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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 13:37

blesse, ronce noire coverBlesse, ronce noire

de

Claude Louis-Combet

 

 


« Blesse, ronce noire. Ce sont les derniers mots que Georg Trakl fait prononcer à sa sœur, Gretl, dans le poème Révélation et anéantissement, écrit peu avant la bataille de Grodek (1914) d’où, la drogue aidant, il ne devait pas revenir.

Lorsqu’on considère les photographies conjointes du frère et de la sœur, on peut se demander qui fut le premier à dire les mots de la douleur, de l’amour et de la faute et dans quelle secrète complicité naquirent les poèmes. Dans l’espace de la proximité ouvert entre ces deux faces d’amants et d’artistes, on peut rêver abondamment sur le sens de la dilection, de l’écriture et de la déréliction. »

 

Automne 1897 

            « Le garçon a tout juste dix ans et sa sœur vient d’en avoir cinq. De tous les êtres qui peuplent la maison, cette petite fille a été reconnue par son frère, depuis le commencement, comme celle par qui la ténèbre arrive. »

 

            Dans un soir d’un songe ardent, tourné vers le miroir, multitude d’apparences et de reflets, les enfants pouvaient se découvrir tels qu’en feu et se regarder agir sans perdre de vue la languissante exténuation du crépuscule.

 

            « La petite fille s’empara de la plus grande des poupées, l’unijambiste, et l’étala comme une étoile sur un coussin de velours sombre… Cependant le grand frère avait dégainé le sabre et celui-ci, qu’il tenait à deux mains, luisait doucement dans l’espace profond du miroir. Assurément, une exécution – un sacrifice allait s’accomplir…

            La lame était légèrement recourbée, mais la pointe acérée. Ce sabre était un bel ornement de flibustier, une pièce de panoplie de pirate fornicateur…

Le garçon engagea son arme sous la robe qu’il souleva et rabattit. Le pantalon de poupée fut alors exposé clairement et, à son enfourchure la lame put pénétrer, sectionner. La petite fille regardait… elle adhérait, de tout son désir d’enfant, à la volonté de son frère. Il était le maître…  Voir – voir et regarder, contempler un instant – suffisait largement au désir…

            Elle n’avait que cinq ans mais elle avait beaucoup pensé et s’était aventurée loin en elle-même. Elle se laissa donc dépouiller le bas du corps et, tout le temps, regarda dans le miroir son frère qui la regardait.

            Il n’y eut rien de plus…

            Un regard seulement, un long regard tandis que le jour s’absentait, juste le temps nécessaire pour que s’éveille l’adoration. Le corps était à la fois clos et ouvert, offert et réservé. Il n’était ni indécent ni outragé mais singulier, en vérité. Le dessin du sexe paraissait ici, dans l’insolite complicité des enfants… Ils éprouvaient, comme une morsure du cœur, à quel point ils se trouvaient interdits de désir entre eux et contre quoi il leur faudrait se dresser s’ils voulaient se retrouver un jour au seul miroir de leur destin. »

 

            Ni roman, ni biographie « Blesse, ronce noire » est une plongée hallucinée dans le passage de l’enfance à l’adolescence jusqu’à la finalité fatidique.

            Une langue de toute beauté où le classicisme est une force plus que jamais qui porte haut les ténébreuses amours incestueuses et le paysage intérieur du poète Georg Trakl tout de silence et de stupeur stupéfiante.

            Imprégné de Novalis, d’Hölderlin, de Rimbaud, Nietzschéen dans le nihilisme et l’exigence des aboutissements des pulsions, se débattant dans la douloureuse hantise du mal et de l’idéalisation sans limite, comme de la conscience dans le mal, l’œuvre de Trakl est toute entière traversée d’écorchures, d’écartèlements, de désolations dans la neutralité hivernal de l’engloutissement blanc de la mort, dans la descente aux profondeurs.

 

 «… se dressa sur des ailes de lune par-delà les cimes verdoyantes et les récifs de cristal la face blanche de la sœur. 

            Sur des semelles d’argent je descendis les degrés envahis par les ronces et pénétrai dans le réduit chaulé. » (Georg Trakl) 

 

Eté 1905 

            « C’est l’été des treize ans, une nuit de canicule. La jeune fille a le ventre lourd… Le sang de lune se prépare à couler pour la première fois et la jeune fille veut le voir sourdre de son sexe. Elle l’a promis à son frère. Elle lui a écrit : Cela se passera une nuit et moi, je veillerai… Et mon sang ne sera pas chrétien. Il ne viendra pas d’en haut, provoqué par un rais de lumière, mais d’en bas et du fond, là où la terre est plus noire que la terre et où il se trouve que je suis ta sœur par-dessus toute femme, ta sœur qui t’aime et qui t’attend.

            Elle écrivait chaque jour à son frère mais ne lui envoyait pas ses lettres.

            Tu es parti mais tu ne m’as pas quittée. Tu es toujours ici. Tu me regardes. Regarde-moi encore. Je voudrais passer toute ma vie à être regardée par toi… »

 

1905 – 1909 

            « Il aurait voulu être chimiste pour connaître et pharmacien pour soigner…

            Composer des pommades et des pilules, cueillir et conserver des simples, exécuter des ordonnances, c’était autant de tâches dont le seul horizon se voulait la santé, le bien-être, le secours et la consolation. »

 

           800px-Engel-Apotheke Linzer Gasse Georg Trakl commença un stage à Salzbourg à la pharmacie de l’Ange Blanc, bien qu’associant dans ces rêveries sa quête de l’élémentaire à l’obscur préparation du péché. Il considérait que ses études étaient une faillite. La pensée idéaliste ne lui paraissait pas animer la recherche scientifique.

 

            « Il fallait que l’homme connût la chair de l’être qui lui était, par l’esprit, le plus proche, la chair du Double, la chair de l’Ombre que deux êtres fussent entre eux comme le Même : nécessairement ils devaient s’aimer, jouir ensemble, au-delà de toute jouissance commune…

 

            Nous serons la flamme – écrivit-il à sa sœur, dans l’ivresse de sa vision. »

           

            « Il buvait dans la solitude, sans jamais sombrer dans le tangage des ivresses communes. Il accédait par l’alcool à la transparence, à la netteté de la sensation…

            C’était une difficile entreprise de création de soi-même, un opiniâtre dévoilement de l’être et du monde, à distance de toute effusion romantique comme de tout formalisme d’écriture…

            Etre, écrire, aimer – les termes s’interchangeaient dans l’unité d’un même mouvement de raréfaction du verbe et de retour en soi. »

 

            Dans son rapport avec les femmes, il avait éludé son désir et différé le moment. Eloigné de sa famille, il ne caracola pas dans les multiples cercles de la réalité féminine. Souci de ne pas se lier, timidité, concentration sur lui-même.

 

            « Cependant, il lui fallait affronter l’épreuve du sexe. Un désir épuisant le tenaillait. Céder alors…

schiele            Les oripeaux de ces dames se ramenaient à peu de chose : une paire de bas noir, des froufrous avachis… vaste corps bouffis… seins ballottants, pubis exubérants, cuisses veinulées et cireuses couvrant de leurs replis la fondrière du sexe… et le grand moment de solitude du désir impartageable…

 

            Il était, à présent une béance et une loque, rien moins qu’un petit mâle au zénith…

 

             Et tout comme il affectionnait les boissons incendiaires qui torturent le goût sans le remplir, il se soumit à des vulves excessives qui le malaxèrent tout entier et l’épuisèrent sans jamais entamer ce noyau de virginité autour duquel son cœur s’était construit et qui s’exprimait plus lumineusement que jamais dans les poèmes de rêve et de folie qu’il écrivait pour sa sœur…

            Cependant quelque chose en lui résistait à cette fascination du néant sexuel et de la petite mort. »

 

Eté 1909 

            « Comme ce jour-là était un dimanche, ils étaient allés à la messe en famille, le matin. Ni l’un ni l’autre n’avait prié. Ils rejetaient Dieu violement. Cependant ils croyaient en Dieu, ils croyaient en la Présence réelle…

            La sœur avait beaucoup grandi, s’était développée, épanouie… Elle marche devant. Elle porte une jupe claire et un corsage léger.

            Elle avait écrit déjà : Je t’emmènerai hors du regard, là où Dieu seul pourra nous juger.

            La sœur le précède comme une ombre blanche. Mais lui, dans la tension de sa pensée, la perçoit plus noire, plus attirante et dangereuse qu’un puits ouvert soudain dans l’espace de son cœur…

            Il peut se considérer lui-même aussi vierge que sa sœur. »

 

            Sous un ciel insupportable d’intensité, la montée d’un élan exalté, avec la barrière des sapins, dessin d’une ligne noire, paysage d’autres confins vont s’accomplir vers l’autel des orties et des ronces, les noces sacrées.

            «  Il ne tenait qu’à elle de s’arrêter sur le chemin, elle le ferait bientôt, de se retourner vers son frère, d’ouvrir sa robe et de dire, ainsi qu’elle l’avait écrit : Prend, je t’appartiens, prend cette sœur qui t’est réservée, et blesse, blesse-moi, ronce noire. »

 

prunus spinosa 1             « ...le frère, que l’angoisse du désir accablait, avait brisé de ses mains une tige épineuse, une tige feuillue et fleurie en son bout – une branche d’églantier. Sa main saignait…

 

            Sa tige à lui était dure et cruelle, obstinée et implacable. Elle avait poussé aux premiers temps dans le désert, là où le cœur est calciné avant d’avoir battu. Elle portait des griffes et des crochets et avait fleuri dans la famine…

            Cette fleur était virginale, mais à quel prix ?

            …de sa verge d’églantier, il l’agaçait dans le cou, entre les épaules, contre la joue, la caressant de sa fleur, la griffant de ses épines…

… Et la sœur, dans la tourmente des parfums et le fouaillement incessant des épines sur sa peau, sentait ses flancs s’élargir et son âme monter avec son souffle. Sa main blessée d’épines brûlait. Il avait dans sa gorge le goût du sang… Il agitait sa branche d’églantier. C’était une torche.

            Il était après elle comme après sa propre ombre lorsque, enfant, il cherchait à y poser le pied. »

 

Mars 1913 

            « Aucun acte ne pourrait jamais contrebalancer le poids de plaisir et de joie qu’ils avaient partagé. Aucune pensée, leur appétit de faim. Aucun mot, aucun poème, leur part de silence dans l’absolu de l’amour accompli.

 

            Il ne s’était jamais pris ni pour un grand chimiste ni pour un grand métaphysicien. Les quelques amis qu’il avait et qui l’aidaient matériellement, à se produire en de rares publication, ne saisissaient que l’étrange beauté des associations de mots sans accéder au secret…

 

            Il ne s’était jamais reconnu comme une intelligence plus cultivée et pénétrante qu’une autre. C’est pourquoi il faisait sienne cette idée vieille comme le monde que tout bonheur se paie de peine.

            Blesse, ronce noire. Qui avait écrit cela le premier ? il ne savait plus ce qui était d’elle, ce qui était de lui. »

 

Octobre – Novembre 1914 

            « Il ne comptait plus les jours depuis qu’il avait rejoint le front. Il avait pour tâche de repérer les blessés qui pouvait être soignés, de leur administrer les premiers secours, de les charger dans les ambulances, sortes de roulottes de romanichels devenues fourgons d’agonie. Les obus éclataient de partout…

 

            Que tout se taise au-dehors et que cette voix lui revienne dans le souffle et le chant : Blesse, blesse encore, ronce noire, encore et toujours.

 

            Il n’avait qu’une mince provision de cocaïne entre les étoffes de son uniforme. Plus d’une fois, il avait été sur le point de l’offrir à un grand blessé dont la souffrance lui brisait les nerfs. Mais c’était sans fin comme les aumônes. A présent c’était lui qui avait besoin d’un suspens dans cet abrutissement de fatigue et d’angoisse où il coulait. Hier, c’était la Toussaint. Aujourd’hui le jour des Morts. Demain, s’il se pouvait le jour des Survivants… »

 

                                             ABANDON A LA NUIT

 Georg Trakl

    Prend-moi, moniale, en tes ténèbres,

    Vous montagnes froides et bleues !

    Saigne la rosée de ténèbres ;

    Croix dressée dans l’éclat des astres.

 

    Brisés pourpres bouche et mensonge

    Dans la froide chambre vétuste ;

    Brille encore un rire, jeu d’or,

    Dernière sonnerie de cloches.

 

    Nuage lunaire ! Noirâtres tombent

    Des fruits sauvages dans la nuit

    Et notre espace devient tombe

    Et notre vie terrestre, rêve.

 

Georg Trakl

1887 – 1914

 

            Ma première rencontre avec la poésie de Trakl s’est faite par le biais d’une pièce pour orchestre de chambre et voix d’hommes du compositeur Philippe Hersant « Der Wanderer » poème choisi pour ses deux derniers vers :

            «Et lui s’en revient, le long des berges vertes,

Bercé sur une noire gondole, à travers la ville écroulée »

 

            Deux extraits d’un entretien avec Claude Louis-Combet né en 1932 :

 

            « La lecture de Freud m’a permis de comprendre l’importanceLouis-Combet Claude essentielle des expériences de la petite enfance dans l’histoire de l’être individuel. Jung m’a ouvert aux sources de l’imaginaire par l’approche de l’inconscient collectif et des mythes. Rank m’a éclairé sur la dialectique de la névrose et de la création. »  

           

            « Je n’attache aucune importance à la critique, c’est peut-être la raison pour laquelle beaucoup de mes  livres sont passés complètement inaperçus. La presse m’a fait la grâce de m’ignorer. Je n’en ai été que plus libre d’écrire ce que j’ai écrit… »

 

 

 

Editions Corti.

Les Massicotés.

                                                                                                                                                     Hécate.

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Published by Hécate - dans Avis de lectures
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commentaires

Aiolos 20/04/2015 02:09


Blesse ronce noire...les prunelliers sont actuellement en fleurs et illuminent de cette blancheur immaculée les haies et bosquets de mes incursions naturalistes. Ne va sans que je pense à
Claude-Louis Combet et à toi, pour m'avoir fait connaître la poésie de Trakl... Bisou, à mon fil d'archal.

Hécate 20/04/2015 09:43



Cher AIOLOS...grand bonheur que tes mots ici et du partage de Trakl à travers ce récit de Claude Louis Combet. Merci de t'en souvenir ! Que ces journées printanières soient belles . Je
t'embrasse.


                                                     
                                                       
                  Hécate



dominique 09/06/2012 17:23


Bonjour,


Quel travail fantastique vous faites.


Partager, donner envie de lire, c'est un vrai don.


Et ce poète, ce Trakl, dont j'ignorais jusqu'à l'existence, quelle puissance, quelle vie. c'est fantastique. 


Merci

Hécate 10/06/2012 17:10



Bonjour DOMINIQUE ,je crois que ma réponse s'est égarée ,donc je recommence .


Avant tout la passion de la littérature et de la poésie . Trakl est encore trop peu connu en France ,disons peu médiatisé . L'oeuvre du compositeur Hersant a stimulé mon besoin d'en savoir
davantage .Avec patience et hasard aussi ,et l'inspiration suscitée par le livre de Combet m'a décidée à aborder Trakl dont les poèmes sont ce que j'en suggère ...


Merci de votre sympathique visite sur mon Fil d'Archal .


Au plaisir peut-être d'un autre échange .


Bon dimanche .


               Hécate



apsara 01/04/2012 08:24


C'est pas encore fait;mais je lui dis avant de pertir!!je m'envole à 15H20 de Charles de Galle direction Phukhet via BKK;il le faut!une copine s'occupe de ma mère pendant une petite semaine!


je t'embrasse fort ma si chère hécate

Hécate 01/04/2012 22:33



APSARA.....tu me refais pas ce coup plus d'une fois l'an !!!!


Tu aurais eu besoin d'une vraie paire d'ailes ,ma belle ....


                                 
Elle t'embrasse ,Hécate....oui


                                                  
et voyage bien au Pays de Rêve !


                                                                                                       
HHH



apsara 31/03/2012 19:21


Demain je parle à dorian de mon mariage avec kk!


beezoo


douce soirée à toi

Hécate 31/03/2012 21:10



APSARA ....................!!!!!!!!!!!!!!!!


                         Pas possible ????


                                  
Tu me tiens au courant ....


                                                                        
H



apsara 31/03/2012 14:22


...et bien!!!!ça me fait un peu peur!!!


A+

Hécate 31/03/2012 14:45



....


 .........à +


                          HHH



apsara 31/03/2012 11:14


tu me prêtes bien trop de qualités!!!


bel appétit

Hécate 31/03/2012 12:46



Crois-tu Apsara ?...


Aux qualités se mesure tout ce qui s'y oppose ...


                         à +...


                                     
H



apsara 30/03/2012 18:48


la messagerie est dordante et moi débordée...jamais je n'arriverai à rattraper mon retard!


douce soirée très chère

Hécate 31/03/2012 09:39



APSARA  dynamique comme tu l'es le retard sera un jeu d'enfant ... :)


                                                                                   
Belle journée chère ...


                                                                                                         
Hécate



apsara 30/03/2012 14:20


je trouve seulement ce com!!!ma messagerie est anarchique


bellejournée

Hécate 30/03/2012 18:28



APSARA , ta messagerie déborde ou ce sont tes fils qui ont tout embrouillé ???


                                   
Belle fin de journée à toi


                                                                           
Hécate



Guern'de Bé 22/03/2012 15:42


Je ne connais pas du tout ce poète, son nom ne me dit rien du tout (sinon qu'il est imprononçable pour moi), par contre la photo du livre, je suis quasiment sûre de l'avoir déjà vue quelque part.
Mais je ne sais ni où ni quand...

Hécate 24/03/2012 10:13



Bonjour GUERN'   Trakl est moins connu en France que d'autres  ,poète autrichien ( 1887-1914 ) ses poèmes sont traduits en édition bilingue chez GF Flammarion .


Il y a des photos de Trakl et de sa soeur sur internet ....peut-être que tu l'as croisée ,aperçue au hasard ...dans une vitrine de libraire...


                                  
C'est sympathique de revenir sur mes articles ...:)


                                                                                                        
Hécate



Pâques 20/03/2012 21:18


Une écriture troublante, destins tragiques s'épousant dans la folie...

Hécate 20/03/2012 21:37



MARCELLE  il y a de cela ,certains destins semblent être condamnés ... Et la guerre n'a fait que tout précipiter ...La guerre étant la pire des folies de l'humanité !


                                                                                 
Bonsoir en ce printemps


                                                                                                                     
Hécate



sabine 20/03/2012 15:17


Je viens tout simplement vous souhaiter ...un merveilleux printemps, je vous zaime mes zailés : sabine.

Hécate 20/03/2012 21:38



SABINE ,voilà qui est bien charmant ....:)


                                                           
Avec z'ailes


                                                                                
Hécate



sabine 18/03/2012 10:52


Un petit coucou d'amitié et ..quelques jolies perles de soleil après la pluie , Bisous : sabine.

Hécate 18/03/2012 18:57



Merci SABINE , je suis allée voir ta peupleraie ...Le temps est maussade ,pluie ,froidure ,grêle ...


                                                                                                         
Bonne soirée au chaud


                                                                                                                                
H & Co



caro 17/03/2012 13:09


tout est dit.  cela me fait penser à une chanson de Léo Ferré, "Ta Source".

Hécate 17/03/2012 19:47



Bonsoir CARO , je viens d'écouter la chanson "Ta Source"  que je n'avais entendue depuis assez de temps ...


Oui , pourquoi pas ...Je n'y avais pas pensé  :)


                                                                     
Hécate



apsara 15/03/2012 08:40


L'ignominie de certaines formes d'éducation est un véritable champ de bataille dans la cervelle d'un'enfant!


en attendant internet n'en fait qu' à sa tête...il aura ma peau!


belle journée à toi chère hécate


tendresse

Hécate 15/03/2012 21:06



APSARA  ...il y aurait tant à dire ! L'enfance ...terrible et formidable terreau de toutes les floraisons ...Je ne sais pas comment on srvit à certaines choses ...Je ne sais pas ...


A toi ,tendrement


                             Magicienne



Fethi 14/03/2012 11:18


MAGNIFIQUE texte ...poignant surtout...Bonne journée

Hécate 14/03/2012 19:08



Bonsoir FETHY ....merci  à toi . Très poignant ,oui...


                                                                       
Hécate



FRUITS CONFITS 14/03/2012 09:32


BONJOUR HECATE


tu as parfaitement raison j'aime BAUDELAIRE ,NERUDA ,APPOLINAIRE , ARAGON , LORCA et pourtant c'est vrais je dois avoir deux parties de moi qui se contredisent peut être mon signe
astrologique est pour quelque chose en effet je suis gémeaux ou alors tout simplement je suis un peu comme on dit chez nous "" fadade "" bon pas graveen tout cas j'aime venir chez
toi


JE TE SOUHAITE UNE BONNE JOURNEE


BISES HECATE


DANY

Hécate 15/03/2012 21:02



Bonsoir DANY  ,


au moins il y a une explication à ce paradoxe  !


Gémeaux ...oui ,la dualié .


Pas grave en effet et si tu aimes bien venir chez moi ,eh! bien c'est dit et reviens comme tu le sens .


                                                                                                                                           
Hécate



sabine 14/03/2012 08:00


Et vas-tu l'aborder cette partie finale, hécate, oh ! combien j'aimerais !


En chaque être, vit cette partie de "discorde" avec nous-même et avec le monde, et notre quête est toujours celle de l'harmonie...


Certains y parviennent plus ou moins, d'autres non ..


Il est vrai que la littérature se délecte de ces farouches batailles intérieures !


Mais, au fond de chaque violence, gît une étrange et somptueuse beauté ....


A bientôt, hécate ........Que j'aime ton univers !


PS : Oui, bien plus que d'audace, j'aurais dû parler de "force" pour Claude Louis-Combet (C'est d'ailleurs le sentiment qui vibrait en moi, mais
je ne réussissais pas à le traduire, mais toi tu l'as sûrement fait !)


A bientôt mes zailés zadorés : sabine.


 

Hécate 14/03/2012 19:17



Non SABINE ...Je n'évoquerai pas cette partie ...Je l'ai effleurée dans certains commentaires .Mais ce sera tout . C'est au lecteur de ce livre ( 114 pages ) d'aller au bout d'un drame absolu
. Extrêment poignant .Qui ne peut  que saisir à la gorge . Qui ne peut que se lire en s'interrogeant sur les voies et les signes mystérieux de la Destinée ...


Somptueuse beauté ,oui...Sans cesse ,phrase après phrase ...page après page . L'insondable exploré à bout de souffle  !...


                   Merci de tes passages inlassables chez moi ; cela me touche beaucoup .


                                                                                                        
Je t'embrasse


                                                                                                                                
Hécate



apsara 13/03/2012 17:20


Plus je lis et relis plus je suis émerveillée par le choix des mots et des sentiments;les sentiments et les désirs que l'on-dit interditssont les plus forts,les plus beauxcar ils mêlent tour à
tour la vie ,l'amour  la mort,sans tabous ni honte;ils sont simplement purs , vrais , humains


bel après-midi!

Hécate 15/03/2012 09:07



APSARA  l'émerveillement de cette écriture tient à je ne sais quoi ,ce n'est pas que la beauté du style ,c'est ce qui se dégage bien au-delà  .Fusion des évocations où sentiments
,sensations ,pulsions se fondent ,entre visible et invisible . Les interdits ne sont que les décisions de codes des sociétés et des religions . Et ce ,tout au long de l' Histoire et des
Civilisations .


                                                
Bonne journée et à une prochaine 


                                                                                 
Je t'embrasse ...


                                                                                                   
Hécate & Corvidés



aiolos 13/03/2012 15:25


A mettre sous le bras, chercher un banc près d'un chemin, à l'ombre d'une haie de  prunelliers , et consommer sans modération... Bisou !

Hécate 14/03/2012 10:17



Bonjour AIOLOS ,


sous un prunellier ronce noire aux fleurs blanches ....en "Des jardins chatoyants doués d'une vie étrange ...." ( G.Trakl )


 J'espère que tu reviendras une prochaine fois .


                                                                       
Hécate



FRUITS CONFITS 13/03/2012 10:38


BONJOUR HECATE


je comprends que les auteurs que je te donne tu ne les connaisse pas se sont des livres beaucoup moins "" durs "" que celui que tu nous donnes un aperçu
mais je lis pour me détendre pas pour me faire du mal car je suis très sensible et je ne veux que me distraire vois tu aujourd'hui je vais commencer "" les saisons et les jours "" de CAROLINE
MILLER bien sur se sera moins difficile pour moi


merci de ta réponse


BONNE JOURNEE


AMITIES HECATE


DANY

Hécate 13/03/2012 10:45



DANY ,oui ...j'ai bien compris...


Je suis sensible ,mais nous avons tous nos affinités avec un livre ,un auteur ...


Baudelaire n'est pas un poète distrayant ,très sombre ...même .Et pourtant tu mets des poèmes de lui sur ton blog ???


 Quelque chose ...qui me laisse perplexe là .


                                                                             
Bonne lecture


                                                                                                            
Hécate



rené 12/03/2012 10:54


Très bonne semaine chère Hécate & amie ☼☼☼

Hécate 12/03/2012 17:13



Merci cher RENE ,et le soleil est là .Et vous pensez à moi ,c'est très gentil .


                                                                                                      
votre Hécate



chevrette13 11/03/2012 19:04


ce sont des articles que j'avais publiés sur mon blog orange et que j'ai rapatriés ici, notre amie commune Jocelyne (Asiamour) les connait...ainsi que d'autres blogueurs fidèles..ils sont là
bien répertoriés pour moi c'est facile de les retrouver..donc si tu as besoin tu peux toquer à mon blog, toujours ouvert !!


bonne soirée

Hécate 13/03/2012 10:11



Merci CHEVRETTE  ,à loisir je ferais un tour du monde chez toi .Oui ,nous avons  une amie en commun en Asiamour :) .C'est fort sympathique .


Bonne journée avec un radieux soleil aujourd'hui .


                                                                               
Hécate



ariaga 11/03/2012 16:59


J'ai un peu attendu, chère Hécate, d'avoir digéré cette oeuvre d'audace et de vertige, le récit de cette "faute" en indivision. J'ai regardé les commentaires et, même si les ressentis sont
différents, beaucoup à déjà été dit. Comme je te l'avais dit, cette histoire me fait penser au processus alchimique, très périlleux, de la réunion des contraires. En alchimie, l'inceste est non
seulement admis mais il symbolise l'union la plus réussie de la mystérieuse conjonction. Et l'inceste le plus réussi est celui du frère et de la soeur probablement parce que la transgression est
particulièrement forte. J'ai hésité sur mon blog à raconter l'histoire de Gabricus et de sa soeur Beya que Jung raconte dans Psychologie et Alchimie. Elle est tellement forte que le pauvre
Gabricus se dissous en infimes parcelles (précurseur de l'atome) dans le ventre de sa soeur ... Et ici, comme dans le processus alchimique les lendemains sont difficiles. En alchimie  les
noces du Roi et de la Reine (père et fille ou frère et soeur) sont un aboutissement mais le cycle des distillations recommence et il est à nouveau suivi de la phase un : la putréfaction. Il me
semble que c'est ce qui se passe dans Blesse, ronce noire. Encore merci de m'avoir fait connaître ce livre. J'ai publié un texte que meslecteurs semblent prendre au premier degré. Je voulais
parler du fait que l'autre, même longuement aimé, reste toujours un mystère, heureusement ! Je pense que toi tu comprendras...

Hécate 11/03/2012 17:50



ARIAGA  j'ai lu attentivement ton commentaire et tout d'abord t'en remercie vivement . Je ne connais pas l'histoire de Gabricus et de Beya que raconte Jung .Mais ,oui...dans "Blesse ,ronce
noire " la putréfaction est dans la dissolution , tu as lu ce livre et avec un regard des plus avertis .Certainement plus appronfondi  que le mien en ce qui concerne la vision Alchimique de
l'analyse .


Je suis très heureuse du partage de ce livre  avec toi .


Je voudrais te demander ,si tu as le temps ,de lire l'article que j'avais écrit autour de Nerval  ,grand lecteur de Pernety .Nerval écrivit à l'encre rouge à Hugo et au Dr Blanche ,faisant
comprendre que son Oeuvre s'était accomplie Alchimiquement .


Dans mon article j'ai envisagé de retenir " El Desdichado " selon les couleurs de l'oeuvre alchimique ,dont ce mariage du Roi et de la Reine ...Comprends pourquoi ,je souhaiterais ton opinion à
ce propos .


Bien amicalement à toi .


                                       
Hécate


http://lefildarchal.over-blog.fr/article-30412907.html


ps :je vais aller lire ta publication .



sabine 11/03/2012 16:38


J'attendais cette lecture comme un cadeau à n'ouvrir qu'à une certaine date ...


Je reprends doucement le chemin des blogs par ce bel après-midi où l'hiver pleure encore quelques rimes entre les rayons attendris du soleil ....


Hécate, ce texte est "déchirant", complètement DECHIRANT !


Une fois de plus, je me suis attachée à tes personnages qui sont pour moi, et à chaque fois également, de réelles découvertes humaines !


Ils font partie d'un univers que je n'ai pas l'habitude de côtoyer, et par toi qu'il est à la fois bon et fou d'entrer dans cet univers inconnu ......


J'y entre toujours à pas lents, et, au fil de la lecture, mon coeur bat outre mesure...Une nouvelle porte de la connaissance s'entrouvre en moi et c'est ...MAGIQUE !


L'inceste, certes, c'est un mot qui n'est pas étranger à mon vocabulaire mais près de qui je suis passée sans voir ...


Ici, on le vit ce visage, son regard nous pénètre, et on a à la fois mal et froid pour lui ...


Cette blessure en Georg ne se refermera jamais, tant il se culpabilise...


Il a idéalisé l'image de la femme dans la beauté pure et naturelle de sa soeur ...Elle est, en quelque sorte, une partie de lui, de son sang, ainsi l'acte doit être plus beau avec elle ou faire
moins peur (c'est ainsi que je le ressens).


Et comme il est terriblement touchant cet ardent désir en lui de vouloir soigner à tout prix, comme pour se faire pardonner aux yeux du monde, ou peut-être même adoucir ses propres blessures ...


Il ne fallait réellement pas avoir peur des critiques pour écrire un telle oeuvre ...Bravo à Claude Louis Combet qui conserve ainsi une âme authentique !


Et encore bravo à toi hécate, avec qui et par qui la littérature est toujours un ....FABULEUX VOYAGE !


Je vous z'AIME MES ZELES : un oiseau épris.

Hécate 13/03/2012 23:53



SABINE ,je t'ai fait attendre ,toi qui chaque fois prend grand soin attentif à me lire et vivbre devant les mots ,les phrases et poses les tiens si généreusement  ensuite .


Certes là ,moins familier encore ,cet univers d'un poète  peu ,pas assez connu encore autant qu'il le devrait ...même si bien des êtres se penchent sur son oeuvre ,sa vie ,ce qu'il en
reste ...Des lettres ont été détruites .


La littérature n'est guère avare de perversions ,de violences ,de meutres ,de viols ,de sadisme ,elle se nourrit d'actes ,de faits ,de rapports crus et durs ,au détriment de la profondeur des
sentiments et de pulsions plus subtiles et plus âpres,comme si c'était bien plus gênant !


De l'audace ? Non ,une beauté d'écriture ,une puissance de suggestion dans le style de Claude Louis-Combet ,une assimilation extraordinaire de l'oeuvre poétique de Trakl .


Et encore ,Sabine ,je n'ai pas abordé la partie finale de ce livre ...Celle qui concerne la soeur ,après la disparition du frère ...


                                         
Mes amitiés vers toi .


                                                                            
Hécate



chevrette13 11/03/2012 14:57


bonjour l'amie, si tu cherches mes articles sur l'Argentine, voici un lien d'une page où mes articles sont réunis, il te suffit après de cliquer sur l'article qui t'intéresse


bon dimanche


 


http://chevrette13.over-blog.com/pages/AMERIQUE_DU_SUD_Perou_BresilArgentineAmazonie-1535487.html

Hécate 11/03/2012 15:09



Chevrette ,merci ...de ce guide . A bientôt donc...


                                                                                
Bon dimanche à toi aussi .Le soleil vient timidement ...


                                                                                                                                            
Hécate



FRUITS CONFITS 11/03/2012 10:14


BONJOUR HECATE


j'espère que ce dimanche brumeux te trouvera en forme pour ma part aujourd'hui se sera cocooning pour une fois repos devant la cheminée c'est tellement agréable


BONNE JOURNEE


BISOUS HECATE


DANY



Hécate 13/03/2012 10:13



Bonjour DANY ,un peu de retard à te répondre . Mais je reviens avec un rayon de soleil .J'espère que ton dimanche a été douillet .


                                 
Hécate



alain BARRE 09/03/2012 18:47


Au-delà de Freud, de Rank, de Jung,... Il y a les centaines de milliers de générations qui nous ont façonné et cela ne s'est fait pas sans le sexe, sans la sélection sexuelle, y compris ses excès
!... Une source sans fin d'inspiration pour les romanciers !...


cordialement


alainB

Hécate 11/03/2012 10:43



Merci ALAIN de votre objectivité .Quand on prend en considération l'ensemble de l 'Histoire ,tout y est dit .


Source sans fin ." Héliogabale " par Artaud ...et tant d'autres encore .


                                                                   
Bien cordialement à vous


                                                                                                        
Hécate



chevrette13 08/03/2012 14:34


j'ai regardé un peu dans des forums et en effet, je suis sans doute naïve, mais ces relations frère-soeur ont l'air très courantes...


bonne journée

Hécate 09/03/2012 09:18



CHEVRETTE ,


Ce sujet t'interpelle ,on m'a fait des confidences  quand j'étais adolescente ,oui cela arrive .


                             Il fait grand soleil
ce matin , chez toi aussi certainement :)


                                                                                                               
H



Lucius 08/03/2012 13:09

Lorsque je veux me représenter l’in-fini, je pense à tout ce que je ne connais pas... *** Je ne connais pas Trakl, son nom m’évoque quelque chose... il me semble qu’Heidegger en parle
quelque-part... *** Même l’infini me parait dérisoire, lorsque je mesure la sommes de mon ignorance...

Hécate 09/03/2012 01:37



Oui...à tout cet Inconnu  de non savoir...


Oh! déjà fort de lier le nom de Trakl à Heidegger ...!


Tu m'étonne toujours I 2 ...Cela bien trois  ans que nous nous connaissons ,enfin ,connaître ,c'est à peine cela ...


Nous divaguons ...Joli concert ...entre croassement et coassement ...:)


                                      
Bonne nuit ,moi je n'ai pas sommeil...


                                                                                        
H



Fabrice 08/03/2012 10:57


Bonjour Hécate


Vous offrez de nouveau un article fort profond qui laisse toute liberté au déploiement de l'imaginaire.


Ce livre donne une autre approche que celles, classiques et controversées, de Martin Heidegger.


Voici un poème de Georg Trakl, vous le connaissez, il a été traduit par Jacques Legrand. Malgré la qualité de cette traduction, elle ne peut pas rendre entièrement le rythme et les sonorités
particulières de cette oeuvre.


C'est également l'occasion de nommer cette excellente maison d'édition qu'est celle de José Corti


Merci de votre travail généreux


Fabrice


En hiver
Eclat blanc et froid du labour.
Le ciel est une immense solitude.
Des choucas tournoient au-dessus de l'étang
Et des chasseurs descendent du bois.


Un silence habite les cimes noires.
La lueur d'un feu s'échappe des chaumières.
Parfois un traîneau sonnaille très loin,
Et lentement monte la lune grise


Au bord du champ un gibier tendrement perd son sang
Corbeaux de patauger dans les flaques sanglantes.
Les joncs, montés et jaunes, tremblent.
Gel et fumée -un pas dans le bosquet désert

Hécate 08/03/2012 21:26



Bonsoir FABRICE ,


Mon article est écrit autour du texte de Claude Louis-Combet ,il est une approche de Trakl  à travers ce qu'il nomme une mythobiographie . Lecteur entre autre de Mircea Eliade,de
P.Jean-Jouve ( auteur  de "Hécate " :)  ) il cerne et ouvre l'oeuvre du poète sans la contraindre en une analyse qui en restreindrait la portée .


 


Le voyage de Trakl  ,l'accomplissement initiatique de l'union charnelle à la soeur ,comme un rite ancien  prévu de toute éternité et soumis aux puissances Chtoniennes ...Ronce qui
ne cesse de déchirer , ronce qui a blessé et immobilisé le Temps en le ramenant  paradoxalement à l'enfance ,à la source ...L'existence en est métamorphosée .


L'être qui se sent déchiré ,séparé de "quelque chose " de puissant ,de totalement autre que lui-même  avant le Temps ,avant le Monde.


L'unité perdue . Archaïsme .


Non-né ....( comme l'écrivait Trakl )


Comme une eau pâle ,comme un frisson à la surface d'une eau non vive ...un miroir à traverser ...sans briser l'onde ...ou mirer son front sans se voir jamais , disparu de l'horizon ,entre
aube et crépuscule ....à moins que ce ne soit l'union du crépuscule avec l'aube  ...


"Il y a une lumière que le vent a éteinte ...


Le fou est mort ..."


"La lyre d'un qui aime ..." s'est tue . Dans ses poèmes Trakl ...est parti bien avant sa mort !


 


Merci du poème que je connaissais bien sûr .Certes la traduction ,toujours est impossible à donner la justesse d'un poème . Autant de versions ,autant de nuances...


Philippe Hersant que je cite dans le choix du vers de " Der Wanderer "  l'a choisi  en évocation de l'univers de Franz Liszt ,si étrange dans les dernières pièces pour piano " La
lugubre gondole " "Nuages gris " .


Fabrice merci d'être venu déposer vos mots dans mon Salon Cramoisi  et de vous être penché sur ma chronique ,reflet de mon attrait pour l'oeuvre de Trakl et de C.Louis-Combet 
dont l'écriture est somptueuse .


                    Au plaisir de vous lire une fois prochaîne .


                                                                             
Hécate


PS : Oui ,les Editions Corti sont précieuses . Un remarquable travail .



sixfrancs21 07/03/2012 10:20


Le tableau de Schiele illustre parfaitement le désir de sexe du frère, mais cela fait mal. Faire l'amour (cf la longue métaphore filée de Louis-Combet) ne peut être bon qu'avec la soeur. Fil de
fer barbelé de l'inceste : ronce artificielle, pas commune, mais blessante. La ronce des amours entre frère & soeur arrête les pieds, rend prisonnier, pourtant en septembre il y a la douce
récompense cicatrisante des mûres ....

Hécate 09/03/2012 09:53



Bonjour FRANCIS ,


que veux-tu que j'ajoute ? ....merci  de cette torsade de mots qui ligaturent les miens ...:)


                                                                                                              
Amicalement .


                                                                                                                                 
H



Mucus 06/03/2012 19:10

J'ai pensé à Molinier et sa soeur... * * * «Même morte, elle était magnifique ! J’ai éjaculé sur son ventre et ses jambes, et sur sa robe. Elle a emporté dans la tombe le meilleur de moi-même»

Hécate 07/03/2012 09:35



Mucus ...moi ,j'ai pensé que je me demandai bien ce que  I 2  ne connaissait pas ??????


Molinier ,je découvre ...Comme quoi ...


Dans Trakl ,hirondelles ,corbeaux ,grives , mouches ,tuyas ,résédas ,jacinthes ,pavot blanc ,bourdons ,lys, rats,chauves-souris ,vautour ,bouleau ,érable,myrte,aster,violette...et crapaud .
Ce qui me chagrine ,c'est que je ne retrouve pas le vers où se cache ce crapaud  !...


Ce sera pour une autre fois . Je ne vais pas crier  .


"Vers le soir Münch s'éveilla à la lisière de la forêt " .( G. Trakl )


                                                                                                    
Hécate



chevrette13 06/03/2012 16:21


difficile de comprendre cette relation, je n'ai pas eu de frère...donc je ne peux avoir de jugement, mais parait-il que c'est courant ...


merci pour les compliments concernant mon blog !!


bonne soirée

Hécate 07/03/2012 23:22



Bonsoir CHEVRETTE ,


moi non plus ,je n'ai pas eu de frère .Mais Georg Trakl avait d'autres soeurs ...Mais c'était celle-là qu'il aimait .


Plus fréquent qu'on n'ose le dire ,peut-être ...


Bonne nuit


               Hécate



ariaga 06/03/2012 11:49


Je l'ai lu d'un trait, du coup je me suis mise en retard pour pas mal de choses alors je reviendrai t'en parler. Juste te dire en attendant que ce livre est profondémént alchimiste. Amitiés.

Hécate 06/03/2012 12:41



ARIAGA , moi aussi j'ai été aspirée par ce livre  et, depuis je n'ai pas pu me mettre à lire autre chose ;je relis certaines pages ,et aussi , plus que jamais la poésie de
Trakl  qui s'en trouve plus éclairée !


Merci d'être revenue me dire cela . Ce partage me fait un très grand plaisir .Bien amicalement .


                                                                                                                                       
Hécate



+nettoue 05/03/2012 18:40


Ton talent à écrire et commenter sans même y penser n'est pas en cause, mais cette lecture est morbide à souhait, elle fait froid dans le dos !


Je reviendrai relire pour voir si mon impression première est la bonne.


Bonne soirée Hécate

Hécate 09/03/2012 09:31



NETTOUE , tu crois que Caïus CALGULA  c'était joyeux? ....


Pourtant tu as écrit gaillardement dessus


 Tu as raison de donner tes impressions , froid dans le dos !!!  Par cette saison ,en plus ... :)


                                                                    
Bonne journée


                                                                                             
Hécate



dalinele 05/03/2012 17:56


je sais que je suis loin loin loin de pouvoir accéder à cette poésie, mais j'ai lu avec intérêt tout cet article, et j'admire, enfin non, j'apprécie le mot de l'auteur par rapport à la critique
et la liberté. un exemple en quelque sorte, une de ces références qui peuvent nous guider, si tant est qu'on le veuille.

Hécate 08/03/2012 10:25



DALINELE ,


la poésie ne s'impose pas...elle parle en silence  à des moments de vie ,des états d'être . Le poème que j'ai mis n'est peut-être pas le plus accessible .


Pour toi ,ceci qui te sera un clin d'oeil  :


" L'enfant caresse la fourrure du chat


 Ensorcelé  qu'il est du miroir de ses yeux "  ( Trakl ,vers 1910 )


                                       Merci
d'être venue t'exprimer sur la démarche de l'auteur C.Louis-Combet .


                                                                                                                             
H



michèle 05/03/2012 16:35


Lecture attentive...re relecture pensive....


Pulsions...certaines relations sexuelles sont des petites morts qui ouvrent un vertigineux espace qui peut conduire à la néantisation de soi...et que d'autres relations sont des révélations de
désirs d'autant plus exacerbés qu'ils sont frappés d'interdits...


Dans mon job, des personnes m'ont parlé de leur enfance et des pulsions qui les animaient sans jamais trouver quelqu'un à qui se confier sans se mettre en danger...et les répercussions, parfois
gravissimes, sur leur vie sexuelle d'adultes...


 Tout cela au nom de la fameuse morale!


 

Hécate 11/03/2012 10:52



MICHELE ,


merci de ton commentaire fort intérêssant ,je n'y réponds qu'aujourd'hui  ,je voulais le relire .Tu fais allusion à ton job ( que je ne connais pas ? ).


Pas facile de se confier de ces choses.Il faut être en confiance . Ne pas être face à quelqu'un susceptible de juger au nom de la morale ,des codes de la société .Si on regarde le passé
,l'Histoire ,tout est variable. Trop souvent oublié ,hélas .


Mes articles ouvrent vers bien des confidences quelquefois ...


                                                                 
Au plaisir d'autres échanges


                                                                                                             
Hécate



Paesaggio 05/03/2012 15:49


Il fallait réussir à trouver un poète encore davantage maudit, désespéré et hanté par la culpabilité et par la mort que Rimbaud, dans le contexte tragique de la fin de l'Autriche-Hongrie et d'un
début atroce de guerre de 14-18. Vous l'avez fait, Hécate. Bravo. Vous comprendrez que je sois maintenant pressé de sortir de l'hiver pour retrouver le printemps.


Jean-Michel

Hécate 08/03/2012 09:29



Merci JEAN-MICHEL ...La rencontre avec Trakl  s'est faite  " sur  les eaux d'une gondole noire " ,voyage  dans les voix et la musique ...


Hâte de retrouver le printemps ? ...à cette saison ce qui est ronce se fait fleur ...:) et "Plus  bleu est le souffle des vents " ...


                  Bonne journée


                                bien
à vous


                                               
H



ariaga 05/03/2012 15:43


Je l'ai trouvé, je l'ai !

Hécate 05/03/2012 21:41



ARIAGA ,j'espère qu'après lecture tu me diras ce que tu en as ressenti ,c'est toujours un autre regard et c'est aussi le but du partage .


Tu dois avoir une excellente librairie ...:)


                                                                        
H



ariaga 05/03/2012 15:42


Je l'ai trouvé, je l'ai !

Hécate 05/03/2012 21:39



ARIAGA , c'est un vrai coup de coeur ,si je comprends bien cet élan vers ce livre .


                                                                                                              
Bonne soirée


                                                                                                                                
Hécate



ariaga 05/03/2012 12:05


Comme je te l'ai dit,je vais acheter le livre mais j'ai déjà trouve beaucoup dans ton article qui ouvre sur des profondeurs obscures qui, tu dois t'en douter, me fascinent. Amitiés.

Hécate 05/03/2012 21:36



ARIAGA ,je ne me souviens pas de ce dire ...mais je soupçonnais que le parcours de l'auteur attirerait ton attention  ...:)


Merci de tes passages très réguliers sur mes chroniques . Amitiés .


                                                                                                  
Hécate



Martine 05/03/2012 06:39


Bonjour Hécate,


Excuse-moi d'être peu présente mais je prépare une exposition pour la fin du mois. Je grapille tout ce que je peux au Temps pour le conscacrer à la peinture.


Chaque visite chez toi est un régal et mérite que l'on prenne, justement, tout son temps. Vive l'insomnie qui me vaut de découvrir cet auteur.  Un style qui me plait,un thème pas évident. Et
toi Hécate qui , comme d'habitude, donne envie de découvrir. Merci


Bonne semaine à toi


Martine

Hécate 07/03/2012 23:17



MARTINE ,


bonsoir tardif à toi ,je te souhaite une bonne expo selon ce que tu en attends .


Merci à l'insomnie qui me vaut ta visite .


Non ,pas un thème évident ,mais la réalité d'une vie ,celle de ce poète ,Trakl que j'aime de plus en plus .


                                                                                                                     
Hécate



FRUITS CONFITS 04/03/2012 19:27


BONSOIR HECATE


pour nous une journée de plein soleil ou nous avons déjeuner sur la terrasse chez ma fille un temps superbe


vois tu je ne peux lire des livres si durs je viens de finir un livre qui se passe a côté de chez moi et vraiment j'ai adoré "" LE MOULIN DES SOURCES DE
Françoise BOURDON "" j'ai adoré demain je vais commencé "" LE VENT DE LA COLERE DE JACQUES MAZEAU "" je ne sais si je vais atant l'aimer


BONNE SOIREE


BISOUS HECATE


DANY



Hécate 08/03/2012 10:12



DANY ,


Je n'ai pas lu ces livres dont tu me donnes titres et auteurs.Certainement bien éloignés de celui -ci .


La vie du poète Trakl était de tourments et de sensibilités multiples .


Beaucoup de pluie hier ...Le ciel va vers la clarté .


                       Bonne journée


                                                
Hécate



Phène 04/03/2012 19:07


Ces deux protagonistes semblent être des âmes soeurs au sens propre comme au figuré... Merci, chère Hécate, pour ce beau cadeau de lecture à découvrir

Hécate 05/03/2012 22:24



Bonsoir PHENE , pas facile d'être des âmes soeurs pour ces deux -là ,est-ce facile du reste ?...


" A toute mort est voué


 L'homme blême de la nuit .


 La pourpre de ta bouche


Blessure habite en moi." ( G.Trakl )


                                                                      
Merci à toi .


                                                                                              
H



666 03/03/2012 19:44


Quelle enchantement chaque fois de venir découvrir ta nouvelle chronique.


Tu nous emmènes toujours avec élégance, raffinement, brio et talent à réfléchir sur des sujets ardus.


Je découvre - j'avoue - cet auteur.


J'ai lu ton post jusqu'à la lie et je m'en suis délectée. J'ai cherché à en savoir d'avantage sur cet homme. Wikypedia a étanché un peu ma soif.


La création, l'art - sous toutes ses formes - semble indissociable d'une grande souffrance personnelle, intime, intérieure due ou exacerbée par le regard des autres, leurs préjugés, leurs
jugements, leurs lois. Par l'environnement familial, social, culturel, sociétal, les moeurs, les religions. Peut-être parce que ces artistes sont + sensibles et + humains que le commun des
mortels.


Sans cette idylle interdite, sans doute n'aurait-il jamais écrit si magnifiquement.


Merci une fois de + magicienne. Encore un ouvrage à ajouter à ma liste. Actuellement, je suis dans La mélancolie des Corbeaux. Mais seulement aux balbutiements.


 

Hécate 06/03/2012 10:52



Chère SORCIERE ,


te voir chez moi est toujours une surprise agréable ; je ne sais à quoi tient le don de la poésie .Trakl semble avoir eu une enfance robuste , sa sensibilité est ailleurs pour ne pas
dire sa fragilité .Il y a l'échec scolaire ,le refus d'une société pourrie par l'argent ( il est alors à Vienne). L'usage des drogues  ne sont pas dans un but de stimuler la créativité ,bien
plus une recherche d'apaisement  ,voir l'oubli . Dans sa poésie ,il s'efface . Le" je " n' a que peu de place dans ses textes . Et pourtant ,il est là ,derrière chaque paysage ,chaque
couleur ,dans ce qu'il regarde ...


Une quête affective ...source de grande souffrance . Ce qui peut le sauver ,cet amour avec Gretl , mais sous le signe de la culpabilité va aussi le perdre ,l'égarer .Certainement son oeuvre
est tissée de ce tout  partagé ,elle qui comprenait sa poésie plus que tout autre .


Plus je relis la poésie de Trakl ,après lecture de "Blesse ,ronce noire " plus sa sobre beauté intérieure est flagrante !


Toi qui use du dessin et des couleurs intenses ,tu pourrais être frappée par certains vers  . Peut-être ?...


"Ô yeux brisés dans des orbites noires " .


" Des ossements émergent des caveaux " .


"Mains ivoirines..." ..." frissons rouges "...etc...


 


Donc te voilà au début de "La mélancolie des corbeaux "...:)


 


Trakl a écrit un poème intitulé  "Les corbeaux " qui commence ainsi


" Au dessus du coin noir s'affairent


A midi les corbeaux au cri dur.


Leur ombre effleure la biche


Et parfois on les voit ,bougons ,se poser ." ....etc


                  Je ne veux pas abuser de ton temps ,ma réponse s'attarde ,s'attarde ...


                                                                                                            
A bientôt


                                                                                                                      
La Magicienne


                                                                                                                              
HHH


 



Cathy 03/03/2012 12:40


Bonjour Hécate,


Je découvre cet auteur grâce à toi. Cette relation "frère-soeur" est assez surprenante et l'oeuvre semble riche en sentiments, émotions, partagés entre blessures, découverte de soi, protection,
besoin d'affirmation... Quelques paradoxes en fait qui doivent donner à ce livre l'envie d'aller plus loin dans la lecture... C'est un premier ressenti en tout cas.


Merci et amitiés,


Cathy.

Hécate 05/03/2012 22:07



Bonsoir CATHY ,


Cet auteur n'est guère médiatisé ,une superbe écriture qui va très loin ,riche de poésie aux limites de l'indicible .Ton premier ressenti relève de cela .Merci de t'être exprimée sur une
oeuvre qui va au-delà  de la simple biographie du poète Trakl et de ses relations singulières avec sa soeur .


                                                                                                          
Bien amicalement .


                                                                                                                                   
Hécate



ariaga 02/03/2012 17:10


Cela demande une lecture attentive, je reviens très bientôt. Amitiés.

Hécate 02/03/2012 19:53



Oui ,ARIAGA ...un peu comme chez toi ...il faut le temps de lire attentivement .


                                                                                                      
A bientôt


                                                                                                                      
Hécate



Marc 02/03/2012 12:18


Je termine un petit roman humoristique sur l'amour et après, je me remets à un grand thriller que j'avais commencé. Mais si tu veux en savoir plus, tu peux aller voir dans ma partie
bibliographie...

Hécate 02/03/2012 12:33



Bonjour MARC ,


Oui bien sûr j'ai aperçu chez toi ...Mais ma question était motivée par le désir que tu m'en dise quelques mots plus personnellement .


Mais je m'étonne que quelqu'un qui se présente comme étant écrivain  soit sans quelques mots sur le livre qui est chroniqué ici  ?...


                             Bonne journée .


                                                   
Hécate


 



EvaJoe 02/03/2012 11:43


Je ne connaissais pas cet auteur, j'ai lu jusqu'au bout avide et soif de savoir jusqu'ou sa longue quête du sexe de sa soeur allait le mener, jusqu'à cette explosion finale ou il compare sa verge
a une ronce..Folle histoire mais un poète grandiose à lire les quelques vers que tu nous as mis sur cette page.


Je suis à la fois fascinée et peinée, mais sa soeur et lui même savaient que c'était mal , mais il y avait entre eux deux quelques choses d'inexplicable...


 


Merci de ton passage chez moi et  à bientôt


 


EvaJoe

Hécate 04/03/2012 15:43



EvaJoe   ,


Georg Trakl est un poète de l'intériorité ,de l'abstraction...Mort à 27 ans . Jamais totalement délivré du poids de la faute ,pris entre  l'enfance et la religiosité " Enfant dont je ne
comprends plus


                                                                                  La
plainte basse et oubliée ".


D'une sensiblité très grande , souvent comparé à Rimbaud . Encore que ...selon ma sensation, Trakl  soit plus dans un état de désespérance ,mais peut-on comparer ?


Je n'ai pas abordé l'après de Trakl , cette soeur étrange , son double-amoureux ,sombrant dans la drogue et la folie ,ni l'accouchement de l'enfant mort -né fruit ,probablement de l'inceste
.  Totalement dans l'absence de souvenirs  ,comment expliquer  ,que trois ans et trois jours après le décès de son frère elle se soit jetée du haut d'une fenêtre à l'heure où
le soleil  coule dans le soir ,rouge comme du sang  ?


Il m'était difficile d'inclure plus de la Poésie de Trakl  dans la crhonique de ce très beau lrécit de C.Louis-Combet .


Merci de ton vif intérêt à cette lecture .


Bon dimanche et à une prochaine fois avec plaisir .


                                                                
Hécate



fbd 02/03/2012 08:58


La poésie c'est comme le sang qui coule, ou la brise dans les peupliers, c'est le souffle de l'inspiration sous toutes ses formes… je peins pour l'instant, peut-être de petites expositions dans
quelques temps, mais là j'ai surtout envie de peindre ;-)) amitiés Hécate

Hécate 03/03/2012 22:16



Françoise ,que vent souffle et t'inspire ,peindre c'est dépeindre une vision du réel recomposé , un poème à regarder en silence ...où les mots peuvent s'abstraire ,tout étant sensation face à
l'expression  déposée sur la toile .


            Bon week-end ,et amicales pensées .


                                                                      
H



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