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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 15:34










Qui est donc
Barbey d’Aurevilly ?





Qui est donc Barbey d’Aurevilly ?

 

            Un écrivain qui n’eut pas un grand avenir, mais entre tous les gens de lettres de son époque, le plus étrange peut-être, le plus vivant à coup sur, le plus fantasque, le plus coquet d’originalité, feinte ou vraie.

 
            Il entre dans la vie par une porte spectaculaire !

            Jules Amédée Barbey d’Aurevilly  naît le 2 novembre 1808, le jour des morts, lors d’une partie de carte 10 mois après le mariage de ses parents, à St Sauveur le Vicomte dans la Manche. La mère de Jules, intelligente, mondaine est peu affectueuse avec lui. Elle aura quatre fils en quatre ans. Il ne manque pas de dire, en, homme qui a conjointement le culte et l’angoisse des souvenirs « Les spectres de la vie sont les souvenirs ».

 

            Barbey reconnaîtra posséder une mémoire infernale, hypertrophique et que très jeune, il a cherché dans l’écriture une soupape à certaines idées qui l’obsédaient et qu’il a, dans la création trouvé une diversion à un arrachement qui le faisait souffrir.

 

            Il se décrira lui-même dans une lettre adressé à son ami Trebutien comme un homme décrié pour les mœurs fougueuses de sa jeunesse, comme une espèce de fragment mêlée de foudre mêlée à de l’argile.

 

            Non sans raison, il se voit comme une espèce de phénix des inimitiés. Il n’accepte pas seulement de s’être fait des ennemis, il se targue d’en avoir ; le luxe de les braver, et de les mépriser calmement avec délices, comme un dandy toise la bêtise et sourit à l’envie.

 

            D’ailleurs il exprimera son ressenti ainsi :

« Ma parole faisait aux esprits médiocres, escarbouillés d’étonnement, absolument le même effet que mes gilets écarlates… Cela leur donnait des ophtalmies…des jalousies enragées. »

 

            Quelques années plus tard, il semble n’avoir pas varié car on trouve sous sa plume cette constatation :

 « Partout où je parais – à l’instant même – je trouve toute la bêtise humaine ; - une forte armée ! Debout et en bataille contre moi. »

 

            Evidemment si on se ravise aux déclarations du patelin Monsieur Ste Beuve :

« Monsieur Barbey d’Aurevilly est un homme d’esprit, mais un écrivain sans autorité… il est si compromettant que si j’étais bon catholique, je ne me féliciterais pas de l’avoir pour défenseur : ce ne sont pas des défenseurs, ce sont des souteneurs que pareille gens. Un fond d’infection de goût et de mœurs perce à travers tout ce brillant qu’il affecte et tous ces flots d’eau de senteur dont il s’inonde. Il a l’amour – propre puant, il l’a ridicule. Dans un temps où rien ne paraît plus ridicule, il a trouvé moyen de le redevenir. Un homme sensé rougirait de traverser Paris avec lui ; même en temps de carnaval ! »

 

            Barbey toute sa vie demeurera outrancièrement Jeune – France et il s’en glorifie. Il affiche, non seulement un choix de couleurs provocantes et propres à épater le bourgeois, mais encore un luxe de produits de beauté qui étonne l’œil autant que l’odorat. Goncourt exaspéré a noté d’une plume assassine :

 « A 67 ans, il apparaît comme un personnage de Byron, un Lara joué à Montparnasse…. Les conceptions esthétiques de Barbey, choquent le goût du jour. »

 

Mais qui est donc Barbey d’Aurevilly ?

            « Vous êtes un beau palais dans lequel il y a un labyrinthe »
lui dira dans un salon, Eugénie de Guérin. Formule saisissante, que Barbey a parfois retournée quand il la citait, mettant le palais dans le labyrinthe. N’a-t-il pas ajouté dans des écrits intimes « que ce palais était également un hypogée, et que dans son labyrinthe très souterrain mainte porte donnant sur le passé a été un jour condamnée par le taciturne châtelain, que bien des issues vers l’avenir, elles aussi, se sont éboulées… Ce ne sont point des images à plaisir. »

 

Qui est donc Barbey ?

 

            Tout d’abord un enfant mal aimé de sa mère, qui lui préfère ses trois frères. Il se voit laid, lui qui aura toute sa vie le culte de la beauté sous toutes ses formes.

« Une éducation compressive avait pesé sur moi sans me briser », écrira – t – il.

            Précoce sur le plan de la sensibilité et de l’écriture. Fier et passionné, solitaire aussi, révolté contre Dieu qui a permis la laideur.

 

            A douze ans, il discute spéculation et métaphysique avec son cousin de 19 ans. Et déjà il s’enflamme d’amour pour sa cousine et lui compose un ardent poème. Ce premier émoi est si intense qu’il ne pourra jamais l’oublier.

            Comme ses trois frères, Jules Barbey est confié à un précepteur en 1816, son admission dans une école militaire demandée par son père ayant été refusée. Ensuite, il semble qu’il poursuive ses études au collège de Valognes. Il habite alors chez son oncle, esprit hardi et vigoureux qui l’aide à se libérer de l’influence paternelle.

 

            A 21 ans, ce seront des études de droit à Caen. A 25 ans, il part pour Paris en dépit de l’opposition familiale. Il a hérité de son parrain. Il part donc quand même, avec l’idée d’être journaliste et écrivain. « Rien de ce qu’écrit Barbey n’est barbant ! » dit-il lui-même. Hélas… il brûle par dépit un volume de vers que personne ne veut publier. Ses poésies, seront rares, pareilles à des gouttes de sang…

            Il note dans son mémorandum, en 1836 que « tordre le cœur épuise les larmes de l’enfant ».

 

            Très vite il se reconnaît sensuel, d’imagination comme de sang. Il a, par hasard, un jour lu Byron. C’est une fraternité qu’il trouve auprès du créateur de Manfred, de Lara, du Corsaire. Que de fois il se référera à Byron pour son propre comportement, la sublimation de ses états d’âme.

 
            L’année 1830 est celle de la grande épreuve sentimentale et passionnelle de sa vie.
            Il rencontre Louise Cautru des Costils, une jeune fille de 19 ans fiancé à un homme de 13 ans plus âgé qu’elle. Durant huit années, cet amour va hanter, labourer l’âme de Barbey.
            Le charme, les éblouissements, les angoisses et les renouveaux de cet amour pénètrent sans cesse les journaux intimes.

 

            La famille Barbey est finalement instruite par des âmes charitables du scandale de cette liaison. On somme le fils pervers de partir se faire oublier à Paris. (Il faisait à ce moment des études de droit à Caen). Deux fois il sera reçu au château conjugal. 

            Le début de cette liaison est marqué de révoltes frénétiques tant les deux amants se heurtent à tous les murs de leur cachot social. Blessé ulcéré que Louise ne parte pas avec lui sans réfléchir ni hésiter à tout laisser pour lui, Barbey laisse l’amertume transparaître à travers ce qu’il écrit. Sans cesse entre doute et ravissement. Barbey est emporté, extrêmement passionné. Louise est blessée à son tour dans sa fierté par les reproches.

 

            La souffrance est trop violente, pour Jules Barbey. En mars 1838 il écrit :

 « Reçu une lettre d’elle qui s’afflige de ne pouvoir venir. – La vie pour un jour, un seul jour avec cette femme est-elle donc à jamais impossible ? »

 

 

            Du 11 au 19 septembre, Barbey interrompt son journal intime. Quand il reprend, après la rupture c’est pour noter :

« Le souvenir se charge du passé et nous emporte l’image. La dernière chose que j’estimais dans cette âme y a été brisée et flétrie ; je suis plus libre, mais à quel prix ? »

 

            Il va traverser une période amère ou il fustige le règne de la femme et tient des propos misogynes. Il est cinglant.

 « Les femmes s’attachent comme des draperies, avec des clous et un marteau. »

 

            Barbey va se murer et compléter son système de défense, à l’égard des hommes et du monde. Adhérant au dandysme, car le dandy est un être que son ironie rend secret, invulnérable, il jette sur le papier que « l’ironie est un genre qui dispense de tous les autres », il signe même une lettre, est ce par jeu par prescience ? « – Votre ami, le prince des ténèbres ».

 

            Sa vie s’écoule partagée entre la Normandie et Paris, entre publications et articles dans divers journaux. Sa santé trébuche, se relève. Il tient bon, tantôt reclus, tantôt sortant très tard.


            Barbey est toujours trop ! Trop conservateur en politique, trop diabolique dans ses romans, trop provocant dans son apparence, trop éblouissant quand il parle, et même trop généreux tant il sait se dépenser pour ses amis. Sous le masque effrayant qu’il se compose se cache un cœur d’or. Difficile de concilier les amitiés. Une brouille avec Trébutien, son ami depuis 7 ans survient. Stupidement Barbey a trop insisté pour la publication des poèmes de Maurice de Guérin chez un bon éditeur. Il défendra « Les fleurs du mal » et plaidera pour Baudelaire, comme pour lui.

 

           En 1851, publication « d’Une vieille maîtresse » Trébutien réagit. Barbey fulmine :

« Ah ! La Vellini ne vous plaît pas ! Le catholique n’accepte pas la bohémienne, baptisée pourtant ! Et vous avez vu du danger dans tous ces tableaux. Le catholicisme est la science du bien et du mal. Il sonde les reins et les cœurs, il regarde l’âme : c’est ce que j’ai fait. »

 
            Il va rencontrer la baronne Emilie de Bouglon, 30 ans veuve depuis 2 ans, mère de deux enfants. L’ange blanc la madone du missel, n’a dit-elle, jamais aimé.


            Barbey va demander en mariage l’Ange blanc. Mais il ne veut pas se marier tout de suite. Il ne veut rien devoir et tient d’abord à rembourser ses dettes. Madame de Bouglon est une amoureuse des plus pondérée. Femme mûrissante et réaliste partagée entre sa tendresse et l’avenir de ses enfants. Elle ne se donne pas à Barbey. Son scepticisme en matière de sentiment va désormais se condenser :

« Saigne, saigne mon cœur… saigne ! Je veux sourire. Ton sang teindra ma lèvre et je cacherai mieux dans sa couleur pourpre et dans ses plis joyeux la torture qui me déchire. »

 

             En 1862, les fiançailles sont compromises. La tristesse de perdre sa fille nouvellement mariée, lui fait, dit-elle repousser ce projet à plus tard. Les moyens financiers de Barbey baissent. Il cache ses besoins sous l’insouciance dans les salons. Il s’adosse à une cheminée sa pose favorite soit vêtu d’un habit noir rehaussé d’une mousseuse cravate de dentelles, soit en grande tenue c'est-à-dire pantalon noir, collant, gilet très évasé en velours bleu ciel. Parement de l’habit en velours noir. Cravate de satin blanc bordée d’une dentelle d’or. Même dentelles aux manchettes de sa chemise, quand aux boutons, simulant le diamant, ils sont si gros que un de ses contemporains le voyant ainsi s’exclame :

« Mon cher, ils sont si gros…si gros que…même en strass ce serait une fortune ! »

 

           A 74 ans, il n’hésite pas encore à se vêtir ainsi. Tout autre que lui serait ridicule en cet accoutrement. Lui est superbe ; même si les opinions sont diverses. Avec sa silhouette élancée et fière, son expression hautaine et perçante, il apparaît plus séduisant qu’autrefois. La coexistence de sérieux et d’extravagance ajoute à son impressionnante prestance.


            Quand il a rencontré Louise Read, il avait 70 ans et elle 35. De suite elle s’enthousiasme comme une jeune fille. De sa générosité, de son esprit étincelant. Elle se propose comme secrétaire Barbey n’est pas pressé. Progressivement elle va s’occuper de tout. L’ancien dandy si exigeant est devenu facile à vivre. Il est pauvre, mais homme d’honneur.

 

            Depuis 1860 par économie, il vit au 25 rue Rousselet à Paris, dans un modeste appartement de 2 pièces qu’il occupera jusqu'à sa mort. Les milieux catholiques lui font toujours des difficultés, l’archevêque de Paris interdit de mettre en vente l’édition « d’Un prêtre marié ». Barbey ne s’en étonne pas :

« Quand on est catholique, on ne doit compter que sur Dieu seul ! »

 

            A 80 ans il s’amuse encore beaucoup de flirts platoniques. Il est si bien conservé. Il fait tout pour l’être. Il possède une physionomie ruinée et superbe. Son front est large, le nez impérieux comme un bec d’aigle, la bouche amère au repos, mais très vite sinueuse d’une parole éloquente et précieuse, rire sifflant ou sonore sans vulgarité !

 

            Quand elle apprend que celui qu’on à surnommé tour à tour, le Connétable des lettres, le Prince des dandy, le Roi des ribauds, le Pirate passionné, est malade, Madame de Bouglon se remanifeste… pensant surtout aux droits d’auteur.

 

            Elle redoute que Louise Read intrigue. Atterré, Barbey fait un testament officiel. Il lègue propriété de ses romans à Raymond de Bouglon. A Melle Read tout le reste ! Madame de Bouglon s’y oppose. Il ne s’agit pourtant que des droits d’auteur, Barbey est pauvre. Un ultime testament de Barbey désigne Louise Read comme légataire universelle.

 

            La baronne furieuse écrit à Barbey qu’il est un homme finit. Celle qu’il nommait son Ange blanc donnera  le coup de grâce. Barbey reçoit d’elle un télégramme et tombe terrassé par une hémorragie. Personne ne connaîtra le contenu du télégramme, Louise Read prétendra l’avoir brûlé. Vomissants du sang, entre deux syncopes Barbey trouve l’élégance de lire des vers, de raconter des histoires.

            Il meurt au matin du 23 avril 1889.

 

            « L’amour ne sait que se regarder dans les yeux qu’on aime » avait noté Barbey, toute sa pensée tournée vers son Ange blanc. Hélas, la baronne refusera de venir lui dire un ultime adieu. Son cercueil est déposé dans le caveau des Reads, avant d’être transféré près de son frère Léon à St Sauveur.

 

            Louise Read finira les publications et se dévouera à sa gloire.


            Ce même mois d’avril 1889, alors qu’il corrigeait les épreuves d’un poème en prose écrit 54 ans auparavant, il ajoute une note essentielle pour bien le comprendre finalement :

« Quand il écrivit ses pages l’auteur ignorait tout alors de la vie. L’âme très enivrée alors de ses lectures et de ses rêves, il demandait aux efforts de l’orgueil humain ce que seuls peuvent et pourront éternellement –  Il l’a su depuis – deux pauvres morceaux de bois mis en croix. »

 

            Il avait répondu ainsi en 1854 lorsqu’il fut sollicité par Monsieur Dessé qui voulait rédiger un article biographique sur lui :

« Je me soucie peu de la gloire des biographies. La mienne est dans l’obscurité de ma vie. Qu’on devine l’homme à travers les œuvres si on peut. J’ai toujours vécu dans le centre des calomnies et des inexactitudes biographiques de toutes sortes, et j’y reste avec le plaisir d’être très déguisé au bal masqué. C’est le bonheur du masque qu’on ôte à souper avec les gens qu’on aime. »

 

            Barbey demandait d’être vu dans sa vérité. Seule réserve : ne pourront la voir que ceux qui en sont dignes. Les autres,  il les méprise… et essaient de ne pas se désoler de leurs fausses visions.


 

            Lorsque B. d’Aurevilly écrit « Une vieille maîtresse » qui comporte environ quatre cent pages, il vient de vivre une période des plus importantes de sa vie. Une femme dont il tente de se libérer, vraisemblablement au moment où il a commencé à l’écrire…  « Toute la journée se passe étendu sur des coussins devant un feu de démon, travaillant jusqu’au moment où les nerfs de ma tête deviennent des tire-bouchons anglais… ».

 

            Le héros du roman, Ryno de Marigny dandy libertin s’était épris malgré lui d’une femme, la Vellini.  Sur le point de se marier avec la pure Hermangarde, il fait confession de cette passion à sa future belle-mère la Marquise de Flers.


            L’extrait de lecture se situe au moment où Ryno évoque le duel avec le mari de la Vellini, un Lord anglais, et où blessé gravement, va éclore cette passion tumultueuse avec celle qui va devenir sa maîtresse et, qui surgit dans sa chambre où il est confiné… 


 

 

Hécate.

 

Œuvres romanesques :

 

Le Cachet d’Onyx, composé en 1831

Léa, 1832

L’Amour impossible, 1841

La Bague d’Annibal, 1842

Le Dessous de cartes d’une partie de whist, 1850 (reprise dans les Diaboliques)

Une Vieille Maîtresse, 1851

L’Ensorcelée, 1852 (sous le titre de La Messe de l’abbé de La Croix-Jugan), 1855

Le Chevalier Des Touches, 1863

Un Prêtre marié, 1864

Le Plus Bel Amour de Don Juan, 1867 (reprise dans les Diaboliques)

Les Diaboliques, 1874

Une Histoire sans nom, 1882

Une Page d’histoire, 1882 (sous le titre Retour de Valognes. Un poème inédit de Lord Byron), 1886

Ce qui ne meurt pas, 1883

 

Œuvres poétiques :

 

Ode aux Héros des Thermopyles, 1825

Poussières, 1854

Amaïdée, 1889

Rhythmes oubliés, 1897

 

Essais et textes critiques :

 

Du Dandysme et de Georges Brummel, 1845

Les Prophètes du passé, 1851

Les Œuvres et les hommes 1860-1909

Les quarante médaillons de l'Académie, 1864

Les ridicules du temps, 1883

Pensées détachées, Fragments sur les femmes, 1889

Polémiques d'hier, 1889

Dernières Polémiques, 1891

Goethe et Diderot, 1913

L'Europe des écrivains (recueil d'articles rassemblés en 2000)

Mémoires, notes et correspondance

Correspondance générale (1824-1888), 9 volumes de 1980 à 1989

Memoranda, Journal intime 1836-1864

Disjecta membra (cahier de notes)

Omnia (cahier de notes)


 

Mémoires, notes et correspondance :

 

Correspondance générale (1824-1888), 9 volumes de 1980 à 1989

Memoranda, Journal intime 1836-1864

Disjecta membra (cahier de notes)

Omnia (cahier de notes)

 

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Published by Hécate - dans Essais
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commentaires

apsara 28/12/2011 12:04


j'ai l'impression de te connaitre depuis toujours!comme il est bon de partager des instants,des paroles toutes simples mais si vraies!des états d'âme qui se croisent,se reconnaissent,souvenirs de
vies antérieures dans des mondes autres,parallèles impalpables mais si perceptibles!une communication ,quelque chose de fort qui passe,que je ne peux définir mais que je ressens intensément dans
mon coeur,même dans ma chair!un être recherché et enfin retrouvé!


diamantine vrillée

apsara 27/12/2011 18:05


tu te caches??pour être plus libre?Par déception ? tu trouves les gens lassants,décévants?Ils te font peur ?


TA voix sait exprimer l'inexprimable,tes écrits aussi;chose que je ne sais pas faire;je suis un sauvageon,une espèce de feu follet qui vit et agit suivant son instinctnsans réflexion aucune;et
pourtant tout le monde me croit sûre de moi,je m'étonne moi-même;il m'arrive d'agir comme une femme célèbre,riche,hautaine alors que je suis exactement le contraire!plus je vieillis,moins je me
connais!!l'être humain est si complexe;je suis plus proche des animaux!je ne sais pas pourquoi je te dis tout ça!

Hécate 28/12/2011 10:15



Apsara ,je ne peux pas répondre ici pour de multiples raisons à toutes tes questions .Disons pour faire bref que bien des choses motivent cette "abstraction " .


Ce que je sais de "ma voix " ,ce sont les autres qui me l'ont fait comprendre ,des inconnus ici ,là , ailleurs...Un journaliste a écrit " magie du verbe et de l'émotion " ,quelque chose comme ça
.


L'inexprimable ,dès que nous sommes" sensibilisé" on touche à cet inexprimable .Même si on ne s'en aperçoit pas sur le moment .


Tu ne sais pas faire dis-tu ? Comment peux-tu l'affirmer ? Tes mots ,leurs cadences ,leurs irruptions ,dans tes textes ou tes commentaires sont comme des torches ! Elles éclairent tes mouvances
d'état d'âme  .Ce n'est pas parce qu'il y a impulsivité qu'il n'y a pas une "reflextion" jaillie comme une étincelle à ton insu ! Le vécu façonne ,tord ,torsade notre être . Les
élucubrations intellectuelles  purement cérébrales n'auront jamais la chaleur vibrante d'une pensée à chaud  :)


Moi aussi ,on croît que je suis sûre de moi ,intimidée par rien ,sachant toujours quoi dire . Cela en devient "lourd" à porter ,les autres refusent de voir ,même d'entendre la fragilité .Ou alors
ils voient de la fierté ,de la supériorité là ,ou il n'y en a pas . Ô complexe être humain !!!


Mais pourquoi on se dit tout ça  ?  Pas besoin de savoir ,on le dit et c'est ainsi !


                                                                                                       
H



apsara 26/12/2011 12:02


la voix du silence,quelle belle définition de toi!se rencontrer,peut-être un jour mais je tremble d'effroi à cette idée;ne te fais-tu pas une trop grande idée de moi;je suis si fragile sous des
apparences contraires!!!


tendres pensées chère voix du silence,per moments je te perçois très mâle!!

Hécate 26/12/2011 18:35



La voix du silence ...Oui . Je n'ai que cette explication là . Si on ne m'avait jamais posé la question ,je n'aurais pas réfléchi au pourquoi du comment .


Me rencontrer ? ...Ne tremble pas ,il y peu de chance que ça arrive  !!! Je suis loin . Il y a quelques
personnes de la toile que j'ai rencontré ,j'ai même traversé la France quasiment après un an de communications via les bogs et off et même par lettres, pour une rencontre !...Les trois quarts du
temps ,je refuse ...Quand moi ,une ou deux fois j'ai proposé...il y a eu dérobade .


Je te crois quand tu dis être fragile . Et si je te dis que ma timidité est énorme en dépit de mes moments d'audace ,tu me crois ? Je suis multiple ...Hécate ,ce nom me va ...comme un gant
! ...Je suis effroyablement romantique et ...trop lucide . C'est inconfortable ,mais comme Barbey je suis comme
je suis !!!...et ...ceux qui me croisent dans la rue , ou dans les librairies ignorent sous quel nom je me cache à présent . Ceux qui m'ont connue à une période me jettent des regards qui en
disent long sur ce qui les tracasse...Le Silence ....Mon Silence ...


                                                                                          Tendresse
de ta ...Magicienne  :)



apsara 26/12/2011 08:36


Quelle magnifique voix!jamais je n'oserai m'esprimer devant toimoi si tremblante devant les autres,manquant totalement
d'assurance,si timorée,si nulle!!!tu brûles d'intelligence , de passion , de chaleur;qui es-tu hécate???


SI JE te dis que j'ai absolument les mêmes idées que Barbey au sujet des femmes !!!gloups!

Hécate 26/12/2011 10:17



APSARA ,


à quelqu'un qui m'avait demandé d'où me venait cette voix ,j'avais répondu qu'elle était née du silence . Contrainte au Silence dans l'enfance ,pauvre voix étranglée d'angoisse ,atrophiée de
ses forces ...Il y a toujours eu en moi "ma voix " de révoltée ,le besoin d'habiter les mots . ( Il y a eu ensuite les spectacles ,les soirées de poésies...tu sais déjà ).


Je suis ...est-ce que l'on sait qui l'ont est ?...Je suis aussi fragile et tremblante ,et ,nous serions aussi intimidées l'une que l'autre si nous étions d'un coup face à face ...:)


Tu as les mêmes idées que Barbey au sujet des femmes ... Je me doutais que ce Barbey ne te déplairait point !
....


( petit détail perso : lors de cette lecture ,j'avais le poignet droit brisé ,je souffrais malgré les calmants ,et j'ai fait cet enregistrement seule ,maniant difficilement les touches du
tuner ,de la platine et des micros et n'étant pas gauchère ce fût loin d'être commode ) .J'ai fait tout le livre et j'ai donné l'enregistrement à mon amie malvoyante .J'avais trop envie de lui
faire connaître ce roman que j'avais aimé !!!


                                                  
Bien sincèrement à toi .


                                                                                          
H



Pauline 25/12/2010 11:19



J'ai eu l'occasion de lire Du dandysme et de Georges Brummel pour mon sujet de TPE et je l'ai trouvé vraiment fascinant. Merci de cet article qui
m'a permis de comprendre un peu mieux cet auteur mystérieux. 



Hécate 25/12/2010 15:24



Bonjour Pauline ,très contente de te lire sur Barbey d'Aurevilly  et si j'ai pu te permettre de l'approcher d'un peu plus près ,voilà qui me fait plaisir .


Le livre cité ,on me l'avait prêté ,et ,oui ,il m'avait beaucoup intéressée  aussi .


                                                                                                          
Bonne journée de Noël ,et merci à toi .


             Hécate



Dane 08/01/2010 09:09


Chère Hécate je te souhaite une belle année de mots et d'analyses telle que celle-là... de la joie et de la tranquillité.

Une autre forme d'analyse que celle qu'on donnait à la fac!
Bises vers toi


Hécate 08/01/2010 09:46


Tes souhaits me font plaisir Dane  même si il est difficile de maintenir la tranquilité au.cours des jours du quotidien.
Je n'ai aucune idée de ce qu'on pouvait dire de Barbey à la fac  !
                                                                                                
Amitié .
                                                                                                          
Hécate


Glandeur 21/12/2009 18:18


Je ne connaissais pas ce monsieur, mais ta plume à l'art de faire s'éveiller les curiosités.


Hécate 21/12/2009 22:25



Je suis donc bien enchantée de te le présenter ce monsieur Barbey d'Aurevilly !
 Ma plume ne sait que s'exprimer sur ce qui me plaît particulièrement .
Si tu reviens flâner par chez moi...peut-être trouveras -tu quelques autres personnages à ta convenance.
                   Merci de ton passage
                                                   
Hécate



Plaiepoulpe 02/12/2009 15:58


Ah ! Vous voyez Hécate chair... Les personnes de théâtre... :)

Bien le bonjour Dame aux corbeaux.


Hécate 02/12/2009 19:06



Oui je vois que vos tentacules s'allongent jusq'ici  ,oui en effet ,les personnes de théâtre  apprécient ,et c'est pour moi toujours ce même étonnement qui me comble
d'indicible joie ,car je n'ai cherché qu'à exprimer ce que les textes me murmuraient  ,et à les partager...
     Le temps ici est de pluie et de vent, pas un corbeau sauvage ne volait devant ma fenêtre...
                 Cher Plaiepoulpe ,bien le bonsoir .
                                                                    
votre Hécate






Guern' de Bé 02/12/2009 13:38


J'ai fait écouter l'extrait à mon joint (qui a fait partie d'une troupe de théâtre) et il n'a pas tari de compliments sur la lectrice, il a adoré...Mais il n'a pas voulu laisser de
commentaire...Dommage.


Hécate 02/12/2009 14:28



 Voilà une nouvelle qui me laisse béate d'étonnement ...Agréablement ,c'est certain !
Dommage qu'il n'ait voulu me laisser quelques mots ,même avec une signature discrète...Mais ,puisque vous me transmettez son ressenti , vraiment je suis comblée .
Dites-lui que je le remercie d'avoir prêté une oreille attentionnée à cet extrait ,éventuellement...:)
 Sous le coup de l'émotion, je ne sais plus si vous aviez écouté les quelques poésies  des enfants Brontë ...
            Bonne journée Guern' de Bé
                                                            
votre Hécate
 



René 01/12/2009 19:54


Bonne soirée


Plaiepoulpe 01/12/2009 10:57


J'espère sincèrement que vous lui ferez la peau à cette gueuse à force d'onguent  et que vous pourrez bien vite continuer à faire valser vos dentelles noires dans les cryptes et dans les lieux
qui n'attendent plus que votre présence et vos pas pour devenir magiques.

Bien à vous Hécate très chère.


Hécate 01/12/2009 11:29



Vous pensez bien que cette "gueuse" m'a fait du répit le jour où je suis descendue dans la crypte ,j'avais des ailes aux talons ,et dans les yeux la blacheur d'une Dame Nocturne
volante...Je sentais plus rien...En état de suspension!!! :)
     Seulement,on ne plane pas toujours dans les airs...
                Mais vos orties sont efficaces :)
                               
                                                          
votre Magicienne



jean-luc saint-marc 01/12/2009 05:25


ou :
 "Il entre dans la vie par une porte spectaculaire !"




Hécate 01/12/2009 11:38



Là ,au moins ,ce sera incontournable !...
          Merci de ton commentair ...Spectaculaire  :)
                                                                                    
Amitié d'Hécate



jean-luc saint-marc 01/12/2009 05:24


Bom dia !

Hey Cat, je n'ai pas entravé le côté spectaculaire insinué dans cette phrase :
 "Il entre dans la vie par une porte spectaculaire !"




Hécate 01/12/2009 11:35


Hé ! Caõ ...c'est vrai que c'est spectaculaire ...D'ordinaire on entre ce jour là ,pour faire une FIN ...
Barbey débute par la Porte de la Fin ,pour faire un début !!!
                                                                                             
Amicalement à toi
                                                                                                                         
Hey Cat


Plaiepoulpe 30/11/2009 19:07


Je suis un palpoulpe tout empourpré, tout cramoisi, aux tentacules tout fendillés d'émotion, de béatitude perlée, mais encore bien prompts à vous offrir des douces orties fraichement cueillies pour
vous :)

La Dive palplaiepitude de l'âme que vous avez reconnue vous souhaite une belle, très belle soirée de Magicienne.


Hécate 30/11/2009 19:16


Je palpe ces tentaculules émotionnelles , et de ces orties fraîches, vais de ce pas me faire un onguent magicien ,tout chargé d'électriques pouvoirs guérisseurs à ma boiteuse de
gueuse de cheville !
Oui ,elle est illuminée ma Soirée dans votre sillage Plaiethorique  :)
                                           Que
la vôtre soit Divine et enivrante !!!
                                                                                                         
votre Hécate


Gérard 29/11/2009 23:23


Je rougis de vos éloges, et poussé à faire toujours mieux. merci !


Hécate 30/11/2009 00:12


Je vous en prie ,Gérard il me semble que ces éloges soient mérités .Je n'ai que le plaisir du regard ,je n'ai pas celui de quelqu'un de versé en cet art ;seule me conduit ma sensiblité
,et vous le savez.
Je suis touchée de votre venue ce soir pour ces mots.
                                                                                                  
Bonsoir à vous.
                                                                                                                             
votre Hécate


Le Crâne de moins en moins comateux 29/11/2009 20:09



Quand même, vu la foule d’admirateurs qui se presse dans votre boudoir cramoisi, je pense que ce Barbey d’Aurevilly se rattrape bien de façon posthume et se venge par votre entremise de tous les
mauvais traitements que lui ont fait subir ses détracteurs de son vivant. Je dirais même que s’il vous avait connue, il aurait oublié toutes ces cruelles qui lui crucifiaient le cœur. En tout cas
il serait le président de votre fan-club ! Cela ne m’étonnerait pas d’ailleurs que vous fassiez commerce avec son fantôme… Je l’entends dans votre vibrato.  :)




Hécate 30/11/2009 00:00


Oui  ,vous avez raison ,cher Crâne de moins -en-moins-comateux ,je suis bien aise pour Jules Amédée de ce succès posthume qu'il mérite bien .Et ,oui je l'aurais volontiers consolé
de ces cruelles qui lui ont dévoré le coeur ,affolé l'âme si il avait été consentant ,bien évidemment ,et avouez que dans un salon cramoisi ,nous aurions fait une jolie paire de dessus de
cheminée!!!!  moi ,posée ,comme cela et lui ,négligemment appuyé sur le marbre ...
Et pour la réplique en conversation...aussi !...
C'est du joli ,me voilà en pleine rêve !...Je vais converser avec son fantôme ,oui...je le sens bien.
          votre Hécate


saltosam 29/11/2009 19:22


Merci de ton passage sur mon blog.
ton article ce grand Monsieur est remarquablement complet, chapeau bas pour toutes tes recherches, je trouve cela très interressant. je reviendrais "m'instruire" avec plaisir.
a bientôt.


Hécate 30/11/2009 00:19


Eh ! bien ,ce plaisir est réciproque Saltosam ,et ce Grand Monsieur ,oui est très passionnant dans son oeuvre comme de par sa haute personnalité  ,il a su défendre sa pensée envers
et contre tous. Ses opinions,ses amitiés.
                                                       
Bonsoir amical d'Hécate


Paracelsia 29/11/2009 11:35


Ca répond en partie à la question, j'aimerais vraiment savoir pourquoi aux programmes scolaire Aurévilly n'existe pas, j'ai dû m'y interesser seule et j'ai tjs trouver ça dommage. Nous avons eu
tellement de livres soporifiques et sans intérêts, j'ai l'impression qu'on nous axe dès l'école à entrer dans un moule sans poser plus de questions.


Hécate 29/11/2009 12:36


Entrer dans un formatage ,c'est certain ,les bases de l'enseignements scolaires répondent à des critères qui changent selon les années d'après ce que j'en aperçois ,et certains auteurs
sont effleurés.Comme souvent c'est la curiosité personnelle qui oriente ensuite .Si c'est dommage ,au moins pour consolation,reste-t-il du moins un avis personnel  sur l'écrivain ou son oeuvre
qui n'a pas été "déformée" par une globalisation trop succinte ou censurée  par l'éducation. Car c'est davantage une Education ,qu'un Enseignement .Nauance à méditer :)
Je ne cherche pas à donner de "leçon" ,je respecte trop la liberté individuelle pour cela.

J'ai bien regretté de n'avoir eu un parcours d'études ,disons ,classique,puisque mon chemin fût plus marginal,non par choix ,mais par concours de circonstances indépendantes de ma volonté. Il y a
le positif ,et le négatif en ce domaine ,j'en suis bien consciente :)
             Merci d'avoir pris le temps d'en discuter un peu avec moi ; même si je n'apporte pas tout à fait la solution à votre
questionnement. Le mien est souvent celui-ci :pourquoi ,ceux où celles qui ont suivis des études,ne connaisent-ils plus rien à des éléments ,qui sont enseignés ,basiquement en milieu scolaire ?
Trop soporifiquement  distillés ,peut-être , pour reprendre votre propos ...   
                 amicalement à vous.
                                                          
Hécate


Dany85 29/11/2009 07:07


une biographie très intéressante, il a eu apparemment une vie bien remplie jusqu'a très tard, peut être qu'a l'époque il y avait des missive avec du poison ? , bonne journée


Hécate 29/11/2009 09:56


Les poisons ont toujours été,mais là le poison devait être  celui  des mots  porteurs de  trop insoutenable douleur.
 Les mots peuvent être de dangeureux poisons !!!
     Je vous souhaite un bon dimanche ,et vous remercie de votre attentive lecture ici.Je ne pensais pas qu'avec tous vos problèmes ,vous viendriez vous pencher sur cet
auteur.
                                                             
Bien cordialement  :)
                                                                                             
Hécate


Paracelsia 29/11/2009 00:07


Questions intéressantes qu'on a posé aujourd'hui. Pourquoi un tel écrivain avec ses mots et sa description de la femme aussi juste est-il devenu anonyme, lui, qui, contrairement à Dumas n'avait pas
de nègre, lui qui au contraire d'Huyssmans n'était pas mysogine... Pourquoi est-il ignorer dans les programmes scolaires et ailleurs?


Hécate 29/11/2009 09:43



Voilà bien une question qui attise ma curiosité .La réponse? Si vous en avez une ,dites-la si vous avez le temps.Je suis preneuse! :)
Barbey d'Aurevilly répondrait lui-même ceci :"La plus belle destinée : avoir du génie et être obscur ".
En juillet 2009 ,Philippe Sollers  a écrit un billet bien savoureux intitulé "Une autre guerre du goût" à propos de la réedition des"Oeuvres critiques IV" de B.d'Aurevilly .Pas moins de
1140pages.Et il commence par cette question "-Qui se soucie encore de B.d'Aurevilly qui a passé son temps à déranger son époque ?...Il détestait tous les conformismes . Il aurait fort à
faire aujourd'hui."
Déjà ,cela donne assez bien l'opinion qui est mienne. Barbey dérangeait .Il dérange .Mais ,il a fait partie des textes étudiés ,on y reviendra,on y revient...

Balzac a eu besoin d'être défendu,et Gautier,(comme  Barbey ) l'a bien dit :"Les envieux commençaient  à le louer .C'était trop beau ,il ne lui retait plus qu'à mourir ".
En 1874 Barbey préface ses "Diaboliques" :- "La littérature  n'exprime pas la moitié des crimes que la société commet mystérieusement et impunément tous les jours ,avec une fréquence
charmante ".
Barbey a souffert .Il a aimé .Il n'a pas détesté la femme .Il a eu le regard acéré.

 Dans une "Vieille maîtresse " il démontre comment l'amour d'une femme terrible peut se montrer plus amoureuse qu'une prude bien éduquée.Comment une cruelle,peut s'incliner devant la toute
puissance de la passion .Il fallait une satané audace à ce Catholique,pour oser cela !!!
Barbey ,en dépit d'une sensibloté exacerbée a gardé la face.Il n'exprime sa détresse intime que dans certains de ses poèemes,où dans des letttres à son ami Trébutien :
" ...comme Roland ,la rage d'être abandonnés ne nous fait pas fendre les rocs de nos épées ,mais nous devenons rocs nous-mês en attendant que la mort nous ait broyés,sans nous rendre ni plus
insensibles ni plus froids !...".

"Il faut étouffer ces sots cris de douleur !
      C'est si bête d'être victime !"( B.d'A.1884 ,derniers vers d'une dédicace de ses Poésies ,un exemplaire hors commerce ).
         Paracelsia,je ne sais si mes élucubrations vont plairont ,vous comprendrez toujours bien que votre venue ici a réveillé ma farouche ferveur pour
Jules Amédée Barbey d'Auevilly ,mort d'amour à 81 ans ,indécence suprême pour certains !!!    :)
                                                                                                                            
votre Hécate



Iougenaie 28/11/2009 21:12


Pour tout vous dire, c'est entre les deux. Il est proposé dans le cadre de la réécriture du mythe de Don Juan pour une des nouvelles qu'il contient, mais je l'ai acheté surtout parce que le mythe
de Don Juan me passionne et que je savais que vous aviez fait un article sur Barbey D'Aurevilly, alors je songeais que ce devait être un auteur intéressant.

Au plaisir de vous voir bientôt chez moi !
Eugénie.


Hécate 28/11/2009 21:51


Le mythe de Don Juan ,en effet est dans une nouvelle de B.d'Auerilly ."Les diaboliques" est le livre de références de cet auteur,même si ,un peu jeune peut-être l'ai-je lu,et plus
emportée alors par des récits moins classique dans leur forme.Mais l'écriture de Barbey est là ,c'est un condensé de son goût pour le hors norme ,l'énormité des passions qui dérangent l'esprit
étriqué petit bourgeois de l'époque.
Don Juan a été abordé par nombre d'écrivains ,de poètes( entre autre Milosz ,qui ,lui ,voit là ,une façon de réconciliation avec le père,le sien ,homme violent ,débordant (vous en avez un bref
aperçu dans mon article sur Milosz ,qui a fait même que mon blog soit traduit en Lituanien dernièrement,ce qui est un honneur pour moi.)
Mozart bien sûr ,mais dont la fin est un arrangement pour ne pas déplaire à la morale ,ce qui n'est pas du choix de Mozart tout à fait.Tout comme dans "La flûte enchantée" il dût réecrire la
première scène en chageant certains détails ,(de l'animal ),ce qui est cocasse ,mais ,à l'époque il fallait "composer" si j'ose ce jeu de mots avec les Princes et les religions .
Mais je m'éloigne du sujet :)
Chez Barbey ,vous retrouverez des allusions nombreuses aux séducteurs en vogue,le Comte d'Orsay  dandy(que Barbey affectionne plus que Brummel  ,trop anglais,donc moins enclin aux
passions )  qui fît fabriquer un savon portant son nom ,et qui se vendait encore il y a quelques années dans nos parfumeries !!!c'est amusant ,en fait ces détails.Vous remarquerz que le
Comte de Ravila porte le prénom de Jules Amédée (celui-là même de B.d'Aurevilly).
L'engouement pour l'Espagne sévissait en littérature alors ,chez Gautier ,comme chez Balzac ( La fille aux yeux d'or ),également chez Musset.
 Dans le roman "Une vieille maîtresse ,l'héroîne fatale est espagnole...)
Je ne veux vous ennuyer,ni vous gâcher le plaisir de découvrir tout cela par vous- même ,et votre avis ,si vous avez le temps ,vous me le direz...
                           Bonne lectur et a bientôt chez
vous,oui....:)
                                            
votre Hécate
                       


Tote 28/11/2009 21:10


Bonsoir Hékate. J'ai écouté Rémy de Gourmont et je ne me lasse pas de votre voix. J'écoute souvent d'ailleurs tout en vaquant à mes occupations follement occupantes :)


Hécate 28/11/2009 21:59


Tote ,c'est là me faire une "gâterie" ,car oui ,ce poème a été mon étendard,mon cheval de combat,et je l'ai osé à la barbe des esprits bien timorés !!!
Vous aimez ma voix,et ceci me touche et je suis" sans voix" quand on me dit cela.(Point blasée ;) et tant pis à qui cela peut paraître "vaniteux";et vraiment cela n'est pas .J'ai tant à coeur
de faire vivre les mots,et partager au plus vrai ,au plus profond.
Alors ,merci du fond du coeur!...
Je vais penser à vous ,écoutant "Les oraisons mauvaises"...:)
                                                                                                                   
votre Hécate


Iougenaie 28/11/2009 19:05


J'ai pensé à vous tout à l'heure, en achetant Les diaboliques... ;)
Eugénie.


Hécate 28/11/2009 21:06



Pour le plaisir ,où pour un programme que l'on vous propose ?
Merci de cette pensée Eugénie.
Je devais vous répondre ,chez vous et ne l'ai fait encore.
            Bonne soirée.
                       votre Hécate



Enee 28/11/2009 19:01


Bien sûr je ne connaissais pas ... mais lui  il m' a l' air éminement sympathique


Hécate 28/11/2009 20:59



Là ,Enée ton commentaire s'allonge,c'est que ce Barbey doit vraiment t'être sympatique ,et tu as raison ,il l'est :)
        Toujours la fête que te voir ta signature ici !!!
                                                                                  
Bonsoir à toi.
                                                                                         
Toute mon amitié .
                                                                                                                      
Hécate



caro 28/11/2009 18:59



l'amour impossible.. thème romantique mais la lecture de l'oeuvre (dans la video) est monotone



Hécate 28/11/2009 21:03



Bonsoir Caro et merci de votre avis .Vous avez le droit de ne pas apprécier cette lecture .
    Que cela ne vous prive pas de lire cet auteur,il a un ton qui n'est qu'à lui. Et je serais bien navrée ,si cet extrait vous en détournait éventuellement.
                                                                                       
Cordialement .
                                                                                                                 
Hécate



Gérard Méry 28/11/2009 16:57


La dame blanche se cacherait elle en ces lieux que je puisse voir le reflet des vitraux sur ses ailes ? Les pétales de roses du Prieuré doivent être fanés si par bonheur il en restât aujourd'hui,
la pluie redouble. Un bon dimanche je vous souhaite.


Hécate 28/11/2009 17:06


Non Gérard ,je ne saurais exposer cette photo d'amateur ici ; je vois qu'une certaine curiosité vous amène ,poussé par le vent ??? !!! Hormis les corbeaux qui tournoyaient par
trentaine ,maintenant seulement les feuilles des arbres ,ce qu'il en reste,quant aux roses ,j'en doute...:)
     Merci de votre aimable souhait. Qu'il en soit pour vous de même,malgré ce temps bien crépusculaire qui risque de ne point ,lui s'envoler demain !!!
                                                                                                         
votre Hécate


Gérard 27/11/2009 10:24


Je ne connaissais ce Jules Amédée, je lui envie sa mémoire hypertrophique bien utile souvent. Très honoré de vos impressions sur ce pont Wilson dit de Pierre au charme fou à qui il lui arriva bien
des malheurs. Bonne journée à vous.


Hécate 27/11/2009 18:09



Nous avons donc en plus d'un attrait pour le fado ,le pont Wilson en commun !
Losqu'il s'est écroulé ,j'ai eu bien peine à le croire ...

"J'aime les ponts. Je les ai toujours aimés et ne puis passer sur aucun sans volontairement m'arrêter..." (Barbey d'Aurevilly. Memorandum )
        Bonne soirée Gérard
                                 
votre Hécate



Old-Luck-Oie 26/11/2009 20:58


Le souffleur de rêve remercie humblement la Dame Magicienne et se trouve flatté de ce que son dessin lui a plu, ainsi qu'à son modèle =).

Superbe cliché que celui de ces corbeaux sauvages! =D

Quant aux étoiles... Elles brillent, Dame, elles brillent. Et le chemin, elles l'éclairent. Elles sont venues faire scintiller d'un éclat neuf le ciel crépusculaire qui s'étend au-dessus de la
Voie... =)

Avec une nuée de merci de votre humble O.


Hécate 27/11/2009 18:20


Les corbeaux sauvages sont très nombreux en cette période non loin de moi ,et j'entends leurs croassements comme autant de messages transmis...

Quelques torsions de nuages ce soir dérobent ce qui ne peut se voir qu'avec l'âme...Et la Lune est croissante.
           votre Dame Hécate
                          


Plaie 26/11/2009 15:51


Et c'est le labeur qui lui me hurle dans les écoutilles comme un fou qu'il est...
Je vous laisse à grand regret.
Pour l'instant...

Prenez soin de mes étoiles à venir. S'il vous plait.

Plaie près de vous.


Hécate 26/11/2009 22:52



Oui ,cher Plaie...Je prends grand soin de vos étoiles à venir.
          Vous le savez que votre Magicienne est près de ceux qu'elle aime
                                    
et  bien fidèlement ...
           Plumes de jais ,et fleurs d'orties sous le clair de Lune vont très bien sous l'arche de la Nuit ,vertigineuse et si immense où nous
sommes parfois perdus et où nous nous sommes trouvés jusqu'à longtemps ,très longtemps...Dites pas non ,cher Plaiehore car vous m'attristeriez...!
                                
votre Hécate



Plaie 26/11/2009 15:02


AAOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU... AAOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU...

:)


Hécate 26/11/2009 15:41



Oulà !!!!!!!!!....Vite de la cire pour mes oreilles :)
et un onguent pour vos plaies ,cher Plaiethore.....!!! :)
        Pour cette éloquence
             je suis
                   toujours votre dévouée...
                             Hécate
                              



Fred de Roux 25/11/2009 14:38


Bonjour Hécate,

Serais-tu Normande ? Barbey d'Aurevilly, comme Rémy de Gourmont, l'était. Je connais peu cet auteur, pourtant ce n'est pas faute d'en avoir entendu parler souvent. Sans doute étais-je trop jeune et
trop inculte pour m'intéresser à cet auteur. Tu me donnes envie de le redécouvrir (en fait, de le découvrir tout court).

Merci pour cette leçon que tu me donnes et l'envie que tu suscites.

Amicalement            Fred


Hécate 25/11/2009 15:52


Non Fred ,je ne suis point Normande , puisque native de Touraine .
Quelle idée de penser que tu étais trop inculte pour t'interesser à Barbey !...:)
Comme tout ce qu'on entend de nom,ça glisse...Il sufit qu'un jour ,on soit disposé pour que le déclic se fasse .
Je ne donne point de leçon ,je parle de ce que j'ai ressenti,c'est tout ,et si l'envie se partage ,eh! bien ,j'en suis bien contente.
L'extrait de lecture du roman "Une vieille maîtresse" est l'oeuvre qui m'a vraiment fait plus que redécouvrir cet auteur  dans toute son ampleur !
                                                      
Bien amicalement .
                                                                                            
Hécate


Old-Luck-Oie 24/11/2009 21:57



Ah, si je me souvenais de ce qui m'a fait, peut-être le saurais-je... ce que je suis... Mais cela n'a pas grande importance, après tout! =)

J'ai reçu votre lettre, Dame =) Merci infiniment pour cette délicate attention... Ces étoiles que vous m'avez envoyées ne manqueront pas de briller de mille feux et d'illuminer les nuits les plus
sombres...

Avec toute l'amitié et la reconnaissance de votre humble O.



Hécate 25/11/2009 14:47


Le Sombre écrin de  la Nuit détient le pouvoir de faire étinceler la lueur du plus modeste joyau étoilé...
  Chère Old-Luck-Oie...
Que jamais ne soit l'Obscurité sans Lumière pour vous !
                                                         
Votre Magicienne
                                                                               
Dame Hécate


Plaie 24/11/2009 18:23


Mais je rectifie tout de même l'ortograffe de crucifixion.
Vous et moi faisons une belle paire de crucifiés tout de même.


Hécate 25/11/2009 16:01


C'est sans doute classé X !!!! cher Plaie  :)
Quelle croix ...à porter !!! ( vous oubliez le h de orthographe,là décidemment ,votre trouble est grand :)) et avec deux ff...vous voulez m'agraffer !!! C'est là supllice
délicieux. Je vous taquine ,n'y voyez rien d'autre,avec toutes les bêtises qui sont miennes,amusons-nous un brin !
                               votre H...votre
Magicienne :)


Plaie 24/11/2009 18:22


En fait Magicienne, je suis venu me poser chez vous hier soir moizaussi.
Et je ne me suis pas manifesté. Cloué, crucifié que j'étais par votre réponse si... tant... trop...

Vous voyez, cela recommence.

Je le sais bien, oui. Je le sais si bien.

Mais je ne sais même plus, moi, comment vous dire le merci.
Je deviens idiot en fait !
Ah ! C'est beau tiens !

:)


Hécate 25/11/2009 15:33



Eh! bien cher Plaie ,nous allons avoir une collection de clous à nous deux !!!
J'étais chez vous ,et vous chez moi ,c'est beau ,ça ,tout de même ,c'est comme dans un roman, sauf que ,c'est pas un roman , à moins que ne soit le nôtre ,un peu :)
    C'est ça la Féerie ,la Magie ...
Vous voyez ,cela continue...
      Avec des blessures ,des fleurs d'orties,des feuilles , des mots,nous faisons des guirlandes
que nous nous offrons aussi étonnée,ravis,surpris...
      C'est peu de choses ,cher Plaiethore ,mais c'est avant tout sincère...mes mots pur vous ne sont jamais assez comme je voudrais,ils sont comme ils viennent
,voilà...
       
       Merci encore,d'être venu là...sans bruit,votre Pensée posée ici...
       Merci de me le dire aussi...:)
                                
Vous savez bien...oui
                                                                    
Votre Magicienne






Old-Luck-Oie 23/11/2009 19:17


Oh, sans doute en effet vaut-il mieux ne pas savoir... L'aventure n'a de valeur que si l'on en découvre peu à peu les péripéties...
Protection, dites-vous? Oh, je n'ai rien vécu dont j'aie besoin d'être protégée. Manque de ténacité à la vie, à cet époque, je pense: tout glissait sur moi et rien n'est resté accroché.
Oh, c'est donc Plaiethore qui a tissé le fil permettant de joindre les nôtres... Je l'ignorais, et désormais à l'estime que je lui porte s'ajoutera ma reconnaissance ^^.

Merci infiniment pour votre compliment, Dame; ce sont bien les desseins d'ombres et de jais qui me charment le plus! =)

Je suis curieuse de connaître cette aventure que vous avez à me narrer! Et, d'une manière générale, je serais heureuse de pouvoir de nouveau converser avec vous.

En attendant ce moment, votre humble Scelleuse de Paupières vous souffle ses pensées les plus... Eh bien, oui... Enfaytées. =)


Hécate 24/11/2009 11:06


Les souhaits se réalisent parfois Old-Luck-Oie...
Qui n'a jamais besoin d'être protégé au cours de sa vie? ...Si tout avait glissé sur vous,vous n'auriez point certains talents...Ni ne seriez ce que vous êtes...:)
                                                                      
votre Dame Hécate


Paques 23/11/2009 17:37


Moi je l'aime simplement parcequ'il est outrancier,singulier, il me plaît :-)
Amicalement
Marcelle


Hécate 25/11/2009 23:40



C'est une très excellente raison chère Marcelle,et elle me va !
                                                                                      
Amicalement.
                                                                                                              
Hécate



MICHEL 21/11/2009 23:13


Hécate... Impardonnable je suis, devant un amoncellement de travail, je n'ai pas encore eu le temps d'écouter la vidéo "UNE VIEILLE MAITRESSE" ... J'arrive juste du boulot, il est 23 heures... 3
REPORTAGES PHOTOS  aujourd'hui... Je termine ma journée de travail commencée à 10h30 ce matin... Crevé, je m'en vais poser mes cils au pays de Morphée... Enfin, me reposer! Demain sans doute,
normalement plus au calme, je visionnerai ce que je pense être un petit chef d'oeuvre...
A bientôt de te lire... J'ose espérer que ce petit mot, ce soir, te trouvera en bonne santé... Je te souhaite un très beau et bon week-end entourée de la personne qui t'es chère... AMITIES
SINCERES... Bises à toi et bonjour à ton homme.... MICHEL


Hécate 22/11/2009 17:13



Michel ,prends le temps de te reposer avant d'aborder les émotions de l'écoute de cet extrait de "Une vieille maîtresse". Et si tu veux la fin de la phrase qui coupe un peu trop court
,tu as le mode d'emploi dans un commentaire précédent. Une mauvaise transmission au moment de la publication.
                  Bien amicalement,et à bientôt tes impressions ici.
                                                                                                              
Hécate



Old-Luck-Oie 21/11/2009 22:40



Ah, oui... Sans doute y a t'il quelque féérie là-dessous... Fort Heureusement, les Magiciennes n'existent pas que dans les livres =) Peut-être, en effet, ce rêve/souvenir était-il une
préfiguration de l'arrivée de votre Fil dans ma Toile! =)

Oh, rien de bien transcendant, en réalité. J'en ai beaucoup, des souvenirs comme celui-ci. Mais la plupart sont moins plaisants. Il y a une cassure dans ma mémoire, de ma tendre enfance je ne
sais plus ce qui est souvenir, et ce qui est imaginaire... Et sans doute est-ce mieux ainsi =). Oh non, je n'ai pas la moindre idée de ce qui m'attend, Dame. Le devrais-je, selon vous? ^^

Votre dévouée O.



Hécate 22/11/2009 12:53



Nous le saurons pas ainsi ,mais il y a des signes qui ne se découvrent qu'après un certain temps; nous ne savons tout décrypter de ceux qui sont semés discrétement sur le chemin de notre
vie...C'est en cela qu'est le "merveilleux"...Voyez ,comme quelques mots qui m'ont interpellée ,laissés par vous chez Plaiethore,sans pour moi ,y préter une attention immédiates revinrent me
hanter,et donc ,je lui fis une demande ,discrète,auquel il répondit avec même discrétion. Plaiethore est donc le "passeur" entre vous et moi...Ce dont ,oui je ne saurais jamais trop lui en avoir
reconnaissance.
    Savez-vous que je porte une bague avec une araignée gravée ,et vous aviez une toile sur  votre blog ,alors...:)
    Vous faites allusion à une cassure dans votre mémoire ,l'imaginaire tente de raccorder ce qui est en apparence perdu ;mais l'Imagination est une forme d'exploration aussi.
  Par protection ,l'oubli se fait parfois.
   Il mest arrivé très dernièrement une "rencontre" singulière dont je vous ferais confidence prochinement.Elle vous intéressera.

  Devriez-vous savoir ce qui vous attend ?...Que répondre ,"Lichtgestalt" ? :)
Il n'est pas nécessaire ,non de le deviner...Peut-être dans vos Songes?...Laissez les choses venir..".Douce affranchie" ,
                                votre
Magicienne
                                                      
Hécate



Hécate 21/11/2009 13:21


Effectivement, Paracelsia à l'écoute sur le blog,je m'aperçois que dans le transfert de chez wat,ily a la fin de la prhase qui n'a pas été prise.
Pour l'écouter en intégralité, il suffit de cliquer sur le bas du bandeau blanc où est le titre "Une vieille maîtresse" ,cela vous redirige sur wat tv ,et vous aurez la version complète de cet
extrait du roman.
Merci de votre pertinente observation .
                                                        
votre Hécate


Paracelsia 21/11/2009 10:04


Lecture captivante, couper de façon désagréable, mais bonne lecture.


Hécate 21/11/2009 10:47


Bonjour Parcelsia et certes si la lecture est coupée de façon désagréable,c'est que vous n'avez point trouvé celle-ci trop longue. Il était délicat de choisir pour moi,un passage sans
que cela soit difficile pour qui prend au vol cette lecture ,et puisse comprendre aisément .
       Merci d'avoir prêté votre oreille à ma voix...
 "Lecture captivante"...je prends ceci pour compliment  :)
                                                                                                           
votre Hécate


Old-Luck-Oie 21/11/2009 02:01


Ah! me voici rassurée! Et soulagée, de savoir tout cela enfin entre vos mains.

Je suis honorée de savoir le Prince satisfait =) Je craignais de ne l'avoir pas tourné à son avantage, au point qu'il en prît ombrage... =)

Vos aimables pensées font mouche, Dame, et me sont toujours une joie ^^.

Votre O. qui se découvre et vous salue bien bas.


Hécate 21/11/2009 10:53



O , le Prince en question vous fera porter ses Pensées...:)
                                     Votre
salutation pourrait mettre quelque roseur à monfront,voyez-là ,l'expression de mon embarras.
                                                      
votre Dame Hécate,vous en remercie



maud96 20/11/2009 23:22


Je connaissais le nom, évidemment, mais non la vie de ce "personnage". Biographie alerte et amusante à lire. J'ignorais qu'on pouvait à cette époque vivre si âgé, et j'ai quelque indulgence pour
cette flamboyance un peu surannée (telle je l'ai ressentie) qu'il a su maintenir avec une certaine dignité jusqu'au coup de coeur final.
On peut donc mourir d'amour à 81 ans ! c'est beau et triste à la fois !


Hécate 20/11/2009 23:31


Ah! Maud...C'est un plaisir de vous recevoir ici, vous me surprenez bien agréablement,car je vous sais bien occupée.
Oui,on peut mourir d'amour même à cet âge ;le coeur ne vieillit pas toujours comme le corps. Barbey d'Aurevilly me touche par son opiniâtreté à tenir bon malgré les obstacles , et par son âme
ardente ,pathétique et démodée déjà ,de son temps,hélas !!!
 Il osait avec l'élégance de l'esprit,celle d'un dandy !
                                                            
Bonsoir Maud
                                                                                   
votre Hécate


Plaiethore 20/11/2009 12:21


Magicienne, vous n'êtes pas une voix... Vous êtes LA voix...
Et effectivement, en première écoute de vos sonorités, il est un peu comme les premières sensations ressenties à l'audition d'une peinture abstraite ; les mots sont des couleurs, les couleurs sont
des notes de musiques, les notes sont une partition éclatée d'émotion, et la partition se recompose en concentration une fois que les chocs et tintements vibratoires s'assagissent.

Le portrait de Barbey d'Aurevilly que vous chantez est magnifique.
Oserai-je dire que cet homme est une belle incarnation du Dandy, du pur et dur, de celui qui porte sa crucifiction comme il porte sa cravate de dentelles, de celui qui douloureusement affiche le
mépris en poudrant les laideurs humaines, de celui qui d'un air nonchalant et fier souffre les plaies toujours béantes d'un esprit en constante abysse... (?).

Hécate chère, Magicienne Mia, je suis si désolé de ne pas être plus présent en ce moment, et cela ne va pas aller en s'arrangeant les prochains jours.
Je tenais tout de même à vous rendre visite... Que dis-je ! Vous me manquez...

Plaie-à-vous.


Hécate 22/11/2009 19:04


Cher Plaie ,vous arrivez écartant ces poupres tentures,et vous me faites là ,chanceler sur mon fil, car de vous  ,tout est  telle richesse de paroles où vibre ce qui est Vous ,
que c'est   le cadeau suprême quand s'accordent vos cordes émotives aux miennes , et ,oui , je l'avoue tout ce que vous m'écrivez là est Votre Présence  !...J'en suis étourdie, toute
dans l'abstraction de moi-même ,et ,oui ,je ne suis plus qu'une voix qui se taît pour ouïr  une symphonie terriblement somptueuse  ,Vous !!!...

J'ai chaud ,j'ai froid tour à tour. Et Baudelaire ,oui ,je pense à Baudelaire en vous lisant ,qui écrivait qu'un coloriste pouvait faire une harmonie de vingt rouges différents ...
Alors ,si je parviens à peindre les mots de Barbey avec le timbre de ma voix , usant de la " couleur  et des notes musicales" afin de descendre dans les abysses des sentiments dont Barbey
extirpaient toutes les tortures délicieuses ,la passion en lui n'était jamais  ce trompe-l'oeil que l'autre pensait . Il abolissait en lui cette pudeur dont il s'armait face à ses opposants
,paré de dentelles comme d'un bouclier stupéfiant !
Je n'aurais su "chanter" Barbey si je n'avais eu en moi écho de son écriture en filigrane de sa triste naissance . Naître le Jour des Morts  relève d'une fatalité!
"Qui pourrait sans frissonner ...regarder en face l'heure de sa naissance ?" a écrit Th.de Quincey ,le frère spirituel de Baudelaire .
 
Le dandysme est crucifixtion ,oui ,comme vous le dites ...Vous ,Plaie dont les échardes sont émulations !
 Je pense à vous comme aux cordes dont s'enfle la musique de Pétéris Vasks ,car vous êtes pour moi  cette "Täla Gaïsma" ,Lumière trop lointaine ,et ,pourtant elle m'éclabousse quand vous
surgissez chez moi ,suspendant mon souffle...
          Vous me manquez aussi ...:)
    Vous n'étes jamais loin ,non...comment vous traduire cela ?...
De cette visite volée à vos heures , un infini merci à Vous...
  Que la Lumière des Etoiles chante pour vous,que ces Mélodieuse Harmonies Célestes  vous accompagnent ,ces Voix Symphoniques puissent-elles ouvrir les voies devant vous  ,là où vous
irez...
     Cher Plaiethore, ,jamais très loin de vous ,jamais très loin de ceux qu'elle aime ,est vous le savez bien ,votre ...
                              
Magicienne...
                                                 
votre Hécate


fbd 19/11/2009 21:18


Au fait, j'ai beaucoup aimé son expression de "poésie dans le godet" que vous avez citée… en connaissez quelques mots de plus?


Hécate 20/11/2009 11:29


Ah! vous avez aimé ces mots de Barbey d'Aurevilly ? Il s'est exprimé avec assez d'humour et de justesse dans son Mémorandum. J'ai pensé que cela vous plairait peut-être ,ce piquant esprit
!
Il parle bien de la peinture,avec sagacité et on sent son enthousiasme quand il écrit :
" ...revu les trois tableaux qui m'ont " enlevé " avant -hier..."(il parle entre autre du martyre de St Sébastien de Van Dyck) : " Il avait bien la puissance de piquer ce réseau de veines
gonflées ,et de faire ruisseler du sang sur ces membres qui auraient dû s'en abreuver?  Il ne l'a pas fait . Son "élégance" suprême lui a-t-elle conseiller de supprimer la vue du sang
comme trop physique et trop et trop horrible ?...."
           Puisse celà vous donner une idée de ses relexions :)
                                                   A
bientôt chez vous,je verrais à vous laisser ,si je trouve une petite chose  adéquate...
                                                      
votre Hécate


fbd 19/11/2009 21:10


C'est vous qui lisez, quelle découverte! (excusez-moi si je "débarque"!) Je décèle probablement à tort, un très léger accent?
Je pensais de manière vague au fougueux caractère de Michel (que je ne connais guère aussi) et voilà que lui-même l'imagine comme un frère… :-)
J'ai aussi remarqué la ressemblance avec Dali…!


Hécate 20/11/2009 11:08



Oui ,c'est moi qui lit chère fdb ,et ce léger accent vous n'êtes pas la seule à déceler ce timbre,que je ne sais expliquer. Il est bien moindre qu'à une période de mon adolescence où
l'on pensait que j'étais peut-être d'un pays autre que le mien :)

Je n'avais pas fait immédiatement ce rapprochement avec Dali ,mais vous voyez ,c'est là où les échanges deviennent captivants par l'éclairage qu'ils apportent...
 Donc ,vous croisez chez moi  Michel que je ne connais que peu aussi,sa  fougue sur mes articles  dépend bien sûr des thèmes que j'aborde. Il en est ainsi pour chacun ou
chacune,je pense...
     Vous "débarquez" chez moi ,et c'est bien agréable...
                                                                       
Merci ,et bonne journée
                                                                                                               
Hécate






Old-Luck-Oie 19/11/2009 18:29


Ah, Dame, je me suis renseignée! il s'agit apparament d'un souci de levées du courrier... nul portrait perdu, donc; je l'aurais de toute manière vu me revenir. Juste un retard dans la levée, et
donc dans l'expédition. Vraisemblablement parti avant hier, ce que vous ne savez pas encore devrait vous parvenir demain, si ce n'était aujourd'hui.

J'ai quant à moi reçu votre trésor, qui comptera désormais au nombre des plus précieux parmi les miens. Des milliers de merci qui ne sauraient suffire, Dame, pour cette attention qui me touche là,
au fond du coeur ^^.

Votre O.


Hécate 20/11/2009 17:04



Old -Luck -Oie ,soyez ici rassurée comme moi-même...Tout est bien là.
Croyez-bien  que le Prince que vous honorez a su manifester ce qu'il ressentait...à rendre jaloux ses compagnons!...
       Vous aurez plus amples détails des mille merci que je vous envoie déjà par mes Pensées...étant là ,son ambassadrice.
           votre Dame Magicienne



Tote 18/11/2009 19:26


Quelle voix ! Vous lisez merveilleusement. Et cette voix se rapproche tellement de celle de Daria Morgendorffer. C'est un compliment bien entendu car Daria est supercool.


Hécate 18/11/2009 21:32



Tote ,me voilà toute surprise par votre comparaison avec Daria Morgendorffer...que je ne connaissais point ,je l'avoue.J'ai cherché et oui ,j'ai une idée à présent ...:)
    Si vous me trouvez aussi supercool...alors merci du compliment !
                                                                                                  
Bonne soirée
                                                                                                                       
votre Hécate



Gertrude 18/11/2009 16:00


Je voulais rajouter que l'extrait audio était fascinant; mais je crois que c'est dû plus à l'intensité de votre voix et à votre façon captivante de lire qu'au texte lui-même.


Hécate 18/11/2009 19:38



Il était difficile d'extraire un passage accessible ,mettant les deux protgonistes  en lumière.
Ce roman est très fort.Les descriptions y sont de véritables tableaux qui semblent vivre,où ne manque rien ,ni une couleur comme empreintée à Delacroix, ni une saveur dix-huitième siècle ,quand
les deux marquises devisent...De Laclos est presque là,et le puritain dix-neuvième et ses stigmates intérieures. La deuxième partie du livre est tranchée...la nature,le vent ,l'écriture et le
patois usité...
 Vous l'aurez compris,ce roman m'a enfièvrée...Les 400pages,sont enregistrées!!!et lors de circontances fort incommodes,car alors fracturée et ne pouvant  que m'astreindre à cette tâche
pour une amie privée de sa vue.(Je passe les détails de ces difficultés qui n'ont rien à voir avec "Une vieille maîtresse".)
 Les dialogues à cette époque ,n'entraient que peu dans un roman ;Barbey l'a fait ici ,magistralement !
                                                                
votre Hécate



Gertrude 18/11/2009 10:06



Il me semble que j’ai de vagues réminiscences de cet auteur, mais n’ayant pas eu  une enfance ni un parcours scolaire classique, il est possible que je sois passée à côté.


Ce qui me frapperait  particulièrement dans votre texte, ce serait peut-être une réflexion en filigrane sur le talent ; un talent qui, à l’excès, en deviendrait
pathétique ;  un talent qui isole, qui sépare des autres, et qui, tel un monstre de foire fascine et repousse tout à la fois ; un talent qui se porte comme l’étendard
du désespoir (encore ce mot !) par cet homme mal-aimé ; comme un cri « aimez-détestez-  moi ! » jusqu’auboutiste . Le « monstre » est seul,
mais, comme son nom l’indique, n’a qu’une seule destinée, une seule existence,  celle d’être exposé au regard, se donner en pâture à l’avidité des autres qui se confortent plus
dans la risée que dans l’audace de l’admiration. Il n’y a pas d’échange dans cette mise en scène, dans cet (ob)scène de soi, dans cette exposition, cette position « ex » de son être qui
ne lui appartient plus, déjà dévorée par son propre spectacle, mise à Nu dérangeante…


Mais là, je ne fais que livrer une impression personnelle et fort subjective.


Merci encore de vos articles qui donnent toujours du grain à moudre aux petits moulins de la réflexion.




Hécate 18/11/2009 19:24



Chère Gertrude ,votre impression personnelle  qu'y a-t-il de plus fiable ici ? Au moins n'êtes-vous pas influencée par un formatage d'éducation sur l'auteur.
Mon parcours fût comme évoqué parfois ,hors des sentiers habituels. B.d'Aurevilly,m'avait été très tardivement  conseillé par un ami étudiant en Histoire de l'Art. Il m'offrit "Les
diaboliques".Il pensait que cet écrivain possédait assez d' ingrédients sulfureux pour me plaire :)
   Oui Barbey d'Auevilly dût se composer un masque pour avancer dans le monde. Il s'estimait laid ,car non fin et blond comme on prisait alors un jeune homme,et complexé il  n'en
défendit pas moins farouchement un jeune et beau poète Maurice de Guérin. Il n'eut pas de jalousie de sa tournure  agréable.

 Oui ,aimez-moi ,ou détestez-moi ! Il y a de cela en lui.

"Elle avait dix-neuf ans . Moi,treize. Elle était belle ;
Moi, laid. Indifférente ,-et moi je me tuais...
Rêveur  sombre et brûlant ,je me tuais pour elle.
Timide, concentré ,fou ,je m'exténuais...
Mes yeux noirs et battus faisaient peur à ma mère..." écrivit-il dans un poème où il était
tout entier.
Le vieil homme quil devint ,du reste revint sur les lieux de son émoi passionné,de son terrible état de conscience d'être le "monstre"...

Ses livres firent scandales.Il ne renonça pas. Il défendit Baudelaire condamné pour "Les fleurs du mal".
 Il ne devint point fortuné. Les deux pièces de son appartement étaient très modeste.
Son écriture ,je l'avoue m'enchante ,on y sent passer les incandescentes fièvres des contradictions de l'âme et la volupté ardente qui lacère la chair...Pour cela ,oui ,il m'est cher...
       Gertrude ,vous avez ici ,ces derniers temps une plume hantée et superbe,car elle vibre de vos ressentis. Merci encore...
                                             
votre Hécate



Guern' de Bé 18/11/2009 09:20


Je suis impressionnée par ta voix de tragédienne...J'ai été obligée de le réécouter parce que j'ai pas tout compris à la première écoute...pour m'apercevoir que je connaissais déjà un peu (j'ai vu
le film).
Je crois que je vais l'écouter encore une troisième fois...


Hécate 18/11/2009 10:13



Une impression qui a fait ,comment dire impression lors de soirées difficiles à dire ici :)
Le livre est long,Ryno raconte ,...et remonte dans ses souvenirs,repris par cette passion pour cette maitresse.
Oui ,j'ai vu le film aussi...Cet extrait se situe au début du livre page 147 ...la première partie; quand à la seconde c'est après le mariage dans les terres familières à Barbey...
       Merci Guern'n d'avoir pris le temps d'écouter.Cela me fait plaisir.
                                                                                                                         
Hécate
                                                       



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