La mort propagande
« …Mon corps est un laboratoire que j’offre en exhibition, l’unique acteur,
l’unique instrument de mes délires organiques. Partitions sur tissus de chair, de folie, de douleur. Observer comment il fonctionne, recueillir ses prestations. Toutes mes expressions. Tout ce
qui peut en jaillir, gicler. Tout ce qui m’ahurit. A l’issue de cette série d’expressions, l’ultime travestissement, l’ultime maquillage, la mort. On la bâillonne, on la censure, on tente de la
noyer dans le désinfectant, de l’étouffer dans la glace.
…Moi je veux lui laisser élever sa voix puissante et qu’elle chante, diva, à travers mon corps. Ce sera ma seule partenaire, je serai son seul interprète. Ne pas laisser perdre cette source de spectaculaire immédiat, viscéral ; me donner la mort sur une scène, devant des caméras… donner ce spectacle extrême, excessif de mon corps en décomposition, jour après jour, éclaté sous le feu, étalé, cloué, exposé, mimant le supplice des cents morceaux dans un jeu de masque chinois. »
Guibert, c’est un narcisse qui brise son reflet à coup de scalpel, il se violente, se viole. Il a vingt et un ans. Un
ange. Une brutalité de voyou. Une arrachée de douceur retournée comme un gant sur la saignée du poignet. L’œil du photographe.
Ma rencontre avec Guibert : dans une bibliothèque. Une plongée dans le chaudron des hargnes, des mesquineries, de l’abjection ordinaire. Cette rencontre avec l’écriture d’Hervé Guibert m’a révulsée, peut-être alors. « -Vais-je continuer à lire ? » Il y a des enfers de froideur qui gèle le recul. Impossible de faire page arrière !
Parmi les centaines de livres empruntés, ceux de Guibert ne sortirent jamais de ma mémoire.
Comme un tatouage dans la peau. Une vieille cicatrice cousue avec des mots en partie oubliés ; mais pas ce qui émanait de l’essence sauvage de son implacable et abrupte style.
Je ne savais pas qui était Hervé Guibert. Un nom. Un titre. Des titres sur des couvertures… Rien d’autre. Je ne savais pas qu’il allait être atteint du SIDA, qu’il allait en mourir, qu’il aurait l’impudeur de filmer un simulacre de suicide. Je ne savais pas que cette « Mort propagande » que je viens de lire, était une fiction prémonitoire de sa mort, de son suicide manqué, peu avant que cette mort ne l’emporte.
J’ai lu Guibert. « Des aveugles »…puis avec des pauses « Le protocole compassionnel » qui m’en apprit un peu plus ainsi que « A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie ». Puis aussi le hasard, ici et là, dans une librairie, des bribes chapardées au « Mausolée des Amants » où la vie est cette horreur merveilleuse. Guibert m’a semblé être un paroxysme de froideur alors… Ami de Chéreau, il participera au scénario de « L’homme blessé ».
Avec « La mort propagande », il éructe, et crie, il pleure, il étale les mots comme des pièces de boucherie. Il viande son âme, sa corporalité. Anatomiste de l’intime, du crachat, de l’obscène. Extrême. Si extrême de crudité, que j’hésite à citer ici certaines phrase. Sperme, godemiché acheté dans un sex-shop de Pigalle…urinoirs, carrelage où la jouissance de sa mère à travers la culotte de dentelle est avalée par la sciure sous ses yeux d’enfant.
Onzième chapitre :
La mort propagande
(Une seule représentation).
« Et de tes ossements je fais des parures. Ta peau découpée, déchiquetée te fait des chapeaux compliqués, des voiles, des tulles qui recouvrent ton visage et s’accrochent sur la circonférence de ton crâne.
…Et si je suis fou, on me percera le crâne, on me cisaillera le front, on ma trépanera. Où on me fera avaler une potion qui me fera chier tous les démons qui m’habitent. »
Dernier chapitre :
Cinq tables de marbre
« Cinq tables de marbre alignées parallèles, cinq éviers, au bas le tuyau de douche, lave à grande eau, la table inclinée, concave, pour laisser couler jusqu’à la rigole, le jour par des fenêtres hautes, la tête et les pieds emmaillotés, ficelés dans le linge, le pied dépasse, serré autour d’un fil d’acier, papier à œillet sur lequel est inscrit un numéro, rituellement on fait un constat, on approche de mon visage renversé, de ma bouche un miroir dont c’est le seul usage, on me sectionne une artère pour voir la couleur du sang, plus sombre presque noir, pour voir s’il est encore jeté du cœur… »
« A la faveur d’un déménagement, j’ai mis un peu d’ordre dans mes dossiers. J’y ai retrouvé, surtout dans des cahiers, des choses que j’avais écrites quand j’étais très jeune, que je n’avais pas mises au propre, et que j’avais complètement oubliées, comme si elles avaient été écrites par un autre que moi, un être plus rare, plus pur que moi, ce jeune Guibert qui me faisait le cadeau, par ces textes, de me faire croire qu’il était resté moi-même, ou que j’étais resté lui-même, que nous n’étions qu’une seule personne. » (Quatrième de couverture de l’édition de 1991 « Protocole compassionnel ».)
Alors, lire, ne pas lire ce livre où affleure une roseur de pudeur, épanouie sous les excès de jouissance ? Je ne sais. Je ne sais que dire…
Ce ne sont point là des choses que l’on ose… Car entrer dans cette écriture, c’est comme prendre un mort dans ses bras…
Hervé Guibert n’est plus là… mais sa mort est là… arrachée vive…
et livrée… dans les pages de ce testament écrit à vingt et un ans, quinze années avant sa dramatique finalité…
Hécate.
BIBLIOGRAPHIE
Hervé Guibert (1955 – 1991)
La Mort propagande, Paris, Régine Deforges, 1977, collection Le Livre de Poche, 1991.
Nouvelle édition complétée l’arbalète galimard 2009.
Suzanne et Louise, Paris, Éditions libres Hallier, 1980. Réédition, Gallimard, Paris, 2005.
L’Image fantôme, Paris, Minuit, 1981.
Les Aventures singulières, Paris, Minuit, 1982.
Voyage avec deux enfants, Paris, Minuit, 1982.
Les Chiens, Paris, Minuit, 1982.
L’Homme blessé, Paris, Minuit, 1983.
Les Lubies d’Arthur, Paris, Minuit, 1983.
Le Seul Visage, Paris, Minuit, 1984.
Des Aveugles, Paris, Gallimard, 1985, collection Folio,1991.
Mes Parents, Paris, Gallimard, 1986, collection Folio, 1994.
Vous m’avez fait former des fantômes, Paris, Gallimard, 1987.
Les Gangsters, Paris, Minuit, 1988.
L’Image de soi, ou l’injonction d’un beau moment, (avec Hans Georg Berger) Bordeaux, William Blake & Co., 1988.
Mauve le vierge, Paris, Gallimard, 1988.
Fou de Vincent, Paris, Minuit, 1989.
L’Incognito, Paris, Gallimard, 1989.
A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, Paris, Gallimard, 1990.
Le Protocole compassionnel, Paris, Gallimard, 1991.
Mon valet et moi, Paris, Seuil, 1991.
Vice, Paris, Jacques Bertoin, 1991.
Cytomégalovirus, Journal d’hospitalisation, Paris, Seuil, 1992.
L’Homme au chapeau rouge, Paris, Gallimard, 1992.
Le Paradis, Paris, Gallimard, 1992.
La Pudeur ou l’Impudeur, TF1, 30 Jan. 1992.
Photographies, Paris, Gallimard, 1993.
La Piqûre d’amour et autres textes, suivi de La Chair fraîche, Paris, Gallimard, 1994.
Vole mon dragon, Paris, Gallimard, 1994.
Lettres d’Égypte : du Caire à Assouan, 19.., Arles, Actes Sud, 1995.
Enquête autour d’un portrait (Sur Balthus), Paris, Les Autodidactes, 1997.
La Photo, inéluctablement, Paris, Gallimard, 1999.
Le Mausolée des amants, Paris, Gallimard, 2001.
Les Articles intrépides, Paris, Gallimard, 2008.
Pardon pour cette passerelle, arbitraire et un peu gratuite, et surement un peu rapide, car je reviendrai lire en détail votre article... :)
Je ne doute pas un instant de votre retour sur cette "Chronique d'une mort annoncée" chère Clémence :)
Votre promptitude ici en dit long sur une connivence non concertée poutant ...
votre Hécate
C'est ce genre de livres que j'aime à lire. Ceux pour qui, lorsque l'on ferme la dernière page, le seul mot qui nous sort de la bouche est un "wow".
C'est ce qui m'était arrivée avec Le monde selon Garp, d'Irving.
J'arrive au bout de ma lecture actuelle. Bientôt j'entâme U-Boot :)
(Mais je tiens à préciser que je suis d'une lenteur incalculable...)
C'est fait ,du reste...ça n'a pas tardé !
Merci de l'encouragement ,merci des mots déposés chez moi...
Pour U-Boot ,j'ai la patience.Mieux vaut la lenteur et bien lire...
Bien chaleureusement!
Hécate
Dis, tu n'as rien de plus gai... J'ai passé une super soirée (concert de Joan Baez) hier soir et qu'est ce que je découvre... Un univers macabre, en arrivant sur ta page consacrée à Hervé Guibert... Franchement, ce côté morbide m'emmerde énormément et je me passerai de lire quelques ouvrages que ce soient, de cet auteur...... Bises, mais à une vivante.... OK!..........MICHEL
Guibert a osé. Je ne demande pas qu'on le lise ,je dis qu'il y a ce livre ,qu'il y a eu ce garçon là ...Qu'il n'a pas demandé que vienne le SIDA.
Il y a des rencontres qui bouleversent ,qui perturbent...Si tu m'as lue avec attention ,tu le sais. Je le dis ,je l'écris...
Alors,repasse une autre fois,où va sur un autre article...
Tu sais ,la page se tourne vite.Et les journaux ,les films sont pleins d'horreur à répétition,on n'y fait plus cas...
Eros ,Thanatos. Et... oui ! ...C'est ainsi. depuis...très longtemps
Je suis vivante . Oui ,bien vivante et crois-moi,la vie est encore trop belle pour que je n'ai pas envie de la serrer dans mes bras !...
Bien amicalement Michel
Hécate
J'avais lu en son temps "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie"... je n'ai jamais oublié...
Ses livres sont marqués de la provocation de la jeunesse, celle qu'on a quand on sait bien qu'on y passera un jour, mais qu'on envisage sereinement d'enterrer tous ceux qu'on connait (même les plus jeunes) avant soi..
Ce qui ne l'a pas empêché d se suicider, mais plus d'une décennie après..et parce qu'il ne supportait plus sa déchéance physique
Je crois qu'il a du son succès plus aux médias qu'à ses talents littéraires... il parlait de choses taboues: homosexualité, sida... et toujours ces relents de cynisme nauséabond quand il jouait les délateurs de son époque en dévoilant les secrets de certains..
Je ne sais pas si son oeuvre durera, mais ce que je sais c'est qu'il faudrait que je sois vraiment en panne de livres pour en lire un autre de lui...
Ceci dit, ton article est superbe, tu y fais admirablement bien ressortir la nature tourmentée de Guibert, alors que si j'avais du écrire sur lui, je l'aurais plutôt décrit comme quelqu'un de froidement lucide prêt à faire feu de tout bois pour hypnotiser le lecteur grâce à son pendule qui reflètait Tanathos
Merci pour cet article Hécate
Bien amicalement à toi mon Aminaute
Guibert était sous une apparente froideur dans certains de ses livres ,un être d'audace et de pudeur. Comment ne pas se faire un rempart de mots pour aborder de si graves thème.
Il peut encore paraître dans la complaisance exhibitionniste . Il était un novateur. Il était à rechercher sous la chair et l'os ce qu'il ya dans cette articulation des pulsions et des sensations émotives.
Un photographe n'est-il pas voyeur ? Hors dans les mots,il a cette façon de faire. Comment le lui reprocher.
J'explique que je n'étais pas influencée par les médias quand je l'ai "rencontré". Ce qui a été bien pour moi. J'ai pu le prendre de plein fouet .
Comme je lisais un peu de tout,même ce qu'on appelle des romans à l'eau de rose...le choc a été pur !
Je n'ai pour habitude de citer mes propres écrits ici ; pourtant je vais mettre une bribe d'un poème écrit à la table d'un restaurant ,après l'euphorie particulière d'une représentaion où j'étais en scène en octobre99 .
"Et l'ombre de la Mort a posé un masque de vie
Sur nos visages
Et l'ombre de la vie a mis un masque de mensonge
Sur notre silence.
Nos vies sont-elles moins vraies?
Nos sommeils sont-ils moins trompeurs?"
Ce ne sont pas là ,des choses faites dans la recherche,ni l'effet ,encore moins d'un délibéré réfléchit !
C'est une évidence qui jaillit. Comme j'ai pu écrire parfois ,à genoux sur la cuvette des toilettes ...en urgence ,comme on vomit !
Et,parfois m'engager dans l'article d'un livre peut me demander un monceau de pages raturées...Toujours ,sans cesse ,tout est mouvant...instable ,incertain, laid ou splendide à l'égal de cette vie qui est une aventure fabuleuse.
Bien sincèrement Aminaute
Hécate
M'enfin, je ne fais que passer pour te livrer mon impression primaire ; perso, il y a quelque chose qui me dérange dans la frange romantique des lecteurs, c'est ce "culte" du poète suicidaire et de la mort comme oeuvre unique et non numérotée.
Le suicidé comme héros assimilé, reconstitué de bribes et de pensées.
La mort, comme légion d'honneur suprême accordée par des aréopages à faible teneur novatrice.
Mais bon, je suis grééé d'une marche arrière et toujours prêt à revoir mes positions, surtout les plus instables ...
Que je sache ,Goethe ne s'est pas suicidé !!! Il a longuement vécu.
Goethe a su faire pleurer,voir pire,mais il l'a fait l'oeil sec.
Je sais bon nombre de philosophes existentialistes ,qui on su "démolir" les illusions . Qu'on-ils donnés à la place ?...La vague de suicides entraînés par eux n'a guère manquée!!!
Je ne juge pas .Je constate.
Quand Sartre écrit : " L'histoire d'une vie ,c'est toujours l'histoire d'un échec". Ce n'est qu'une vérité parmi d'autres. Il y a des échecs qui peuvent servir de base pour une reconstruction. Encore faut-il le faire passer.
Carneiro ,pour en revenir à ce poète portuguais , n'eut pas de pose. Il souffrait. Il eut la seule pose ,celle de mettre un smoking dans une chambre d'hôtel et prendre une dose de strychnine. C'est tout sauf le confort.
Baudelaire a lutté jour après jour avec la maladie ,jusqu'au bout ,avec une rigueur incroyable.
Chez d'autres ,la pensée du "suicide" comme secours possible ,est une canne où s'appuyer pour avancer;pas forcément pour mourir.
Je pourrais citer des auteurs pour lesquels cela fût. Ils ont vécus.
La pensée des sages est-il bien comprise ? Je prends Confucius :"-veux-tu apprendre à bien vivre? Apprends d'abord à mourir."
"Chaque homme doit inventer son chemin". (Sartre)
Quand on ne sait plus où il est,ce chemin ?
En ce qui concerne Guibert ,la maladie terrible qui a été la sienne ,sa façon de la suivre cliniquement ,humainement a été utile à ceux qui étaient atteints de ce mal contre lequel aucun optimiste ou courage ne peut rien.Ils se sentirent mois "seuls" à le lire...
Un accompagnement...
Un ange de la mort...
Merci à toi d'apporter tes opinions,elles prolongent la réflexion,et en cela ,c'est une chaîne d'amitié.
Nous en avons tous besoin.
Bien amicalement .
Hécate
Magicienne, j’avais envoyé Clémence en éclaireur et me voilà… Il me fallait un peu de temps, car je pense que cet article mérite un peu plus qu’une simple visite de courtoisie.
La mort est la dernière des obscénités, celle que l’on ne pourra jamais réduire à la banalité, l’ultime pornographie qui a en commun avec celle du sexe, une certaine logique et mécanique de la viande, cette chose qui nous échappe et que nous deviendrons, qui nous guette ; il y a infiniment peu entre nos corps vivants et pensants et ce bout de viande dont le devenir ne nous appartient pas mais sera livré à la manipulation des autres, quelque chose qui s’apparente au viol, en effet ; l’aliénation de sa chair.
À la différence de la pornographie sexuelle qui , elle, porte en elle l’exhibition, la mort, elle, ne s’exhibe pas, surtout dans nos cultures occidentales, elle s’occulte et se cache pudiquement sous le voile de la médicalisation.
Vous connaissez ma petite expérience (qui n’est rien à côté de celui qui meure) mais il est des expériences que l’on nie où que l’on exploite. Je pense que Guilbert (à une époque où les esprits étaient un peu moins encombrés par la morale que maintenant) n’a pas forcément écrit avec courage mais avec désespoir ; mais de ce désespoir qui entend « sans aucun espoir » ni issue que celle d’apprivoiser ce corps défait par l’inéluctable. Je n’ai pas lu le livre mais les extraits que vous citez me giflent de leur talent (contrairement à ce que j’ai pu lire précédemment) et le propos est d’autant plus « insupportable » qu’il est talentueux et fait fi de la critique ; car se soucie-t-on de la critique arrivé à ce seuil… Je pense à l’histoire de cette jeune femme en Angleterre, je crois, qui a fait scandale en « vendant » les images de son agonie aux médias pour nourrir ses enfants….
J’ai vécu mon enfance dans un pays où l’on vit avec les morts, où les maisons jouxtent les tombes, où l’on fête les morts, on les déterre, on danse et mange en leur compagnie….
Vous êtes, Hécate, la meilleure des pornographes, ma pornographe préférée ; je vous aime ainsi à déterrer la plus belle des littératures désespérée.
Merci.
Gertrude vous me faites ici le plus bel hommage depuis notre rencontre ! Et je dois reprendre souffle pour y répondre, car oui, la mort est la finalité qui nous attend tous !...
Je savais que ce serait ardu ici sur un blog où la plupart pose leur divertissement, leur malaise aussi...Oui, et je savais que je risquais de déranger, de choquer. Je puis comprendre aussi...
J'ai connu de ces nuits où l'on veillait le mort, les femmes voilées de crêpe, les pleurs ,les prières incessantes autour du corps du défunt, le buis et l'eau bénite ,et l'effroi aussi de qui n'osait aller déposer le baiser d'adieu sur le front glacé, rigide du défunt, et cela sans relâche...Les fenêtres voilées nuit et jour, les draperies autour du seuil ,frangées d'argent ,le long départ à pied derrière un corbillard avec les panaches sur la tête des chevaux....
Rien ne me fût plus insupportable et révoltant que le corps enterré, de voir les mêmes, se mettre à rire, à ripailler, à chanter même...
Ce défunt, je n'y étais pas particulièrement attachée, mais je fus révoltée par cette légèreté, cette obscénité pour moi, de ces chagrins ôtés d'un coup!...
Alors, oui, il me bouleverse ce Guibert de vingt et un ans qui devance sa mort, la hurle, l’exhibe, car après tout, sa mort, c’était encore son ultime bien...
Savait-il qu'il serait récupéré? Je pense, car les sensibles ont ces intuitions qu'ils seront incompris jusqu'au bout!
Vous dites : désespoir. Oui. C'est criant, maintenant que vous le dites! Merci Gertrude!...
Je pense à René Crevel dans "Mon corps et moi", que j'ouvre régulièrement et dont la beauté des mots m'arrachent des frissons!
"Fallait-il m'accuser d'orgueil ou dire au contraire pour ma défense que je cherchais dans les êtres la révélation d'une âme universelle? Hélas ! à peine de temps en temps, pouvais-je à nouveau découvrir ce petit tas d’os, de papilles à jouir, d’idées confuses et de sentiments clairs qui portaient mon nom.....
La membrane de l’amitié, la membrane de l'amour ? Nous serions alors semblables à ces jumeaux qui naissent collés et que l'inévitable opération libère non pour la vie, mais pour la mort. Et ces jumeaux, qui oserait les condamner au réciproque esclavage de toutes les minutes ? Il faut être seuls : seuls, toujours seuls." (R.Crevel )
Un pressentiment de solitude chez Guibert...
Vous avez connu dites-vous cette cohabitation avec les morts...Vous savez donc mieux que personne que la vie tient la mort par la main. Il y a des élégances de pudeur aussi chez Guibert, quand il dit ,parlant d'un moment de son enfance ,pour se voir les pieds nageant dans des chaussures vernies trop grandes , des chaussures à talons de sa sœur, tenu par la main de sa mère , dans la cour de récréation : j'ai honte . Eh! bien , oui ,la honte on l'éprouve aussi...Après les virulences ,les obscénités de mots ,de sexe, oui il a cette honte en lui encore...de cet instant ,de cette punition-là...celle d'user trop ses chaussures, et d'être à porter celle de sa sœur.
Il n'a pas eu celle de son corps, de sa viande, de sa mort.
J'aurais tant à vous dire encore...Gertrude, depuis peu, je comprends, je crois la démarche qui est la vôtre avec ce triblog jeté dans l'espace-cyber...
votre Magicienne au cœur de l'émotion !
votre Triple Hécate
Savoir voir la mort, c'est savoir voir sa vie, c'est apercevoir le tranlucide de nos veines qui pulsent et battent le glas.
Avoir peur d'elle, c'est avoir peur d'exister.
Avoir peur des mots qui la décrivent dans sa crudité, dans sa pourriture, c'est avoir la frousse de sentir la chair qui palpite le temps de notre danse sur cette terre de cendres enfouies consciencieusement.
Y aurait-il quelque chose de malsain à aimer vivre les yeux ouverts ? NON.
Je ne connais pas encore cet ange dont vous parlez.
J'aimerai à le connaître. Je le connaîtrai.
Et je vous remercie également.
Tant de choses sont mortes,tant de valeurs...tant de compassion,de tendresse,d'espoir,de vrai courage...
"A force de me sentir seul, je me découvre méchant". (René Crevel )
Lui aussi s'est suicidé .Il avait 35 ans.Il était pourtant brûlant de vie.Révolté,militant,révolutionnaire,exigeant. Il cherchait l'absolu,il ne s'est présenté que la mort.
Faut-il condamner?
Plaiethore ,merci de vos mots ,de votre incandescente présence,elle fait peur à la Mort !!!
Farouchement vivante !
votre Hécate
Ce beau matin d'été si doux:
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,
Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.
Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint;
Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.
Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.
Tout cela descendait, montait comme une vague
Ou s'élançait en pétillant
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.
Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.
Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.
Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.
- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion!
Oui! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.
Alors, ô ma beauté! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés!
CB,
cette merveille rutilante et dérangeante (car c'est le "dérangement" qui lui donne tout son sens), cette Vanité somptueuse juste pour vous et même si je sais que vous la connaissez par coeur....
Bien à vous, bien au delà....
Oserai-je vous proposer une petite "Idylle Nécrophage "?...
" ...A présent notre hymen commence
L'air est glacé ,je réchaufferai tes os
Si tu daignes m'ouvrir la porte close de ton cerceuil.
Ta chevelure aura poussé , mon amour ,
Elle s'enlacera à mon cou pour mieux m'étrangler.
Je t'ai apporté un collier de perles de deuil,
J'ai paré mon corps , jabot de dentelles évanouies,
Je serai le fantôme de ces livres d'autrefois
Je te parlerai longuement de notre après vie,
De ce futur où nos corps disparus
S'enlaceront pour l'éternité
Dès que la pourriture et les vers complices
Auront célébré sur ta tombe notre ultime impiété...etc " ( J.L )
Chère ,chair ,Gertrude , à vous aussi ,bien au-delà :)
votre Hécate
Car derrière ces cris déchirants, cette incarnation, cette presque corporalité pure du désir, il y a bien un désir de mort, un éros "thanatique" si j'ose le néologisme.
Mais n'est-ce pas le destin d'eros en ses extrémités?
Reste l'art, la beauté, la déchirure du cri.
"En grec Hypnos , Eros ,Thanatos signifient le songe ,le fantasme ,le fantôme. L'amour et la mort constituent les deux plus grands rapts possibles que les humains aient à connaître .
Que ce soit dans le râle du désir ou dans le râle de l'agonie les raptus enlèvent tous deux dans la nuit". (P.Guignard)
Michel Foucault,vous le citez ,avait dit que pour de beaux garçons , mourir valait bien ce risque.
Est-il important de déterminer qui a pu contaminer l'un,l'autre. Guibert était marié ,avait un amant, Thierry...Et ,toutes les rencontres diverses...
Je n'ai pas examiné de si près son intimité...
Je n'ai ,comme vous le dites retenu que l'ardente,bouleversante ,stigmatisante déchirure du cri ! Et si l'Art est, il est né de cela...et non inversement.
Certains journaux intimes destinés à la publications sont déjà moins sincères,hors Guibert se relisant ,se découvrait,se retrouvait...Quelle belle sincérité que celle-là !!!!
votre Hécate
Il y a parfois une violence inouïe contenue ou exprimée chez des créateurs comme Mishima, Pasolini etc…
Guibert était photographe,Pasolini cinéaste,poète,écrivain...
Les créateurs extêment sensitifs et pulsionnels ont en effet une violence inouïe dans les mots,et parfois leur vie en déborde.
Merci d'être venue sur cette "Mort Propagande"; ce n'est pas facile pour moi d'exposer ce livre là,sachant que ce n'est jamais évident d'être bien comprise dans une démarche qui est là ,plus que jamais un équilibre des plus fragiles.
Tes tableaux sont pareillement forts:)
Hécate
Bonne journée à vous.
A bientôt ,peut-être.
votre Hécate
BISES à TOI..... Toute mon AMITIE........MICHEL
Peut-être faut-il le moment propice pour l'aborder.
Je ne fais pas l'apologie du suicide ,ni des maudits. Je sais qu'il y des vies ardues,barrées d'embûches,des combats.Ceux qu'on gagne ,ceux qu'on perd.
Les années dont tu parles...oui.Bien sûr,il y a eu des euphories,des expériences,des libérations ...des excès. Et alors ?...
Il y a un temps pour tout.
Moi aussi ,j'aime la vie,même si ,je t'assure qu'elle m'en a fait voir !!!
Je t'embrasse . Amitié à toi.
Hécate
Certes, il n'y a pas de Sida grec mais un thanatos moderne dont Sida est l'un des noms.
Intimité? N'est-on pas en plein dans l'intimité de celui qui' écrivant, s'écrie et crie.
Si j'ai cité des noms, c'est en connaissance de cause et sans importance : celui que nous investissons de notre Eros, il semble bien que nous l'investissions aussi de notre Thanatos et J'aurais pu écrire aussi bien que M.F./H.G., Moby Dick et le capitaine Achab.
J'ai, du reste, vous l'aurez noté, me lisant, une grande admiration pour Michel Foucault; et rien de ce que je peux connaître de sa vie n'a pu m'en dissuader.
J'aime le "trop humain" de l'humain, donc , j'aime Michel Foucault et Hervé Guibert, et, autant que leurs vies, leurs écritures si différentes et si belles.
Par contre, je n'aime pas les lectures de ce que j'écris quand elles m'apparaissent, en tant que systématiques, de l'ordre d'une subtile censure; mais j'ai pu éprouver assez souvent votre amour de la liberté pour ne pas m'en formaliser plus que ça! Simplement, il m'était important de l'énoncer sans m'interroger davantage sur ce mouvement d'humeur.
Toujours amicalement.
Noëlle
Je n'ai tenté que de m'exprimer à votre hauteur ,et ,voilà ,j'ai échouée,ce n'est pas grave pour moi,mais ,oui et je m'adresse un rapproche celui de n'avoir su saisir votre pensée.Je vous prie de croire vraiment à mes excuses,car ,oui mon amour de la liberté et de la sincérité est là .
J'aime Michel Foucault,sinon aurais-je lu beaucoup de ses ouvrages? Il m'a aidée à comprendre qu'on pouvait rendre accessible l'histoire de nos sociétés,des moeurs selon les époques en un style abordable pour une débutante ,celle que je suis qui n'a que sa passion pour découvrir !
Chez vous,j'ai lu aussi et les manques qui sont miens,je l'espère vous feront un peu indulgente ,à mon endroit.
Je ne porte aucun jugement sur personne .Je déplore l'intolérance...la censure et tout ce qui entrave la liberté.
Je n'ai que mes émotions pour pénétrer un peu l'âme qui anime le corps ,et ces deux alliances sont un perpétuel questionnement, une recherche ,une approche de l'autre.
Mon parcours est hors des normes classiques,et ce léger quiproquo doit être en cela.
Votre venue chez moi ,est toujours un honneur.
Merci de m'avoir fait part de votre ressenti,il me permet de ne pas vous laisser une ombre de doute quand à mon intention envers vous.
votre Hécate
PS : la mort a laissé des empreintes en ma vie que je puis dire ici.
Oui, les malentendus émaillent les relations et donc je prends acte de ma mauvaise compréhension de ce que vous énonciez. Les malentendus, parce que nous avons les mots pour les dire, permettent aussi d'enrichir et ajuster les échanges.
Bonne soirée Hécate et à bientôt.
Les malentendus ,oui ,de ma part aussi.
Bonne soirée à vous,et merci devotre générosité.
votre Hécate
Une ribambelle de citations peut en cacher une autre ..
une vie de corbac y suffira-t-elle ?
Merci pour ces découvertes
Merci de mettre un sourire ici ,c'est agréable :)
Amicalement ,et bonne journée à toi.
Hécate
Je pense que les commentaires vont se faire de + en + rares, je suis obligé de saisir mes nom, adresse mail et url du site pratiquement à chaque fois et ceci pour vous et d'autres amis; c'est fastidieux et incohérent puisque nous sommes en relation régulièrement. Je vais soumettre le problème à OB, pourtant je coche "se souvenir de ces informations". Donc je viens vous saluer pour vous dire que j'ai édité un article sur le "fado", peut-être y trouverez vous quelque intérêt sachant que le texte est fourni en liens généreusement.
Je vous souhaite une excellente journée.
J'ai grossi la taille des caractères afin que vous ne fatiguiez pas trop vos yeux.
Amicalement, René ☼
Je vais aller voir votre publication sur le Fado. (j'espère ne pas m'égarer dans vos blogs :)
Amicalent .
Hécate
oui,merci...Je pense que j'ai trouvé :)
votre Hécate
Oui ,encore un maudit ! Cette fois ,c'est certain .
Toute mon amitié
Hécate
Bien à vous, Dame, et merci encore ^^.
Cette mission , pour moi bien aisée et modeste,n'attend plus que la vôtre dont la découverte suspendra mon coeur émotif ,n'en doutez pas.
Le sujet en question de reflets de jais et de violet moiré est tout revêtu...en sa tenue d'automne!...
votre Hécate
Une pièce sur un texte de Guibert?...Ah! je n'en ai pas connaissance...Merci de m'en faire part.
Ce n'est pas une lecture qui laisse de glace ,en dépit du titre:)
Mais en rentrant de vacances,pas forcément idéal.
Peut-être ,pour moi ,le livre de Guibert qui donne un sidérant éclairage à son oeuvre,à sa vie...
merci d'être venu ce soir.
amical bonsoir à toi.
Hécate
d' Hécate ,amical bonsoir.
Ce qui compte c'est l'échange.
Oui ,Gertrude a été fantastique !
Je ne pensais pas avoir autant de commentaires sur ce livre,et j'avoue qu'ils m'ont propulsée plus avant dans l'univers de Guibert,et en quelque sorte aidée à mieux comprendre encore ce que j'avais éprouvé .
Bonne soirée à toi.
Hécate
Je ne m'étonne pas de ce que cette initiative de dialogues poétiques ait fait votre renommée, puisqu'en plus de leur donner voix, elle leur donne vie... A moins qu'il ne s'agisse encore là d'un de vos tours... Quoi qu'il en soit je suis sous le charme! =D
Votre qui-vous-voudrez.
Prenez garde que cela ne soit adopté dorénavant...
Non seulement cet élégant corvidé rivalise avec toutes les noirceurs des longues nuits ,mais il entend charmer et séduire tel un dandy !
Vos compliments me touchent,mais ici ,permettez que je n'en dise trop .Mes tours sont nombreux ,vous l'avez constaté encore dernièrement ( :) )d'amusante et étonnante manière ,le fil d'archal se fait fil magique le temps d'une cabriole d'équilibriste...
Belle soirée à vous
votre Triple Hécate
Je vous ai répondu à présent.
Hécate
Bonne journée René.
Bonne journée ,pluvieuse ici ,et merci de cette impression sur mon article ,si juste.
Hécate
En premier... merci. Je te laisse découvrir un petit truc bénin sans importance... Quelques mots rédigés sous forme de poésie "Le libellé d'ailleurs porte cet intitulé (Poésie de merde) et le titre en est : Doux rêve. Je viens de le pondre au boulot coincé entre mon ordinateur et une imprimante qui tire (bon dieu!, elle a de la chance, celle-là) depuis 2 jours... j'avoue que je serai bien incapable de tenir un tel rythme, surtout sans pause!... Voilà, ça vient d'être mis en ligne et cela amusera la galerie
Eh! bien j'attends ta promesse Michel avec assez d'impatience je l'avoue...:)
Je vais aller faire un tour ,du côté de ta publication en attendant.
Amitié à toi.
Hécate
Oh, vous aimez? En ce cas, merci infiniment ^^ car oui, c'est bien de ma plume qu'est né ce petit extrait de ce qui, je l'espère, s'avèrera être le long récit d'une variation sur la sempiternelle lutte des justes et des déchus... Mais je n'en écris que quelques bribes, en attendant de pouvoir me lancer dans la véritable rédaction... L'histoire comporte encore de sérieuses lacunes, et j'ai quelque mal à dessiner une carte satisfaisante de cet univers.
Je n'ai malheureusement pas lu le Voyage du Roi Euvoran, mais c'est au programme. Ma référence majeure reste l'oeuvre de Tolkien qu'on ne présente plus, et la trilogie de Fionavar de Guy Gavriel Kay est un éminent exemple à ne pas suivre XD.
Vous souhaite le bonsoir, Dame. =)
Et votre dessin ???
Je vous souhaite une belle soirée dans les brumes du Songe,saison où s'évader par les pensées...
Votre Hécate,qui vous dit à bientôt ...
Il s'y est profondément inscrit sans que je puisse dire pourquoi ni comment...peut-être comme une phrase de poésie extrême, dans le sensde poésie de l'extrême.
Je l'entends souvent, comme une musique énigmatique, ou le ressens comme un hieroglyphe venu se dessiner sur mes tissus.
Ce PS : La mort a laisssé des empreintes en ma vie que je ne puis dire ici .
Je n'aurais d'autres mots que ceux-là ,car ils ont jailli de moi ,très profondément,et si vous voulez les voir dans le sens de poésie de l'extrème ,pourquoi pas. Ils sont oui, une empreinte ,comme vous le percevez ,une musique intérieure qui est mienne ,et s'est éveillée plus intensément lors de notre échange, cela oui,sinon je ne les aurais écrit. Une évidence .Je ne sais pas composer avec mes émotions,pas en cet instant où j'ai cru que vous puissiez penser que je vous avais manqué de respect.
Cet écho s'est porté à mon insu vers vous.C'est un élan,un cri de l'âme,de l'être...Une part de ma vie...
Merci à vous de vous en ouvrir à moi.
votre Hécate
C'est toujours passionnant de passer chez vous.
Amicalement
Marcelle
Bonne journée .
votre Hécate
Non virtuellement ,j'attends ce que tu sais...:)
Ici ,un vrai temps d'automne ...
Amicalement
Hécate
Oui ,Guern'de Bé ,et celui-ci non seulement déchire ,explore le corps dans tous ses états ,trivialement avec une audace sans répit ,mais il fait de son lecteur un voyeur . Voir ici prend un sens extrème . Guibert se penche sur son anatomie et la fouille comme rarement. Il m'a été difficile de choisir les extraits en raison de cela.
Bonne journée.
Hécate
Plus qu'à l'attendre...
A mes orties naissantes de vos lumières :)
Vous verrez bien si vous en ressortez hérissé ,éructant , écumant...
Je suis prête à vos avis , je m'attends à tout avec ce Guibert d'après morgue ...
Etonnée ,déjà de tant de passages même ,sur un thème si "scandaleux"...
N'espérant point vous plonger dans de froides ténèbres :)
votre Magicienne
Bien à vous,
votre ? ^^
Voilà mon tour d'être dans l'impatience chère Qui-Vous-Voudrez ...
votre Magicienne
Bon week-end ,et merci d'être passé sur le fil...
Amicalement .
Hécate
D'abord, je n'ai aucune raison de prendre mal ce que tu me dis, ensuite, si nous pouvons discuter par mails interposés, nous pouvons aussi le faire sur les blogs de nos amis communs que tu connais... et je suis certaine qu'en plus, ça leur ferait immensément plaisir de nous y voir papoter, comme certaines fois à propos d'une conserve de vin ou de je ne sais plus chez JL te souviens tu?
Parce que comme toi, je trouve que rester sur mon blog est un peu égocentrique, et que je préfère me promener
Alors... à demain chez qui tu sais par exemple?
Je t'embrasse Hécate.
Alors ,oui avec plaisir, si demain mon temps me permet d'aller chez JL.
Je t'embrasse aussi ,tiens !!!
Hécate
Ce Monsieur Guibert est de la même année que moi.
Excellent cru
Bon week end Hécate,
Bien à vous, René.
.
Ah! voilà une confidence ,merci René.Je ne savais point.
Bon week-end de même.
votre Hécate
Penserez vous à signer mon livre d'or, j'en serais ravi et votre griffe sera à côté de celle de Feinheng's ☼
René ,je me suis rendue à votre prière,mais j'ai du recommencer,mon premier texte s'est perdu.Mon pseudo chez vous étant déja utilisé.J'ai donc du mettre un K à mon nom...
Vous avez des arguments pour me décider !!!
Je ne fais jamais celà. Vous êtes le premier.
votre Hécate
Je n'ai pas compris concernant votre pseudo, peut-être une taquinerie informatique dont vous avez le secret : je blague, bien sûr...
Un grand merci donc et, pour reprendre les termes de "Michel", excellente soirée à une vivante
C'est trop René...
Concernant mon pseudo ,il y a eut une autre personne portant le même que moi. Et ,celà a brouillé un peu les entrées d'identifiants.Venue après moi,mais laissant son nom ,avant sur certains blogs,cela a brouillé un peu l'informatique.J'avais prévenue mes amis.Mais ,nous n'avions pas fait connaissance encore.
Bon travail ,et bon courage René.
votre Hécate
Il y a des lectures que je me réserve pour les jours de soleil, mais pas en ce moment, les jours sombres, mon frère malade...
Amicalement
Marcelle
Ton frère est malade ,je n'ose demander si cette maladie est cause de très gros soucis,ne voulant être indiscrète; j'espère que des heures plus claires vont être pour lui.
Amicalement .
Hécate
Très amicalement, avec une grosse bise, je l'avoue quelque peu gelée à cause de cette froideur de temps, aujourd'hui... MICHEL
Le temps est couver ,humide ,le ciel plein de corbeaux...
Amitié à toi Michel
Hécate
J'ai ramassé une des plus belles feuilles en pensant à toi... elle avait des tons rouges bordés d'ocre...en revenant à mon domicile, je l'ai relachée..
Tu dois dormir maintenant, alors je t'envoie une pincée de rêves agréables....
Tes mots sont plein de merveilleux ...
Amicalement .Hécate
votre Hécate
Simple réponse Michel ,par ce temps doux et clément ici dans le Théâtre du Fil d'Archal ...
Amical bonsoir .
Hécate
Encore mille pardons pour l'attente, Dame.
Votre O.
De ces mille pardons,ils ne peuvent qu' être accordés chère O.
"Un auch was übrig blieb von grünem leben
Verwinde leicht im herbstlichen gesicht".(Stefan George)
Je vous devine capable mieux que moi ,traduire ces vers...:) "dans l'image automnale "...
votre Dame Hécate
votre Hécate
Je vais faire au mieux Renard ,pour que ce dimanche soit bien.
Je t'embrasse aussi
Hécate
Dans la fenêtre où on écrit ses coordonnées tu as mis :
http://lefildarchal.ove-blog.fr/
Il manque le R à over...
Oui, je sais, je suis trop forte...
Hécate
Va falloir recommencer parce que, sur le dernier commentaire chez moi, c'est encore pas bon. Ce coup-ci il manque le "blog" : http://lefildarchal.over.fr/
Peut-être c'est mieux de coller copier, comme ça, on risque pas de se tromper...
Plus ça va de travers ,et plus j'accumule les erreurs...:)
Je suis à ne savoir faire un coller copier,hormis tenir la plume (de corbeau ) je suis un cas !
Je suis touchée de votre gentillesse à mon égard. Merci...encore.
amicalement
votre Hécate