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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 21:15

cettevieCette vie
             de Karel Schoeman.








            « C’est sans importance, plus rien n’a d’importance, il ne reste plus qu’à attendre et peu importe qu’il fasse jour ou bien nuit. »

            « Mais que dis-je ? Les mots se bousculent dans ma tête et voici que seule, dans le noir, j’enfile les mots les uns derrière les autres, des mots que je ne pensait pas connaître, et que j’aligne, des phrases que jamais jusqu’ici, ma langue pâteuse n’a réussi à articuler. Pourquoi ? Mais pourquoi donc ? »

 

            Il y a des musiques dites de silence comme il y a du silence dans l’écriture narrative de ce roman. Une vieille femme se meurt et se souvient…
karel sch

            « Les morts, les morts sont moins morts que moi » dit un vers du poète Milosz…

 

          Milosz l’Enchanteur le lituanien, et Karel Schoeman, l’écrivain Sud–Africain, le désenchanté, qu’ont-ils en commun si ce n’est cette écriture de réminiscence, de solitude et de silence, celle d’un humanisme dépouillé et obstiné.

            Karel Schoeman solidaire du combat des noirs de son pays…


            « Le passé est un autre pays ? Où est la route qui y mène ? »

 
            Car les morts vont se lever et revivre à travers le long monologue d’une vieille femme à la frontière même de « Cette vie », comme si la finalité expliquait enfin et seulement le sens secret d’une existence vécue et coulée dans le quotidien des jours ordinaires.

            Un père qui lisait péniblement des passages de la Bible, savait signer son nom. Une mère jamais même vue avec un crayon à la main.

 

            « En ce temps-là en nos contrées il n’y avait pas d’école, et rares étaient parmi nous ceux qui avaient de l’instruction… »

 

            De nombreux précepteurs dont les noms ne furent pas retenus ont défilés dans la ferme familiale qui au fil des pages va se dessiner aux yeux du lecteur… Autant de tableaux, de scènes où l’éclat des voix viennent briser tout à coup le silence, le bruit du vent, celui des roues d’un chariot, le piétinement des bêtes.

            Une écriture de murmure, où chaque bribe de souvenirs laisse entrevoir le mystérieux comme un coup de vent qui soulève le bas d’une longue jupe sur la bottine d’une femme, révélait la grâce d’une cheville.


           
« Le passé est un autre pays... »

 

            Le 19ème siècle dans le Roggeveld, le vécu des non-dits, comme une braise qui couve au cœur des êtres, « Cette vie » de lambeaux de mémoire, celle qui tâtonne et fouille son passé, avec des sursauts, des élans, des retombées, comme une flamme dans l’âtre d’un foyer…celui qui fut le sien et qui va s’éteindre avec celle qui se meurt.

            Ultime lueur sur un vécu…

 

            « Etait-ce délibérément que les voisins ont recommencé à nous éviter après tous ces événements, ou bien ne se sentaient-ils pas les bienvenus chez nous ? »

            « Les mots ne servent plus à rien désormais, et l’on ne refait pas le passé… »

 

            Fin d’hiver dans le Roggeveld « lorsque les fleurs sauvages, seul luxe qu’ait jamais connu ce pays de misère, surgissaient soudain dans la lumière crue et le vent froid du printemps hésitant. »

            « J’étais seule souvent, et peu à peu au court de mon enfance, la solitude pour moi devint une habitude. »

 
            Une chanson entendue dont remontent les paroles :

« La tristesse et la douleur

   Oh, la tristesse et la douleur

   La plante qui m’en guérira,

   Elle pousse près de la source. »

 

            « Je restai à l’écouter…ce n’était qu’une des nombreuses chansons que Gert fredonnait en permanence en travaillant… »

 

            L’arrivée de Sofie : « Tu es ma petite sœur maintenant ! Elle ne devait pas être beaucoup plus âgée que moi, bien qu’elle fut déjà mariée… » « …dans la chambre il fallait allumer une bougie et Sofie, penchée devant le miroir où elle était en train d’attacher ses cheveux, se retourna vers moi ; dans le demi jour, dans l’ombre, dans l’obscurité de l’eau noire d’un lac, empêtrée dans les plis étincelants de sa lourde robe de satin noir, sa robe de mariée, quelle portait pour la première fois chez nous ce soir là, et tendit les deux mains vers moi. « Petite sœur viens m’aider » murmura-t-elle les yeux brillants d’excitation comme si elle désirait partager un secret avec moi, mais tout ce qu’elle voulait, c’était que je lui attache son collier de perles autour du cou, des perles aussi noires que sa robe qui miroitaient faiblement à la lueur de la bougie. « Ce sont des rubis »…me dit elle, chuchotant toujours… »

« Je n’avais rien vu d’aussi beau… »

 

            « Je ne voulais pas savoir encore… »

           

            « Jacomyn, née à l’époque de l’esclavage était devenue la domestique attitrée de Sofie…elle dormait tantôt dans la cuisine avec la vieille Dulsie, tantôt sur un petit tapis au pied du lit de Sofie… »

 

            « Personne ne m’avait rien dit ou expliqué… »

 

            « J’accomplissais mes tâches sans me poser de questions, sans attendre la moindre explication… »

 

            Dévidement de mots, de confidence proche de la monotonie dont la beauté de la prose soutient l’attention, avec simplicité, sans fadeur, dans l’effleurement de petits détails : filet dorée d’une porcelaine de grand-mère, une neige d’hiver, un troupeau de mouton, des chacals… Un vol de vautour dans un ciel… Le mystère qui se dérobe au détour d’une phrase…

           

« Que savais-je de la vie a quarante ans ? »

 

            Tant de pudeur dans cette intimité qui se révèle au crépuscule de « Cette vie », que c’est à peine si émerge la conscience de la souffrance tant elle a été enfouie dans l’intériorité des conflits que l’approche de la mort autorise.

 

            « Je me souviens que c’était la fin de l’automne, qu’il faisait très froid, que j’était allongée les yeux grands ouverts, contemplant le clair de lune…

            Je sais que je suis restée longtemps étendue ainsi à peser le pour et le contre sachant que c’était là ma dernière chance de fuir cette maison endormie… »

 

            « A la maison comme je l’ai dit, lorsque j’étais enfant, nous n’avions pas de miroir, aussi n’avais-je jamais eu l’occasion de voir mon visage. Dans les dernières années, je réappris à vivre sans miroir – je n’en n’avais d’ailleurs nul besoin, car je savais trop bien à quoi je ressemblais… »

 

            Ce livre publié aux éditions Phébus a obtenu le Prix du meilleur livre étranger.

            Karel Schoeman l’auteur de «La saison des adieux », « Retour au pays bien-aimé », «  En étrange pays » et de tant d’autres œuvres, a reçu des mains du Président Nelson Mandela en 1999 la plus haute distinction Sud – Africaine. En dépit de la reconnaissance de son talent et des multiples récompenses, il demeure toujours ce marginal solitaire et sauvage qui fuit interviews et photos, dans le vieillissement et le dénuement.

Hécate.


cettevie 4ème de couverture 



http://fr.wikipedia.org/wiki/Karel_Schoeman

 

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Published by Hécate - dans Avis de lectures
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commentaires

Catharsis 09/11/2010 16:39



Un article très émouvant et en ce qui me concerne, du fait de mon parcours et de mes constats, presque insoutenable.


Lorsqu'hier je me cherchais, ne sachant si je devais ou non accepter mes divers états d'âme, les combattre ou en faire mes alliés, j'aurai certainement lu ce livre. Mais aujourd'hui, et tant que
faire se peut, je veux me consacrer uniquement aux chemins du présent sans plus me soucier d'hier ou de demain.


 


Que sais-je de la vie a quarante ans ?


Qu'hier je n'avais rien compris même si je savais beaucoup de chose et qu'il n'est nulle raison pour qu'il en soit autrement aujourd'hui. A partir de là, une bonne dose d'humilité semble de mise.


 


A bientôt.



Hécate 10/11/2010 15:29



Je ne sais quel est le rapport entre ce livre et ton parcours ...à l'évidence il éveille des échos très sensibles .


Le présent est fait du passé ,même dépassé ; l'expérience de nos émotions vécues n'est jamais totalement effacée . Les heures du présent sont importantes ...essentielles . Bien obligé
de faire avec !


 (Ce roman vient de paraître dans une édition de poche .)


Je ne sais si l'âge joue dans la prise de conscience de soi ; j'avais fait une comparaison entre Scheman et O.V.de L. Milosz ,et cette phrase reprise :


 que savais-je de la vie à quarante ans ?


me renvoie encore à Milosz  qui ,a écrit dans certains de ses poèmes qui sont autant de confessions


"Quarante ans. Pour apprendre à parler sans mépris ...


Quarante ans je vous ai cherché ...


...les quarante ans  d'attente tirent à leur fin .Je comprends ._je sens enfin que je sais ,que j'ai toujours su ,et qu'il est ici même une certaine manière de tout connaître
".


L'humilité  est ce qui manque beaucoup ,et pourtant sans cela ,quelle relation véritable  qui ne soit que vanité .


Par discrétion ,je n'ose poser trop de questions ...


                                                                                                      
Hécate



Plaie 21/12/2009 18:12


Et me voici encore, traînant sur votre fil, songeant grâce à vous, aux merveilles et au merveilleux, aux mystères et au mystérieux...

Restez bien au chaud dans vos tentures Magicienne.
Douce soirée à vous.


Hécate 21/12/2009 18:28


Ah! Plaie ,vous traînez par ici ,flairant le mystère...N'auriez-vous point quelque idée de ce que vous préparent ces tentures ? Il me semble ...:)
                                        
Belle soirée à vous
                                                          
votre Magicienne


gegouska 21/12/2009 08:23


Très chère hécate, ma prose vous empêcherait elle de vous rendre sur mon blog ou bien est ce... le froid qui vous pelotonnerait frileusement sur le votre, c'est dommage je trouve car une petite
visite, même hivernale, aurait été accueillie avec grand plaisir...!


Hécate 21/12/2009 10:50


Je vous prie de m'excuser Gegouska si je ne rends chez vous plus souvent,je réponds régulièrement aux commentaires qui me sont laissés ,et j'ai pour habitude de rendre visite à ceux qui
me font ce plaisir. J'avoue être assez lente parfois selon la teneur des propos que l'on me fait le plaisir de m'offrir et je préfère prendre le temps d'y réfléchir .
   Merci de vos aimables passages sur le fil d'archal.
J'espère que parmi mes articles ,vous en trouvez qui vous intéressent.
                                                                                   
Bonne journée Gegouska
                                                                                                                                
Hécate

                                                                                    


gegouska 20/12/2009 17:51





Guern de Bé 20/12/2009 09:14


Oui, c'est lui qui a écrit "Crash", livre que je n'ai jamais réussi à finir tellement il m'a rendu malade...C'est dire s'il est puissant !
Mais il a écrit des nouvelles fantastiques (dans tous les sens du terme)...En fait, il a une place un peu à part dans la SF et d'ailleurs, à la FNAC, il a été rangé dans les "auteurs
anglophones"...C'est de la SF spéciale puisqu'elle nous parle de notre présent...
Il y a Flaubert qui a écrit "madame Bovary"...et il y en a d'autres, mais c'est quand même assez rare, surtout écrit à la première personne du singulier (ce qui, selon mes souvenirs, n'est pas le
cas de madame Bovary).


Hécate 20/12/2009 14:49


Moi aussi ,je réfléchis depuis à cette écriture à la première personne du singulier d'un auteur masculin. Je ne retrouve pas ,(c'est un peu agaçant:) )hormis  Jeffrey Eugenides
dans "Middlesex " où plusieurs chapîtres  sont écrits ainsi...ll est vrai que cela commence ainsi : "J'ai eu deux naissances.D'abord comme petite fille ..." ce qui en dit pas mal sur la
singularité  et du livre et de l'auteur !!!
Il y a aussi Atonio Benitez-Rojo  ( Romncier et essayiste cubain ) qui dans "Femme en costume de bataille " a rédigé plusieurs chapitres de ce roman à la première personne du singulier
quand il laisse la narration à ses héroïnes féminines.
Olivier Wilmart avec "La nuque bleue" ,mais je ne l'ai pas lu .Sinon, no rien remonte à ma mémoire ...
 Peut-être une piste à suivre   qui serait un bon exercice pour activer  l'esprit :)
                   Bon dimanche Guern'
                                                        
Hécate


MICHEL 20/12/2009 09:08


De passage seulement... pour te souhaiter un bon dimanche. AMITIES.....MICHEL


Hécate 20/12/2009 12:29



De ce passage Michel ,merci ,et bon dimanche à toi aussi.
                                                                                                     
Amicalement.
                                                                                                                      
Hécate



Nettoue 19/12/2009 17:26


Le passé est une autre vie, les mots sont beaux. Mais il est dit que l'on emporte toujours la terre et l'accent de son pays, collés à la semelle de ses chaussures ! L'oubli n'est pas facile et puis
les souvenirs tiennent chauds, même lorsqu'ils tremblent en larmes sous les paupières...
Bon dimanche
Amicalement
Nettoue


Hécate 19/12/2009 22:10


Nettoue, voilà bien  en une phrase toute la nostalgie exprimée !
Tout ce roman est comme un bouquet de fleurs sauvages dont les mots  dénouent le ruban des souvenirs ... 
 Merci ,et à bientôt peut-être :)
                                               
Hécate
                               


Maud96 19/12/2009 16:19


Chaque fois que je viens lire ici, j'apprends de nouvelles choses, ou découvre de nouveaux auteurs (mais je suis, hélas, oublieuse). Ce monsieur, qui voulut au départ être moine, semble-t-il, a
vraiment beaucoup travaillé !
Recueillir la mémoire des gens et en faire des livres me semble être une belle manière d'enrichir la mémoire de l'humanité toute entière...


Hécate 19/12/2009 21:55


Bonsoir Maud ,il fait bien froid où tu es , et moi , bien loin du climat rude de l'Afrique du Sud ,que Karel Schoeman intégre totalement dans la narration de ce roman. Ce
qui fait la force ,la beauté de cette oeuvre,c'est quelle touche à l'intime ,au vécu ,de quelque pays que l'on soit.
 Les prix que cet écrivain a reçu sont une juste estime de la qualité de toute sa vie tournée vers la littérature ,la sienne ,celle des autres puisqu'il a traduit entre autre Tchékov.
 Son oeuvre est immense . Et ,moi c'est seulement le deuxième livre que je lis de lui !
                                                                                                         
Bonnes vacances .
                                                                                                                                    
Hécate 


Guern' de Bé 19/12/2009 10:41


Un homme qui prend pour héroïne une femme, c'est assez rare dans la littérature pour être souligné... Je ne le connais pas du tout...mais comme d'habitude, tu donnes envie de lire les auteurs que
tu présentes. C'est un don !
Tu aurais sans doute fait une excellente prof de français...
En ce moment, je lis J.G. Ballard...c'est plutôt bien mais ça n'a strictement rien à voir. J'aime la S.F....


Hécate 19/12/2009 11:57


Assez rare? J'avoue ne pas avoir  un autre auteur à citer ..Cela a déjà été fait pourtant ,mais comme rien ne me vient en mémoire ,donc je passe  :)
J'ai choisi de  faire un billet  sur les romans ,ou les auteurs qui me "parlent" vraiment, encore qu'un livre puisse me plaire et me laisser sans mots pour l'exprimer !!!
  Je n'ai pas lu Ballard ,mais j'avais vu "Crash" filmé par David Croenberg ; c'est d'après son livre ? C'était extrème ,puissant.
J'ai peu lu de science-fiction ,plus attirée par  la littérature  fantastisque,encore que les frontières soient proches parfois, tel Abraham Merrit  auteur d ' "héroic
fantasy"...
  C'est le second roman que je lis de Karel Schoeman ,et il dresse  de si saisisssants portraits des personnages secondaires que,oui rien n'est de trop dans ce livre...La traduction est
vraiment excellente.
      Bonne journée Guern' de Bé,tes commentaires ont toujours une note plaisante  :)
                                                                                                                                 
Hécate


Fred de Roux 19/12/2009 00:16


Le passé est un autre pays. Une phrase étonnante de concision et de tant de souvenirs. Hier était hier et aujourd'hui ne sera jamais cet hier-là mais un autre. Se souvenir du temps
passé est un exercice délicat car on peut exhumer des cadavres, mais refuser l'afflux des souvenirs, c'est être déjà mort, c'est en fait refuser la vie, la vie qui se construit dans la durée ainsi
que dans le fugace. Alors autant se réfugier dans ce temps passé, dépassé, puisqu'on ne se construit que sur ce passé. Quand on est à la fin de sa vie, se remémorer ce que fut notre vie peut
procurer certes des douleurs mais également des joies. Et c'est en s'appuyant sur le passé qu'on peut continuer d'avancer, si peu que ce soit qu'il nous reste à vivre.
Oui, le passé est un autre pays. Mais on ne s'en éloigne jamais totalement.


Hécate 19/12/2009 21:18


Fred ,je ne sais qu'ajouter à ce que tu énonces si bien ici,et j'ai attendu ce soir pour te faire une réponse digne de ton commentaire  qui va dans le prolongement de ce grand
roman.,
Le passé ,cet autre pays,oui j'ai retenu cela .
"Je ne veux plus me souvenir " dit cette femme qui s'approche de la mort à la page 93 ...le livre en a 265 ,c'est donc que l'auteur  tient à démontrer combien il est difficile de ne pas
retourner vers ce pays perdu ,le passé .
"Silence . Si seulement je pouvais dormir ,si seulement je pouvais mourir -mais les deux sont impossibles. J'agonise ,mais ne meurs pas encore , j'attends ,éveilée dans la maison endormie ,sans
défense contre les pensées et les images et cette implacable exigence : raconter et me souvenir ".

Comme tu le dis ,on ne s'en éloigne jamais totalement.
       Bonsoir Fred et merci  bien sincèrement d'avoir pris le temps de t'attarder sur mon billet, Karel Schoeman touche à l'universel  avec cet
ouvrage.C'est aussi cela qui m'a parlé.
                                                                                                            
Amicalement.
                                                                                                                         
Hécate


Iougenaie 18/12/2009 21:28


Par cette froide soirée hivernale, je lis vos quelques mots juste après avoir écrit les miens que je vous invite à lire si le coeur vous en dit. Ce matin, alors que je me suis levée trop tôt, j'ai
pu voir le jour poindre sous une neige qui ne cessait de tomber. C'était somptueux. Savez-vous que je vous aie au creux de mes pensées chaque jour depuis une semaine, en compagnie des enfants
brontë ? Il m'a été donné de voir une adaptation du roman Jane Eyre, en anglais non sous-titré. Cela m'a donné envie de me replonger dans les Haut de Hurlevent, et le hasard fait que nous étudions
un passage en anglais une fois encore. Alors des pensées pour vous... Eugénie.


Hécate 18/12/2009 22:37



Savez-vous que ce roman est si esseulé ,si empli de paysages sauvagement rudes et beaux et dont le climat est aussi  intériorisé j'ai ,par instant songé aux Brontë ,à ces enfants
refermés sur leur monde intime. Plus de retenue ici,mais un lyrisme fort et emporté par le vent...une ferme ,le dix-neuvième siècle...La neige en hiver...la fulguance des printemps ,les secrets
que l'on taît...
Merci de vos pensées ce soir , chère Eugénie...
Vous savez combien les Brontë me sont chers ,des années de patiente passion,oui...pour rassembler les éléments de cet article que vous connaissez bien.
                                                                        
votre Hécate



mel-and-tof 18/12/2009 15:16


Bonjour Hécate
C'est vrai que l'on ne devarit pas lire les commentaires qui arrivent à fausser notre jugement,qu'on le veuille ou nn
J'ai bien cru à une joute franche !!!
Ta réponse me va et je reprendrai avec attention cet article ,sans avoir les idées embrouillées
Bonne journée mon amie
Gros bisous MEL


Hécate 18/12/2009 16:31


Bonjour Mel ,mon avis sur les lectures des commentaires sont plus nuancés ,car plusieurs fois il est arrivé que l'avis de l'un fasse rebondir le propos de l'autre quand celui-ci est dirigé
sur le thème même de l'article.
Certaines joutes sont amicales,et point n'engendrent de querelles sinon le plaisir d'un peu d'humour ,comme je l'explique plus haut.
Si éventuellement il y avait réellement un problème sérieux sur un sujet que j'aborde ,il y a ma messagerie  indiquée plus haut à droite sous le portrait.
J'accepte des positions opposées aux miennes sur une oeuvre ,sans entrer pour cela en conflit  :)
  Point ne voyons la discorde , ce blog est un lieu de rencontres et de partages  bien amicalement ouvert.
     Je te souhaite une bonne fin de journée Mel :)
                                                                              
Hécate 


MICHEL 18/12/2009 13:00


Faut-il attendre de mourir pour se pencher sur son passé et enfin l'exhumer... Faut-il attendre la secousse finale, passé envolé en même temps que son âme et ses os... Faut-il? Non! Je me bats
chaque jour, chaque seconde, pour essayer de vivre au présent... Mais si laid il est, que parfois j'avoue me raccrocher au passé, berceau de ce que j'ai été et dont je porte les traces indélibiles
encore aujourd'hui!... Oui j'en souffre car il n'a pas été que bonheur... Ce monde m'est quasi-inconnu, je n'ai pas souvenir d'avoir vécu avant l'âge de 8 ans (mais c'est une trop longue
histoire)... Alors devrais-je employer son opposé, pour ne point le citer? A ce jour, non, je ne le veux plus... Chaque vie, porte en elle les marques du destin... Alors oui malade en convalescence
je suis, mais que m'importe... Est-ce si important dans ce monde où chacun(e) soigne ses plaies?... Rien je suis et de plus en plus, tiens à le rester... Merci seulement de le (de me) respecter! A
moi seul de me réconcilier avec moi-même et avoir tant soit peu de tendresse!
A toi Hécate, en toute amitié.... MICHEL


Hécate 18/12/2009 17:56


Se battre ,se débattre contre tout ce qui blesse est le lot de bien des êtres ,les écrivains ,les poètes,les artistes et ceux qui ne le sont pas ,et ceux qui aiment tout cet univers
parce qu'en recherche de quelque chose,(peut-être aussi par curiosité ,rien n'est exclu) nous  font comprendre qu'il ne faut pas attendre d'en être arrivé aux portes de la mort.
Du moins c'est ainsi que je conçois ma plongée dans le passé ,pour mieux savourer ce que peut apporter le présent. Que ce soit personnellement où à travers les traces de ceux qui ont tirés de leur
plaies de quoi nous ouvrir les yeux ,réveiller des émotions enfouies.
Baudelaire savait que la boue et l'or voisinaient. ..
Il est des circonstances où hélas cela semble une découverte fraîche...
Point de souvenirs avant l'âge de Huit ans dis-tu?
 Ah!!!! ...et moi qui en ai en mémoires des sensations ,des pans de vie avec seulement quelques mois d'apparition en ce monde  !!!
Je reste bien pensive...
Je n'avais pas de mot ,rien que mes yeux ouverts sur le jour,sur la nuit ,je dormais peu ,oui ,cela je m'en souviens de ces longues ,trop longues nuits...et ces sensations à l'esprit...à l'être
minuscule que j'étais...J'ai tout encore comme si c'était hier ,le son d'un pas ,un rayon de soleil sur un pommier en fleur...la poussière qui dansait...l'éclat d'une couleur sur la rosace de la
porte vitrée d'un buffet...
La poésie ,la musique ,le dessin plus tard ont eu des accords avec tous ces ressentis indicibles alors..
Je n'avais pas de mots ,non ,seulement du silence et des larmes...
Besoin de se réconcilier avec soi-même...? Est-ce vraiment cela ...? Où  seulement ,comme tu le dis ,besoin  d'être respecté simplement ...en "Cette vie"...
                 Bien sincèrement ,Michel.
                                                
Amitié .                 
                                                           
Hécate


Jean-Michel 18/12/2009 12:25


Rude région que ce Roggeveld, une partie montagneuse du Karoo semi-aride. L'hiver il fait froid, l'été on crève de chaud. Quant à la pluie, il ne pleut presque jamais.
Tout cela permet des nuits étoilées magnifiques mais ne nourrit pas son homme. Excellente idée, chère Hécate, de nous avoir fait découvrir ce grand écrivain sud-africain.


Hécate 18/12/2009 12:48


Vous semblez connaître ce pays Jean-Michel,  je le découvre sous la plume splendide de cet écrivain .
Dans un passage il est fait allusion à l'extraction de diamants du côté de Barkly ouest ...aussi à la blancheur des zygophyllums sur les collines au printemps.
Si peu de pluie? Donc cette poussière s'explique ...
Merci pour cette qualité  de votre propos qui répond à ce roman.
                                                                                                              
votre Hécate


Nettoue 18/12/2009 11:42


Je reviendrai m'attarder plus longuement sur un blog qui mérite toutes les attentions.
En attendant, je vous remercie
Amicalement
Nettoue !
PS, Vous savez beaucoup de faits non signalés sont voulus. Mon blog est ouvert à tous. Je publie tous les jours et fais beaucoup de recherches. La confusion, je le reconnais est possible !
Merci


Hécate 18/12/2009 12:22



Bien sûr Nettoue ,la confusion arrive .
Je m'en serais voulu que ma précision sur Enée ,ce héros et Prince Troyen vous chagrine ,et c'est très amicalement que je me suis exprimée à ce sujet.
Je suis loin de publier à votre rytme ,bonne continuation donc.
                                                                                                            Bonne
journée
                                                                                                                                     
Hécate



Plaiethore 18/12/2009 11:29


Je vous l'écrirai probablement dimanche Magicienne Mia.

Ici, le ciel est bleu gris. Il fait froid et... j'ai comme une boule en travers de la gorge ;)


Hécate 18/12/2009 11:43



Un dimanche pas comme les autres alors...
Ne me dites pas que vous avez une boule de cristal dans la gorge ,cher Plaie !...
       Mes oiseaux sont au chaud ,mais bien calmes par cette blancheur poudrée et glacée...
                                                                                     
votre Hécate



gegouska 18/12/2009 08:31





Hécate 18/12/2009 10:22


"Le gel ,ce vieux jardinier ,m'a offert au petit jour
 un bouquet de fleurs givrées". (Miroslav Florian ,né en1931 ,en Bohême)

"Le paysage immobile nous enveloppa ,le ciel ,au-dessus de la terre grise et morte ,était blafard et l'hiver , immobile  ,s'installa tout autour de nous . Dans le ciel tournoyaient de fins
flocons de neige que nous apercevions un instant dans la lumière  avant qu'ils disparaissent ". (Karel Schoeman . CETTE VIE ) 
                        Bonne journée Gegouska
                                                                    
Hécate


alainB 18/12/2009 07:14


MILOSZ est venu à Pornic, peu de temps avant de regagner les USA où il dirigea un enseignement à Berkeley. Il y a écrit des poèmes qui sonnent comme un bilan avant un nouveau départ :
" A la messe, une fillette sybille
tourne les pages du livre sur le lutrin
les lettres sont grandes comme deux paumes
chant à la madone de recouvrance
(qu'elle protège ce doux coin de france !)
j'ai prié dieu de faire de moi ce qu'il veut
je lui ai dit que je suis reconnaissant
même pour l'insomnie à marée montante
dans l'examen d'une vie."

cordialement
alainB


Hécate 18/12/2009 09:34


Je pense   Alain que vous me parlez  ici de Czeslaw Milosz ,le neveu ( à la mode de jadis ,disait O.V.de .L M ) d'Oscar Venceslas de Lubicz-Milosz auquel j'ai
consacré un article en deux parties qui a été traduit en lituanien dernièrement à ma grande surprise.
(Si vous êtes intéressé ,vous le trouverez dans la liste du fil d'archal ).
J'avoue ne pas connaître l'oeuvre poétique de Czelaw et je vous remercie d'être venu apporter ce poème ici.
O.V.Milosz dans une lettre mentionne leur  rencontre  en 1931 ,et son agréable impression de ce jeune homme qu'il décrit comme un poète à la fois enthousiaste et pondéré ,et qu'il
considérait un peu comme un fils .
      Encore merci à vous ,et bonne journée.
                                                                        
votre Hécate


Plaiethore 18/12/2009 02:23


Bien sûr Hécate très chère, je vous en ferai la confidence.

Vous dormez probablement déjà... Et moi je contemple une dernière fois votre oiseau couleur de la nuit, avant d'entrer dans la mienne.


Hécate 18/12/2009 10:45



A votre heure donc la confidence ...

Je dormais oui ,et le freux aussi ,bien que son sommeil soit très  léger ,et ,son énergie est stupéfiante si je compare avec les deux corneilles !!!
(Je suppose qu'il a eu intuition de votre regard ...:) )
Toujours sous la neige ...
                                votre
Hécate



Gérard 18/12/2009 00:51


Très heureux que Garouste vous titille , pas étonnant ses mots sont aussi colorés, saturés que sa peinture. Bonne nuit !


Hécate 18/12/2009 10:54


Ses mots? Ecrirait-il autrement que par ses tableaux déjà bien éloquents ?
Si le verglas ne sévissait,je foncerais voir de plus près dans une librairie ,si ses tableaux frétillent dans les pages de quelque livre à disposition...Quand je pense que je ne connaissais point
...Ah!...
                                                 
Bonne journée  Gérard (il y a des photos à faire avec cette blancheur  poudrée...:) )
                                                                          
Hécate


monochrome.dream 17/12/2009 21:15


C'est vrai...
Je manque de temps en ce moment, et ce sera comme ça au moins jusqu'au 5 janvier. Du coup, je suis un peu larguée sur la plupart des blogs que je lis d'ordinaire. Mais rassure toi, je ne t'oublie
pas :)


Hécate 17/12/2009 21:22



Bon courage à toi ,alors...Tu écris toujours avec une aubépine en fleur dans l'âme entre épines et pétales...
Bonsoir Monochrome.Dream ... :)
                                                                     
Hécate
         



Old-Luck-Oie 17/12/2009 20:24


Ah, oui, j'imagine qu'ils n'ont guère intérêt à sortir sous la neige, et doivent envier les votres, qui ne connaissent plus ni la migration, ni la quête désespérée de nourriture, ni le froid, ni la
vulnérabilité de leur plumage fuligineux dans les étendues blanches... =)


Hécate 17/12/2009 21:17


Ils avaient prévus la veille ,Old-Luck-Oie ,et ils se connaissent ,car les rideaux ouverts ils se lorgnent et se répondent du moins avec celui qui est fasciné par l'informatique : ce
qu'ils se disent ,ça...!!!
                      votre Dame Hécate


Plaiethore 17/12/2009 17:21


Ce n'est sûrement pas moi qui oserais dire que le corbeau est oiseau de malheur.
Il serait plutôt pour moi un volatile porteur d'augure... ou d'avertissement ; car il est vrai qu'un jour une étrange histoire m'est arrivée avec pour présence ces corvidés.

Je ne manquerai pas de continuer à caresser cet oiseau et à le regarder dans les yeux.

Bien à vous... et Merci.


Hécate 17/12/2009 18:50



Ah! Plaiethore ,vous attisez ma curiosité...Cette étrange histoire en présence de corvidés ,m'en feriez-vous confidence un jour ? ...
Je ne veux rien forcer ,vous le savez bien.
(On m'a dit tant et tant de choses des plus erronnées concernant  ces noirs oiseaux ,que... :))

La plus fantastique histoire que votre magicienne a connu avec l'un de ces corbeaux ,c'est avec une corneille  ,totalement libre et sauvage ,qui s'est laissé embrasser .L'oiseau était
immobile sur une branche relativement basse d'un arbre à un carrefour (eh! oui ! )quand  cela se fit . Votre magicienne avait pensé que ce corbeau tout d'abord était peut-être en difficulté
,pour s'être laissé ainsi  approcher ; mais après ce baiser ( inoubliable )sur les plumes de sa têt ,il s'est envolé silencieusement...
Un moment de pur bonheur !...D'intense émotion !...

Passez  regarder celui-ci quand vous le voudrez .
                                                                              
votre Hécate



mel-and-tof 17/12/2009 17:09


Bonsoir ma chère Hécate
Je ne dois plus rien comprendre !!!
je me suis mise à lire les commentaires
 ce n'est qu'une bagarre d'épistoliens ou alors je n'ai rien compreis !!!
Bonne soirée mon amie
Gros bisous MEL


Hécate 17/12/2009 18:28


Non ,Mel ,point de bagarre ,mais des "fantaisies amicales" de quelques amis et ami(es) , qui me chahutent un brin , qui n'enlèvent rien du sérieux de certains
commentaires .
Ici ,c'est ouvert ,et par ces périodes de fêtes ,les moments difficiles des uns ou des autres un peu d'humour est salutaire ...
Je reconnais que cela peut paraître un peu désordonné :) ,mais si vous revenez ,lisez le poème d'Hermann,vous verrez qu'il est dans le ton du roman de Karel Schoeman ,et aussi ,certaines phrases
qui me disent que cet article a été lu  attentivement.
        Bonne soirée ,Mel
                 A une prochaine fois .
                                                   
Hécate


Pierre 17/12/2009 16:03


Merci d'avoir aidé Verdi.
Amitiés,Pierre.


Hécate 17/12/2009 16:45



Bonjour Pierre ,je suis reconnaissante envers les  oiseaux qui m'ont appris beaucoup...
                                                                                                                                       
Hécate



Paracelsia 17/12/2009 15:08


Oh oh oh! De la vibrante et délicieuse lecture, à consommer sans modération...


Hécate 17/12/2009 16:34


Du moins très loin de l'insignifiance ,chaque phrase  détient un pouvoir évocateur qui  surprend, tapie comme un cobra dérangé  qui se dresse au détour d'un buisson en
plein soleil !
         Bonjour Paracelsia  :)
                                  
votre Hécate


Plaiethore 17/12/2009 11:06


Savez-vous que cette nuit, pour une rare fois, j'ai dormi tranquillement, sans me réveiller 40 fois en hurlant comme un dément, me dressant hors de mon lit et tentant de me battre contre mes
fantômes oniriques ?


Hécate 17/12/2009 13:00


Non ,Plaie ,je ne savais pas...Si c'est l'échange de regard avec le freux qui vous a fait cet effet ,faudra renouveller les caressantes pensées avec ce corvidé   :)
Qui osera dire que les corbeaux sont des oiseaux de malheur !!!!!
                                                                                                                      
votre Magicienne


gegouska 17/12/2009 05:54





Hécate 18/12/2009 18:06


Quelques vers de O.V.de L.Milosz pour Gégouska :

 "Dans un pays d'enfance retrouvée en larmes...
 - Mais le jour pleut sur le vide de tout.

Pourquoi m'as-tu souri dans la vieille lumière...

Et pourquoi  et comment ,n'ayant jamais connu
Ni mon visage , ni mon deuil ,ni la misère
Des jours , m'as-tu si soudainement reconnu ..." 


gegouska 17/12/2009 05:02





Hécate 18/12/2009 09:57


"L'amour comme l'amitié comportent nécessairement certaines vertus sans lesquelles ils ne sauraient exister .Ils réclament une confiance qui semblent à certains folle témérité". (ALLAN
BLOOM )
                           Amicalement .
                                               
Hécate


René 17/12/2009 00:07


Bonne nuit Hécate ☼☼☼


Hermann 16/12/2009 23:57


Le passé....

Il se cache dans l'ombre de la mémoire,
à l'abri du temps, de peur d'être émietté
se nourissant chaque jour d'une histoire
sans laisser paraître un seul signe de satiété
Mais arrivera le jour où se dissipera son anxiété,
et il se glissera, hésitant, hors de son refuge ce soir...
Hermann



 A la frontière de "cette vie" la langue se délie et le passé s'écoule lentement de la bouche comme, comme le saignement d'une entaille....
Me revoila donc chez toi Hécate, je suis entré cette fois-ci par la porte de "cette vie"...
Ces quelques lignes auront été suffisants pour attiser mon désir de découvrir ce livre,  et aussi cet auteur...  (Tu m'avais déjà parlé de lui mais ma négligence me l'a effacé de
l'esprit).
J'espère que je trouverai très vite ce livre en librairie ici...
Mes amitiés


Hécate 17/12/2009 00:24


Par cette nuit de Silence
De tes vers la Présence ,
                            Seulement ,simplement merci à toi
Hermann...
                                                                                                          
Hécate
PS :Ce livre a été publié en 2009.
 Il vient d'obtenir un prix , il est en librairie de nouveau .


Plaie 16/12/2009 23:01


Je caresse alors votre superbe freux de mes pensées les plus délicates... Quel merveilleux oiseau - encore - et quelle chance il a de vivre aux côtés de vos dentelles et de se mirer dans les
pierres de vos bagues.

Belle nuit Magicienne Mia. Belle nuit.


Hécate 16/12/2009 23:14


Je crois cher Plaiethore que c'est moi qui possède cette chance inouïe de partager l'intimité de trois extraordinaires corbeaux ...
Celui qui est dans la pièce où est l'ordinateur suit tout ce qui s'échange ici ,et plus d'une fois ,il me signale d'un vigoureux croassement le passage d'amis chers,qu'il devine...Quand vous
croiserez un de ces oiseaux ,faites bien attention ,peut-être est-il un message pour vous. J'ignore comment , mais j'ai eu plus d'une preuve de leurs communications à distance !!!
 Un peu de cette Magie ,pour votre nuit ...et vos jours à venir      :)
                                                                                                                                    
votre Hécate


Old-Luck-Oie 16/12/2009 20:00



Patience, Dame, je ne suis pas satisfaite de la prise d'hier... Demain, je retente ma chance. Peut-être de nuit, si je rentre suffisament tard =) Oh, elle n'a rien d'extraordinaire, cette image,
mais Hécate y serait à sa place... =)
Vos passages en ma demeure me font toujours un immense plaisir =D!

O.




Hécate 16/12/2009 21:57



????             !!!!          :)
                                 De
plus en plus mystérieux ...
                                                                             
votre Hécate


                                    



Plaie 16/12/2009 16:30


Oh ! Quel majestueux oiseau au regard ténébreux !
Est-ce l'un de vos trois corvidés Magicienne ?


Hécate 16/12/2009 19:12


Bien sûr ,c'est là l'un de mes trois corvidés ,c'est lui  le corbeau freux ,le plus méfiant envers le genre humain en dépit de plus de douze ans de complicité ,de charme ,de
tendresse ; il fuit les appareils photographiques et il est impossible de le fléchir s'il a décidé de refuser d'être présenté à une personne qu'il ne "sent "pas  :)  
Noir jusqu'au fond de la langue ,des reflets bleus et violets sur son plumage  ; vous voyez ici une attitude qui exprime la confiance ...prêt à accepter une caresse .
                                                                                                               
votre Magicienne


Un admirateur romantique déçu.... 16/12/2009 13:15


Hécate,
snif,
je ne vous pensais pas si frivole, ma chère âme....
Votre blog avait l'air si sérieux, si cultivé, si classieux, si....
Je m'en vais me noyer dans le fleuve de mes larmes....


Hécate 16/12/2009 13:34


Sachez ,"admirateur romantique ",que l'humour est une des formes de l'élégance ,Oscar Wilde confirmerait mon propos ,et Baudelaire dirait combien le rire est d'essence satanique
,donc...soit vous me taquinez (ce que je crois :) ) soit vous n'avez rien compris au Romantisme  et là ,je n'en crois rien !!!

Je pense vous avoir démasqué ,cher !!!!
                                                        
votre Hécate


Plaie 16/12/2009 11:12


C'est plutôt la moëlle qui s'est échappée de mon crâne fêlé.
Je vais y remédier. Je ne voudrais pas attirer votre courroux... Boooooouh !

Plaie vôtre qui s'en va travailler un tantinet.
A plus tard Hécate très chère.


Hécate 16/12/2009 12:07




Mon courroux ,chair Plaie ,vous n'y songez point sérieusement : vous savez combien vos facéties sont... piquantes  :) et drôlatiques  !
Voyez là ,un corbeau amical tout disposé en votre faveur ...Qu'en dites-vous ?
 Il est l'ambassadeur de votre Magicienne ,afin de vous faire oublier les atroces orties trop urticantes.
Ceuillez dans la fleur de son regard  son mystérieux message ...
                                                                                                                   
votre Hécate 


Plaie 16/12/2009 11:00


Oh désolé ! Je n'avions point vu le message de Marguerite adressé à Hedgarallaan.
Je vais le sortir de sa torpeur de catacombes et le sommer de venir rendre des comptes sur ses agissements de discoteux.


Hécate 16/12/2009 11:09


Oh! c'est un comble !!! Vous n'aviez point pris la peine de porter la missive de Marguerite à votre complice Hedgarallaan !!!!
Mais enfin ? A jouer les feux-follets ,vous êtes étourdi ,vous avez abusé de phyltres chez Faust  ou...des fioles de la Magicienne ,ou sucé la moëlle d'un crâne qui a perdu la tête ?
                                                                                            
votre Hécate


Plaie 16/12/2009 10:57


Mais, mais, mais, je suis déjà viendu... J'ai même lu la lettre enguirlandée adressée au suppôt de l'estrade, Magicienne Mia.


Hécate 16/12/2009 11:01


C'est que voyez-vous ,je n'étais pas passée par mon fil pourpre , vous faisant la faveur de ma première visite matinale cher Plaie   :)
                                                          
votre Magicienne


Plaie 16/12/2009 10:06


Vous n'allez tout de même pas m'envoyer votre corneille me picorer les yeux Magicienne ?

Bel Os de ma Plaie, faîtes donc cela, passez au mixeur cette pouf de Marguerite !
Non, mais pour qui se prend-elle à la fin ?!!


Hécate 16/12/2009 11:18



Cher Plaiethore ,quelle idée vous faites -vous donc de "votre" Corneille Noire ?...
Vous auriez besoin d'une sérieuse initiation quant à ces corvidés  :)
Trop imbibé des lectures d'Edgard  et de son funeste Corbeau ...
Non ,ici ce n'était qu'une douce tendresse comme une corneille sait en prodiguer  ( et sans plaisanter le bec de ces rapaces est  capable d'effleurement et de
caresse...)
  Rassurez donc Hedgarallaan...
     Quand à Marguerite ...je crains que sa situation ne soit des plus dramatique !!!
                                                                                                                  
votre Hécate
                     



Gertrude 16/12/2009 09:33





Je suis le crâne mixeur à Marguerites
GGGGGRRRRRRR!







Hécate 16/12/2009 10:57


Ma chère Gertrude je ne vous savais si fervente des ustensiles ménagers !...Où est l'époque où l'on flambait le punch dans un crâne ?...Le Romantisme ...est-il mort ?
      Vous n'êtes point tendre envers ces fleurettes  :)
                                                                                               
votre Hécate


Gertrude 16/12/2009 09:28


Rhhhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaaaaaggggggggrrrrrrrrrrrrrrr!!!!!!!!
Il y a une Marguerite qui drague mon Transi!!!!!
Attention!!!! Je déguste un saladier de marguerites chaque matin aprés les avoir effeuillées une a une avec une pince à épiler!


Hécate 16/12/2009 11:25



Tiens ,vous dégustez des marguerites chaque matin ,chère Gertrude ? Je vous pensais adonnée à d'autres saveurs...Vous m'aviez laissé entendre que...
 Vous variez les plaisirs gustatifs selon les heures ,sans doute ...:)
                                                                                                      
votre Hécate



gegouska 16/12/2009 08:31





Hécate 16/12/2009 21:56


" L'Hiver  ,les murs sont pleins d'affiches
Pour Fêt's et Bals de charité ,
Car pour nous s'courir , eul'mond' riche
Faut qu'y gambille à not' santé ! "  (Jehan Rictus )


Marguerite 15/12/2009 23:57


Chacunes de vos paroles sont comme autant de divines perles  que je porte enroulées autour de mon coeur ,cher Hedgarallaan ..."- Ah! je ris de me voir si belle en ce miroir ...Ah!
..."
                                                


Gertrude 15/12/2009 21:56



Et bé!
Si même mon Transi s'y met ....
J'en suis toute défrisée, tiens..




Au fait Hécate, je crois que Popovitch a besoin de vos services sur Adhère..
Message perso.



Hécate 16/12/2009 12:09



       Surprise Gertrude ?...
                                 Et
moi donc !!!!
                                                       
Hécate



... 15/12/2009 14:49





Hécate 15/12/2009 22:38



Charmante danse ...Mais à qui ai-je donc l'honneur ?...Hécate
                                                                                               



Hedgarallaan 15/12/2009 14:41


J'ai toujours trouvé très étrange cette manie qu'ont les humains, qui à l'approche de la mort, se sentent investis de dire ou d'écrire les choses qui auraient pu l'être durant toute leur vie.
Je trouve cela assez terrible en fait.

Il m'arrive régulièrement de faire un topo sur mes non-dits et je fais toujours mon possible - enfin mon vouloir - pour remédier à la carence de la parole.



(et hop ! Je joue du gif animé moi aussi :))


Hécate 15/12/2009 23:18



C'est tout aussi étrange que dès qu'une personne meurt ,elle soit embellie par les survivants !...


Si la parole me manque quelque peu ce soir ,je vole vers vous cher Hedgarallaan , vos yeux doivent être délectables
...:)                                 
votre Corneille  Magique Hécate




:) 15/12/2009 10:55













Hécate 15/12/2009 11:09


Agréable sourire lumineux que voici  !!!
                                                                     
votre Hécate


gegouska 15/12/2009 03:40


Bonjour, cette femme dont je devine ou entre aperçois les secrets que la lecture de ce livre qui me semble échappé d'un autre continent, va me permettre de parcourir son long destin qui au
crépuscule de sa vie égrenne son chapelet de souvenirs. Merci de m'avoir permis de connaître cet auteur que je vais aller m'empresser de lire. Je t'aie déposé dans la liste de mes amies afin de
pouvoir venir plus régulièrement visiter tes écris. Bonne journée à bientôt


Hécate 15/12/2009 11:07


Bonjour Gegouska ,et merci pour cette belle fleur et de tes aimables mots qui mettent un peu de chaleur en cette grise et froide journée .
Dans ce roman ,il y a toute une végétation à découvrir ,des fleurs inconnues,des noms qui sont déjà comme une poésie botanique...
                                                             
Bien amicalement .
                                                                                     votre  
Hécate


Gérard 14/12/2009 19:58


Il a bien  failli devenir  moine ce bel écrivain. J'ai survolé le sujet de la femme sur son lit de mort qui repense à sa vie, c'est çà ? Je viens d'acheter  "l'Intranquille" de
Gérard Garouste ce type me fascine tourmentée par sa vie et sa peinture qui lui ressemble.
Bonne soirée ..tourangelle !


Hécate 14/12/2009 22:45



Je viens de voir un peu de quoi retourne ce Gérard Garouste ,et oui ,il doit être bien fascinant. Son père me fait vaguement penser à celui de Milosz,avec son sabre sur les
genoux!!!...
A ma prochaine descente en librairie il me faudra voir un peu sa peinture  :)
Merci de l'orientation,et bonsoir à vous Gérard.
                                                                                  
votre Hécate



Renard 14/12/2009 01:41


Je le lirai ce livre Hécate, ta façon d'en parler me va droit au coeur, je vais faire mon possible pour le trouver car j'ai envie d'accompagner ses réflexions à cette femme
Merci à toi pour cette présentation
Je t'embrasse. 


Hécate 14/12/2009 14:21



Aucune diffilculté en ce moment à trouver ce roman de Karel Schoeman ,il est paru en 2009  et mérite bien le plus grand prix littéraire d'Afrique du Sud ,le prix Herzog
.
Un style  prenant qui  sait  mêler la description des saisons ,de la végétation  et décrire  les étapes de la vie d'une femme  et
des êtres qui l'entourent . Une très belle écriture. 
         Bonne journée Renard ,heureuse de ton passage sur ce roman.
                                                                                                             
Hécate
      



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