé, persécuté, bouc-émissairé, dans le monde entier.


Aujourd’hui encore, les gitans sont méprisés, stigmatisés par les fléaux engendrés par les apeurés de tout ce qui n’entre pas dans une norme acceptable et surtout confortable, sécurisante à niais
souhait.


Aujourd’hui encore, en France notamment, aucune structure décente, digne de l’humain ne les accueille aux temps de leur pause sur le sol qui devrait être l’un de nos biens les plus fondamentaux à
partager.


Aujourd’hui encore, nous les chassons, nous les parquons, nous les concentrons (les camps concentrationnaires existent toujours), favorisant la sédentarisation aliénante de ce peuple qui s’est
toujours réclamé de la liberté d’aller et de venir, d’agir selon leurs traditions séculaires et non selon notre conformisme à la mords-moi-l’nœud.


Aujourd’hui encore, le monde pactise avec le nazisme…


 


Le souvenir ne devrait jamais être un devoir d’école, un devoir tout court, un cache-misère de la conscience.


Le souvenir devrait être "seulement" une couleur parmi bien d’autres composant la palette des respects de l’humain envers l’humain et envers tout ce qui vit et/ou pense.


 


Et je suis en colère, comme à chaque fois que l’on me prouve, encore et encore, combien la Liberté est bafouée, foulée aux pieds de la stupidité, grande déesse encensée sur l’autel de nos
frayeurs de sous-évolués.




Hécate 15/03/2010 11:21


De joindre aux miens  vos mots éloquents   , merci Plaiethore  ...
                                                                                                       
votre Magicienne


Ole Lukoje 14/03/2010 23:07



Il dit ne pas connaître la méthode pour écrire avec talent... Mais là où sont émotion et poésie, le talent n'est qu'un accessoire clinquant et superflu... Du moins celui qui nécessite une
méthode. Ah, un nomade cracheur de feu... Voilà qui me plaît =)

Acharnement héroïque, dites-vous? Ah, Dame, Errare humanum est, perseverare autem diavolicum x).

Le Bonsoir, Dame Magicienne... ^^



Hécate 15/03/2010 08:17


Je suis avec votre pensée concernant la méthode ,il n'y a en poésie que l'état sensisif qui se matérialise avec l'encre chère arachnée !

Et comme le dit Kerwich :" Il y a donc une raison qui l'emporte sur la connaissance. La poésie n'est pas dupe ".

Bon courage à vos entreprises .
                                              
votre Magicienne


ledif trocas 14/03/2010 22:02


par malheur du bateau je ne garde que l'ivresse
car le mien en pleine mer a connu la détresse


Hécate 14/03/2010 22:09


Aviez-vous donc dénoué des sirènes toutes les tresses
Et perdu aux creux des vagues ces belles prêtresses ?...

                                                                                            
Votre Hécate


Guern' de Bé 14/03/2010 19:03


J'ai lu Rimbaud et Baudelaire...et aussi Prévert (j'ai même fait une dissertation pour une amie au lycée sur lui et la prof a refusé la dissert et lui a dit de recommencer avec La Fontaine : le
sujet était "quel est votre poète préféré et dites pourquoi"...c'était en seconde et en 1968 !).
Tout ça pour dire que je sais faire la différence entre Minou Drouet...et les autres !


Hécate 14/03/2010 20:09


Je n'en doute pas une seconde que tu puisses  faire la différence  !!!...
Kerwich aussi a lu Rimbaud . Il écrit :" Le bateau ivre de Rimbaud a laissé de vrais héritiers :l'enfant vogue à plein coeur , à pleine âme ..."

Ce professeur n'aimait donc point ton choix ? Où il avait pris goût à te lire ???
                                                                                                       Bonsoir
Guern'n
                                                                                                                                           
Hécate


Jean-Michel 14/03/2010 18:15


Je vais donc essayer de me procurer "TransSylvania" en DVD. Merci pour ce judicieux conseil, Hécate.
Mes amitiés.
Jean-Michel


Hécate 14/03/2010 19:58


Vous ne devriez pas le regretter. J'ai la musique du film, que j'écoute souvent (même si il manque certains passages ...elle est plus fidèle au film  dans le déroulement de l'écoute
,que dans le CD de "Liberté ".
             Je vous souhaite de trouver ce DVD de "TranSylvania " .
                                                                                         
Amicalement votre
                                                                                                                 
Hécate


Gertrude 14/03/2010 15:11



Le peintre Lucian Freud dit : « Je veux que mes tableaux fonctionnent comme la chair ». Et je crois qu’il en est ainsi de toute œuvre d’art digne de ce nom, qu’elle soit peinture
ou poésie. Car ces expressions sont celles d’une chair pensante et souffrante, vulnérable, émouvante.  Elles ne peuvent qu’être enfantées dans une certaine douleur.


LF a dit aussi : « Ce qui nous fait continuer et qui nous stimule, c’est assurément la difficulté »


Je ne connaissais pas l’auteur que vous évoquez toujours si bien, mais à l’évidence son œuvre est faite de chair.
Et, là, peu importe qu’il y ait notoriété ou pas….



Hécate 14/03/2010 17:08


Tout spécialement choisi pour vous  GERTRUDE ,dans" l' Evangile du gitan",à la page 127  CIMETIERE :

"Il n'y a que les cimetières qui soient interessants : ce silence qui saute de tombe en tombe , ce vent léger qui fait la sieste sur une dalle de marbre frais , c'est cela la vraie vie ".

Grâce à des rencontres ,les mots de Jean-Marie Kerwich sont édités ...Chair et âme ...
                                                                                    
                                                                                                              
Votre Hécate


ledif trocas 14/03/2010 12:36


excuse-moi: j'ai oublié de changer la signature!
ce n'est pas Juliette qui n'est pas encore sortie du sommeil
mais ce viel insomniaque de ledif


Hécate 14/03/2010 12:41


Tu es tout excusé ,de plus ,ça me vaut une visite de plus ,Fidel Insomniaque  bienvenu dans les draperies rouges de mon fil de saltimbanque !!!

                                                                        
Bonne route 
                                                                                         
Hécate                                                                  


juliette 14/03/2010 12:06


Dans peu de temps nous allons assisté et participé aux plus grandes migrations de l'histoire de l'Humanité. 6milliards d'individus vont se mettre à arpenter en tous sens en tous lieux. Nous allons
tous devenir des "gens du Voyage".
l'avenir est aux Gitans
nous serons ou Gitans ou gisants.


Hécate 14/03/2010 12:24


"...gitans ou gisants !..."
      Ah! c'est très proche de ce qui dit Kerwich ...
                                                                           
Hécate


juliette 14/03/2010 11:53


retenu chez Fred, j'ai tardé un peu

quel bel article
sensible et intelligent
comme tu sais bien, avec délicatesse et discrétion, nous faire apprécier
KERWICH tourneur de bien belles sculptures poètiques
merci Hécate.


Hécate 14/03/2010 12:20


Tu es là quand même ,Juliette ,et je te dis merci pour Kerwich .
                                                                                                
A une prochaine fois
                                                                                                                              
Hécate


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